L'Université technique de Vienne a conçu un programme capable de repérer automatiquement les failles de sécurité des sites internet.
Le logiciel, dénommé SecuBat Framework, agit comme le ferait un pirate informatique: il attaque les sites web dynamiques afin d'identifier les forces et faiblesses de leurs systèmes de sécurité. Il les sollicite par des attaques croisées XSS (Cross-Site Scripting Attacks) ou par des injections SQL, c'est-à-dire en insérant des scripts Javascript ou des fragments de code SQL dans leurs formulaires, pour interroger leurs bases de données ou modifier leurs pages.
SecuBat est composé d'un crawler multi-processus (qui parcourt toute l'arborescence d'un site web pour en lister les pages), de modules d'attaque (qui s'en prennent à celles d'entre elles contenant des formulaires) et d'un module d'analyse (pour la compilation et la visualisation des résultats).
D'après les premiers essais, menés sur près de 20.000 adresses web, 6,63% des applications Internet sont vulnérables à des injections SQL, 4,30% à des attaques XSS simples et 5,60% à des attaques XSS encodées. Les sites gouvernementaux et les sites de commerce électronique ne sont pas épargnés.
Source: Cette information est un extrait du BE Autriche numéro 83 du 12/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Autriche. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
jeudi, juin 01, 2006
mercredi, mai 31, 2006
Une peinture 'nano' pour bloquer les appels de téléphones portables
NaturalNano, compagnie américaine basée à Rochester NY, propose une solution innovante pour se débarrasser définitivement des sonneries de téléphone portable à l'intérieur d'une pièce ou d'un bâtiment. La solution tient dans un pot de peinture qui contient des additifs inhabituels: des nanoparticules de cuivre contenues dans des nanotubes.
Les particules métalliques écrantent les signaux radiofréquences reçus et émis par les téléphones portables. A l'intérieur d'une pièce aux murs couverts de cette peinture aucune communication radiofréquence n'est possible avec l'extérieur. Cette technologie est beaucoup plus simple et moins chère à mettre en oeuvre que l'utilisation de matériaux de construction spéciaux pour le blindage électromagnétique.
Pour faciliter l'incorporation du cuivre dans la peinture, NaturalNano utilise des nanotubes dits 'halloy' composés d'un mélange d'aluminium, de silicium, d'hydrogène et d'oxygène que l'on trouve à l'état naturel dans certains gisements miniers. Leur diamètre varie de 40 à 200nm et leur longueur de 500nm à 1.2µm. La compagnie a signé un accord commercial avec une société minière pour se procurer ces nanotubes naturels dont elle étudie les propriétés et les applications.
NaturalNano a récemment breveté un système permettant de contrôler l'activation du bouclier électromagnétique et le filtrage des signaux afin de pouvoir transmettre sélectivement les appels d'urgence. La technologie pourrait être utilisée dans les salles de concerts, les salles de cinéma, les églises, les salles de classe... etc.
Source: Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 25 du 9/03/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis.
Les particules métalliques écrantent les signaux radiofréquences reçus et émis par les téléphones portables. A l'intérieur d'une pièce aux murs couverts de cette peinture aucune communication radiofréquence n'est possible avec l'extérieur. Cette technologie est beaucoup plus simple et moins chère à mettre en oeuvre que l'utilisation de matériaux de construction spéciaux pour le blindage électromagnétique.
Pour faciliter l'incorporation du cuivre dans la peinture, NaturalNano utilise des nanotubes dits 'halloy' composés d'un mélange d'aluminium, de silicium, d'hydrogène et d'oxygène que l'on trouve à l'état naturel dans certains gisements miniers. Leur diamètre varie de 40 à 200nm et leur longueur de 500nm à 1.2µm. La compagnie a signé un accord commercial avec une société minière pour se procurer ces nanotubes naturels dont elle étudie les propriétés et les applications.
NaturalNano a récemment breveté un système permettant de contrôler l'activation du bouclier électromagnétique et le filtrage des signaux afin de pouvoir transmettre sélectivement les appels d'urgence. La technologie pourrait être utilisée dans les salles de concerts, les salles de cinéma, les églises, les salles de classe... etc.
Source: Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 25 du 9/03/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis.
dimanche, mai 28, 2006
Vidéo du lancement du satellite CALIPSO

Le lanceur Delta II, a parfaitement réussi sa mission et mis sur orbite héliosynchrone les satellites CALIPSO et CLOUDSAT, le 28 avril 2006, depuis la base américaine de Vandenberg.
vous pouvez revivre le lancement en vidéo en cliquant sur le lien suivant :
http://mediaarchive.ksc.nasa.gov/detail.cfm?mediaid=28546
Vers la conception d'un système d'invisibilité

Des chercheurs américains et britanniques ont dévoilé un modèle théorique décrivant un dispositif d'invisibilité. Jusqu'ici l'invisibilité était réservée à la science fiction, utilisée pour des vaisseaux spatiaux de la série Stargate, de la franchise Star Trek ou encore pour la cape utilisée par Harry Potter. Un démonstrateur pourrait voir le jour dans 18 mois.
Deux équipes scientifiques décrivent, dans un article qui vient de paraître dans la revue Science, la théorie permettant de masquer les objets. Le principal défi reste l'élaboration de "métamatériaux" qui pourraient permettre de dévier les ondes électromagnétiques, telles que la lumière.
L'invisibilité serait créée par une distorsion des rayons lumineux, qui verraient leur trajectoire s'incurver afin de contourner l'objet à masquer. Les rayons prennent ensuite, derrière l'objet, la trajectoire qu'ils auraient eu si l'objet n'avait pas été là. Comme l'explique le professeur Pendry, de l'Imperial College à Londres, c'est semblable à un petit obstacle au milieu d'un cours d'eau: l'eau contourne l'obstacle et le courant "normal" se reforme dès que l'obstacle est franchi. Le travail effectué par les chercheurs fournit une "recette" mathématique permettant d'incurver les rayons afin de réaliser l'effet de dissimulation désiré.
John Pendry, et ses collègues américains David Smith et David Schurig du Duke University en Caroline du nord, ont examiné des métamatériaux appropriés pour réaliser un dispositif d'invisibilité. Il s'agirait d'une sphère ou d'un cylindre enveloppé dans une gaine permettant de masquer des ondes radio. Un premier modèle de démonstration est prévu pour dans 18 mois.
Cette étude pourrait avoir des utilisations en technologie militaire de furtivité, pouvant par exemple permettre de masquer un avion ou un tank. Les recherches du professeur Pendry sont soutenues par la DARPA américaine (Defense Advanced Research Projects Agency).
Source: BBC
Illustration: D. Schurig, Duke University
samedi, mai 27, 2006
Internet du futur: 107 Gbit/s pour une puce de décodage de données
Des chercheurs de Siemens, en collaboration avec des spécialistes d'Infineon, ont développé un récepteur qui décode très rapidement les données d'Internet issues des fibres optiques en signaux électriques. Pour recevoir de tels signaux, des superstructures très complexes et coûteuses étaient jusqu'ici nécessaires. Les éléments utilisés pour la première fois dans cette puce Infineon sont essentiels pour améliorer et augmenter l'efficacité des réseaux de transmission à l'avenir.
Pour que le transport de données des réseaux de télécommunication ne soit pas saturé, les entrepreneurs doivent développer de nouvelles lignes de transmission plus performantes (avec, de préférence, un prix plus attractif). De nouveaux éléments High-tech avantageux sont actuellement élaborés dans le cadre du projet de coopération "prototype pour un récepteur direct de 80Gbit/s muni d'un démultiplexeur".
Ce projet est mené par Siemens Corporate Technology (CT) et Communications (Com) à Munich en collaboration avec Infineon Technologies et est financé par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF). Le récepteur conçu grâce à cette nouvelle technologie peut actuellement traiter des données avec une vitesse de 107 Gbit/s (107 Gbits correspondant aux données de 2 DVD).
Source: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 286 du 17/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Illustration: Siemens
Pour que le transport de données des réseaux de télécommunication ne soit pas saturé, les entrepreneurs doivent développer de nouvelles lignes de transmission plus performantes (avec, de préférence, un prix plus attractif). De nouveaux éléments High-tech avantageux sont actuellement élaborés dans le cadre du projet de coopération "prototype pour un récepteur direct de 80Gbit/s muni d'un démultiplexeur".
Ce projet est mené par Siemens Corporate Technology (CT) et Communications (Com) à Munich en collaboration avec Infineon Technologies et est financé par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF). Le récepteur conçu grâce à cette nouvelle technologie peut actuellement traiter des données avec une vitesse de 107 Gbit/s (107 Gbits correspondant aux données de 2 DVD).
Source: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 286 du 17/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Illustration: Siemens
dimanche, mai 14, 2006
Du plastique à partir de maniocs ou de pommes de terre
Deux découvertes récentes montrent qu'il est possible de produire un plastique biodégradable à partir de tubercules, comme le manioc ou encore la pomme de terre.
Dans le premier cas, des chercheurs japonais et indonésiens ont travaillé à partir de manioc Manihot esculenta, qui est la deuxième culture la plus répandue en Indonésie après le riz. Jusqu'à présent, les tentatives pour tirer un matériau plastique de cette plante furent des échecs, en raison de la quantité importante d'eau contenue dans le manioc, et sa tendance à pourrir rapidement. Un partenariat entre l'Université d'Agriculture et de Technologie de Tokyo et l'Agence Indonésienne des Technologies Appliquées a permis de remédier à ces problèmes. Les racines de manioc sont moulues puis incorporées dans une solution où une enzyme produit de l'acide lactique. L'acide lactique va être ensuite récupéré puis chauffé afin de produire un plastique biodégradable.
Mais la pomme de terre Solanum tuberosum peut aussi servir à la fabrication de matières plastiques. Une équipe de l'Université de Tokyo, menée par le professeur Hiroaki SHIMADA, a réussi à synthétiser du polyhydroxybutyrate (PHB) dans une pomme de terre, à la suite d'une manipulation génétique.
Le PHB est un polymère appartenant à la famille des polyesters; il est produit naturellement par de nombreux micro-organismes. Le PHB possède des propriétés physiques très intéressantes, similaires à celle du polypropylène (haut point de fusion...), et il est rapidement biodégradable. Ses deux points faibles sont sa fragilité et son coût de production élevé dû au fait que l'on est obligé de passer par une synthèse bactérienne.
Les chercheurs ont donc extrait les gènes d'une bactérie productrice de PHB. L'équipe avait déjà réussi à exprimer ces gènes dans Arabidopsis thaliana (ou Arabette des dames) lors d'une expérience précédente. Cette fois-ci, ils sont parvenus à faire produire du PHB par la pomme de terre. Pour le moment, on retrouve environ 10 microgrammes de PHB par gramme de pomme de terre. Les chercheurs estiment que si ils parviennent à franchir le seuil des 150 microgrammes par gramme, la culture de plants de pomme de terre génétiquement modifiés pourra concurrencer la culture bactérienne classique.
Du fait de sa fragilité et de sa biodégrabilité, le PHB peut être utilisé dans l'industrie alimentaire, mais aussi comme "Drug Delivery System" (ou DDS) ou comme support de reconstruction tissulaire.
Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 403 du 10/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon.
Dans le premier cas, des chercheurs japonais et indonésiens ont travaillé à partir de manioc Manihot esculenta, qui est la deuxième culture la plus répandue en Indonésie après le riz. Jusqu'à présent, les tentatives pour tirer un matériau plastique de cette plante furent des échecs, en raison de la quantité importante d'eau contenue dans le manioc, et sa tendance à pourrir rapidement. Un partenariat entre l'Université d'Agriculture et de Technologie de Tokyo et l'Agence Indonésienne des Technologies Appliquées a permis de remédier à ces problèmes. Les racines de manioc sont moulues puis incorporées dans une solution où une enzyme produit de l'acide lactique. L'acide lactique va être ensuite récupéré puis chauffé afin de produire un plastique biodégradable.
Mais la pomme de terre Solanum tuberosum peut aussi servir à la fabrication de matières plastiques. Une équipe de l'Université de Tokyo, menée par le professeur Hiroaki SHIMADA, a réussi à synthétiser du polyhydroxybutyrate (PHB) dans une pomme de terre, à la suite d'une manipulation génétique.
Le PHB est un polymère appartenant à la famille des polyesters; il est produit naturellement par de nombreux micro-organismes. Le PHB possède des propriétés physiques très intéressantes, similaires à celle du polypropylène (haut point de fusion...), et il est rapidement biodégradable. Ses deux points faibles sont sa fragilité et son coût de production élevé dû au fait que l'on est obligé de passer par une synthèse bactérienne.
Les chercheurs ont donc extrait les gènes d'une bactérie productrice de PHB. L'équipe avait déjà réussi à exprimer ces gènes dans Arabidopsis thaliana (ou Arabette des dames) lors d'une expérience précédente. Cette fois-ci, ils sont parvenus à faire produire du PHB par la pomme de terre. Pour le moment, on retrouve environ 10 microgrammes de PHB par gramme de pomme de terre. Les chercheurs estiment que si ils parviennent à franchir le seuil des 150 microgrammes par gramme, la culture de plants de pomme de terre génétiquement modifiés pourra concurrencer la culture bactérienne classique.
Du fait de sa fragilité et de sa biodégrabilité, le PHB peut être utilisé dans l'industrie alimentaire, mais aussi comme "Drug Delivery System" (ou DDS) ou comme support de reconstruction tissulaire.
Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 403 du 10/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon.
jeudi, avril 20, 2006
Lancement du satellite
Le lancement de Calipso aura lieu Vendredi 21 Avril à 12h00 ( heure de toulouse) vous pouvez suivre le lancement sur ce site : http://www.nasa.gov/mission_pages/calipso/launch/event-cloud-calipso.html
jeudi, avril 13, 2006
Moteur à explosion: le laser remplace les bougies

Malgré des progrès constants, le moteur à combustion interne fait encore très "vingtième siècle". Pour vraiment entrer dans le troisième millénaire, quoi de mieux que d'y ajouter un laser? C'est ce qu'est en train de mettre au point une équipe de l'Université du Colorado, qui a déposé un brevet pour le remplacement des bougies par des pulsations de laser via une fibre optique spéciale qui dirige le faisceau dans les cylindres.
L'utilisation du laser a plusieurs avantages par rapport aux bougies classiques: meilleur contrôle du positionnement et de l'intensité, ce qui permet une meilleure combustion, et bien sûr pas d'usure ni d'encrassage.
Le problème jusqu'à présent était de fabriquer une fibre qui supporte le niveau d'intensité du laser nécessaire à cet usage. Le brevet déposé porte sur la composition de cette nouvelle fibre, en verre et remplie d'hélium, qui pour l'instant permet de déclencher la combustion dans un moteur fonctionnant au gaz naturel. Mais les chercheurs espèrent bien pouvoir rapidement appliquer la technologie aux autres types de carburant.
Source: Le Blog Auto sous Licence Creative Commons by-sa
mercredi, avril 12, 2006
Mise en orbite réussie pour Venus Express
lundi, avril 10, 2006
Free lance le WiMAX: Internet et téléphonie mobiles illimités ?
Free profite de sa licence WiMAX (fixe norme - 802.16d) obtenue lors de l'acquisition d'Altitude Telecom (voir notre news) pour annoncer le lancement prochain d'une offre d'expérimentation pour tous ses abonnés afin de tester le service WiMAX.
Pour profiter du WiMAX, les abonnés devront s'équiper de matériel spécial (émanant de la société israëlienne Alvarion, spécialiste du WiMAX) compatible avec le réseau IFW. IFW (anciennement Altitude Telecom) est une filiale d'Iliad, la maison mère de Free, spécialisée dans la BLR (Boucle Locale Radio). Le WiMAX est une technologie de type BLR. Le réseau d'IFW est déployé dans toutes les régions de la France métropolitaine, dont l'Ile de France, la Basse-Normandie et la Haute-Normandie. Une évolution vers le WiMAX mobile (norme 802.16e) du matériel d'Alvarion est prévue lorsque celle-ci sera normalisée et certifiée. Il faudra être à portée des stations WiMAX d'IFW, déployées depuis deux ans, afin de profiter de l'accès WiMAX.
Free est le deuxième opérateur Internet haut débit en France, avec 1,6 million d'abonnés fin 2005, loin derrière Wanadoo (France Telecom) avec ses 7,4 millions de clients fin 2005 (dont 4,5 millions en France). Rappelons que Free est la seule société a posséder une licence WiMAX nationale en France, mais cela devrait changer rapidement, car une procédure d'attribution de licences régionales est en cours. Neuf Cegetel et France Telecom viennent par ailleurs de lancer une contestation auprès du Conseil d'Etat au sujet de la licence WiMAX obtenue par l'acquisition d'Altitude Telecom.
On peut penser que la technologie WiMAX permettra à Free de proposer un téléphone portable hybride compatible GSM/Wi-Fi/WiMAX à ses abonnés, à l'image du BeautifulPhone de Neuf Cegetel Quand sera-t-il alors de la 3G ?
Source: CanardWifi sous Licence Creative Commons by-nc
Pour profiter du WiMAX, les abonnés devront s'équiper de matériel spécial (émanant de la société israëlienne Alvarion, spécialiste du WiMAX) compatible avec le réseau IFW. IFW (anciennement Altitude Telecom) est une filiale d'Iliad, la maison mère de Free, spécialisée dans la BLR (Boucle Locale Radio). Le WiMAX est une technologie de type BLR. Le réseau d'IFW est déployé dans toutes les régions de la France métropolitaine, dont l'Ile de France, la Basse-Normandie et la Haute-Normandie. Une évolution vers le WiMAX mobile (norme 802.16e) du matériel d'Alvarion est prévue lorsque celle-ci sera normalisée et certifiée. Il faudra être à portée des stations WiMAX d'IFW, déployées depuis deux ans, afin de profiter de l'accès WiMAX.
Free est le deuxième opérateur Internet haut débit en France, avec 1,6 million d'abonnés fin 2005, loin derrière Wanadoo (France Telecom) avec ses 7,4 millions de clients fin 2005 (dont 4,5 millions en France). Rappelons que Free est la seule société a posséder une licence WiMAX nationale en France, mais cela devrait changer rapidement, car une procédure d'attribution de licences régionales est en cours. Neuf Cegetel et France Telecom viennent par ailleurs de lancer une contestation auprès du Conseil d'Etat au sujet de la licence WiMAX obtenue par l'acquisition d'Altitude Telecom.
On peut penser que la technologie WiMAX permettra à Free de proposer un téléphone portable hybride compatible GSM/Wi-Fi/WiMAX à ses abonnés, à l'image du BeautifulPhone de Neuf Cegetel Quand sera-t-il alors de la 3G ?
Source: CanardWifi sous Licence Creative Commons by-nc
vendredi, avril 07, 2006
Des rayons T pour tout voir tout ou presque !
Le rayon T pourrait détrôner le puissant rayon X. Cela faisait plus d’un siècle qu’il patientait, tapi entre la lumière visible et les ondes radio, attendant patiemment que les progrès techniques lui permettent d’accéder aux feux de la rampe. L’avènement des nanotechnologies, ces procédés d’ultraminiaturisation des équipements électromagnétiques, devraient permettre au rayon T d’illuminer des domaines aussi divers que les télécommunications, l’imagerie médicale, la caractérisation de matériaux, la détection de gaz ou de polluants, la lutte contre le terrorisme ou l’observation astronomique.
Car le rayon T est capable de voir à travers la peau, à travers les vêtements, à travers la fumée, à travers les murs... Les articles scientifiques le concernant se sont multipliés depuis quelques années et les congrès accueillent maintenant des sessions entières consacrées à leur développement industriel. Les rayons T doivent leur dénomination à leur pedigree électromagnétique de fréquence, dont l’unité de mesure est le hertz. Situés juste après l’infrarouge et avant les micro-ondes utilisés pour les téléphones portables, ils couvrent la gamme allant de 0,3 à 10 térahertz (un térahertz étant mille milliards de hertz). Du fait de ces caractéristiques, et sans entrer dans le détail, cette « lumière » terahertz est restée longtemps impossible à écouter comme une onde radio grâce à une antenne, ou à être vue comme une particule de lumière.
Cela est dû essentiellement à la faible énergie des particules de cette « lumière ». Mais c’est ce qui fait sa force aujourd’hui. Ces particules interagissent peu avec la matière, et peuvent donc la traverser comme le font les ondes radio. Tissus, plastiques, briques sont transparents aux rayons T. Ce qui n’est pas le cas des métaux et de l’eau qui les bloquent. Les rayons T sont capables de pénétrer la peau d’une dizaine de centimètres. Etant mi-radio, mi-lumière, il a fallu combiner les deux techniques pour les apprivoiser. On exploite leur côté lumière en les focalisant avec des lentilles, et leur côté radio en utilisant comme pellicule-photo un matériau sensible à la chaleur recouvert d’un tapis de microscopiques antennes que l’on sait réaliser depuis peu. Celles-ci sont conçues pour recueillir les particules des rayons T, et les transformer en chaleur. Cette élévation de température est transformée en image comme dans un instrument infrarouge. Ainsi est née l’impudique caméra à rayons T. Elle est assez sensible pour capter les rayons T naturellement présents sans qu’il y ait besoin d’utiliser un « éclairage » artificiel. Pointée sur une personne, elle va donc donner l’image du corps de cette personne, les rayons T étant arrêtés par les tissus humains, mais pas par ses vêtements. Les rayons T distingueront donc également tout objet métallique « caché ». Il est de même possible de détecter une personne derrière une cloison.
Plusieurs sociétés s’emploient à commercialiser cette propriété des rayons T pour des applications de sécurité. Une expérimentation a eu lieu l’été dernier dans un aéroport britannique. Les rayons T peuvent également révéler le contenu de paquets, de lettres. Ils sont même capables de compter les allumettes dans une boîte sans l’ouvrir. Ces tests sont encore préliminaires mais pourraient assez vite déboucher sur des applications à grande échelle. Et pas seulement dans le domaine de la sécurité. Une caméra capable de voir dans le brouillard ou dans la fumée trouverait des clients dans de nombreux domaines. Autre grand champ de travail pour les rayons T, l’imagerie médicale. Car, là aussi, progrès technique aidant, on est désormais capable de fabriquer des sources de « lumière T ». Ses particules étant beaucoup moins énergétiques, moins fortes, que celles des rayons X, elles présentent moins de dangers que ces derniers. Et même s’ils ne traversent pas le corps, ils permettent des diagnostics sur une bonne profondeur.
source : le Figaro
Car le rayon T est capable de voir à travers la peau, à travers les vêtements, à travers la fumée, à travers les murs... Les articles scientifiques le concernant se sont multipliés depuis quelques années et les congrès accueillent maintenant des sessions entières consacrées à leur développement industriel. Les rayons T doivent leur dénomination à leur pedigree électromagnétique de fréquence, dont l’unité de mesure est le hertz. Situés juste après l’infrarouge et avant les micro-ondes utilisés pour les téléphones portables, ils couvrent la gamme allant de 0,3 à 10 térahertz (un térahertz étant mille milliards de hertz). Du fait de ces caractéristiques, et sans entrer dans le détail, cette « lumière » terahertz est restée longtemps impossible à écouter comme une onde radio grâce à une antenne, ou à être vue comme une particule de lumière.
Cela est dû essentiellement à la faible énergie des particules de cette « lumière ». Mais c’est ce qui fait sa force aujourd’hui. Ces particules interagissent peu avec la matière, et peuvent donc la traverser comme le font les ondes radio. Tissus, plastiques, briques sont transparents aux rayons T. Ce qui n’est pas le cas des métaux et de l’eau qui les bloquent. Les rayons T sont capables de pénétrer la peau d’une dizaine de centimètres. Etant mi-radio, mi-lumière, il a fallu combiner les deux techniques pour les apprivoiser. On exploite leur côté lumière en les focalisant avec des lentilles, et leur côté radio en utilisant comme pellicule-photo un matériau sensible à la chaleur recouvert d’un tapis de microscopiques antennes que l’on sait réaliser depuis peu. Celles-ci sont conçues pour recueillir les particules des rayons T, et les transformer en chaleur. Cette élévation de température est transformée en image comme dans un instrument infrarouge. Ainsi est née l’impudique caméra à rayons T. Elle est assez sensible pour capter les rayons T naturellement présents sans qu’il y ait besoin d’utiliser un « éclairage » artificiel. Pointée sur une personne, elle va donc donner l’image du corps de cette personne, les rayons T étant arrêtés par les tissus humains, mais pas par ses vêtements. Les rayons T distingueront donc également tout objet métallique « caché ». Il est de même possible de détecter une personne derrière une cloison.
Plusieurs sociétés s’emploient à commercialiser cette propriété des rayons T pour des applications de sécurité. Une expérimentation a eu lieu l’été dernier dans un aéroport britannique. Les rayons T peuvent également révéler le contenu de paquets, de lettres. Ils sont même capables de compter les allumettes dans une boîte sans l’ouvrir. Ces tests sont encore préliminaires mais pourraient assez vite déboucher sur des applications à grande échelle. Et pas seulement dans le domaine de la sécurité. Une caméra capable de voir dans le brouillard ou dans la fumée trouverait des clients dans de nombreux domaines. Autre grand champ de travail pour les rayons T, l’imagerie médicale. Car, là aussi, progrès technique aidant, on est désormais capable de fabriquer des sources de « lumière T ». Ses particules étant beaucoup moins énergétiques, moins fortes, que celles des rayons X, elles présentent moins de dangers que ces derniers. Et même s’ils ne traversent pas le corps, ils permettent des diagnostics sur une bonne profondeur.
source : le Figaro
mardi, mars 28, 2006
Un premier test d'évacuation réussi pour l'AIRBUS A 380
Dans sa route vers l'homologation, l'Airbus A380 devait passer avec succès le test d'évacuation d'urgence. Pour ce faire, pas moins de 873 personnes ont pris place dans un exemplaire de l'appareil à Hambourg et ont put être évacuées en 80 secondes, soit 10 secondes de moins que nécessaire.
Des conditions de test très strictes
Le test d'évacuation d'urgence doit s'effectuer selon un règlement très strict, imposant une évacuation complète en 90 secondes maximum avec les toboggans de secours et en utilisant uniquement la moitié des sorties de l'appareil. Pour se rapprocher le plus possible des conditions réelles, l'évacuation s'effectue dans la pénombre et la population de volontaires doit être représentative d'un vol classique et ne pas avoir effectué un test similaire lors des mois précédent (pas d'entraînement).
Si l'appareil ne permet pas d'évacuer tout le monde dans le temps imparti, sa capacité en passagers doit être revue à la baisse en fonction du nombre de personnes qui auront pu effectivement être évacuées durant le test.
Pour se conformer à la réglementation, Airbus a utilisé pour ce premier test d'évacuation un de ses A380 d'essais, l'évacuation se déroulant dans la pénombre d'un hangar. Seules 8 issues de secours ont été utilisées sur les 16 que comporte l'appareil, et le tiers des volontaires était âgé de plus de 50 ans. Les allées de l'avion étaient de plus jonchées de couvertures et de journaux.
Les 853 passagers et 20 membres d'équipage ont pu être évacués en 80 secondes, soit 10 secondes de moins que ce qu'impose la réglementation. Le constructeur européen avait au préalable signalé qu'une évacuation de seulement 650 personnes aurait suffit, configuration la plus dense choisie par ses clients. Pas moins de 30 experts et 40 caméras à infrarouge ont observé et enregistré le test.
Quelques blessures lors de l'évacuation
Un bémol au succès de l'évacuation, un volontaire s'est fracturé une jambe et une trentaine d'autres ont eu de légères contusions. Airbus avait au préalable prévenu que ce type d'incident n'était pas à exclure, les conditions d'évacuation précipitée pouvant engendrer quelques conséquences imprévisibles. La réglementation n'impose pas par ailleurs une évacuation sans incidents de ce type.
source techno science et airbus com
Des conditions de test très strictes
Le test d'évacuation d'urgence doit s'effectuer selon un règlement très strict, imposant une évacuation complète en 90 secondes maximum avec les toboggans de secours et en utilisant uniquement la moitié des sorties de l'appareil. Pour se rapprocher le plus possible des conditions réelles, l'évacuation s'effectue dans la pénombre et la population de volontaires doit être représentative d'un vol classique et ne pas avoir effectué un test similaire lors des mois précédent (pas d'entraînement).
Si l'appareil ne permet pas d'évacuer tout le monde dans le temps imparti, sa capacité en passagers doit être revue à la baisse en fonction du nombre de personnes qui auront pu effectivement être évacuées durant le test.
Pour se conformer à la réglementation, Airbus a utilisé pour ce premier test d'évacuation un de ses A380 d'essais, l'évacuation se déroulant dans la pénombre d'un hangar. Seules 8 issues de secours ont été utilisées sur les 16 que comporte l'appareil, et le tiers des volontaires était âgé de plus de 50 ans. Les allées de l'avion étaient de plus jonchées de couvertures et de journaux.
Les 853 passagers et 20 membres d'équipage ont pu être évacués en 80 secondes, soit 10 secondes de moins que ce qu'impose la réglementation. Le constructeur européen avait au préalable signalé qu'une évacuation de seulement 650 personnes aurait suffit, configuration la plus dense choisie par ses clients. Pas moins de 30 experts et 40 caméras à infrarouge ont observé et enregistré le test.
Quelques blessures lors de l'évacuation
Un bémol au succès de l'évacuation, un volontaire s'est fracturé une jambe et une trentaine d'autres ont eu de légères contusions. Airbus avait au préalable prévenu que ce type d'incident n'était pas à exclure, les conditions d'évacuation précipitée pouvant engendrer quelques conséquences imprévisibles. La réglementation n'impose pas par ailleurs une évacuation sans incidents de ce type.
source techno science et airbus com
dimanche, mars 19, 2006
Des matériaux à mémoire de forme pour diminuer le bruit des réacteurs
Des chercheurs de Rolls-Royce, en partenariat avec l'Université de Birmingham, ont l'ambition de réduire le bruit des moteurs d'avion à l'aide de matériaux à mémoire de forme.
Cette étude fait partie du projet sur quatre ans ADVACT (ADVanced ACTuation) du 6e PCRD (programme-cadre de l'Union Européenne). Il vise à améliorer le contrôle des réacteurs d'avion, au niveau de leur efficacité et de leur bruit et est financé à hauteur de 6,6 millions d'euros dont 4,4 millions proviennent de l'Union Européenne.
Le bruit des réacteurs d'avion est causé par les turbulences des gaz éjectés. Les gaz d'échappement, très rapides, exercent une force de cisaillement sur l'air qui a une vitesse faible. Cet effort produit un bruit caractéristique. Néanmoins, le problème peut être évité si les gaz d'échappement et l'air se mélangent plus efficacement. Pour cela, il suffit de changer la forme de l'échappement, en ajoutant des dentelures et des chevrons. Ces excroissances fonctionnent comme des mélangeurs statiques: en tant qu'obstacles au flux de gaz ils provoquent des recirculations qui aident à mélanger plus facilement l'air et les gaz.
Cette technique a permis de réduire le bruit de quelques décibels. Malheureusement le dispositif augmente la traînée, ce qui provoque une diminution de la poussée de l'appareil. Pour compenser cet effet, le moteur à besoin de plus d'énergie, donc de plus de carburant. Les dentelures doivent donc être déployées uniquement lors des phases de décollage et d'atterrissage. Afin de résoudre ce problème, les chercheurs s'intéressent aux matériaux à mémoire de forme.
Les dentelures considérées sont faites d'un alliage de nickel et de titane qui change de forme en fonction du gradient de température (faible au sol, élevé en altitude où l'air est plus froid). Néanmoins, en pratique, les conditions météorologiques et de températures sont très variables, rendant nécessaire la présence de contrôleur de température autour de ces matériaux.
Ces contrôleurs n'ont pas besoin d'être extrêmement précis car le changement de forme s'effectue sur une variation de 20 °C. Il faut juste dépasser cette valeur pour obtenir la modification de la pièce. La rigidité du matériau dans ces deux positions définitives est l'un des points les plus importants. Les recherches s'orientent essentiellement sur un design optimal des dentelures, garantissant la flexibilité pour le changement de forme et la rigidité pour les formes stables.
Les chercheurs ne s'inquiètent pas pour la commercialisation future de ce système (intérêt de Boeing) et espèrent avoir un prototype en fonctionnement pour 2007.
Cette étude fait partie du projet sur quatre ans ADVACT (ADVanced ACTuation) du 6e PCRD (programme-cadre de l'Union Européenne). Il vise à améliorer le contrôle des réacteurs d'avion, au niveau de leur efficacité et de leur bruit et est financé à hauteur de 6,6 millions d'euros dont 4,4 millions proviennent de l'Union Européenne.
Le bruit des réacteurs d'avion est causé par les turbulences des gaz éjectés. Les gaz d'échappement, très rapides, exercent une force de cisaillement sur l'air qui a une vitesse faible. Cet effort produit un bruit caractéristique. Néanmoins, le problème peut être évité si les gaz d'échappement et l'air se mélangent plus efficacement. Pour cela, il suffit de changer la forme de l'échappement, en ajoutant des dentelures et des chevrons. Ces excroissances fonctionnent comme des mélangeurs statiques: en tant qu'obstacles au flux de gaz ils provoquent des recirculations qui aident à mélanger plus facilement l'air et les gaz.
Cette technique a permis de réduire le bruit de quelques décibels. Malheureusement le dispositif augmente la traînée, ce qui provoque une diminution de la poussée de l'appareil. Pour compenser cet effet, le moteur à besoin de plus d'énergie, donc de plus de carburant. Les dentelures doivent donc être déployées uniquement lors des phases de décollage et d'atterrissage. Afin de résoudre ce problème, les chercheurs s'intéressent aux matériaux à mémoire de forme.
Les dentelures considérées sont faites d'un alliage de nickel et de titane qui change de forme en fonction du gradient de température (faible au sol, élevé en altitude où l'air est plus froid). Néanmoins, en pratique, les conditions météorologiques et de températures sont très variables, rendant nécessaire la présence de contrôleur de température autour de ces matériaux.
Ces contrôleurs n'ont pas besoin d'être extrêmement précis car le changement de forme s'effectue sur une variation de 20 °C. Il faut juste dépasser cette valeur pour obtenir la modification de la pièce. La rigidité du matériau dans ces deux positions définitives est l'un des points les plus importants. Les recherches s'orientent essentiellement sur un design optimal des dentelures, garantissant la flexibilité pour le changement de forme et la rigidité pour les formes stables.
Les chercheurs ne s'inquiètent pas pour la commercialisation future de ce système (intérêt de Boeing) et espèrent avoir un prototype en fonctionnement pour 2007.
dimanche, mars 05, 2006
Vers une réfrigération par simple impulsion électrique
Pourra-t-on bientôt refroidir un bac à glaçons ou l'unité centrale d'un ordinateur en appuyant simplement sur un bouton ? Des scientifiques de l'université de Cambridge au Royaume-Uni, ont annoncé la découverte d'un matériau dans lequel un phénomène de diminution sensible de température se produit par application d'un champ électrique.
Le principe, appelé l'effet électrocalorique, est connu depuis les années 60, mais son intensité trop faible ne semblait pas lui promettre d'applications pratiques. Les chercheurs de Cambridge viennent de découvrir une céramique qui permet de provoquer ce qu'ils ont appelé un effet électrocalorique géant, plus de 100 fois plus intense que ce qui avait pu être constaté auparavant. Le matériau est une variante d'une céramique piézoélectrique connue, le Titano-Zirconiate de Plomb (PZT). Les chercheurs ont constaté qu'ils pouvaient transformer le PZT en un matériau électrocalorique prometteur simplement en y incorporant pour sa fabrication environ 20 fois plus de zirconium que de titane.
L'effet en lui-même n'est pas très bien expliqué mais Neil Mathur, membre de l'équipe de Cambridge, explique que ce qui est fondamentalement nécessaire est un matériau qui subisse une modification brusque de sa structure cristalline (un changement de phase), à une température particulière. Pour le PZT la température de ce changement de phase peut être modifiée par un champ électrique. Ceci signifie que, à proximité de ce point, un champ électrique peut placer les atomes du réseau cristallin dans un état de "basse énergie", leur permettant alors "d'aspirer de l'énergie" dans le réseau et de produire de ce fait un refroidissement.
Refroidissement électrique
L'effet électrocalorique est très étroitement lié à l'effet pyroélectrique, mieux connu, une force appliquée à un matériau produit un champ électrique et inversement. Le PZT possède également cette propriété, et c'est pourquoi les chercheurs avaient choisi de le tester. Ils ont pu abaisser de 12°C la température d'un film de PZT enrichi en zirconium, épais d'un tiers de micron.
Cet effet pourrait être employé pour élaborer une pompe à chaleur. L'idée serait d'abaisser la température du matériau cycliquement, en le reliant à chaque fois au système à refroidir puis en le déconnectant dès que ce système a refroidi. La température du système chuterait ainsi peu à peu à chaque cycle.
Le PZT ne sera pas très utile en lui même, reconnaît Mathur, parce que l'effet électrocalorique le plus intense ne se produit qu'à des températures relativement élevées, autour de 220°C. Avec son équipe, il recherche désormais des solutions de rechange qui fonctionneraient à une température plus proche de la température ambiante.
Il existe un phénomène un peu similaire, pour lequel le refroidissement est induit par magnétisme, et qui a été déjà utilisé par des industriels pour fabriquer des prototypes d'unités de réfrigération. Cependant ceux-ci exigent des champs magnétiques intenses irréalisables en pratique. Le refroidissement électrique sera-t-il plus simple à mettre en oeuvre ? Mathur avoue ne pas le savoir encore.
Le principe, appelé l'effet électrocalorique, est connu depuis les années 60, mais son intensité trop faible ne semblait pas lui promettre d'applications pratiques. Les chercheurs de Cambridge viennent de découvrir une céramique qui permet de provoquer ce qu'ils ont appelé un effet électrocalorique géant, plus de 100 fois plus intense que ce qui avait pu être constaté auparavant. Le matériau est une variante d'une céramique piézoélectrique connue, le Titano-Zirconiate de Plomb (PZT). Les chercheurs ont constaté qu'ils pouvaient transformer le PZT en un matériau électrocalorique prometteur simplement en y incorporant pour sa fabrication environ 20 fois plus de zirconium que de titane.
L'effet en lui-même n'est pas très bien expliqué mais Neil Mathur, membre de l'équipe de Cambridge, explique que ce qui est fondamentalement nécessaire est un matériau qui subisse une modification brusque de sa structure cristalline (un changement de phase), à une température particulière. Pour le PZT la température de ce changement de phase peut être modifiée par un champ électrique. Ceci signifie que, à proximité de ce point, un champ électrique peut placer les atomes du réseau cristallin dans un état de "basse énergie", leur permettant alors "d'aspirer de l'énergie" dans le réseau et de produire de ce fait un refroidissement.
Refroidissement électrique
L'effet électrocalorique est très étroitement lié à l'effet pyroélectrique, mieux connu, une force appliquée à un matériau produit un champ électrique et inversement. Le PZT possède également cette propriété, et c'est pourquoi les chercheurs avaient choisi de le tester. Ils ont pu abaisser de 12°C la température d'un film de PZT enrichi en zirconium, épais d'un tiers de micron.
Cet effet pourrait être employé pour élaborer une pompe à chaleur. L'idée serait d'abaisser la température du matériau cycliquement, en le reliant à chaque fois au système à refroidir puis en le déconnectant dès que ce système a refroidi. La température du système chuterait ainsi peu à peu à chaque cycle.
Le PZT ne sera pas très utile en lui même, reconnaît Mathur, parce que l'effet électrocalorique le plus intense ne se produit qu'à des températures relativement élevées, autour de 220°C. Avec son équipe, il recherche désormais des solutions de rechange qui fonctionneraient à une température plus proche de la température ambiante.
Il existe un phénomène un peu similaire, pour lequel le refroidissement est induit par magnétisme, et qui a été déjà utilisé par des industriels pour fabriquer des prototypes d'unités de réfrigération. Cependant ceux-ci exigent des champs magnétiques intenses irréalisables en pratique. Le refroidissement électrique sera-t-il plus simple à mettre en oeuvre ? Mathur avoue ne pas le savoir encore.
dimanche, février 19, 2006
Vers une nouvelle génération de batterie ultra-performante
Les chercheurs du célèbre MIT viennent de mettre au point un nouveau type de batterie qui permettra à terme de stocker 10 fois plus d’énergie que les batteries les plus performantes actuelles. Cette nouvelle technologie utilise des systèmes de stockage d’énergie appelée ultracondensateurs reposant sur l’utilisation de nanotubes de carbone, indique Joel Schindall, professeur au MIT. Ces nouvelles batteries, selon leurs concepteurs, ont tous les avantages des différents types de batteries actuelles : très grande capacité de stockage, longévité exceptionnelle, capacité inégalée de montée en puissance.
Ces batteries pourraient non seulement révolutionner le domaine des transports électriques mais également le secteur des télécoms et de l’électronique de loisirs car elles pourraient se recharger en quelques secondes ou quelques minutes. John Kassakian, un des chercheurs ayant mis au point de batteries, souligne cependant que l’obstacle principal qui risque de freiner cette nouvelle technologie n’est pas technique mais économique. "Les nanomatériaux que nous utilisons dans cette batterie coûtent pour l’instant plus chers que les matériaux couramment employés dans nos batteries actuelles », souligne le chercheur qui précise " il ne sert à rien de concevoir une batterie capable de stocker cent fois plus d’énergie si cette batterie coûte cent fois plus chère car une telle batterie ne se vendra pas".
Néanmoins les chercheurs du MIT sont persuadés que les industriels parviendront, d’ici une dizaine d’années, à abaisser suffisamment le coût de fabrication de ces nouvelles batteries en parvenant notamment à fabriquer ces ultra condensateurs sur un substrat flexible.
Ces batteries pourraient non seulement révolutionner le domaine des transports électriques mais également le secteur des télécoms et de l’électronique de loisirs car elles pourraient se recharger en quelques secondes ou quelques minutes. John Kassakian, un des chercheurs ayant mis au point de batteries, souligne cependant que l’obstacle principal qui risque de freiner cette nouvelle technologie n’est pas technique mais économique. "Les nanomatériaux que nous utilisons dans cette batterie coûtent pour l’instant plus chers que les matériaux couramment employés dans nos batteries actuelles », souligne le chercheur qui précise " il ne sert à rien de concevoir une batterie capable de stocker cent fois plus d’énergie si cette batterie coûte cent fois plus chère car une telle batterie ne se vendra pas".
Néanmoins les chercheurs du MIT sont persuadés que les industriels parviendront, d’ici une dizaine d’années, à abaisser suffisamment le coût de fabrication de ces nouvelles batteries en parvenant notamment à fabriquer ces ultra condensateurs sur un substrat flexible.
mardi, février 07, 2006
L'analyse des pupilles permet de mesurer objectivement les effets médiatiques

Les pupilles ne réagissent pas seulement à la lumière mais aussi aux processus émotionnels et mentaux de l'homme. La nouvelle procédure biométrique Mental-Workload-Analyzer (MWA) en Allemagne permet de mesurer de façon objective et beaucoup plus précise la perception, les émotions et les processus cognitifs.
L'unité de recherche de la société Goldmedia de Berlin offre avec ce nouvel appareil, unique au monde, un instrument qui mesure la réaction des pupilles et calcule les réflexes à la lumière ainsi que le véritable effet des médias ou des produits sur les utilisateurs.
En collaboration avec l'institut des médias de l'université libre Berlin (FU), Goldmedia permet aux agences de publicité et d'internet ainsi qu'aux producteurs du cinéma et de la télévision, de connaître l'effet émotionnel des produits et des médias. Les émetteurs télé utilisent déjà le MWA afin d'optimiser leurs programmes.
mercredi, février 01, 2006
L'avion du futur est une aile volante, appelé AC20.30

Des étudiants et chercheurs de l'Université des Sciences Appliquées (HAW) de Hambourg ont construit un prototype à l'échelle 1:30 de ce qui pourrait devenir d'ici 2030 l'avion du futur, fait d'une seule aile volante et baptisé AC20.30. D'une envergure de 96 mètres, l'avion serait capable de transporter 900 passagers.
Cette aile volante ne possède ni fuselage conventionnel, ni empennage horizontal, qui d'un point de vue aérodynamique sont superflus et facteurs de ralentissement. D'un point de vue aérodynamique, l'avantage de cette aile volante est sa moindre résistance à l'air, ce qui a pour conséquence une plus faible consommation en kérosène que l'A380. Il serait ainsi capable de battre la distance maximale de trajet sans escale de 21.601km.
La structure portante de cette aile volante d'aspect filigrane permet de répartir la poussée sur l'ensemble de l'avion et pas seulement sur les ailes comme c'est le cas pour les avions traditionnels, permettant ainsi de réduire le poids total de l'appareil et donc d'économiser du carburant. Le prototype a effectué à la fin de l'année précédente des tests dans une soufflerie qui ont permis aux chercheurs de constater que leur modèle était plus stable que prévu.
L'idée des ailes volantes n'est pas nouvelle, le seul exemple existant jusqu'à présent est le bombardier furtif américain B2. Le seul problème de ce type d'appareil est leur instabilité aérodynamique qui oblige l'appareil a être en permanence contrôlé par voie électronique afin d'activer les gouvernails et maintenir l'équilibre de l'appareil. Il faudra encore attendre 15 à 20 ans pour que l'électronique atteigne la fiabilité nécessaire.
Source: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 269 du 18/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
dimanche, janvier 29, 2006
Une fibre optique en plastique

Fuji Photo Film a présenté une nouvelle fibre optique haute performance au Tokyo Fiber Optics Expo 2006, qui s'est déroulé du 18 au 20 janvier.
Les fibres optiques sont traditionnellement faites en verre, mais la faible flexibilité de ce matériau rend leur installation difficile dans les immeubles, privant ainsi de nombreux internautes d'une connexion très haut débit dite "FTTH" (fiber to the home). Du fait de leur conversion d'un signal optique en un signal électrique, les données se voient contraintes de passer par un goulot d'étranglement juste avant d'atteindre leur destination finale, réduisant fortement le débit de la connexion.
La nouvelle fibre optique en résine acrylique devrait permettre de résoudre ce problème. En effet, celle-ci étant suffisamment flexible pour rester opérationnelle même lorsque son rayon de courbure est de 1 centimètre, son installation n'est pas plus difficile que celle d'un câble électrique. De plus, elle possède un des débits les plus élevés à ce jour: 10,3 Gbits/s. Ses diamètres extérieur et intérieur sont respectivement de 500 et 120 micromètres. La perte de signal mesurée est inférieure à 100 dB/km.
Au Japon, environ 20% des internautes possèdent déjà une connexion FTTH, dont le débit est de 100Mbits/s.
Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 390 du 24/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
samedi, janvier 28, 2006
Astuce réseau wifi bloqué " connectivité limité ou inexistante"
Voila un "tips" que j'ai trouvé en passant des heures a débloquer un réseau wifi, ça risque d'intéresser beaucoup de monde ...
Symptomes : tout le réseau est parfaitement paramétré et pourtant la connection est marquée "limitée ou inexistante"
solution : il faut réinitialiser les composants réseau de windows en tapant les commandes suivantes sous une invite de commande DOS
NETSH INT IP RESET C:\RESETLOG.TXT
NETSH WINSOCK RESET
Symptomes : tout le réseau est parfaitement paramétré et pourtant la connection est marquée "limitée ou inexistante"
solution : il faut réinitialiser les composants réseau de windows en tapant les commandes suivantes sous une invite de commande DOS
NETSH INT IP RESET C:\RESETLOG.TXT
NETSH WINSOCK RESET
dimanche, janvier 22, 2006
Un prototype de pile à combustible pour les voitures à hydrogène de PSA

Jean-Martin Folz, Président du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën et Alain Bugat, Administrateur Général du CEA ont présenté une nouvelle pile à combustible, en présence du Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Gilles de Robien.
Conçue en partenariat par PSA Peugeot Citroën et le CEA dans le cadre du projet Genepac, cette pile présente des performances et une compacité au meilleur niveau mondial. L'objectif poursuivi par les deux partenaires était de concevoir et réaliser un système pile à combustible compact, modulable et efficace, d'une puissance pouvant aller jusqu'à 80 KW, et compatible avec les contraintes techniques spécifiques d'une automobile.
Le groupe PSA Peugeot Citroën a décidé de se doter de ses propres moyens de recherche sur cette technologie d'avenir et inaugure aujourd'hui l'unité pile à combustible du Centre de Recherche de Carrières sous Poissy. Cette unité est totalement dédiée aux études sur la pile à combustible, aux technologies associées et à l'intégration du système pile dans un véhicule. Le groupe mise sur une intégration progressive de la pile à combustible dans l'automobile, en privilégiant dans une première phase les flottes de véhicules de livraison en ville. PSA Peugeot Citroën développe à cet effet une approche originale de véhicules électriques disposant d'un "range extender", constitué d'une pile à combustible alimentée en hydrogène.
Pour concevoir, développer et fabriquer la pile à combustible du projet Genepac, le CEA est parti des spécifications définies par le groupe PSA Peugeot Citroën et s'est appuyé sur près de dix années d'expérience dans le domaine. Le CEA est en effet le seul organisme de recherche français dont les travaux couvrent toute la filière hydrogène (production, stockage, réglementation et utilisation pour le transport). Pour les piles à combustibles, il étudie l'ensemble des mécanismes déterminant les performances, le vieillissement et la dégradation des piles, pour proposer des solutions techniques innovantes.
Source: CEA
Illustration: PSA / CEA
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