dimanche, mars 25, 2007

A320 fantôme en Chine…

Alors que le constructeur AVIC 1 vient de déclarer qu’il pouvait mettre sur le marché un avion de ligne moderne dès les années 2010 – 2020, AIRBUS a aussitôt fait la relation avec l’étrange disparition d’un A320 en Chine. Il s’agit d’un appareil effectivement livré à Pékin, mais qui n’est jamais apparu dans la flotte d’aucune compagnie et dont il n’existe aucune trace de suivi technique, comme cela se pratique pour tous les avions. L’hypothèse la plus probable serait que cet A320 fantôme se trouve dans une discrète usine du pays pour y être démonté et étudié pièce par pièce.



Lu dans Air et Cosmos du 16 mars 2007

jeudi, mars 08, 2007

Un TGV de test aurait déjà franchi la barre des 550 km/h

Pour le moment, la nouvelle est seulement officieuse. La rame de TGV construite pour battre le record du monde de vitesse pour un train classique aurait déjà dépassé les 550 km/h sur la LGV Est. Selon la presse dont le journal "Le Parisien", le record aurait été battu par la rame spécialement construite à cet effet mardi, en atteignant 553 km/h. Les derniers chiffres font même état de 554,3 km/h.

Il semble donc que les ingénieurs n'auront aucun mal à battre officiellement le précédent record de vitesse en avril prochain (513 km/h). L'objectif officiel initial était de 540 km/h, mais on parle de plus en plus de 560 voire 570 km/h. Toutefois, la barre des 600 km/h semble toujours exclue. En service commercial, les convois à grande vitesse ne dépasseront pas les 320 km/h.

La rame d'essais de vitesse a été spécialement conçue à cet effet et se compose de deux motrices pour 3 voitures duplex. Ces tests ont pour but d'étudier le comportement des infrastructures, notamment les rails et les caténaires, dans des conditions extrêmes de vitesse. Les principales limites aux très grandes vitesses sur rail sont plus liées aux équipements qu'à des problèmes de puissance ou de traction.

mercredi, mars 07, 2007

samedi, mars 03, 2007

Le "Décibel d'Or" pour la technologie "Zero-Splice" d'Airbus

En décembre dernier, le prestigieux trophée de protection environnementale, le "Décibel d'Or", a été remis à l'avionneur européen Airbus. Sa technologie "Zero-Splice", dont il détient le brevet, a permis en effet une réduction du bruit au décollage qui atteint jusqu'à 0,4 EPNdB (Effetive Perceived Noise levels, soit le niveau effectif de bruit perçu), grâce à une réduction du niveau de pression acoustique (SPL) du bruit de la soufflante atteignant jusqu'à sept décibels.


Rappelons au passage que le bruit généré par la soufflante des moteurs représente presque la moitié du bruit produit à l'approche et au décollage. Le gain obtenu est d'autant plus important qu'il apporte à l'A380 un avantage de dix tonnes au décollage, qu'il s'agisse d'augmentation de rayon d'action ou de charge marchande.

C'est à la suite des travaux menés par Airbus concernant les méthodes de réduction du niveau sonore de la soufflante qu'il est apparu que les jonctions des panneaux acoustiques de la nacelle sont à l'origine d'une distorsion importante du bruit de la soufflante avant et rendent les traitements acoustiques moins efficaces. Aussi l'avionneur européen a-t-il conçu le revêtement de nacelle "Zero-Splice" sous forme d'une seule pièce de 360° en composite, comparable en taille à un fuselage d'A320.

Aujourd'hui, Airbus poursuit ses recherches sur les nacelles "moindre-bruit" et développe notamment le concept RAMSES (Reduced Acoustic Mode Scattering Engine System duct), pour lequel il détient également un brevet. Il s'agit alors d'étendre le principe "Zero-Splice" sur la totalité de l'entrée d'air, en vue d'obtenir une réduction sonore encore plus grande. Une technologie dont pourraient bénéficier les nacelles des futurs avions Airbus.

Source: BE France numéro 188 (22/02/2007) - ADIT

dimanche, février 18, 2007

Un ordinateur pour lire sur les lèvres

L'Université d'East Anglia au Royaume-Uni, sous la direction du Dr Richard Harvey, prépare des ordinateurs capables de lire sur les lèvres dans différentes langues.

L'équipe du Dr Harvey a récemment reçu une aide du conseil de recherche EPSRC (Engineering and Physical Sciences Research Council) de près de 400.000 livres (environ 600.000 euros) pour développer en trois ans un langage informatique indépendant de lecture sur les lèvres. Ce projet permettra d'implémenter le logiciel sur des caméras fixes telles que CCTV, Web Cam etc.

De nombreuses applications commerciales sont envisagées pour cette technologie: dans les voitures, par exemple, les systèmes de reconnaissance vocale deviennent défaillants dès que des bruits étrangers interfèrent par la fenêtre ouverte, etc.). Avec ce système, le bruit ne parasiterait plus la détection.

Il convient donc d'obtenir une image très précise du visage et plus précisément des lèvres. L'équipe du Dr Harvey s'est donc associée au département Centre for Vision, Speech, and Signal Processing (CVSSP) de l'Université de Surrey, dirigé par le professeur Richard Bowden, spécialisé dans la reconnaissance de forme sur les personnes.

La branche scientifique du Home Office (Ministère de l'intérieur britannique) espère travailler sur la possibilité d'utiliser cette technique pour lutter contre la criminalité. Le projet se déroulera sur trois ans, de mars 2007 à février 2010.

Source: BE Royaume-Uni numéro 73 (6/02/2007)

dimanche, février 04, 2007

Corot fin prêt: réussite du test de pointage de haute précision

Un mois après le lancement parfaitement réussi et deux semaines après la réalisation de la première image (voir notre news), les opérations critiques de vérification et de mise en configuration du satellite Corot ont toutes été menées avec succès par les équipes du CNES et des laboratoires associés du CNRS (Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique (Observatoire Paris Meudon) et le Laboratoire d'Astrophysique de Marseille (Observatoire Astronomique de Marseille Provence) .


Vue d'artiste du télescope Corot en situation

Elles se sont conclues par la mise en route d'un mode de pointage innovant qui utilise l'instrument lui-même comme un super senseur stellaire. Les premières performances relevées sont bien meilleures que les spécifications (moins de 0,5 secondes d'arc, soit environ un dix-millième de degré).

Le bon fonctionnement du satellite va donc permettre de démarrer très rapidement la première observation et ainsi de mettre l'ensemble du système Corot au service de la Science, en respectant les engagements du CNES tant sur le plan des performances techniques que sur celui du calendrier.

Source: ESA
Illustration: CNES - D. Ducros

dimanche, janvier 28, 2007

ATR vers une future génération de turbopropulseurs

ATR s’est choisi un leitmotiv : l’innovation. Lors de la présentation de ses résultats le 25 janvier, le constructeur franco-italien a de nouveau prouvé qu’il ne se reposait pas sur ses 60% de parts de marché. Au contraire, il a démontré qu’il se plaçait toujours dans une optique d’amélioration en continu. Il travaille sur une nouvelle cabine, une nouvelle avionique, une nouvelle motorisation voire, pourquoi pas, un tout nouvel appareil.

Les toutes dernières innovations ont été introduites il y a quelques semaines dans un appareil de Kingfisher Airlines. La compagnie indienne a reçu le premier turbopropulseur au monde équipé de l’éclairage par diodes électroluminescentes (LED) et d’un système de divertissement en vol (IFE). L’éclairage par LED est alors devenu le standard sur les ATR : tous les prochains turbopropulseurs seront dotés de ce système composé de quatre tubes de lumière, permettant de varier la luminosité dans la cabine, plus léger et plus économique que le système actuel. Le divertissement en vol restera en revanche en option.
Mais ATR travaille également sur un nouveau de concept de cabine qui devrait être présenté lors du prochain salon du Bourget au mois de juin et remplacera à terme l’actuelle cabine « Elégance ». Une nouvelle suite avionique devrait également voir le jour. Le but d’ATR est de proposer un cockpit dans l’air du temps, dans lequel toutes les informations s’affichent sur des écrans (Glass Cockpit et sacoches de vol électroniques).

Filippo Bagnato a également annoncé la certification prochaine, prévue pour le premier semestre 2007, d’une nouvelle motorisation : le PW127M de Pratt & Whitney. Il devrait offrir une poussée accrue de 5% et de meilleures performances par temps chaud, en haute altitude et pour les décollages sur pistes courtes.

Enfin, il a évoqué la nouvelle génération de turbopropulseurs. Elle devrait voir le jour vers 2015, vingt ans après le lancement des ATR 42-500 (1995) et 72-500 (1997). ATR souhaite en effet réduire l’écart technologique à venir entre ses appareils et les futurs monocouloirs des constructeurs Airbus et Boeing annoncés pour le milieu de la prochaine décennie.
source Aérocontact/Emilie Drab

jeudi, janvier 25, 2007

La NASA va enfin adopter le système métrique

La NASA a finalement accepté de lancer ses futures missions lunaires en utilisant le système métrique décimal. Les propres scientifiques de l'Agence ont enfin eu gain de cause alors qu'ils en faisaient la demande depuis qu'une erreur de calcul due à une confusion entre miles et kilomètres avait provoqué l'échec de la mission d'une sonde martienne.

L'espace est devenu un business international et la NASA indique que seuls les Etats-Unis, la Birmanie et le Libéria utilisent toujours les miles pour mesurer les distances. L'agence spatiale, après des entretiens avec ses homologues de 15 autres nations, a annoncé la semaine dernière que le futur projet lunaire serait réalisé en utilisant uniquement le système métrique (et les unités SI).

En 1999, la sonde Mars Climat orbiter avait atteint Mars, mais était entrée sur une orbite beaucoup trop basse et s'était écrasée dès son premier passage au-dessus de la face cachée de la planète. La NASA avait plus tard révélé que ses ingénieurs s'étaient embrouillés lors de la simple conversion d'unités métriques en unités impériales (américaines !) d'une information orbitale.

La NASA a commencé à utiliser les mesures métriques pour quelques missions dès 1990, mais pour la plus grande partie d'entre elles, les navettes spatiales ou l'ISS par exemple, les miles, livres et gallons sont toujours de mise.

"Mon unité impériale favorite est le slug. La puissance de lancement de la navette est mesurée en slug", ironise Ben Quine, professeur d'ingénierie spatiale de l'université d'York. (Le slug est défini comme étant la masse qui, soumise à une force d'une livre, reçoit une accélération d'un pied par seconde par seconde).

Selon lui, le changement ne sera pas facile pour les américains. "Mais tout le monde doit faire attention avec les unités lors des conversions." Cependant il pense qu'à la longue, les calculs seront facilités. "Le pied est défini d'après la taille du pied d'un des rois d'Angleterre. Je ne me souviens pas lequel. Ce n'est vraiment pas une bonne façon d'envoyer des gens dans l'espace que de se baser sur la taille du pied d'un roi mort."

Source: The Ottawa Citizen

lundi, janvier 01, 2007

vendredi, décembre 29, 2006

Les mathématiques de l'invisibilité

Les théoriciens qui, les premiers, ont élaboré les mathématiques décrivant le comportement du "manteau d'invisibilité" récemment annoncé (voir notre news) viennent de publier une nouvelle analyse mathématique qui pourrait étendre les pouvoirs du manteau actuel, lui permettant même de rendre invisible des objets actifs émettant un rayonnement comme un téléphone cellulaire ou une lampe-torche.

La nouvelle théorie mathématique d'Allan Greenleaf, professeur de mathématiques à l'université de Rochester, prévoit certains phénomènes étranges à l'intérieur du manteau. Et c'est justement ce qui se passe à l'intérieur qui est crucial pour l'efficacité du procédé.

En octobre, David R. Smith, professeur en génie informatique et électrique à l'université Duke, avait utilisé un dispositif circulaire courbant les micro-ondes autour d'un disque de cuivre, rendant celui-ci invisible pour ces longueurs d'onde. En 2003, cependant, Greenleaf et ses collègues avait déjà développé des mathématiques de l'invisibilité, appliquées au domaine médical (la détection de tumeurs).

L'été dernier, Greenleaf et ses collègues ont pris connaissance de l'article sur les travaux des chercheurs de Duke et de l'Imperial College paru dans la revue Science, qui utilisaient des équations presque identiques pour leur dispositif d'invisibilité. Greenleaf s'est aperçu que ses propres résultats pouvaient également être utilisés pour "cacher" un objet, et lui et son équipe ont décidé d'analyser et d'améliorer le dispositif de dissimulation proposé, en utilisant les techniques qu'ils avaient développées dans leurs premiers travaux. Pour eux, la question cruciale était: que se passe-t-il à l'intérieur de la région masquée ?

Smith, physicien, savait décrire pourquoi le dispositif de dissimulation fonctionnait. Greenleaf, mathématicien, savait que pour avoir une chance de l'étendre et de l'améliorer, il était important de comprendre entièrement les mathématiques sous-jacentes au phénomène. La publication en octobre, par Smith, de la description du dispositif réel a rendu encore plus cruciale la nécessité d'une analyse soigneuse de ses structures fondamentales.

Greenleaf et ses collaborateurs ont utilisé des mathématiques sophistiquées pour comprendre ce qu'il devait se passer à l'intérieur de la région masquée. Tout semblait très bien se dérouler tant qu'était appliquée l'équation de Helmholtz, équation largement répandue pour résoudre des problèmes concernant la propagation de la lumière. Mais lors de l'utilisation des équations de Maxwell, qui tiennent compte de la polarisation des ondes électromagnétiques, les difficultés ont émergé.

Les équations de Maxwell indiquaient qu'un disque de cuivre simple comme celui que Smith avait utilisé pouvait être masqué sans problème, mais pour un objet émettant des ondes électromagnétiques tel un téléphone cellulaire, une montre digitale, ou même un dispositif électrique simple comme une lampe torche, le comportement du dispositif de dissimulation devenait des plus étranges. Les mathématiques prévoyaient que les champs électromagnétiques devaient atteindre des valeurs infinies à la surface de la région masquée, ce qui, probablement, remettrait en cause l'invisibilité.

L'analyse a également révélé une autre surprise: une personne essayant de regarder en dehors du manteau serait en fait confrontée à un miroir dans toutes les directions. En imaginant Harry Potter possédant une cape d'invisibilité fonctionnant de cette façon, et Harry allumant sa lampe torche pour s'éclairer, la lumière de celle-ci lui reviendrait droit dessus, quelle que soit la direction vers laquelle il la dirigerait.

L'équipe de Greenleaf s'est aperçu qu'un phénomène complexe surgissait lorsqu'on utilisait les équations de Maxwell, qui conduisait à un "blow up" (un comportement infini inattendu) des champs électromagnétiques. Mais les chercheurs ont découvert qu'en insérant des garnitures conductrices, dont les propriétés dépendent de la géométrie particulière du manteau, ce problème pouvait être résolu. Alternativement, recouvrir à la fois les surfaces intérieure et extérieure de la région masquée de matériaux soigneusement appropriés pouvait également permettre de résoudre ce problème.

"Nous devons également garder à l'esprit que, étant donné la technologie actuelle, lorsque nous parlons d'invisibilité, nous ne le faisons que pour une gamme étroite de longueurs d'onde", précise Greenleaf. "Par exemple, un objet pourrait être rendu invisible pour la longueur d'onde correspondant à la couleur rouge ; il serait visible pour pratiquement toutes les autres couleurs".

L'équipe de Smith à Duke travaille également à l'amélioration de son dispositif d'invisibilité. Le 6 décembre 2006, Smith et Greenleaf se sont réunis pour la première fois et ont discuté de ces nouvelles avancées mathématiques. "A. Greenleaf a étudié le problème beaucoup plus généralement, et en a déduit les conditions pour lesquelles l'invisibilité est réalisable ou non", déclare Smith. "Nous sommes très intéressés par ce que lui et son équipe apportent !"

Greenleaf et ses co-auteurs travaillent désormais à confirmer les correspondances entre leurs travaux et les expériences. Ils examinent les conséquences physiques du fait que certaines des équations n'ont pas de solution. Comme toute réalisation physique n'est qu'une approximation de l'idéal mathématique que son équipe analyse, Greenleaf indique qu'il serait également très intéressant de comprendre jusqu'à quel point de petites erreurs dans la construction effective dégradent l'effet de dissimulation.

Source: Université de Rochester

lundi, décembre 04, 2006

Lancement industriel du futur Airbus: l'A350 XWB




Airbus a reçu vendredi le feu vert du Conseil d'Administration de sa maison mère, EADS, pour le lancement industriel de sa nouvelle famille de long-courriers de moyenne capacité au fuselage 'extra-large': l'A350 XWB. Le premier Airbus A350XWB sera mis en service en 2013.

Conçu pour devenir une famille d'avions de ligne complète, l'A350 XWB sera disponible en trois versions passagers de base. L'A350-800 pourra transporter 270 passagers dans une configuration tri-classe, sur des distances allant jusqu'à 15 750 km. L'A350-900 de 314 sièges, et l'A350-1000 qui est conçu pour recevoir 350 passagers, sont tous deux dotés d'une autonomie de 15 400 km. Ces trois versions passagers afficheront une vitesse de croisière de Mach 0.85. L'A350-900R aura une autonomie supérieure, la version cargo A350-900F viendra rejoindre les versions passagers de cette famille.

Selon ses dernières prévisions globales de marché (Global Market Forecast), Airbus estime la demande en avions passagers et avions cargos de cette catégorie au cours des 20 prochaines années à quelques 5 700 appareils, représentant 41% de la valeur totale des livraisons d'avions neufs de plus de 100 sièges.

Avec un diamètre de fuselage de 5,9 mètres, l'A350 XWB présentera le fuselage le plus large de sa catégorie. Il offrira également, selon Airbus, les coûts d'exploitation et les coûts au siège-kilomètre les plus bas de tous les appareils de cette catégorie.

L'A350 XWB sera équipé des réacteurs Trent XWB de Rolls-Royce de nouvelle génération, délivrant de 75 000 à 95 000 livres de poussée. L'appareil utilisera des panneaux de fuselage en CFRP (composites à base de fibres de carbone) entièrement nouveaux, plus légers et de maintenance améliorée. Cela doit faciliter la maintenance et la réparation des composants de la cellule, tout en permettant de mieux adapter la structure des panneaux aux charges locales de la structure. Plus de 60% de la structure sera fabriquée en nouveaux matériaux.


Source: Communiqué de presse EADS
Illustrations: Airbus

samedi, novembre 25, 2006

Eneco: une puce électronique transformant la chaleur en électricité

Récupérer la chaleur dégagée par les éléments électroniques pour la transformer en électricité: c'est ce que propose la société américaine Eneco, le système se présentant sous la forme d'un simple composant électronique.

La technologie est prometteuse, et intéresse déjà de grands fabricants de produits électroniques tels Apple et Dell. Ces derniers espèrent pouvoir ainsi augmenter l'autonomie de leurs ordinateurs portables tout en optimisant leur refroidissement et réduisant leur bruit. Le composant, de taille réduite et économique à produire puisque utilisant notamment des procédés de fabrication éprouvés, pourrait également être intégré dans les téléphones mobiles, les baladeurs, ou tout type d'appareils électroniques. L'équipe à la base de la création de ce composant pense qu'il serait également possible de l'intégrer directement dans les microprocesseurs.

L'efficacité annoncée est de 20 à 30%. Selon Eneco, la puissance électrique générée peut atteindre 10kW. Si le composant est lui-même alimenté en électricité, sa capacité en refroidissement se retrouve fortement augmentée. Les tests effectués par Eneco ont ainsi permis d'atteindre des températures de refroidissement de -150°C.

La puce utilise le principe physique de la thermoïonique, qui a pour conséquence la création d'un flux d'électrons dans un métal ou oxyde métallique. Ce phénomène s'établit lorsque les atomes de la matière possèdent une vibration causée par l'énergie thermique surpassant les forces électrostatiques maintenant en place son ou ses électrons libres. Plus la température est élevée, plus l'émission thermoïonique (le flux d'électrons généré) est importante.

La technologie, validée par le NIST (National Institute of Standards and Technology) qui a notamment confirmé les chiffres annoncés par Eneco, pourrait arriver sur le marché fin 2007 ou début 2008.


Source: Eneco et PCInpact.com

Produire de l’hydrogène avec de l’eau sucrée

Des chercheurs de l’université du Minnesota à Minneapolis, ont réussi, en chauffant très rapidement de l’eau sucrée, à obtenir directement une décomposition en hydrogène et en monoxyde de carbone.

Ce nouveau processus présente deux avantages : il permet tout d’abord de s’affranchir des produits pétroliers pour produire "proprement" de l’hydrogène, le carburant de l’avenir pour la propulsion automobile ; deuxièmement, il peut s’appliquer à toute sorte de déchets végétaux... même au gazon coupé sortant des tondeuses.

Les chercheurs ont expérimenté leur procédé sur deux produits, l’huile de soja et l’eau sucrée. Ils ont vaporisé ces liquides en minuscules gouttelettes de 400 microns de diamètre en utilisant un simple injecteur d’essence provenant d’un moteur de voiture. La vapeur obtenue a été projetée sur un disque en céramique revêtu d’un catalyseur, un mélange de rhodium et de cérium. Au contact du disque poreux porté entre 800 0C et 1 000 0C, les gouttelettes se vaporisent en quelques millisecondes et se décomposent en monoxyde de carbone et en hydrogène.

Environ 70 % de l’hydrogène contenu dans l’huile est récupéré par aspiration de l’autre côté du disque. Caractéristique intéressante, la réaction chimique s’entretient elle-même : le disque en céramique doit être chauffé pour amorcer le processus, mais c’est ensuite la chaleur produite par la décomposition de l’huile qui le maintient à bonne température.

A l’aide du petit réacteur de 17 millimètres de diamètre utilisé, 500 grammes d’hydrogène sont produits par jour. D’après les calculs, un disque de 15 centimètres permettrait d’obtenir 3,7 litres d’hydrogène à l’heure.

Les chercheurs estiment que ce processus peut devenir une source de carburant pour les piles à combustibles lorsqu’elles seront au point. A plus court terme, le gaz synthétique est utilisable comme carburant dans les moteurs thermiques.

UM

jeudi, novembre 23, 2006

Piratage des clés de cryptage en 'écoutant' le microprocesseur

Une équipe allemande de recherche en cryptographie dirigée par Jean Pierre Seifert a découvert une nouvelle technique d’attaque permettant de retrouver une clé de cryptage privée en quelques microsecondes.

Les algorithmes de cryptage asymétriques actuels reposent sur le fait qu’il est impossible mathématiquement parlant de retrouver une clé de cryptage privée en ne disposant que de la clé publique. Certaines techniques permettant de retrouver ses clés privées ont vu le jour ces dernières années, mais elles nécessitent une très importante capacité de calcul et beaucoup de temps.

La technique trouvée par l’équipe de Jean Pierre Seifert permet de retrouver cette clé de cryptage privée très rapidement. Le principe est assez simple : les microprocesseurs possèdent une capacité à prédire les résultats d’un calcul en cours afin de l’accélérer. Cette technologie n’étant pas sécurisée sur l’ensemble des processeurs du marché, l’équipe de Jean Pierre Seifert a mis au point un procédé permettant de déduire cette clé de cryptage en lisant directement les informations de prédiction de calcul générées par le microprocesseur.

Cette technique, encore gardée secrète par l’équipe de recherche sera dévoilée au prochain salon de la RSA (salon dédié à la sécurité informatique qui se déroulera les 5 et 7 février à San Francisco) et il y a fort à parier qu’il ne sera alors plus qu’une question de temps avant que les pirates ne s’en inspirent pour écrire des logiciels espions leur permettant de retrouver ces clés.

Même si la mise en œuvre d’un telle technique de piratage est loin d’être simple, les conséquences pourraient être désastreuses pour le commerce électronique qui se retrouverait alors avec des systèmes de protection de paiement en ligne totalement désuets.

La seule solution envisageable à ce jour serait de désactiver les fonctions de prédiction de résultat des microprocesseurs, ce qui ralentirait considérablement les performances de traitement de ces derniers. L’équipe de Jean Pierre Seifert travaille dorénavant à trouver une parade à cette nouvelle faille de sécurité.

A ce jour, Intel et AMD sont restés complètement muets à ce sujet.

source : THE INQUIRER

samedi, novembre 04, 2006

< ASTUCE FIREFOX > Fichiers temporaires sous MAC OS

Vous avez remarqué que firefox enregistre tous les fichiers ouverts lors de la navigation sur le bureau, après une session de surf on se retrouve très vite avec le bureau envahi de PDF , DOC , JPEG et autres.

Il est impossible de modifier ce comportement via le menu préférence et il faut donc effacer ces fichiers temporaires un par un à la main...

Pour vous simplifier la vie voila une petite bidouille qui marche très bien :

tapez dans la barre d'adresse about:config
on entre par cette commande dans la config en mode expert
ensuite faire CTRL+ click et selectionner NOUVELLE et type BOOLEEN
dans le nom mettre browser.helperApps.deleteTempFileOnExit et comme valeur mettre VRAI

On force ainsi firefox a effecer tout les fichiers temporaires à la fermeture.

mardi, octobre 24, 2006

MetOp: mise sur orbite du nouvel observatoire météo européen



Un lanceur Soyouz a mis en orbite quasi-polaire ce 19 octobre 2006 MetOp-A, le premier satellite météorologique européen à opérer sur ce type d'orbite. Sa masse est de 4.082 kg, il a été lancé à partir du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Il s'agit du premier satellite européen dédié à la surveillance du temps, du climat et de l'environnement.

Le satellite MetOp-A

MetOp-A est le premier exemplaire de la série. Initialement prévu en 2003, son lancement a été reporté plusieurs fois avant d'être fixé au 17 octobre 2006 au moyen d'une fusée Soyouz ST. Le satellite, comme les deux autres MetOp, est placé sur une orbite héliosynchrone quasi-polaire autour de la Terre à une altitude d'environ 840 km. Il fait le tour de la Terre quelques 14 fois par jour. Cette orbite est en mesure de couvrir certaines zones du globe comme les régions boréales et australes, ce que ne peut pas faire l'orbite géostationnaire, plus appropriée pour fournir une vision continue de la Terre. Les satellites MetOp fonctionneront en orbite au moins 5 ans et seront lancés sur 14 années.

Leurs 12 instruments fourniront des images à haute résolution des profils verticaux détaillés de température et d'humidité ainsi que la température de la surface des terres et des océans à l'échelle mondiale. Ils fourniront également des mesures des niveaux d'ozones dans l'atmosphère et surveilleront l'écoulement des vents au-dessus des océans.

Ces données fourniront des informations aux météorologues mais également aux scientifiques qui travaillent sur la problématique des changements climatiques qui affectent la Terre. On s'attend à de meilleures prévisions météorologiques et une surveillance climatique plus pertinente.


Note

Les satellites MetOp constitueront le secteur spatial du système polaire d'Eumetsat, composante européenne d'un système de satellites polaires météorologiques commun à l'Europe et aux Etats-Unis.

Avec ses MetOp qui assureront des services jusqu'en 2020, Eumetsat pourra désormais faire jeu égal avec la NOAA américaine (National Oceanic & Atmospheric Administation) qui gère les satellites météorologiques civils des USA. L'Europe sera chargée des observations de la matinée (9.30 a.m., heure locale), tandis que les USA continueront d'assurer les observations de l'après-midi (2.00 p.m.).

Dans le cadre de ce projet, l'Agence spatiale européenne est responsable du développement des satellites et du segment spatial. Quant à Eumetsat, qui fournit des instruments scientifiques, l'organisation sera en charge des opérations liées au lancement, du segment sol et des opérations de soutien pendant toute la durée de vie opérationnelle du satellite.

Source: flashespace.com
Illustrations: ESA - Silicon World & ESA- K. Büchler

lundi, octobre 16, 2006

Godson-2E: bientôt un processeur chinois dans nos ordinateurs ?

La Chine a annoncé la commercialisation de Longxin IIE (ou "Godson-2E"), son nouveau microprocesseur (CPU) 64 bit développé par l'Institut de technologie informatique de l'Académie des sciences à Pékin. Godson-2E est la nouvelle version d'une série de puces dont le développement a débuté en 2002.


Processeur Intel Pentium D. Bientôt un concurrent chinois ?

Dotée de 47 millions de transistors, soit plus que les 40 millions que contient le Pentium IV, sa capacité de calcul serait deux fois plus importante que celle de sa version précédente et sa consommation uniquement de trois à huit watts, ce qui en fait un processeur très économe aux performances annoncées proches de celles des processeurs américains mais qui pourrait être produit à des coûts bien plus faibles.

LI Guojie, directeur de l'Institut de technologie informatique, a déclaré que le nouveau microprocesseur avait déjà été inséré dans des ordinateurs à bas coût, diminuant ainsi leur prix de 50%. Le nom exact du processeur ainsi que son coût réel seront dévoilés dans les prochains mois.

La prochaine étape, d'après LI Guojie, est d'aboutir avant la fin de l'année à un processeur encore 30% plus performant et 50% plus économe que Godson-2E.

Source: Cette information est un extrait du BE Chine numéro 33 du 2/10/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Chine. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT

mercredi, octobre 04, 2006

Du silicium moins cher pour les panneaux solaires

Selon la "Solar Energy Industries Association" (SEIA), le secteur du solaire photovoltaïque connaît depuis 5 ans une croissance annuelle de 30%, les constructeurs ont vendu en 2005 pour plus de 15 milliards de dollars de nouveaux produits à travers le monde. En raison de cette forte croissance, l'approvisionnement en silicium cristallin (silicium pur à 99.99999%), matériau de base des cellules solaires et également utilisé par l'industrie microélectronique, n'arrive plus à suivre les besoins du marché.


Dans le monde entier, il n'existe que quelques fabricants de silicium cristallin et leurs lignes de production sont déjà au maximum de leurs capacités. Lors d'une réunion, l'année dernière, du Conseil critique sur les matériaux, Sematech (association d'industries du semi-conducteur), les analystes ont prévu un manque de 6.000 tonnes de poly-silicium cette année, 12.000 tonnes en 2007, et 20.000 tonnes l'année suivante.

Les chercheurs de la compagnie Dow Corning viennent récemment d'annoncer qu'ils ont développé un matériau dérivé du silicium "métallurgique", qui peut être mélangé à du silicium poly-cristallin traditionnel de grande pureté pour fabriquer des cellules photovoltaïques de bonne qualité. Ce résultat pourrait permettre de faire face à la croissance de l'industrie photovoltaïque.

Grâce à l'utilisation du silicium "métallurgique", un matériau bien meilleur marché et pur à seulement 98%, la nouvelle technologie de Dow Corning a le potentiel de transformer de manière significative l'industrie photovoltaïque. Le silicium "métallurgique" est normalement employé dans les applications telles que le raffinage de l'acier, et comme ingrédient de base pour d'autres produits chimiques. La compagnie a l'intention d'accélérer fortement la production de ce nouveau type de silicium grâce à son usine située au Brésil à Santos Dumont.

Le matériau composite final possède selon Rudy Miller, Directeur marketing chez Dow Corning, les mêmes performances et caractéristiques de fabrication que celui utilisé traditionnellement avec l'avantage d'être significativement moins cher.

Source: Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 49 du 27/09/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com