Que ferait le commerce extérieur français sans Airbus ? Pas grand-chose de bon. Parmi les principaux exportateurs (derrière, notamment, Renault et PSA), l'avionneur européen a pris, cette année, encore un peu plus de poids, représentant 4 % des exportations françaises (sur les onze premiers mois), contre 3,3 % en 2004. Une performance qui tient à une cuvée 2005 exceptionnelle. Jamais, dans son histoire, Airbus n'aura fabriqué et donc vendu autant d'avions : 378 appareils contre 320 en 2004, dépassant Boeing pour la troisième année consécutive. Sur ce total, seule une grosse moitié des avions entre dans les chiffres de la douane française, le reste allant engraisser les statistiques allemandes. L'année 2006 ne devrait pas mollir, puisque Gustav Humbert, le nouveau patron allemand d'Airbus, a confirmé hier, lors de la traditionnelle conférence de presse, tabler sur «plus de 400 livraisons», soit cinq avions de plus que Boeing.
La grande surprise est qu'Airbus a aussi coiffé au poteau son ennemi américain, en terme de prises de commandes. C'est pour le moins miraculeux. En annonçant, le 5 janvier, avoir enregistré 1 002 commandes en 2005, Boeing était quasiment sûr de retrouver son fauteuil de numéro un mondial, quatre ans après l'avoir cédé à son concurrent. Le dernier chiffre public connu alors pointait, à fin novembre, Airbus à 687 commandes. L'avance était donc confortable pour la firme de Chicago. Et pourtant le miracle a bien eu lieu : sur le seul mois de décembre, Airbus a enregistré près de 40 % de ses commandes de l'année pour atteindre le total de 1 055 appareils en 2005. De quoi garder sa place de numéro un. Comment Airbus a-t-il pu rattraper son retard en si peu de temps ? Hier, l'Américain John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, a tenté de justifier ces chiffres : «On n'a rien accéléré du tout. Beaucoup des grosses commandes de décembre, dont celles signées avec la Chine (120 appareils, ndlr), étaient en négociation depuis très longtemps.»
Airbus tient son salut à sa famille de mono couloirs A320 qui a particulièrement profité du boom des compagnies low-cost. En revanche, l'avionneur de Toulouse se prend une méchante claque sur les long-courriers, appareils à forte rentabilité. Seuls 15 A340 ont trouvé cette année preneurs, alors que le 777 de Boeing a, lui, été commandé à 154 exemplaires. Bon joueur, Gustav Humbert a reconnu le joli carton de Boeing. «Mais cette situation n'appelle pas de mesures d'urgences particulières. Ce n'est pas une année qui change une tendance.» D'ailleurs, malgré une guerre de prix «féroce», le constructeur devrait annoncer une marge opérationnelle «de plus de 10 %», contre 9,5 % en 2004.
Article de Liberation du 18 janvier 2006
mercredi, janvier 18, 2006
mardi, janvier 17, 2006
Tests d'altitude en Colombie pour l'Airbus A380

Après l'Europe, l'Asie, l'Océanie et le Moyen-Orient, c'est au tour du continent sud-américain de recevoir l'Airbus 380. Le plus gros avion commercial au monde s'est posé mardi sur l'un des aéroports les plus élevés de la planète, en Colombie, devant des centaines de curieux.
L'aéroport José Maria Cordova de Rionegro (Medellin) se situe à une altitude de 1538 mètres. Le prototype WWDD de l'Airbus A380, l'exemplaire qui fut présent au Dubaï Air Show en novembre dernier, doit rester sur place pendant quatre jours.
La présence de l'avion européen dans cet aéroport quelque peu particulier est liée à son programme d'essais. Différents tests sont effectués, principalement portés sur le comportement de l'appareil lors des décollages, atterrissages et manoeuvres aux très hautes altitudes.
samedi, janvier 14, 2006
Produire de l’électricité avec la chaleur perdue
La récupération de la chaleur pour produire de l’électricité n’est pas une idée nouvelle, elle est déjà utilisée pour les centrales électriques à cycle combiné (gaz naturel). Cependant, cette technologie n’a été utilisée qu’à grande échelle pour une production centralisée. Freepower, une compagnie basée au Sud de l’Angleterre, a développé un générateur local d’électricité qui utilise la chaleur perdue, et ce pour n’importe quelle installation thermique. Après avoir étudié les composants classiques utilisés dans la production conventionnelle d’électricité, en particulier la turbine à vapeur, les ingénieurs de Freepower ont souhaité conserver cette turbine en raison de son efficacité. Lors de la génération classique d’électricité, ces turbines utilisent de la vapeur d’eau surchauffée : toutefois, cela nécessite des températures élevées, impossibles à atteindre lors de la récupération de chaleur à partir de petits appareils comme des fours de restaurant.
Ainsi, les chercheurs ont choisi d’utiliser un autre fluide (tenu secret par la société) qui soit non toxique, non inflammable et non dangereux pour l’environnement, mais qui pourrait produire de la vapeur surchauffée à des températures plus faibles : c’est le cycle de Rankine organique. Le fluide est ainsi transformé en vapeur en utilisant la chaleur perdue d’un autre appareil (four à pizza par exemple) : cette vapeur entraîne la turbine (production d’électricité), puis le fluide est condensé et ensuite réutilisé. La turbine est, selon le modèle, à deux ou trois étages, et a une vitesse de rotation comprise entre 30.000 et 50.000 tours par minute. Sa température d’entrée idéale est entre 180°C et 225°C, mais elle fonctionne toujours à 125°C.
Elle entraîne un alternateur intégré qui devrait produire, toujours selon le modèle, entre 2 et 500 kW. Les autres composants ont été optimisés afin de répondre aux contraintes du système, par exemple les parties rotatives sont directement refroidies et lubrifiées par le fluide qui les traverse. Freepower a obtenu six brevets sur ce système de génération d’électricité miniaturisé. Ce système n’émet pas de gaz à effet de serre supplémentaire et entre dans le secteur energy efficiency (efficacité énergétique), très populaire au Royaume-Uni. Un prototype de 6 kW est déjà en fonctionnement et un premier modèle de 120 kW est prévu cette année. Les premiers modèles commerciaux devraient être disponibles durant le premier semestre 2006.
Ainsi, les chercheurs ont choisi d’utiliser un autre fluide (tenu secret par la société) qui soit non toxique, non inflammable et non dangereux pour l’environnement, mais qui pourrait produire de la vapeur surchauffée à des températures plus faibles : c’est le cycle de Rankine organique. Le fluide est ainsi transformé en vapeur en utilisant la chaleur perdue d’un autre appareil (four à pizza par exemple) : cette vapeur entraîne la turbine (production d’électricité), puis le fluide est condensé et ensuite réutilisé. La turbine est, selon le modèle, à deux ou trois étages, et a une vitesse de rotation comprise entre 30.000 et 50.000 tours par minute. Sa température d’entrée idéale est entre 180°C et 225°C, mais elle fonctionne toujours à 125°C.
Elle entraîne un alternateur intégré qui devrait produire, toujours selon le modèle, entre 2 et 500 kW. Les autres composants ont été optimisés afin de répondre aux contraintes du système, par exemple les parties rotatives sont directement refroidies et lubrifiées par le fluide qui les traverse. Freepower a obtenu six brevets sur ce système de génération d’électricité miniaturisé. Ce système n’émet pas de gaz à effet de serre supplémentaire et entre dans le secteur energy efficiency (efficacité énergétique), très populaire au Royaume-Uni. Un prototype de 6 kW est déjà en fonctionnement et un premier modèle de 120 kW est prévu cette année. Les premiers modèles commerciaux devraient être disponibles durant le premier semestre 2006.
mardi, janvier 10, 2006
Résolution d'un très ancien problème "d'hélicoïde à poignée"
Une bulle de savon entortillée qui possède une poignée? Il est compréhensible que l'on trouve cela difficile à visualiser. Les experts pensaient même depuis plus de deux siècles qu'une telle structure était mathématiquement impossible. Mais plus maintenant.
Dans un rapport publié dans l'édition de novembre de Proceedings of the National Academy of Sciences, les mathématiciens Matthias Weber de l'Université de l'Indiana, David Hoffman de l'Université de Stanford et Michael Wolf de l'Université de Rice ont présenté la preuve de l'existence d'une nouvelle surface minimale dans une famille appelée "hélicoïde de genre un".
Un hélicoïde est la surface que l'on obtient quand une des formes les plus simples -une surface plane- est tordue un nombre infini de fois. Si l'hélicoïde est vertical, sa forme ressemble à la rampe d'accès à un parking à étage. La nouvelle surface ressemble à cet hélicoïde traditionnel à ceci près qu'elle possède une caractéristique supplémentaire: une poignée telle qu'on peut la trouver sur une tasse à café, ou, si l'on préfère, comme si une colonne supplémentaire était rajoutée au niveau d'un "étage" de la rampe de stationnement.
"Cette preuve nous indique que notre intuition n'était pas bien exacte au sujet ce qui est possible et ce qui n'est pas possible", remarque Weber. "Une raison probable à ce que l'on ne l'a pas découvert plus tôt est que personne n'avait imaginé que quelque chose de semblable pouvait exister".
Toutes les surfaces minimales ont quelque chose d'important en commun: une superficie minimale. "Une surface minimale se forme lorsque la pression des deux côtés d'une surface est identique", explique Weber. "Par exemple, quand on plonge un crochet recourbé dans de l'eau savonneuse, la bulle de savon qui se forme sur le crochet est une surface minimale". Ces bulles de savon peuvent avoir diverses formes, selon la forme du crochet, mais dans tous les cas la bulle essaye de réduire au minimum la tension superficielle et cela se produit quand la bulle a la plus petite superficie possible. En chacun de ses points, une surface minimale est soit plane, soit de la forme d'une selle de cheval (ou d'une pomme chips).
Des applications variées
Les surfaces minimales s'avèrent importantes au niveau moléculaire. "A l'échelle nanométrique, les surfaces de contact entre certaines substances sont des surfaces minimales", indique Weber. Par exemple, certains copolymères qui sont des plastiques employés pour fabriquer de nouveaux types de tissus. Le mélange de ces copolymères produit des surfaces minimales aux points de contact. Savoir à quoi ressemblent ces zones de contact peut aider à déterminer les futures propriétés chimiques du mélange.
"Les surfaces minimales sont extrêmement stables en tant qu'objets physiques, précise Weber, et cela peut être un avantage pour toute sorte de structure". Des architectes ont été intrigués par les illustrations numériques de certaines de ses surfaces minimales et étudient avec lui la possibilité de les adapter à des structures architecturales, intérieures ou extérieures.
Les qualités esthétiques des images numériques de Weber ne sont pas non plus sans intérêt: sa galerie montre des surfaces minimales placées dans des environnements imaginaires. "Ces images ne sont pas destinées à illustrer des concepts mathématiques", remarque Weber. "Elles atteindront leur but si les gens qui les regardent peuvent ressentir une partie de l'intrigant sortilège que ressent un mathématicien en explorant les objets mathématiques".
Dans une deuxième galerie, les images illustrent des concepts mathématiques. "C'est la plus complète collection de surfaces minimales accessible", indique Weber. "Les utilisateurs peuvent télécharger les programmes qui recréent les surfaces, leur permettant d'entreprendre des expériences numériques et visuelles".
La preuve complète des mathématiciens est longue de plus de 100 pages. Le résumé de leur rapport est disponible ici http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/102/46/16566.
mardi, janvier 03, 2006
Le DVD holographique pour cette année: jusqu'à 1,6 To de données
La société InPhase Technologies pourrait commencer à produire fin 2006 un disque numérique pouvant stocker jusqu'à 60 fois plus de données qu'un DVD traditionnel. Une démonstration publique d'un prototype du nouveau support s'est tenue à l'International Broadcast Equipment Exhibition à Tokyo.
Ce prototype, du nom de Tapestry, a une capacité de 300 Go de données et une vitesse de lecture de 20 Mo/s, ceci grâce à une technologie de stockage holographique. Cette technologie pourrait permettre l'enregistrement de 1,6 To (soit 1 600 Go) de données sur un disque de la taille d'un DVD. Une sévère concurrence aux technologies HD-DVD et Blu-Ray, chacune ambitionnant de devenir la remplaçante du DVD mais avec une capacité de seulement quelques dizaines de Giga-Octets. Le seul véritable concurrent d'InPhase Technologies est le japonais Optware qui devrait proposer lui aussi un disque holographique courant 2006 (voir notre news).
InPhase Technologies est une société formée par une alliance de Hitachi et de Maxell. La société travaille depuis sept ans sur la technologie holographique pour le stockage de données. Le principe est intéressant: utiliser toute l'épaisseur du support pour le stockage, et non juste un empilement de couches en surface. L'information est donc enregistrée en relief.
Sur un disque holographique, les données sont inscrites sous la forme d'un hologramme à l'intérieur d'un cristal sensible à la lumière (photosensible). Deux faisceaux issus d'une même source laser (pour conserver la cohérence) permettent d'enregistrer l'information: le faisceau objet et le faisceau de référence.
Ecriture de l'information sur un disque holographique
Le faisceau objet traverse une matrice représentant les données à enregistrer (un pixel noir pour un 0 et un pixel blanc pour un 1). Cette matrice n'est autre qu'un écran à cristaux liquides. Le faisceau altéré, contenant l'information, vient ensuite traverser le cristal photosensible, et sa rencontre avec le faisceau de référence vient inscrire les données dans le volume du cristal. Il suffit de déplacer le faisceau de référence pour pouvoir inscrire une nouvelle matrice de données derrière la première matrice. Pour la lecture des données, le faisceau de référence vient éclairer le support et permet de détecter les 0 et les 1 de la matrice initiale. L'holographie peut de ce fait stocker et enregistrer plusieurs informations en même temps.
La technologie holographique pourrait également être utilisée pour le stockage sur d'autres types de support, par exemple sur des petites cartes mobiles. Sur un support de la dimension d'un timbre poste il serait ainsi possible de stocker quelques 2 Go de données, ou 200 Go sur un support de la dimension d'une carte de crédit.
Ce prototype, du nom de Tapestry, a une capacité de 300 Go de données et une vitesse de lecture de 20 Mo/s, ceci grâce à une technologie de stockage holographique. Cette technologie pourrait permettre l'enregistrement de 1,6 To (soit 1 600 Go) de données sur un disque de la taille d'un DVD. Une sévère concurrence aux technologies HD-DVD et Blu-Ray, chacune ambitionnant de devenir la remplaçante du DVD mais avec une capacité de seulement quelques dizaines de Giga-Octets. Le seul véritable concurrent d'InPhase Technologies est le japonais Optware qui devrait proposer lui aussi un disque holographique courant 2006 (voir notre news).
InPhase Technologies est une société formée par une alliance de Hitachi et de Maxell. La société travaille depuis sept ans sur la technologie holographique pour le stockage de données. Le principe est intéressant: utiliser toute l'épaisseur du support pour le stockage, et non juste un empilement de couches en surface. L'information est donc enregistrée en relief.
Sur un disque holographique, les données sont inscrites sous la forme d'un hologramme à l'intérieur d'un cristal sensible à la lumière (photosensible). Deux faisceaux issus d'une même source laser (pour conserver la cohérence) permettent d'enregistrer l'information: le faisceau objet et le faisceau de référence.
Ecriture de l'information sur un disque holographique
Le faisceau objet traverse une matrice représentant les données à enregistrer (un pixel noir pour un 0 et un pixel blanc pour un 1). Cette matrice n'est autre qu'un écran à cristaux liquides. Le faisceau altéré, contenant l'information, vient ensuite traverser le cristal photosensible, et sa rencontre avec le faisceau de référence vient inscrire les données dans le volume du cristal. Il suffit de déplacer le faisceau de référence pour pouvoir inscrire une nouvelle matrice de données derrière la première matrice. Pour la lecture des données, le faisceau de référence vient éclairer le support et permet de détecter les 0 et les 1 de la matrice initiale. L'holographie peut de ce fait stocker et enregistrer plusieurs informations en même temps.
La technologie holographique pourrait également être utilisée pour le stockage sur d'autres types de support, par exemple sur des petites cartes mobiles. Sur un support de la dimension d'un timbre poste il serait ainsi possible de stocker quelques 2 Go de données, ou 200 Go sur un support de la dimension d'une carte de crédit.
lundi, janvier 02, 2006
M43: plus de 9 millions de chiffres pour le plus grand nombre premier connu
Le nombre 2^30402457 - 1 (2 puissance 30402457 auquel on retranche 1) est devenu le plus grand nombre premier découvert à ce jour, c'est-à-dire un nombre divisible uniquement par 1 et par lui-même. Ce nombre est un nombre premier de Mersenne, c'est-à-dire dont l'écriture est la suivante: 2 puissance un nombre premier (ici 30402457) auquel on retranche 1.
Ce nombre, baptisé M43 (pour le 43ème nombre premier de Mersenne connu), contient tout de même 9 152 052 chiffres et a été découvert grâce au projet GIMPS (Great Internet Mersenne Prime Search) par les docteurs Curtis Cooper et Steven Boone de l'Université Centrale de l'Etat du Missouri (CMSU). C'est la technique de la grille de calcul (grid computing), c'est-à-dire la distribution de la charge de calcul auprès d'une multitude d'ordinateurs interconnectés, qui a permis cet exploit.
Le projet GIMPS
Le projet GIMPS a pu regrouper au sein d'une grille les ordinateurs de volontaires et bénévoles répartis tout autour de la planète, grâce au réseau Internet. La plupart des projets utilisant le calcul distribué récupèrent la puissance informatique non employée des machines de ses contributeurs, de manière complètement transparente.
Dans le cas présent, ce sont tout de même plus de 200 000 ordinateurs répartis sur les cinq continents, en plus des 700 ordinateurs de l'université CMSU, qui ont permis de découvrir M43 en à peine... 10 mois. L'appartenance de ce nombre à l'ensemble des nombres premiers a été vérifiée bien plus rapidement, en cinq jours à Grenoble par un chercheur de Bull grâce à un supercalculateur.
100 000 dollars pour le premier nombre premier composé de plus de 10 millions de chiffres
M43 est bien plus grand que le précédent plus grand nombre premier connu à ce jour, qui ne comptait "que" entre 7 et 8 millions de chiffres. Mais M43 n'atteint pas encore les dix millions de chiffres, une barre symbolique qui aurait permis au projet GIMPS d'empocher 100 000 dollars, somme promise par l'Electronic Frontier Foundation (EFF) pour ce palier symbolique.
L'EFF est une organisation non lucrative qui vise à encourager la recherche. La découverte du premier nombre premier constitué de plus d'un million de chiffres avait ainsi été récompensée par une somme de 50 000 dollars. Les chercheurs de CMSU estiment que les dix millions de chiffres seront atteints courant 2007.
Les nombres premiers et la cryptographie
La propriété des nombres premiers est particulièrement utilisée dans le cadre de la cryptographie. La difficulté de factorisation par les moyens connus des très grands nombres permet d'assurer une protection certaine.
Dans le cadre de la cryptographie RSA, la sécurité repose sur la multiplication de deux très grands nombres premiers (les clés) afin de former un nombre gigantesque. Si il est simple de multiplier deux grands nombres, l'opération inverse, la factorisation, est très coûteuse en temps de calcul. Ce dernier nombre sera donc très difficile à factoriser, assurant la sécurité des clés et des données.
source : technosciences
Ce nombre, baptisé M43 (pour le 43ème nombre premier de Mersenne connu), contient tout de même 9 152 052 chiffres et a été découvert grâce au projet GIMPS (Great Internet Mersenne Prime Search) par les docteurs Curtis Cooper et Steven Boone de l'Université Centrale de l'Etat du Missouri (CMSU). C'est la technique de la grille de calcul (grid computing), c'est-à-dire la distribution de la charge de calcul auprès d'une multitude d'ordinateurs interconnectés, qui a permis cet exploit.
Le projet GIMPS
Le projet GIMPS a pu regrouper au sein d'une grille les ordinateurs de volontaires et bénévoles répartis tout autour de la planète, grâce au réseau Internet. La plupart des projets utilisant le calcul distribué récupèrent la puissance informatique non employée des machines de ses contributeurs, de manière complètement transparente.
Dans le cas présent, ce sont tout de même plus de 200 000 ordinateurs répartis sur les cinq continents, en plus des 700 ordinateurs de l'université CMSU, qui ont permis de découvrir M43 en à peine... 10 mois. L'appartenance de ce nombre à l'ensemble des nombres premiers a été vérifiée bien plus rapidement, en cinq jours à Grenoble par un chercheur de Bull grâce à un supercalculateur.
100 000 dollars pour le premier nombre premier composé de plus de 10 millions de chiffres
M43 est bien plus grand que le précédent plus grand nombre premier connu à ce jour, qui ne comptait "que" entre 7 et 8 millions de chiffres. Mais M43 n'atteint pas encore les dix millions de chiffres, une barre symbolique qui aurait permis au projet GIMPS d'empocher 100 000 dollars, somme promise par l'Electronic Frontier Foundation (EFF) pour ce palier symbolique.
L'EFF est une organisation non lucrative qui vise à encourager la recherche. La découverte du premier nombre premier constitué de plus d'un million de chiffres avait ainsi été récompensée par une somme de 50 000 dollars. Les chercheurs de CMSU estiment que les dix millions de chiffres seront atteints courant 2007.
Les nombres premiers et la cryptographie
La propriété des nombres premiers est particulièrement utilisée dans le cadre de la cryptographie. La difficulté de factorisation par les moyens connus des très grands nombres permet d'assurer une protection certaine.
Dans le cadre de la cryptographie RSA, la sécurité repose sur la multiplication de deux très grands nombres premiers (les clés) afin de former un nombre gigantesque. Si il est simple de multiplier deux grands nombres, l'opération inverse, la factorisation, est très coûteuse en temps de calcul. Ce dernier nombre sera donc très difficile à factoriser, assurant la sécurité des clés et des données.
source : technosciences
dimanche, janvier 01, 2006
Si comme moi vous aimez les montres

Vous aimez les belles mécaniques mais vous n'avez pas 7760 euros à mettre dans une BREGUET Transatlantique Titanium ... pourquoi ne pas vous offrir une montre doté d'un calibre suisse 3133 mais fabriquée en russie ... J'ai découvert la marque POLJOT il y'a peu et j'ai craqué. De très belle montres , tres bien finies , mécanique suisse , fournisseur officiel des cosmonautes russes( Yuri Gagarine en portait une en 61 ) et en plus a un rapport qualité/prix imbattable Que demande le peuple ? pour en savoir plus rendez vous sur ce site
http://www.poljot.ru/en-logo.html?html
le modèle que je préfère :
vendredi, décembre 30, 2005
Le chocolat noir bon pour le cœur !
Voilà une étude dont les résultats réjouiront tous les amateurs de chocolat noir. Cette étude, publiée dans la très sérieuse revue « Heart » démontre en effet l’effet positif pour les artères des fumeurs de 40 grammes de chocolat noir comparé à celui de 40 grammes de chocolat blanc du même fabricant helvétique. Le chocolat peut accroître le risque cardiovasculaire à cause de ses effets sur le glucose (sucre), les lipides (graisses) et le poids corporel, ou au contraire avoir un potentiel positif pour la santé cardiovasculaire à cause de ses effets antioxydants, résument les chercheurs dans une "lettre scientifique".
Les flavonoïdes présents dans le chocolat noir mais pas dans le chocolat blanc ont des propriétés antioxydantes. Pour comparer les effets de chocolats noirs et blancs de même marque, ils ont enrôlé une vingtaine de fumeurs à titre de cobayes. Privés pendant vingt-quatre heures d’autres antioxydants (thé noir ou vert, oignons, pommes, choux, vin, produits à base de cacao), dix cobayes ont ingéré 40 grammes de chocolat noir (à 73 % de cacao) et dix autres ont savouré 40 grammes de chocolat blanc (4 % de cacao).
Bilan : le chocolat blanc n’a eu aucun effet sur les cellules tapissant les artères, les plaquettes intervenant dans la formation des caillots sanguins, ni sur les taux d’antioxydants contenus dans le sang. Le chocolat noir est sorti gagnant : des échographies-Doppler ont montré que le chocolat noir entraînait une amélioration de la circulation dans les artères deux heures après son ingestion et que cet effet positif se maintenait pendant huit heures. Le taux d’antioxydants présents dans le sang a augmenté. Les chercheurs estiment que les effets positifs constatés sont "très vraisemblablement" liés aux effets antioxydants du chocolat noir.
source : tregouet et http://heart.bmjjournals.com/cgi/content/extract/92/1/119?
Les flavonoïdes présents dans le chocolat noir mais pas dans le chocolat blanc ont des propriétés antioxydantes. Pour comparer les effets de chocolats noirs et blancs de même marque, ils ont enrôlé une vingtaine de fumeurs à titre de cobayes. Privés pendant vingt-quatre heures d’autres antioxydants (thé noir ou vert, oignons, pommes, choux, vin, produits à base de cacao), dix cobayes ont ingéré 40 grammes de chocolat noir (à 73 % de cacao) et dix autres ont savouré 40 grammes de chocolat blanc (4 % de cacao).
Bilan : le chocolat blanc n’a eu aucun effet sur les cellules tapissant les artères, les plaquettes intervenant dans la formation des caillots sanguins, ni sur les taux d’antioxydants contenus dans le sang. Le chocolat noir est sorti gagnant : des échographies-Doppler ont montré que le chocolat noir entraînait une amélioration de la circulation dans les artères deux heures après son ingestion et que cet effet positif se maintenait pendant huit heures. Le taux d’antioxydants présents dans le sang a augmenté. Les chercheurs estiment que les effets positifs constatés sont "très vraisemblablement" liés aux effets antioxydants du chocolat noir.
source : tregouet et http://heart.bmjjournals.com/cgi/content/extract/92/1/119?
samedi, décembre 24, 2005
jeudi, décembre 22, 2005
Star Wars et la physique: le sabre laser
La dénomination "sabre laser", prise au pied de la lettre, pose plusieurs problèmes.
Tout d'abord le laser se propage en ligne droite, à moins de subir une déflection au cours de sa trajectoire. Ainsi une lame laser ne devrait pas être visible. De même on ne voit le faisceau d'un pointeur laser que dans une atmosphère diffusante, où de minuscules poussières interagissent avec le faisceau et le réemmettent dans toutes les directions.
De plus, le faisceau laser n'est pas naturellement limité en taille. Il se propage en ligne droite jusqu'à être absorbé. Pour un combat dans un vaisseau spatial, les conséquences sont catastrophiques, chaque mouvement de lame provoquant le découpage intempestif de tout ce qui se trouve sur le chemin du faisceau, y compris la coque du vaisseau.. Limiter la taille de la lame requiert au moins l'utilisation d'un miroir réfléchissant en bout de course.
Une autre observation difficile à interpréter dans ce cadre est le "choc" produit par la rencontre de deux sabres. Les photons constituant un laser ne peuvent "s'entrechoquer" avec d'autres photons.
L'arme des Jedi évoquent en fait l'utilisation de plasma, plutôt que d'un laser. Un plasma, gaz chauffé à tel point que tous les atomes le composant sont séparés d'un ou plusieurs de leurs électrons, rayonne dans toutes les directions. Sa température fixe les caractéristiques du rayonnement émis, notamment sa couleur.
On utilise aujourd'hui des "torches plasma" pour la destruction de déchets ou la découpe de métal. Le plasma est alors un gaz ionisé sous l'effet d'un arc électrique, et atteint des températures de plusieurs milliers de degrés.
On peut modeler la forme du plasma à l'aide d'un champ magnétique: ce champ modifie les trajectoires des particules chargées constituant le plasma, et les confine dans une région de l'espace. C'est également le principe de confinement utilisé dans les tokamaks, pour réaliser la fusion nucléaire (dont le projet ITER sera la prochaine grande étape).
On peut ainsi réaliser un "sabre plasma" de belle allure, au pouvoir destructif important. On a en prime la possibilité de "chocs" entre sabres: de même que deux aimants peuvent se repousser sous l'effet de leurs champs magnétiques, on peut imaginer que le croisement de deux sabres soit rendu impossible par la présence d'un champ magnétique.
mercredi, décembre 21, 2005
Boeing: Le 747 nouveau est lancé
Comme prévu, Boeing a donné le coup d'envoi officiel d'une nouvelle famille de 747, en lançant mardi matin le 747-8, connu jusqu'à présent sous le nom de code 747 Advanced. La nouvelle gamme qui comprend deux variantes, Intercontinental et Freighter, plus longues que l'A380-800 d'Airbus, bénéficiera des avancées technologies développées pour le futur biréacteur moderne 787, d'où le nom du modèle -8.
Cette sixième déclinaison du quadriréacteur long-courrier conçu à la fin des années soixante sera équipée d'une voilure améliorée, d'un poste de pilotage modernisé mais aussi d'une motorisation unique acquise à General Electric et sa nouvelle gamme de réacteurs GEnx, soutenant un poids maximum au décollage de plus de 435 tonnes et répondant aux normes les plus avancées en matière de bruit. La version passagers ou Intercontinental est allongée de 3,6 mètres par rapport au 747-400, permettant l'aménagement de 34 sièges supplémentaires.
Capable de transporter 450 passagers en trois classes de service, il pourra franchir des étapes sans escale de 14 815 kilomètres. Avec une longueur de 75,3 mètres, le dérivé cargo ou Freighter deviendra le 747 le plus long jamais construit. Il emportera 140 tonnes de marchandises sur des liaisons directes de 8 275 kilomètres. Boeing promet également des coûts d'exploitation de 22% inférieurs à ceux de l'A380 cargo. La configuration définitive de la gamme sera fixée à la fin de l'année prochaine, avec une présentation prévue dans le courant du troisième trimestre 2008 et un premier vol dans les trois mois à suivre.
La certification et la mise en service sont attendues pour septembre 2009, date à laquelle l'un des deux clients de lancement Cargolux recevra le premier exemplaire d'une commande ferme portant sur dix de la version cargo. L'opérateur de fret luxembourgeois, qui exploite actuellement treize 747-400 standard confirme ainsi son intérêt dévoilé en juillet dernier, tout en prenant dix droits d'achat supplémentaires. Le feu vert industriel du programme s'accompagne également d'un achat de la compagnie japonaise Nippon Cargo Airlines pour huit 747-8 cargo fermes et de six en option. L'exploitant asiatique commencera à prendre livraison des long-courriers au cours du quatrième trimestre 2009. Il opère actuellement treize 747 d'ancienne génération et a acquis six 747-400 toujours en version cargo, dont le premier lui a été remis en juin. Les deux contrats représentent une valeur de 5 milliards de dollars, selon les prix catalogue du constructeur américain.
Boeing table sur un marché de 900 appareils sur les vingt prochaines années dans la catégorie de ses nouvelles propositions, sans préciser la part de marché qu'il compte s'approprier. De plus, les deux premières ventes annoncées semblent déjà enfermer le 747-8 dans un rôle spécifique de transporteur de fret, ce qu'est devenu le 747-400 en panne de commandes des dérivés passagers. D'ailleurs, l'avionneur prévoit que la flotte cargo mondiale de 65 tonnes et plus sera de 34% à l'horizon 2024.
En ce qui concerne les anciennes versions encore commercialisées du 747, les versions -400 et -400ER passagers et cargos, Boeing annonce qu'elles seront remisées dès le début des livraisons des nouveaux dérivés -8.
Source: Philippe Granger - Avions de ligne
Cette sixième déclinaison du quadriréacteur long-courrier conçu à la fin des années soixante sera équipée d'une voilure améliorée, d'un poste de pilotage modernisé mais aussi d'une motorisation unique acquise à General Electric et sa nouvelle gamme de réacteurs GEnx, soutenant un poids maximum au décollage de plus de 435 tonnes et répondant aux normes les plus avancées en matière de bruit. La version passagers ou Intercontinental est allongée de 3,6 mètres par rapport au 747-400, permettant l'aménagement de 34 sièges supplémentaires.
Capable de transporter 450 passagers en trois classes de service, il pourra franchir des étapes sans escale de 14 815 kilomètres. Avec une longueur de 75,3 mètres, le dérivé cargo ou Freighter deviendra le 747 le plus long jamais construit. Il emportera 140 tonnes de marchandises sur des liaisons directes de 8 275 kilomètres. Boeing promet également des coûts d'exploitation de 22% inférieurs à ceux de l'A380 cargo. La configuration définitive de la gamme sera fixée à la fin de l'année prochaine, avec une présentation prévue dans le courant du troisième trimestre 2008 et un premier vol dans les trois mois à suivre.
La certification et la mise en service sont attendues pour septembre 2009, date à laquelle l'un des deux clients de lancement Cargolux recevra le premier exemplaire d'une commande ferme portant sur dix de la version cargo. L'opérateur de fret luxembourgeois, qui exploite actuellement treize 747-400 standard confirme ainsi son intérêt dévoilé en juillet dernier, tout en prenant dix droits d'achat supplémentaires. Le feu vert industriel du programme s'accompagne également d'un achat de la compagnie japonaise Nippon Cargo Airlines pour huit 747-8 cargo fermes et de six en option. L'exploitant asiatique commencera à prendre livraison des long-courriers au cours du quatrième trimestre 2009. Il opère actuellement treize 747 d'ancienne génération et a acquis six 747-400 toujours en version cargo, dont le premier lui a été remis en juin. Les deux contrats représentent une valeur de 5 milliards de dollars, selon les prix catalogue du constructeur américain.
Boeing table sur un marché de 900 appareils sur les vingt prochaines années dans la catégorie de ses nouvelles propositions, sans préciser la part de marché qu'il compte s'approprier. De plus, les deux premières ventes annoncées semblent déjà enfermer le 747-8 dans un rôle spécifique de transporteur de fret, ce qu'est devenu le 747-400 en panne de commandes des dérivés passagers. D'ailleurs, l'avionneur prévoit que la flotte cargo mondiale de 65 tonnes et plus sera de 34% à l'horizon 2024.
En ce qui concerne les anciennes versions encore commercialisées du 747, les versions -400 et -400ER passagers et cargos, Boeing annonce qu'elles seront remisées dès le début des livraisons des nouveaux dérivés -8.
Source: Philippe Granger - Avions de ligne
lundi, décembre 19, 2005
La mémoire holographique sort des labos
La mémoire holographique va-t-elle enfin quitter le rayon des idées géniales et des curiosités techniques pour devenir la future technique de stockage, envoyant les CD ou DVD au pilon ? Pour la première fois depuis que des chercheurs planchent sur cette forme de mémoire en trois dimensions, une start-up américaine, InPhase Technologies, annonce la mise sur le marché d’un support à mémoire holographique pour la fin de l’année 2006. L’idée d’utiliser l’holographie pour stocker des informations remonte aux années 60. Les recherches se sont accélérées au début des années 90 lorsque les techniques actuelles de stockage ont commencé à montrer leurs limites. Sur la papier, la mémoire holographique bat les supports actuels à plate couture : le disque mis au point par InPhase Technologies peut stocker 60 fois plus d’informations qu’un DVD. Les données sont stockées 10 fois plus vite qu’avec un graveur actuel.
Alors que sur les CD ou les DVD les données sont gravées en deux dimensions, l’holographie utilise les trois dimensions. L’information n’est plus stockée sous forme de creux et de bosses mais à l’intérieur d’un cristal photosensible. L’écriture du disque se fait à l’aide de deux rayons lasers dont les interférences permettent d’inscrire un motif dans le cristal. Pour lire l’information, il suffit d’éclairer le cristal avec un rayon lumineux. En variant de façon très subtile l’inclinaison de ce faisceau, plusieurs images différentes peuvent être lues dans le cristal. D’où l’énorme capacité de stockage de l’holographie... et la difficulté à la mettre au point.
source : science et avenir
Alors que sur les CD ou les DVD les données sont gravées en deux dimensions, l’holographie utilise les trois dimensions. L’information n’est plus stockée sous forme de creux et de bosses mais à l’intérieur d’un cristal photosensible. L’écriture du disque se fait à l’aide de deux rayons lasers dont les interférences permettent d’inscrire un motif dans le cristal. Pour lire l’information, il suffit d’éclairer le cristal avec un rayon lumineux. En variant de façon très subtile l’inclinaison de ce faisceau, plusieurs images différentes peuvent être lues dans le cristal. D’où l’énorme capacité de stockage de l’holographie... et la difficulté à la mettre au point.
source : science et avenir
dimanche, décembre 18, 2005
la fin du silicium annoncée ?
Le silicium aurait-il vécu ? Impensable... et pourtant ! Intel vient d’annoncer avoir réussi à mettre au point un transistor informatique à partir d’un autre matériau que le traditionnel silicium et les résultats obtenus lui font dire qu’une nouvelle génération de composants électroniques pourrait voir le jour.
Indium Antimonium , ou InSb pour les amateurs de symboles, permet selon Intel "une réduction significative de la consommation d’énergie au niveau du transistor, accompagnée d’une substantielle amélioration des performances". On imagine sans peine les applications que pourrait trouver Intel à ces puces nouvelle génération : ordinateurs portables et appareils mobiles, pour lesquels concentration des performances et faible consommation énergétique constituent les principaux enjeux.
En réalité, l’InSb est déjà utilisé dans certains composants électroniques, notamment les amplificateurs radio ou les lasers à semi-conducteurs. Mais c’est la première fois que l’industrie parvient à réaliser un transistor si petit (85 nanomètres) à partir de ce matériau et surtout, c’est la première fois qu’elle met au point un composant basé sur l’InSb directement utilisable dans le domaine informatique et tout particulièrement pour la conception de microprocesseurs. "Les résultats de ces recherches nous rendent confiants quant à notre aptitude à suivre la Loi de Moore au-delà de 2015", affirme Ken David, directeur de la recherche sur les composants chez Intel.
source:l'atelier
Indium Antimonium , ou InSb pour les amateurs de symboles, permet selon Intel "une réduction significative de la consommation d’énergie au niveau du transistor, accompagnée d’une substantielle amélioration des performances". On imagine sans peine les applications que pourrait trouver Intel à ces puces nouvelle génération : ordinateurs portables et appareils mobiles, pour lesquels concentration des performances et faible consommation énergétique constituent les principaux enjeux.
En réalité, l’InSb est déjà utilisé dans certains composants électroniques, notamment les amplificateurs radio ou les lasers à semi-conducteurs. Mais c’est la première fois que l’industrie parvient à réaliser un transistor si petit (85 nanomètres) à partir de ce matériau et surtout, c’est la première fois qu’elle met au point un composant basé sur l’InSb directement utilisable dans le domaine informatique et tout particulièrement pour la conception de microprocesseurs. "Les résultats de ces recherches nous rendent confiants quant à notre aptitude à suivre la Loi de Moore au-delà de 2015", affirme Ken David, directeur de la recherche sur les composants chez Intel.
source:l'atelier
samedi, décembre 17, 2005
Mona Lisa : l’énigmatique sourire percé à jour ?
Le mystérieux demi-sourire équivoque qui a intrigué les admirateurs de la Mona Lisa depuis plusieurs siècles n’est pas si ardu à interpréter, affirmaient hier des chercheurs.
Elle souriait sur la peinture parce qu’elle était heureuse, précisément à 83%, selon des experts de l’Université d’Amsterdam.
Dans ce qu’ils considèrent cependant comme une démonstration ludique de technologie plutôt qu’une expérience sérieuse, ces chercheurs ont numérisé une reproduction du chef-d’œuvre de Leonardo da Vinci et l’ont soumis à un programme ultramoderne de reconnaissance des émotions, développé en collaboration avec l’Université de l’Illinois.
Les résultats ont réparti ainsi ce que ressentait le sujet de la toile du maître : joie, 83%; dégoût, 9%; peur, 6%; colère, 2%. Moins d’un pour cent d’elle était au neutre, tandis qu’elle n’exprimait aucune surprise.
Da Vinci a commencé à peindre la toile en 1503; elle est actuellement accrochée à un mur du Louvre, à Paris.
Cette œuvre, connue aussi sous le nom de «Joconde», serait un portrait de l’épouse de Francesco del Giocondo. Le titre est un jeu de mots sur le nom du mari, signifiant également «la dame heureuse» en italien.
Harro Stokman, un professeur à l’Université d’Amsterdam qui a participé à l’expérience, a expliqué que les chercheurs étaient conscients de la nature plus ou moins scientifique des résultats, le programme n’étant pas conçu pour percevoir les émotions subtiles. Le logiciel n’a donc pu détecter quoi que ce soit de sexuel ou confirmer le mépris perçu par plusieurs dans les yeux de Mona Lisa.
Cette technologie est d’ailleurs conçue pour l’analyse de films et images numériques modernes, et les sujets analysés doivent d’abord être analysés dans un état neutre et sans émotions pour permettre au programme de détecter par la suite des émotions.
Le chercheur principal Nicu Sebe a relevé le défi avec beaucoup de sérieux, se servant des visages d’une dizaine de femmes méditerranéennes de l’époque afin de créer une image composite neutre. Il a ensuite comparé ce résultat au visage de la toile célèbre, attribuant ainsi une cote à six émotions distinctes, soit la joie, la surprise, la colère, le dégoût, la peur et la tristesse.
«Essentiellement, c’est comme appliquer une toile d’araignée sur le visage pour le fragmenter en toutes petites aires», explique Stokman. «Puis, il s’agit par exemple de détecter les infimes variations dans l’orientation des ailettes des narines ou la profondeur des rides autour des yeux.»
Stokman souligne qu’avec une lecture de 83%, il est clair que la joie était l’émotion principale du moment pour la jeune femme.
Des experts en biométrie n'ayant pas participé à l’expérience ont déclaré que les résultats étaient fort intéressants, même si leur valeur scientifique reste à démontrer.
«La technologie de reconnaissance du visage évolue rapidement, mais la reconnaissance des émotions est toujours au stade embryonnaire», précise Larry Hornak, directeur du Centre des technologies de l’identification à l’Université de West Virginia.
«Ils semblent tout de même s’être servis d’un jeu de données, aussi petit soit-il, ce qui est typique du travail réalisé dans un domaine relativement nouveau comme celui-ci. C’est un résultat intéressant», conclut-il.
Stokman est conscient que l’expérience de l’Université d’Amsterdam n’étaiera ni ne réfutera pas les théories controversées dont a fait l’objet la peinture du maître florentin. L’une de celles-ci avance que la toile est en fait un autoportrait de Leonardo en femme.
«Qui sait, peut-être que d’ici 30, 40 ou 50 ans, nous serons en mesure de dire ce que ressentait cette femme» évoque Stokman.
Hornak trouve l’idée fort intéressante. «Il est toujours amusant de mettre en pratique des technologies dans des domaines d’intérêt public, et parfois les résultats peuvent être tout à fait illuminants» dit-il. Jim Wayman, un chercheur en biométrie de l’Université d’État de San Jose, abonde en ce sens.
«C’est plus abracadabrant que scientifique, dit-il, mais cela divertit et ne fait de mal à personne.»
source : canoe sciences et tech
jeudi, décembre 15, 2005
BMW: le futur de l'automobile passe par la vapeur
Puisqu'une des solutions à l'actuel problème de l'énergie est d'en dépenser moins, louons la nouvelle invention de BMW pour améliorer le rendement énergétique des moteurs existants.
Le problème du moteur à combustion interne est qu'une grande partie de l'énergie disparaît sous forme de chaleur, en particulier via l'échappement et dans le circuit de refroidissement. Le système proposé par BMW consiste à récupérer cette chaleur et la recycler pour aider à la propulsion. Les tests au banc ont montré que sur un moteur 4 cylindres 1,8 litre, la consommation baissait de 15 % tandis que la puissance augmentait de 14 ch et le couple de 20 Nm grâce à ce que BMW appelle le "Turbosteamer", qu'on pourrait traduire par "Turbovaporisateur".
Le principe est celui du bon vieux moteur à vapeur. Les gaz d'échappement sont transférés dans un circuit primaire qui joue le rôle d'échangeur et vaporise le fluide contenu dans un second circuit. La pression générée est utilisée pour aider à la rotation du vilebrequin, et le reste de l'énergie est récupérée dans le circuit de refroidissement qui à son tour retourne dans le circuit principal. 80% de la chaleur est ainsi recyclée aux dires de BMW.
Le système tourne sur banc à l'état de prototype, et sa taille permet d'ores et déjà en théorie l'adaptation dans le compartiment moteur d'un 4 cylindres. Mais ne vous précipitez pas chez le concessionnaire: l'objectif annoncé est d'avoir un système prêt pour la production dans moins de dix ans, ce qui signifie qu'il reste encore pas mal de problèmes à régler.
BMW fut le premier constructeur européen à mettre sur le marché une voiture équipée d'un turbocompresseur, sera-t-il le premier à produire une voiture équipée d'un turbovaporisateur ?
Source: Le Blog Auto sous Licence Creative Commons by-sa
Le problème du moteur à combustion interne est qu'une grande partie de l'énergie disparaît sous forme de chaleur, en particulier via l'échappement et dans le circuit de refroidissement. Le système proposé par BMW consiste à récupérer cette chaleur et la recycler pour aider à la propulsion. Les tests au banc ont montré que sur un moteur 4 cylindres 1,8 litre, la consommation baissait de 15 % tandis que la puissance augmentait de 14 ch et le couple de 20 Nm grâce à ce que BMW appelle le "Turbosteamer", qu'on pourrait traduire par "Turbovaporisateur".
Le principe est celui du bon vieux moteur à vapeur. Les gaz d'échappement sont transférés dans un circuit primaire qui joue le rôle d'échangeur et vaporise le fluide contenu dans un second circuit. La pression générée est utilisée pour aider à la rotation du vilebrequin, et le reste de l'énergie est récupérée dans le circuit de refroidissement qui à son tour retourne dans le circuit principal. 80% de la chaleur est ainsi recyclée aux dires de BMW.
Le système tourne sur banc à l'état de prototype, et sa taille permet d'ores et déjà en théorie l'adaptation dans le compartiment moteur d'un 4 cylindres. Mais ne vous précipitez pas chez le concessionnaire: l'objectif annoncé est d'avoir un système prêt pour la production dans moins de dix ans, ce qui signifie qu'il reste encore pas mal de problèmes à régler.
BMW fut le premier constructeur européen à mettre sur le marché une voiture équipée d'un turbocompresseur, sera-t-il le premier à produire une voiture équipée d'un turbovaporisateur ?
Source: Le Blog Auto sous Licence Creative Commons by-sa
mardi, décembre 13, 2005
SALON AERONAUTIQUE DE DUBAI : ATR met Air Madagascar à l'honneur
C'est le nouvel appareil ATR72 aux couleurs d'Air Madagascar qui a été mis à l'honneur par la société ATR pendant le 9ème Salon aéronautique de Dubai.
En effet, c'est « Juliet Fox » qui est présent sur le tarmac, au milieu des autres appareils exposés dont le Boeing 777 et l'Airbus A380. Mais la hausse du prix du petrole aidant, l'ATR est une véritable vedette de ce
Salon vu sa consommation de carburant unanimement reconnue comme raisonnable.
Les clés de cet ATR72-500, le second acquis ce mois-ci par Air Madagascar, ont été symboliquement remises le 22 Novembre au Directeur général de la Compagnie malgache, Berend Bruns, et ce par le Président d'ATR,
Filippo Bagnato.
Immatriculé 5R-MJF, d'où son surnom de "Juliet Fox" au sein de la Compagnie, cet appareil flambant neuf porte donc à deux unités les appareils ATR72 qui vont être utilisés par Air Madagascar. Si le premier, "Juliet Echo" est opérationnel depuis le 19 Novembre, l'arrivée de Juliet Fox à Antananarivo est quant à elle programmée pour Mardi prochain. En effet, après sa présentation par ATR au Salon de Dubai, l'appareil retournera à Toulouse pour y subir les derniers tests avant son acceptation définitive par l'équipe de techniciens d'Air Madagascar conduite par le Chef de Departement de Maintenance industrielle, Jean-Charles Ranaivoson. Ce sont les Commandants Zafimanana et Lemena qui auront quant à eux l'honneur de diriger le convoyage de l'appareil vers sa future patrie.
D'une capacité de 70 places, les deux nouveaux appareils desserviront les réseaux intérieur et régional d'Air Madagascar. Ils sont équipés de sièges
en cuir, dont huit réservés à la classe business.
source : SOBIKA
lundi, décembre 12, 2005
Le lancement de Calipso attendu avec impatience par la communauté scientifique
Le lancement du satellite Calipso (Cloud-Aerosol Lidar and Infrared Pathfinder satellite Observation), une mission développée par la NASA en coopération avec le CNES, est désormais prévu pour mi-février 2006. Ceci porte le retard accumulé à près de deux ans par rapport aux plans initiaux.
Les scientifiques de grandes universités américaines impliquées dans le projet (Washington, Hampton, Colorado etc) s'impatientent. Des lancements pour le compte du Department of Defense sont tout d'abord passés en priorité sur le calendrier de tirs du site de Vandenberg (Californie). Après des difficultés techniques sur le satellite et le lanceur, la mission doit désormais faire face aux grèves de Boeing, l'industriel en charge du lancement, à une fermeture du site de Vandenberg jusqu'au 10 février, puis à des problèmes potentiels de priorité avec d'autres satellites gouvernementaux.
Grâce aux données fournies par Calipso, les chercheurs ont pour objectif de comprendre l'impact des nuages et des aérosols sur le réchauffement climatique de la Terre. Les technologies à bord, notamment le LiDAR (Light Detection and Ranging), permettront de créer les premières images en trois dimensions des nuages et des particules en suspension dans l'atmosphère. Certaines d'entre elles, réfléchissant le rayonnement solaire, contribuent à refroidir la planète, tandis que d'autres, absorbantes, pourraient accélérer le réchauffement. Une des questions posées est de savoir si ces phénomènes ont tendance à globalement accentuer ou compenser l'effet de serre.
Source: Etats-Unis Espace - bureau du CNES de l'Ambassade de France aux Etats-Unis
Les scientifiques de grandes universités américaines impliquées dans le projet (Washington, Hampton, Colorado etc) s'impatientent. Des lancements pour le compte du Department of Defense sont tout d'abord passés en priorité sur le calendrier de tirs du site de Vandenberg (Californie). Après des difficultés techniques sur le satellite et le lanceur, la mission doit désormais faire face aux grèves de Boeing, l'industriel en charge du lancement, à une fermeture du site de Vandenberg jusqu'au 10 février, puis à des problèmes potentiels de priorité avec d'autres satellites gouvernementaux.
Grâce aux données fournies par Calipso, les chercheurs ont pour objectif de comprendre l'impact des nuages et des aérosols sur le réchauffement climatique de la Terre. Les technologies à bord, notamment le LiDAR (Light Detection and Ranging), permettront de créer les premières images en trois dimensions des nuages et des particules en suspension dans l'atmosphère. Certaines d'entre elles, réfléchissant le rayonnement solaire, contribuent à refroidir la planète, tandis que d'autres, absorbantes, pourraient accélérer le réchauffement. Une des questions posées est de savoir si ces phénomènes ont tendance à globalement accentuer ou compenser l'effet de serre.
Source: Etats-Unis Espace - bureau du CNES de l'Ambassade de France aux Etats-Unis
samedi, décembre 03, 2005
StarSight: des lampadaires solaires Wi-Fi

StarSight est un concept bien pensé mélangeant un éclairage urbain avec un panneau solaire et une borne Wi-Fi ou WiMAX. Le tout est gérable à distance, fournit de l'accès à Internet sans fil et peut même incorporer à sa base des chargeurs d'appareils en tous genres (lecteurs mp3, téléphones portables, ...).
Les concepteurs du projet, Kolam Partnership (Angleterre) et Nex-G (Singapour), indiquent un premier déploiement au Cameroun, permettant aux pays en voie de développement de bénéficier des dernières technologies en matière de réseaux sans fil d'accès à Internet.
Le Maroc, la Chine, l'Inde et même les highlands d'Ecosse seraient les prochains lieux à être équipés d'un tel système, qui pourrait en plus être utilisé pour les alertes de catastrophes naturelles, les pics de pollution et tout autre service.
source : canard wifi
en savoir plus : http://starsightproject.com/en/africa/index.php
dimanche, novembre 27, 2005
la France boucle sa tournée en beautée
Et de quatre. La France a battu l'Afrique du Sud 26-20 au Stade de France samedi soir et termine invaincue sa tournée de novembre après ses victoires sur l'Australie, le Canada et les Tonga. La seule équipe à avoir fait aussi bien est la Nouvelle-Zélande, auteur du deuxième grand chelem après ses quatre victoires dans les Iles britanniques. Les All Balcks, toujours aussi brillants et dominateurs, ont battu l'Ecosse 29-10 après avoir dominé l'Irlande, le Pays de Galles et l'Angleterre.
La France a ainsi entamé sa partie sur les chapeaux de roure en marquant deux essais de contre dans les dix premières minutes. Le talonneur du Stade Français, Dimitri Szarzewski fut ainsi le premier à aplatir dans l'en-but sud-africain. Avant d'être bientôt suivi par l'ouvreur de Toulouse Frédéric Michalak. Forts de cet avantage, les Français ont largement dominé la première mi-temps, avant de résister aux assauts des Springboks en seconde mi-temps. «Nous avons fait un match plein d'enthousiasme», a commenté l'arrière Thomas Castagneide, «Nous avons aussi montré que nous sommes au niveau des toutes meilleures équipes du monde".
article de libération du dimanche 27 novembre 05
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