Quel est le centre de Wikipedia ? Et quel est son diamètre ? Voila par exemple quelques-unes des questions étranges qu'on peut se poser lorsqu'on étudie la théorie des “petits mondes”, ce champ des mathématiques qui analyse la configuration des relations au sein d'un réseau.
L'exemple le plus connu dans ce domaine est la notion des “six degrés de proximité” existant entre tous les êtres humains. Dès les années 60, Stanley Milgram (également connu pour ses expériences sur l'autorité) a montré qu'il était possible de relier tous les habitants de cette planète en passant environ par six intermédiaires. Depuis, l'idée a été reproduite dans de nombreux domaines, par exemple dans le cas du “jeu de Kevin Bacon“, qui consiste à se demander combien de connexions permettent de relier Kevin Bacon à n'importe quel autre acteur (il existe d'ailleurs une version avancée de ce jeu qui ne se limite pas à Kevin Bacon mais examine les relations entre deux comédiens pris au hasard).
Cette théorie des petits mondes est en train de devenir la nouvelle révolution scientifique à la mode, et on l'applique aujourd'hui tant à la physique qu'à la biologie ou à la sociologie, et bien sûr au web, la distance entre deux sites s'exprimant par le nombre de clics de souris nécessaires pour se rendre de la page de départ à celle d'arrivée. On ne s'étonnera donc pas qu'un certain Stephen Dohan l'ait appliqué aussi à Wikipedia, afin d'examiner les connexions reliant les différents articles.
L'idée en soi est excellente et prolonge les nombreux outils qui permettent déjà de documenter les évolutions de la plateforme. Elle pourrait permettre d'établir une cartographie des différents domaines de connaissance, de repérer des associations restées enfouies... Malheureusement, certaines idiosyncrasies de Wikipedia rendent ce projet difficile.
En théorie des réseaux, on appelle le “diamètre” la plus longue chaîne de connexions nécessaire pour unir deux éléments du réseau. Si le “diamètre” des relations humaines est d'environ 6, celui de Wikipedia, lui, tend à créer de la confusion: il est de 70 ! Mais ce chiffre ne signifie pas grand-chose, parce qu'il est le produit d'une série de 70 listes particulières, celles des astéroïdes du système solaire, organisées dans Wikipedia de telle manière qu'il faut parfois 70 clics pour aller d'une liste à une autre ! Si on corrige ce type d'aberration, en réalité, la “moyenne” des clics nécessaires pour se rendre d'un article à un autre est de 4,75.
L'autre question que s'est posée Stephen Dohan était la nature du “centre” de Wikipedia: c'est-à-dire l'article qui proposait le trajet le plus court vers tous les autres. Le vainqueur est “2007” qui est à 3,65 clics de n'importe quelle entrée de l'encyclopédie. Mais “2007″ est surtout une liste, ce qui le rend peu intéressant à analyser. Bizarrement le “vrai” centre de Wikipedia est “United Kingdom” avec une moyenne de 3,67 clics. Plus étrange encore, le second est Billie Jean King, une ancienne joueuse de tennis !
Sur la page de Dohan, on peut trouver un jeu “à la Kevin Bacon” qui permet de voir par soi même les connexions existantes entre deux articles. Ainsi nous apprenons qu'il n'existe que deux clics de distance entre Britney Spears et le philosophe Hegel, l'intermédiaire étant... la date du 14 novembre (mort du second, et vague référence à un article pour la première) !
Il semble donc qu'il reste du temps avant d'envisager une cartographie de Wikipedia comme un descriptif de la connaissance humaine. Pour ce faire, il faudrait exclure des calculs l'ensemble des articles qui pointent sur de trop nombreuses entrées sans apporter une contribution notable à leur signification (les dates, les pays, les lieux, sauf dans les articles spécifiquement historiques ou géographiques, bien sûr...).
Source: internetactu.net sous Licence Creative Commons by-nc
dimanche, juillet 06, 2008
vendredi, avril 18, 2008
Boeing fait voler un avion à hydrogène
« Pour la première fois de l’histoire de l’aviation, Boeing a fait voler un avion habité propulsé par une pile à hydrogène », s’est réjoui John Tracy, directeur des technologies du constructeur, au cours d’une conférence de presse au centre de recherche du groupe à Ocana (centre de l’Espagne). Affirmant que c’était une première, il a salué « une réussite technologique historique (...) pleine de promesses pour un avenir plus vert ». Le petit appareil à hélice, d’une envergure de 16,3 mètres, pour une longueur de 6,5 mètres et un poids d’environ 800 kilos (sans le pilote), a volé une vingtaine de minutes à une altitude d’environ 1.000 mètres avec un pilote à son bord dans le ciel de Castille-la-Manche. Le petit appareil de couleur blanche et prévu pour deux personnes côte à côte, « ne fait pas de bruit », selon le directeur du centre, Francisco Escarti.
Il a décollé en se servant à la fois d’une batterie au lithium et d’une pile à hydrogène, jusqu’à atteindre l’altitude de 1.000 mètres. Ensuite, le pilote a coupé la batterie et a volé uniquement avec la pile. Les piles à hydrogène, ressemblant à deux grosses batteries de voiture couvertes de microprocesseurs, sont calées dans le bloc moteur. La batterie au lithium, dont le poids est tenu secret, a elle été installée sur le siège passager à côté du pilote, Cecilio Barberan, qui a volé avec la bouteille d’hydrogène juste dans son dos. Celle-ci, de couleur noire, ressemble à une bouteille de plongée. Elle pèse 1 kg et contient 34 litres d’hydrogène, permettant « une autonomie de 45 minutes », a expliqué Nieves Lapena, la responsable technique des vols, devant l’appareil aux entrailles exposées pour les journalistes dans un hangar de l’aérodrome.
Mais si ce vol est une avancée, l’utilisation de cette source d’énergie dans l’industrie du transport aérien n’est pas pour demain. M. Escarti a déclaré qu’elle « pourrait être source d’énergie primaire pour un petit avion », mais Boeing n’envisage toutefois « pas que les piles à combustible puissent fournir l’énergie primaire pour de gros avions de transport de passagers ». Utilisée comme source secondaire (APU, Auxilliary Power Unit) pour les gros porteurs, l’horizon est plus dégagé mais les délais sont longs. « A mon avis, nous parlons d’une vingtaine d’années », a estimée Mme Lapena.
Boeing va « continuer à explorer leur potentiel, tout comme d’autres sources d’énergie durables », selon un communiqué du groupe. Dans moins de 20 ans, porté par la crise du pétrole et le réchauffement climatique, l’hydrogène pourrait devenir une source d’énergie presque ordinaire dans notre vie quotidienne, du téléphone portable au chauffage des bâtiments en passant par les transports, selon les experts. L’hydrogène peut être produit à partir d’une grande variété de sources dont le gaz naturel, le charbon, l’eau ou la biomasse. Il présente notamment l’avantage de ne pas produire de gaz à effet de serre. Dans deux à trois ans, estiment les spécialistes, les téléphones portables commenceront à être équipés de piles à combustible et l’électricité produite grâce à l’hydrogène permettra de chauffer des bâtiments. General Motors prédit la production de véhicules compétitifs, performants et non polluants fonctionnant avec des piles à combustible à l’horizon 2010-2012.
article de cyberpresse canada
Il a décollé en se servant à la fois d’une batterie au lithium et d’une pile à hydrogène, jusqu’à atteindre l’altitude de 1.000 mètres. Ensuite, le pilote a coupé la batterie et a volé uniquement avec la pile. Les piles à hydrogène, ressemblant à deux grosses batteries de voiture couvertes de microprocesseurs, sont calées dans le bloc moteur. La batterie au lithium, dont le poids est tenu secret, a elle été installée sur le siège passager à côté du pilote, Cecilio Barberan, qui a volé avec la bouteille d’hydrogène juste dans son dos. Celle-ci, de couleur noire, ressemble à une bouteille de plongée. Elle pèse 1 kg et contient 34 litres d’hydrogène, permettant « une autonomie de 45 minutes », a expliqué Nieves Lapena, la responsable technique des vols, devant l’appareil aux entrailles exposées pour les journalistes dans un hangar de l’aérodrome.
Mais si ce vol est une avancée, l’utilisation de cette source d’énergie dans l’industrie du transport aérien n’est pas pour demain. M. Escarti a déclaré qu’elle « pourrait être source d’énergie primaire pour un petit avion », mais Boeing n’envisage toutefois « pas que les piles à combustible puissent fournir l’énergie primaire pour de gros avions de transport de passagers ». Utilisée comme source secondaire (APU, Auxilliary Power Unit) pour les gros porteurs, l’horizon est plus dégagé mais les délais sont longs. « A mon avis, nous parlons d’une vingtaine d’années », a estimée Mme Lapena.
Boeing va « continuer à explorer leur potentiel, tout comme d’autres sources d’énergie durables », selon un communiqué du groupe. Dans moins de 20 ans, porté par la crise du pétrole et le réchauffement climatique, l’hydrogène pourrait devenir une source d’énergie presque ordinaire dans notre vie quotidienne, du téléphone portable au chauffage des bâtiments en passant par les transports, selon les experts. L’hydrogène peut être produit à partir d’une grande variété de sources dont le gaz naturel, le charbon, l’eau ou la biomasse. Il présente notamment l’avantage de ne pas produire de gaz à effet de serre. Dans deux à trois ans, estiment les spécialistes, les téléphones portables commenceront à être équipés de piles à combustible et l’électricité produite grâce à l’hydrogène permettra de chauffer des bâtiments. General Motors prédit la production de véhicules compétitifs, performants et non polluants fonctionnant avec des piles à combustible à l’horizon 2010-2012.
article de cyberpresse canada
dimanche, mars 16, 2008
samedi, mars 08, 2008
Les mauvais côtés des biocarburants
Le remplacement des énergies fossiles par de l'éthanol et d'autres "biocarburants" issus des plantes a été prôné comme un moyen prometteur de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais deux études indiquent que les cultures envisagées pour cela augmentent en fait la quantité de carbone rentrant dans l'atmosphère.
Chacune des deux équipes de recherche a considéré les effets indirects causés par le remplacement de champs et de forêts avec ces nouvelles cultures. C'est ce processus qui relâchera de grandes quantités de carbone dans l'atmosphère par la décomposition ou le brûlis de la végétation existante.
Les deux études, conduites indépendamment, ont estimé la "dette en carbone" que représenterait ces cultures pour biocarburants suivant les endroits, ainsi que le temps que cela prendrait pour que l'ensemble des gaz à effet de serre ainsi émis soit inférieur à ceux dus à l'utilisation de carburants fossiles: il serait de plusieurs décennies à plusieurs siècles dans certains cas.
Les auteurs suggèrent que l'utilisation de déchets de biomasse ou de cultures effectuées sur des surfaces agricoles non utilisées pourrait cependant éviter une grande partie de la dette de carbone.
Source: Science et EurekAler
Chacune des deux équipes de recherche a considéré les effets indirects causés par le remplacement de champs et de forêts avec ces nouvelles cultures. C'est ce processus qui relâchera de grandes quantités de carbone dans l'atmosphère par la décomposition ou le brûlis de la végétation existante.
Les deux études, conduites indépendamment, ont estimé la "dette en carbone" que représenterait ces cultures pour biocarburants suivant les endroits, ainsi que le temps que cela prendrait pour que l'ensemble des gaz à effet de serre ainsi émis soit inférieur à ceux dus à l'utilisation de carburants fossiles: il serait de plusieurs décennies à plusieurs siècles dans certains cas.
Les auteurs suggèrent que l'utilisation de déchets de biomasse ou de cultures effectuées sur des surfaces agricoles non utilisées pourrait cependant éviter une grande partie de la dette de carbone.
Source: Science et EurekAler
lundi, février 25, 2008
9 litres d'hydrogène dans une boîte d'allumettes
Le professeur Shin-ichi ORIMO du Institute for Material Research de l'université de Tohoku a mis au point en collaboration avec Japan Steel Works un réservoir de la taille d'une boîte d'allumettes pouvant relâcher jusqu'à 9 litres d'hydrogène.
L'hydrogène est stocké dans un réservoir en aluminium sous forme de particules d'aluminium hydrogéné, molécule développée par le groupe de recherche. Lorsqu'il est chauffé à 80°C le composé relâche de l'hydrogène sous forme de gaz. Expérimentalement, on a pu extraire 9,3 litres d'hydrogène d'un réservoir mesurant 4 cm x 6 cm et d'une épaisseur de 5,5 mm. Ceci représente une contenance supérieure de 43% par rapport à l'alliage lanthane-nickel (LaNi5) habituellement utilisé pour le stockage de l'hydrogène. Le groupe espère améliorer les propriétés du système afin que l'aluminium hydrogéné libère le gaz à 60°C, ce qui permettrait une utilisation directe de la chaleur rejetée par les appareils électroniques et donc une alimentation par piles à combustible d'instruments portables comme les téléphones ou les ordinateurs. Une fois que l'hydrogène a été libéré, il ne reste plus que de l'aluminium. Ce processus étant irréversible, les réservoirs seraient employés comme des cartouches à utilisation unique. La mise en application de la technologie se fera au plus tôt dans trois ans.
Japan Steel Works espère également utiliser cette technologie pour développer des réservoirs destinés à des véhicules roulant grâce à des piles à combustibles. A volume égal, cette méthode permettrait de stocker 3,6 fois plus d'hydrogène que des bonbonnes pressurisées à 35 MPa. La distance parcourue pourra alors atteindre les 650 km pour un réservoir de 90 litres qui ne pèserait que 100 kg, à la place de 220 kg actuellement.
Le principal défi à la diffusion des piles à combustible est le stockage et le transport du combustible. Le méthanol est accessible à faible coût mais son transport est délicat car c'est un corps inflammable. D'autre part, les alliages du type lanthane-nickel permettent de stocker de l'hydrogène d'une manière relativement sûre mais présentent l'inconvénient de peser très lourd. Toutes les alternatives restent donc à envisager.
Source: BE Japon numéro 472 (22/02/2008) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53225.htm
L'hydrogène est stocké dans un réservoir en aluminium sous forme de particules d'aluminium hydrogéné, molécule développée par le groupe de recherche. Lorsqu'il est chauffé à 80°C le composé relâche de l'hydrogène sous forme de gaz. Expérimentalement, on a pu extraire 9,3 litres d'hydrogène d'un réservoir mesurant 4 cm x 6 cm et d'une épaisseur de 5,5 mm. Ceci représente une contenance supérieure de 43% par rapport à l'alliage lanthane-nickel (LaNi5) habituellement utilisé pour le stockage de l'hydrogène. Le groupe espère améliorer les propriétés du système afin que l'aluminium hydrogéné libère le gaz à 60°C, ce qui permettrait une utilisation directe de la chaleur rejetée par les appareils électroniques et donc une alimentation par piles à combustible d'instruments portables comme les téléphones ou les ordinateurs. Une fois que l'hydrogène a été libéré, il ne reste plus que de l'aluminium. Ce processus étant irréversible, les réservoirs seraient employés comme des cartouches à utilisation unique. La mise en application de la technologie se fera au plus tôt dans trois ans.
Japan Steel Works espère également utiliser cette technologie pour développer des réservoirs destinés à des véhicules roulant grâce à des piles à combustibles. A volume égal, cette méthode permettrait de stocker 3,6 fois plus d'hydrogène que des bonbonnes pressurisées à 35 MPa. La distance parcourue pourra alors atteindre les 650 km pour un réservoir de 90 litres qui ne pèserait que 100 kg, à la place de 220 kg actuellement.
Le principal défi à la diffusion des piles à combustible est le stockage et le transport du combustible. Le méthanol est accessible à faible coût mais son transport est délicat car c'est un corps inflammable. D'autre part, les alliages du type lanthane-nickel permettent de stocker de l'hydrogène d'une manière relativement sûre mais présentent l'inconvénient de peser très lourd. Toutes les alternatives restent donc à envisager.
Source: BE Japon numéro 472 (22/02/2008) - Ambassade de France au Japon / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53225.htm
vendredi, février 08, 2008
vendredi, janvier 25, 2008
Un cargo à voile

Le premier navire marchand équipé d’une voile géante, le « Beluga Skysails », a quitté Hambourg pour rejoindre le Venezuela. La toile de 160 m2, sorte de cerf-volant arrimé au bateau, permet de réduire de 20% sa consommation de carburant, soit une économie de 1 000 € par jour. Elle est capable de capter les vents jusqu’à 300 mètres d’altitude. L’entreprise SkySails GmbH, l’un des créateurs de cette innovation, a comme objectif l’équipement « de 1.500 cargos d’ici 2015 sur les 60.000 qui pourraient en théorie disposer de ce système ».
source : le journal developpement durable 18/12/2007
jeudi, janvier 24, 2008
Des lentilles de contact affichant des données multimédias
Et si l'avenir de la haute définition n'était plus à rapprocher des innovations offertes par nos télévisions ? C'est en tout cas dans cette perspective que pourrait être analysée l'arrivée d'un premier prototype de lentilles de contact permettant d'afficher des données multimédias directement en surimpression.
Cette nouvelle création doit son origine à l'Université de Washington qui a conçu effectivement un procédé permettant de produire des lentilles de contact intégrant un circuit électronique ainsi qu'une source de lumière permettant aux futurs utilisateurs de pouvoir consulter dans un environnement réel diverses informations.
Pour le moment, l'affichage se veut assez simpliste et n'autorise pas encore l'exploitation de données multimédias diversifiées à l'instar de vidéos ou encore photographies. Reste que le procédé se veut éminemment spectaculaire et innovant. Il pourrait d'ailleurs être complété et amélioré dans un avenir proche avec pourquoi pas l'intégration d'une correction de la vue des utilisateurs afin que davantage de personnes puissent en profiter.
Source: HD-Numérique
Cette nouvelle création doit son origine à l'Université de Washington qui a conçu effectivement un procédé permettant de produire des lentilles de contact intégrant un circuit électronique ainsi qu'une source de lumière permettant aux futurs utilisateurs de pouvoir consulter dans un environnement réel diverses informations.
Pour le moment, l'affichage se veut assez simpliste et n'autorise pas encore l'exploitation de données multimédias diversifiées à l'instar de vidéos ou encore photographies. Reste que le procédé se veut éminemment spectaculaire et innovant. Il pourrait d'ailleurs être complété et amélioré dans un avenir proche avec pourquoi pas l'intégration d'une correction de la vue des utilisateurs afin que davantage de personnes puissent en profiter.
Source: HD-Numérique
lundi, janvier 14, 2008
Airbus livre le second A380 à Singapore Airlines

Le deuxième A380 de série (MSN 005) a été remis à Singapore Airlines le 11 janvier, conformément au tout dernier calendrier de livraison. La livraison de ce deuxième A380 (équipé des réacteurs Trent 900 de Rolls-Royce) au premier utilisateur de ce type d'appareil fait suite à la livraison du premier exemplaire (MSN003), qui a eu lieu le 15 octobre 2007.
Ce deuxième appareil, doté du même aménagement cabine spacieux présenté par Singapore Airlines lors de la livraison de son premier A380, peut accueillir 471 passagers dans une configuration triclasse.
Le deuxième A380 de Singapore Airlines viendra rejoindre le premier appareil de la compagnie, exploité quotidiennement sur la ligne reliant Singapour à Sydney depuis le 28 octobre dernier. Cet appareil affiche 15 heures d'exploitation par jour. Le premier A380 de Singapore Airlines totalisait, fin 2007, quelque 950 heures de vol en plus de 130 vols. Selon Airbus, de manière générale, l'A380 satisfait, voire dépasse les engagements pris vis à vis de ses clients en termes d'autonomie, de consommation de carburant, de bruit et de confort.
Source: Communiqué de presse EADS
dimanche, janvier 06, 2008
Emission d'ondes térahertz par un matériau supraconducteur
Les radiations térahertz sont d'un grand intérêt pour l'imagerie médicale car elles sont capables de pénétrer plusieurs millimètres de tissus humains, elles sont également sources de nombreuses applications en spectroscopie pour détecter des toxines et des explosifs. Malgré leur potentiel, les ondes térahertz ne sont que peu exploitées industriellement car il n'existe pas de source compacte qui ait une puissance suffisante permettant leur exploitation dans des systèmes.
Un groupe international de chercheurs provenant de l'Argonne National Laboratory (Argonne, IL) et de l'University of Tsukuba (Japon) a fabriqué un composant novateur qui émet des ondes électromagnétiques de 0.35 à 0.85 térahertz d'une puissance maximale de 0.5 microwatt. Ceci a été effectué à l'aide d'une structure mesa de cristal supraconducteur à haute température (BSCCO), constitué d'un demi millier de jonctions Josephson formées par la superposition de couches supraconductrices et de couches isolantes.
L'application d'une différence de potentiel entre les parties supérieures et inférieures du dispositif génère des ondes électromagnétiques qui se propagent à l'intérieur des couches supraconductrices et qui se réfléchissent sur les faces externes du cristal, la synchronisation des ondes électromagnétiques qui se propagent dans les jonctions est obtenue en ajustant la fréquence de résonance de la cavité et donc sa longueur. Le fonctionnement et la structure de ce composant ressemblent donc fortement à un laser à semiconducteur. De nombreux problèmes restent cependant à résoudre, la puissance émise par ce composant est encore faible car pour concurrencer les autres sources de rayonnement térahertz, il est nécessaire de produire des puissances proches d'un milliwatt, d'autre part le refroidissement nécessaire au fonctionnement du composant est un obstacle à sa miniaturisation.
Source: BE Etats-Unis numéro 105 (21/12/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
Un groupe international de chercheurs provenant de l'Argonne National Laboratory (Argonne, IL) et de l'University of Tsukuba (Japon) a fabriqué un composant novateur qui émet des ondes électromagnétiques de 0.35 à 0.85 térahertz d'une puissance maximale de 0.5 microwatt. Ceci a été effectué à l'aide d'une structure mesa de cristal supraconducteur à haute température (BSCCO), constitué d'un demi millier de jonctions Josephson formées par la superposition de couches supraconductrices et de couches isolantes.
L'application d'une différence de potentiel entre les parties supérieures et inférieures du dispositif génère des ondes électromagnétiques qui se propagent à l'intérieur des couches supraconductrices et qui se réfléchissent sur les faces externes du cristal, la synchronisation des ondes électromagnétiques qui se propagent dans les jonctions est obtenue en ajustant la fréquence de résonance de la cavité et donc sa longueur. Le fonctionnement et la structure de ce composant ressemblent donc fortement à un laser à semiconducteur. De nombreux problèmes restent cependant à résoudre, la puissance émise par ce composant est encore faible car pour concurrencer les autres sources de rayonnement térahertz, il est nécessaire de produire des puissances proches d'un milliwatt, d'autre part le refroidissement nécessaire au fonctionnement du composant est un obstacle à sa miniaturisation.
Source: BE Etats-Unis numéro 105 (21/12/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
lundi, décembre 31, 2007
Cellules solaires organiques en V

Une des propriétés les plus critiques des capteurs solaires est leur efficacité à recevoir l'énergie reçue et à la convertir en énergie électrique exploitable. L'équipe du professeur Peumans, de l'université de Stanford en Californie, vient de démontrer comment améliorer cette efficacité pour des cellules solaires en couche mince ("thin film"). Cette étude est parue dans la dernière édition d'Applied Physics Letters.
Les cellules solaires utilisées, de type organiques, souples, peu onéreuses mais peu efficaces, sont constituées de molécules, souvent des pigments ou des polymères et sont déposées sous forme de film sur un substrat, en général flexible et plat. L'idée du professeur et de son équipe consiste à courber le substrat en forme de "V", afin de forcer la lumière à rebondir et donc augmenter la probabilité d'absorption à chaque rebond. Avec cette technique, l'efficacité est augmentée de 52%, ce qui prouve l'intérêt de cette technique, au vu de son faible investissement technologique.
Bien que les démonstrations aient été faites avec des cellules organiques, peu efficaces actuellement face à des approches plus classiques à base de silicium, cette technique devrait être adaptable à d'autres technologies de cellules.
Source: BE Etats-Unis numéro 105 (21/12/2007) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT
vendredi, décembre 28, 2007
Loi chatel en faveur des consommateurs a été adoptée
M. Gérard Cornu (Eure-et-Loir - UMP), rapporteur du projet de loi pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, se félicite de l'adoption définitive de ce texte qui autorise d'importantes avancées pour le pouvoir d'achat et la protection des consommateurs.
S'agissant des relations commerciales, la réforme du « triple net » va favoriser une nouvelle baisse des prix dans la grande distribution, alors qu'il y a à peine deux ans et demi, le retour partiel des marges arrière vers l'avant suscitait encore de profondes réticences.
En matière de communications électroniques, le renforcement de la protection et de l'information du consommateur est notable, avec notamment la gratuité des temps d'attente pour les appels contraints -hotlines, réclamations et SAV - et la possibilité de résilier les contrats de téléphonie mobile d'une durée de deux ans à partir du 13ème mois, à condition de verser le quart du coût de l'abonnement restant dû.
Les améliorations apportées à l'information des clients dans le domaine bancaire sont également nombreuses, qu'il s'agisse du relevé annuel des frais bancaires et des agios, des conditions de souscription de l'assurance ou encore, pour les prêts à taux variable, de la simulation des effets d'une variation des taux ou du montant du capital restant à rembourser.
A l'initiative de M. Gérard Cornu, le Parlement a par ailleurs procédé à l'encadrement de certaines conditions d'exercice de la vente à distance, un secteur en pleine expansion dont les professionnels ne font pas encore tous usage des meilleures pratiques : pas de surtaxation des communications pour suivre l'exécution de la commande, exercer le droit de rétractation ou faire jouer la garantie, information plus claire sur le statut des biens et services au regard de l'exercice du droit à rétractation, amélioration du remboursement du consommateur ayant exercé ce droit...
Le Parlement a surtout adopté deux mesures jugées essentielles par M. Gérard Cornu, qui les avait proposées :
- la première étend à toutes les personnes physiques les dispositions relatives à l'information sur les contrats annuels à tacite reconduction qui figuraient dans la première loi Chatel, promulguée en janvier 2005 ;
- la seconde permet au juge de soulever d'office toutes les dispositions du code de la consommation dans les litiges nés de son application, mesure qui constitue l'un des apports fondamentaux de ce texte en faveur des consommateurs. Il semble du reste que les associations ne s'y trompent pas...
M. Gérard Cornu considère donc que cette « loi Chatel » est un texte important. Elle fait partie d'un ensemble cohérent mis en oeuvre par le gouvernement. Après la loi TEPA de l'été, cette réforme apportera en effet, en favorisant la baisse des prix dans la grande distribution et dans le secteur des télécommunications, une autre réponse aux attentes de nos concitoyens. Elle sera suivie par la loi pour le pouvoir d'achat en cours de discussion à l'Assemblée nationale, que le Sénat examinera au début du mois de janvier. Enfin, plusieurs questions essentielles (urbanisme commercial, délais de paiement, action de groupe, crédit à la consommation...) seront abordées au printemps, dans le projet de loi pour la modernisation de l'économie qui viendra compléter les efforts de la majorité présidentielle en faveur de l'amélioration du niveau de vie des Français.
source : communiqué du Sénat le 27/12/2007
S'agissant des relations commerciales, la réforme du « triple net » va favoriser une nouvelle baisse des prix dans la grande distribution, alors qu'il y a à peine deux ans et demi, le retour partiel des marges arrière vers l'avant suscitait encore de profondes réticences.
En matière de communications électroniques, le renforcement de la protection et de l'information du consommateur est notable, avec notamment la gratuité des temps d'attente pour les appels contraints -hotlines, réclamations et SAV - et la possibilité de résilier les contrats de téléphonie mobile d'une durée de deux ans à partir du 13ème mois, à condition de verser le quart du coût de l'abonnement restant dû.
Les améliorations apportées à l'information des clients dans le domaine bancaire sont également nombreuses, qu'il s'agisse du relevé annuel des frais bancaires et des agios, des conditions de souscription de l'assurance ou encore, pour les prêts à taux variable, de la simulation des effets d'une variation des taux ou du montant du capital restant à rembourser.
A l'initiative de M. Gérard Cornu, le Parlement a par ailleurs procédé à l'encadrement de certaines conditions d'exercice de la vente à distance, un secteur en pleine expansion dont les professionnels ne font pas encore tous usage des meilleures pratiques : pas de surtaxation des communications pour suivre l'exécution de la commande, exercer le droit de rétractation ou faire jouer la garantie, information plus claire sur le statut des biens et services au regard de l'exercice du droit à rétractation, amélioration du remboursement du consommateur ayant exercé ce droit...
Le Parlement a surtout adopté deux mesures jugées essentielles par M. Gérard Cornu, qui les avait proposées :
- la première étend à toutes les personnes physiques les dispositions relatives à l'information sur les contrats annuels à tacite reconduction qui figuraient dans la première loi Chatel, promulguée en janvier 2005 ;
- la seconde permet au juge de soulever d'office toutes les dispositions du code de la consommation dans les litiges nés de son application, mesure qui constitue l'un des apports fondamentaux de ce texte en faveur des consommateurs. Il semble du reste que les associations ne s'y trompent pas...
M. Gérard Cornu considère donc que cette « loi Chatel » est un texte important. Elle fait partie d'un ensemble cohérent mis en oeuvre par le gouvernement. Après la loi TEPA de l'été, cette réforme apportera en effet, en favorisant la baisse des prix dans la grande distribution et dans le secteur des télécommunications, une autre réponse aux attentes de nos concitoyens. Elle sera suivie par la loi pour le pouvoir d'achat en cours de discussion à l'Assemblée nationale, que le Sénat examinera au début du mois de janvier. Enfin, plusieurs questions essentielles (urbanisme commercial, délais de paiement, action de groupe, crédit à la consommation...) seront abordées au printemps, dans le projet de loi pour la modernisation de l'économie qui viendra compléter les efforts de la majorité présidentielle en faveur de l'amélioration du niveau de vie des Français.
source : communiqué du Sénat le 27/12/2007
mardi, décembre 25, 2007
lundi, novembre 05, 2007
le panneau solaire déchiré de l'ISS a été réparé
Le panneau solaire déchiré de la Station Spatiale Internationale a été réparé avec succès samedi 3 novembre 2007 au cours d'une sortie de 7 heures 19 minutes, une des plus risquées jamais entreprises en raison de la nature totalement imprévisible de l'incident et de ses conséquences.
Scott Parazynski a utilisé pour cela de l'outillage entièrement fabriqué à bord de la station, une sorte de petite canne enveloppée d'isolant qui lui a servi à enfiler des morceaux de câble de 1,50 mètre environ pourvus d'attaches aux extrémités au travers d'ouvertures prévues sur les bords du panneau endommagé. Il a d'abord renforcé le côté resté intact afin d'éviter que la déchirure ne l'atteigne en s'agrandissant, puis a rapproché les lèvres de l'ouverture en y passant un renfort. Cinq attelles ont ensuite été mises en place afin de consolider l'ensemble.
La commande de déploiement de l'énorme panneau solaire de 76 mètres d'envergure a enfin pu être transùise, et l'opération s'est déroulée sans le moindre incident.
Scott Parazynski, 46 ans, accomplit en ce moment sa cinquième mission à bord d'une navette spatiale américaine. Il a aussi séjourné sur la Station Mir en 1997 (notamment en compagnie du spationaute français Jean-Loup Chrétien) ainsi qu'à bord de l'ISS (2001 et 2007). Médecin de son état, il ne s'attendrait vraisemblablement pas à effectuer un jour une intervention chirurgicale sur un panneau solaire à près de 300 km d'altitude…
article lu sur Futura Sciences
Scott Parazynski a utilisé pour cela de l'outillage entièrement fabriqué à bord de la station, une sorte de petite canne enveloppée d'isolant qui lui a servi à enfiler des morceaux de câble de 1,50 mètre environ pourvus d'attaches aux extrémités au travers d'ouvertures prévues sur les bords du panneau endommagé. Il a d'abord renforcé le côté resté intact afin d'éviter que la déchirure ne l'atteigne en s'agrandissant, puis a rapproché les lèvres de l'ouverture en y passant un renfort. Cinq attelles ont ensuite été mises en place afin de consolider l'ensemble.
La commande de déploiement de l'énorme panneau solaire de 76 mètres d'envergure a enfin pu être transùise, et l'opération s'est déroulée sans le moindre incident.
Scott Parazynski, 46 ans, accomplit en ce moment sa cinquième mission à bord d'une navette spatiale américaine. Il a aussi séjourné sur la Station Mir en 1997 (notamment en compagnie du spationaute français Jean-Loup Chrétien) ainsi qu'à bord de l'ISS (2001 et 2007). Médecin de son état, il ne s'attendrait vraisemblablement pas à effectuer un jour une intervention chirurgicale sur un panneau solaire à près de 300 km d'altitude…
article lu sur Futura Sciences
samedi, septembre 15, 2007
Stocker l'energie éolienne
La découverte promet d’aider les éoliennes ou les centrales solaires à s’affranchir des caprices de la météo. Une équipe d’ingénieurs australiens de l’université de Nouvelle-Galles du Sud, à Sydney, a trouvé le moyen de stocker l’électricité dans des cuves, sous forme liquide. La centrale éolienne de King Island, une île du sud de l’Australie, expérimente ainsi depuis 2003 un accumulateur à circulation qui emmagasine l’excédent d’électricité produit lorsque le vent souffle fort pour le restituer lorsqu’il faiblit.
Ce système pourrait lever l’un des obstacles qui freinent le développement des énergies renouvelables, en leur permettant d’alimenter le réseau en l’absence de vent ou de soleil. A King Island, le générateur thermique qui prend le relais des éoliennes quand il n’y a pas de vent a vu sa consommation de fioul diminuer de moitié. "Le principe de ces batteries est connu depuis longtemps, mais personne n’était parvenu à le mener au stade de la commercialisation", dit Maria Skyllas-Kazacos, l’ingénieur chimiste qui dirige depuis vingt ans les recherches de l’université de Nouvelle-Galles du Sud sur ces accumulateurs.
Contrairement aux batteries classiques au plomb, ces derniers utilisent des électrolytes (liquides dans lesquels baignent les plaques de l’accumulateur) qui ne sont pas stockés à l’intérieur, mais dans deux réservoirs externes. C’est leur mise en contact, dans une cuve centrale, qui produit de l’électricité. Pour la recharge, l’apport de courant provenant des éoliennes assure la séparation des deux électrolytes, qui sont à nouveau stockés dans leurs réservoirs. L’avantage du système à circulation sur les batteries classiques réside dans sa capacité à fournir aussi bien un kilowattheure que plusieurs centaines de mégawattheures.
L’accumulateur de King Island peut ainsi restituer 200 kilowatts d’électricité pendant quatre heures. "Théoriquement, les capacités de stockage sont illimitées : il suffit d’augmenter la capacité des cuves d’électrolytes", confirme Mme Skyllas-Kazacos. Les quatre réservoirs de King Island contiennent 55 000 litres. Pour gagner de la place, il est possible de les entreposer sous terre. Une poignée de centrales éoliennes testent déjà le système, sur l’île japonaise d’Hokkaido ou encore aux Etats-Unis.
source : Le Monde
samedi, septembre 08, 2007
Voyager dans le temps ????
Voici une copie de l'édito du sénateur Tregouet, étonnant...
La machine à explorer le temps, immortalisée par l’écrivain Herbert Georges Wells, pourrait un jour devenir réalité, affirment des scientifiques de l’Institut israélien de technologie, le Technion.
L’équipe annonce avoir mis au point un modèle expérimental qui, dans un futur lointain, pourrait permettre à nos successeurs de voyager dans le temps. Pour réaliser cette machine, les scientifiques se sont reposés sur la théorie de la relativité d’Einstein et le principe de courbure de l’espace.
Selon ces physiciens, il est possible d’entraîner l’incurvation d’un espace-temps dans une direction définie pour rendre possible un retour dans le temps dans un espace-temps parallèle.
"La machine devient elle-même un espace-temps", explique le professeur Amos Ori de la Faculté de physique du Technion. Et, en suivant la théorie du chercheur israélien, c’est le fait même d’en fabriquer une qui autoriserait le voyage dans le passé. "En créant aujourd’hui une machine à remonter le temps, nous rendrions possible le retour dans notre temps aux générations futures. Si nous ne pouvons malheureusement pas nous rendre dans notre passé, c’est parce que nos prédécesseurs n’ont pas créé ce type d’infrastructure pour nous". Le système développé par les scientifiques dépasse certaines des limites rencontrées jusqu’à présent pour élaborer ce type de machines.
Les chercheurs de Technion sont persuadés qu’il est possible de recourir à un espace vide contenant de la matière positive pour remonter dans le temps.
Mais avant de construire ce "chronoscaphe", bien des obstacles, théoriques et pratiques, restent à surmonter, à commencer par le contrôle des champs gravitationnels. D’autres scientifiques ont envisagé d’utiliser un trou noir ou un trou de vers pour voyager dans le temps.
Mais encore faudrait-il pouvoir rentrer dans le trou noir sans être écrasé, étiré et détruit car la singularité centrale est d’une densité infinie. Une solution est envisageable si les trous noirs tournent autour d’un axe central.
Ceci permet de définir un point par lequel il est possible de pénétrer dans un trou noir en toute sécurité. Comme dans l’oeil du cyclone, ce point serait dénué de toute force gravitationnelle !
Autre obstacle, et non des moindres, un trou blanc viole le second principe de la thermodynamique qui veut que dans un système fermé, l’entropie (désordre) ne peut pas décroître, autrement dit, on ne peut pas créer de la matière à partir du néant.
Le voyage dans le temps n’est donc pas pour demain mais il n’est pas définitivement à exclure. Certains physiciens ont en effet émis l’hypothèse, parfaitement possible, en théorie, qu’il existe des "fontaines blanches", qui courberaient l’espace dans le sens inverse et qui, au lieu d’attirer la matière, la cracheraient.
Le trou noir et la fontaine blanche formeraient un trou de ver, sorte de raccourci dans l’espace temps.
Il serait alors possible, en théorie, de fabriquer un trou de ver dont le trou noir est immobile par rapport à nous et dont la fontaine blanche se déplace à des vitesses proches de celle de la lumière. Le temps ne s’écoulera pas de la même manière aux extrémités du tunnel : il sera plus lent du coté de la fontaine blanche. Ainsi, quand deux mois se seront écoulés à l’entrée du trou noir la fontaine blanche sera en retard, dans le passé.
Il suffira alors d’emprunter le trou de ver pour remonter le temps. Au mieux, on ne pourra revenir qu’à la date de création du trou de ver. La machine à remonter le temps est donc un tunnel spatio-temporel dont l’entrée respecte l’évolution du temps, mais dont la sortie reste figée à la date de sa création.
Imaginons que l’on parvienne à créer un tel tunnel le 1er janvier 2050. Si l’on utilise ensuite ce tunnel en 2100, on doit pouvoir en ressortir le 1er janvier 2050.
Mais en admettant que toutes les immenses difficultés techniques et matérielles liées à la réalisation d’une telle machine puissent être surmontées, il reste à résoudre certains paradoxes redoutables comme celui du "voyageur imprudent".
Que se passerait-il en effet si un voyageur temporel revenait dans le passé et tuait son grand père ? Cesserait-il d’exister ? Continuerait-il d’exister dans une autre dimension temporelle parallèle ? Autant de questions passionnantes qui n’ont pas fini de faire les beaux jours des films et romans de Science-Fiction.
Le simple fait que la machine à voyager dans le temps ne soit plus considérée comme une absurdité ou une totale impossibilité scientifique et soit envisagée comme une perspective certes lointaine mais faisable est tout de même fascinant et en dit long sur les extraordinaires avancées dans la connaissance des lois physiques fondamentales qui régissent notre univers.
René Trégouët
La machine à explorer le temps, immortalisée par l’écrivain Herbert Georges Wells, pourrait un jour devenir réalité, affirment des scientifiques de l’Institut israélien de technologie, le Technion.
L’équipe annonce avoir mis au point un modèle expérimental qui, dans un futur lointain, pourrait permettre à nos successeurs de voyager dans le temps. Pour réaliser cette machine, les scientifiques se sont reposés sur la théorie de la relativité d’Einstein et le principe de courbure de l’espace.
Selon ces physiciens, il est possible d’entraîner l’incurvation d’un espace-temps dans une direction définie pour rendre possible un retour dans le temps dans un espace-temps parallèle.
"La machine devient elle-même un espace-temps", explique le professeur Amos Ori de la Faculté de physique du Technion. Et, en suivant la théorie du chercheur israélien, c’est le fait même d’en fabriquer une qui autoriserait le voyage dans le passé. "En créant aujourd’hui une machine à remonter le temps, nous rendrions possible le retour dans notre temps aux générations futures. Si nous ne pouvons malheureusement pas nous rendre dans notre passé, c’est parce que nos prédécesseurs n’ont pas créé ce type d’infrastructure pour nous". Le système développé par les scientifiques dépasse certaines des limites rencontrées jusqu’à présent pour élaborer ce type de machines.
Les chercheurs de Technion sont persuadés qu’il est possible de recourir à un espace vide contenant de la matière positive pour remonter dans le temps.
Mais avant de construire ce "chronoscaphe", bien des obstacles, théoriques et pratiques, restent à surmonter, à commencer par le contrôle des champs gravitationnels. D’autres scientifiques ont envisagé d’utiliser un trou noir ou un trou de vers pour voyager dans le temps.
Mais encore faudrait-il pouvoir rentrer dans le trou noir sans être écrasé, étiré et détruit car la singularité centrale est d’une densité infinie. Une solution est envisageable si les trous noirs tournent autour d’un axe central.
Ceci permet de définir un point par lequel il est possible de pénétrer dans un trou noir en toute sécurité. Comme dans l’oeil du cyclone, ce point serait dénué de toute force gravitationnelle !
Autre obstacle, et non des moindres, un trou blanc viole le second principe de la thermodynamique qui veut que dans un système fermé, l’entropie (désordre) ne peut pas décroître, autrement dit, on ne peut pas créer de la matière à partir du néant.
Le voyage dans le temps n’est donc pas pour demain mais il n’est pas définitivement à exclure. Certains physiciens ont en effet émis l’hypothèse, parfaitement possible, en théorie, qu’il existe des "fontaines blanches", qui courberaient l’espace dans le sens inverse et qui, au lieu d’attirer la matière, la cracheraient.
Le trou noir et la fontaine blanche formeraient un trou de ver, sorte de raccourci dans l’espace temps.
Il serait alors possible, en théorie, de fabriquer un trou de ver dont le trou noir est immobile par rapport à nous et dont la fontaine blanche se déplace à des vitesses proches de celle de la lumière. Le temps ne s’écoulera pas de la même manière aux extrémités du tunnel : il sera plus lent du coté de la fontaine blanche. Ainsi, quand deux mois se seront écoulés à l’entrée du trou noir la fontaine blanche sera en retard, dans le passé.
Il suffira alors d’emprunter le trou de ver pour remonter le temps. Au mieux, on ne pourra revenir qu’à la date de création du trou de ver. La machine à remonter le temps est donc un tunnel spatio-temporel dont l’entrée respecte l’évolution du temps, mais dont la sortie reste figée à la date de sa création.
Imaginons que l’on parvienne à créer un tel tunnel le 1er janvier 2050. Si l’on utilise ensuite ce tunnel en 2100, on doit pouvoir en ressortir le 1er janvier 2050.
Mais en admettant que toutes les immenses difficultés techniques et matérielles liées à la réalisation d’une telle machine puissent être surmontées, il reste à résoudre certains paradoxes redoutables comme celui du "voyageur imprudent".
Que se passerait-il en effet si un voyageur temporel revenait dans le passé et tuait son grand père ? Cesserait-il d’exister ? Continuerait-il d’exister dans une autre dimension temporelle parallèle ? Autant de questions passionnantes qui n’ont pas fini de faire les beaux jours des films et romans de Science-Fiction.
Le simple fait que la machine à voyager dans le temps ne soit plus considérée comme une absurdité ou une totale impossibilité scientifique et soit envisagée comme une perspective certes lointaine mais faisable est tout de même fascinant et en dit long sur les extraordinaires avancées dans la connaissance des lois physiques fondamentales qui régissent notre univers.
René Trégouët
lundi, août 13, 2007
L'espace en 3D !
Si vous avez une paire de lunette 3D dans un coin, voici une adresse ou vous pourrez voir des photos 3D de la station spatiale entre autre :
FLASH ESPACE . COM
FLASH ESPACE . COM
dimanche, juillet 15, 2007
JOHN BUTLER TRIO, un petit groupe sympa
OCEAN, à écouter en regardant les vagues par "gros temps"
BETTER THAN à TARATATA
et une dernière : Home is where the heart is
BETTER THAN à TARATATA
et une dernière : Home is where the heart is
mardi, juillet 10, 2007
Une pile à combustible à l'alcool, assez puissante pour entraîner un véhicule
Les scientifiques et étudiants de l'Université d'Offenbourg sont parvenus, après des années de recherche, à concevoir une pile à combustible (PAC) à éthanol assez puissante pour entraîner un véhicule.
Pour ce faire, ils ont repris une technologie dont le développement avait été abandonné il y a 20 ans: la PAC alcaline. A l'époque, on ne disposait pas encore des membranes adaptées au fonctionnement d'une telle pile. Aujourd'hui, l'utilisation de membranes initialement développées pour le traitement des eaux usées a permis aux chercheurs de concevoir une PAC alcaline fonctionnant à l'éthanol et d'une taille satisfaisante.
Contrairement au type le plus répandu de PAC, dit à membrane échangeuse de protons (ou PEMFC), la PAC alcaline présente l'avantage de tolérer des catalyseurs assez efficaces pour permettre la rupture d'une liaison C-C, rupture nécessaire au déroulement de la réaction d'oxydoréduction. Montée sur un véhicule dénommé "Schluckspecht" (le poivrot), la pile a ainsi pu entraîner l'engin sur le circuit Paul Armagnac dans le sud de la France à l'occasion de l'Eco-Marathon 2007 organisé par le groupe Shell, et remporter le 2ème prix.
Les piles à combustibles (PAC) produisent de l'électricité via une réaction d'oxydoréduction impliquant en général de l'hydrogène (à la cathode) et de l'oxygène (à l'anode). Ces deux réactifs sont séparés par une membrane (électrolyte) de part et d'autre de laquelle sont disposés des catalyseurs. L'hydrogène est oxydé à l'anode, c'est-à-dire décomposé en protons et en électrons. Dans le cas de la PEMFC, la particule chargée positivement traverse l'électrolyte et se retrouve à la cathode, pendant que l'électron simultanément libéré circule dans un circuit extérieur. Ce circuit contourne la membrane pour atteindre lui aussi la cathode. Là, l'électron réagit avec le proton et l'oxygène: un courant électrique est créé.
L'utilisation d'un autre combustible que l'hydrogène, comme l'éthanol par exemple, rend la réaction chimique plus difficile: celle-ci implique en effet la rupture d'une liaison C-C, d'où la nécessité d'utiliser un catalyseur plus puissant. Or les catalyseurs potentiellement adaptés ne sont pas stables dans le milieu nécessairement acide de la PEMFC.
Source: BE Allemagne numéro 339 (14/06/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
Pour ce faire, ils ont repris une technologie dont le développement avait été abandonné il y a 20 ans: la PAC alcaline. A l'époque, on ne disposait pas encore des membranes adaptées au fonctionnement d'une telle pile. Aujourd'hui, l'utilisation de membranes initialement développées pour le traitement des eaux usées a permis aux chercheurs de concevoir une PAC alcaline fonctionnant à l'éthanol et d'une taille satisfaisante.
Contrairement au type le plus répandu de PAC, dit à membrane échangeuse de protons (ou PEMFC), la PAC alcaline présente l'avantage de tolérer des catalyseurs assez efficaces pour permettre la rupture d'une liaison C-C, rupture nécessaire au déroulement de la réaction d'oxydoréduction. Montée sur un véhicule dénommé "Schluckspecht" (le poivrot), la pile a ainsi pu entraîner l'engin sur le circuit Paul Armagnac dans le sud de la France à l'occasion de l'Eco-Marathon 2007 organisé par le groupe Shell, et remporter le 2ème prix.
Les piles à combustibles (PAC) produisent de l'électricité via une réaction d'oxydoréduction impliquant en général de l'hydrogène (à la cathode) et de l'oxygène (à l'anode). Ces deux réactifs sont séparés par une membrane (électrolyte) de part et d'autre de laquelle sont disposés des catalyseurs. L'hydrogène est oxydé à l'anode, c'est-à-dire décomposé en protons et en électrons. Dans le cas de la PEMFC, la particule chargée positivement traverse l'électrolyte et se retrouve à la cathode, pendant que l'électron simultanément libéré circule dans un circuit extérieur. Ce circuit contourne la membrane pour atteindre lui aussi la cathode. Là, l'électron réagit avec le proton et l'oxygène: un courant électrique est créé.
L'utilisation d'un autre combustible que l'hydrogène, comme l'éthanol par exemple, rend la réaction chimique plus difficile: celle-ci implique en effet la rupture d'une liaison C-C, d'où la nécessité d'utiliser un catalyseur plus puissant. Or les catalyseurs potentiellement adaptés ne sont pas stables dans le milieu nécessairement acide de la PEMFC.
Source: BE Allemagne numéro 339 (14/06/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT
samedi, juillet 07, 2007
Chikungunya: des cellules cibles du virus identifiées
Des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS viennent de marquer une avancée dans la compréhension de la maladie due au virus Chikungunya (maladie de "l'homme courbé"), qui sévit actuellement en Inde et au Gabon, en identifiant pour la première fois des cellules cibles du virus. Leurs résultats, menés en collaboration avec des cliniciens de l'île de la Réunion, sont publiés dans PLoS Pathogens et dans PLoS ONE.
Le virus Chikungunya, découvert en Tanzanie en 1952, et la maladie qu'il provoque ont été jusqu'ici très peu étudiés. L'épidémie qui a sévit dans des îles de l'Océan Indien en 2005-2006 (270 000 cas) avait conduit à la mobilisation d'une douzaine d'équipes de l'Institut Pasteur à Paris, désormais engagées dans l'étude de cette maladie négligée. Des équipes pasteuriennes avaient notamment retracé l'histoire évolutive du virus Chikungunya dans l'Océan Indien, grâce au séquençage de plusieurs souches virales ayant circulé au cours de l'épidémie (voir communiqué du 23 mai 2006). Le Chikungunya a depuis provoqué une vaste épidémie en Inde, faisant entre 1,4 et 6,5 millions de cas entre 2005 et 2007, et touche actuellement le Gabon, où quelque 11 500 cas ont été répertoriés depuis mi-avril 2007.
La première question-clé pour l'étude de la pathogenèse de cette maladie porte sur le tropisme du virus: quelles sont les cellules qu'il infecte dans l'organisme ? L'étude aujourd'hui publiée visait à répondre à cette question. Elle a été menée par l'équipe d'Olivier Schwartz - Unité Virologie (CNRS URA 3015) à l'Institut Pasteur -, en collaboration avec plusieurs équipes de l'Institut Pasteur et du Groupe Hospitalier Sud Réunion.
Les chercheurs ont tout d'abord adapté des outils (cytométrie de flux, immunofluorescence, microscopie électronique...) permettant de visualiser et de quantifier le virus. Ils ont ainsi pu démontrer in vitro que celui-ci ne se multipliait pas dans les cellules sanguines circulantes (lymphocytes, monocytes), mais qu'il se répliquait dans les macrophages (cellules phagocytaires d'origine sanguine et localisées dans les tissus). Ces cellules pourraient donc être impliquées dans l'infection des tissus qu'on sait touchés par la maladie, comme les muscles et les articulations. Le virus infecte également la plupart des cellules dites "adhérentes": cellules endothéliales, cellules épithéliales, fibroblastes... Les chercheurs souhaitent aujourd'hui identifier les voies d'entrées du virus dans ces types cellulaires, et aussi mieux comprendre les interactions du virus avec le système immunitaire. Leur travail pourrait d'ores et déjà permettre de tester des médicaments en culture cellulaire, en vue de sélectionner ceux qui inhibent l'infection des cellules cibles.
Parallèlement, une autre étude menée par Pierre-Emmanuel Ceccaldi et Simona Ozden dans l'Unité Epidémiologie et physiopathologie des virus oncogènes à l'Institut Pasteur, dirigée par Antoine Gessain, en collaboration avec d'autres équipes de l'Institut Pasteur, de l'Institut de Myologie de Paris, et avec des cliniciens de Saint-Denis de la Réunion, a permis de montrer que, chez les personnes infectées, certaines cellules présentes dans le tissu musculaire sont des cibles du virus Chikungunya. Leur travail, récemment publié, s'appuie sur l'étude de biopsies de malades. Ils ont trouvé dans une biopsie prélevée en phase aiguë de la maladie chez un patient, et dans une autre prélevée à un stade plus tardif chez une autre patiente, que les cellules précurseurs des cellules musculaires – les cellules satellites – étaient infectées par le virus. De plus, ces cellules s'avèrent, en culture cellulaire, très permissives au virus. Les auteurs cherchent aujourd'hui à savoir si ces cellules ne joueraient pas un rôle de "réservoir" du virus, ce qui expliquerait les récidives des douleurs musculaires observées chez certains patients.
Ces premières étapes clés de l'étude du Chikungunya sont de nouveaux résultats - après le séquençage des virus de l'Océan Indien publié l'an dernier - de la forte mobilisation des chercheurs de l'Institut Pasteur, qui travaillent aussi notamment sur la transmission mère-enfant, la physiopathologie de la maladie, les relations entre le virus et les moustiques vecteurs, et séquencent actuellement des souches de virus qui circulent au Gabon.
Article de Technoscience du jeudi 5 juillet
Source CNRS
Le virus Chikungunya, découvert en Tanzanie en 1952, et la maladie qu'il provoque ont été jusqu'ici très peu étudiés. L'épidémie qui a sévit dans des îles de l'Océan Indien en 2005-2006 (270 000 cas) avait conduit à la mobilisation d'une douzaine d'équipes de l'Institut Pasteur à Paris, désormais engagées dans l'étude de cette maladie négligée. Des équipes pasteuriennes avaient notamment retracé l'histoire évolutive du virus Chikungunya dans l'Océan Indien, grâce au séquençage de plusieurs souches virales ayant circulé au cours de l'épidémie (voir communiqué du 23 mai 2006). Le Chikungunya a depuis provoqué une vaste épidémie en Inde, faisant entre 1,4 et 6,5 millions de cas entre 2005 et 2007, et touche actuellement le Gabon, où quelque 11 500 cas ont été répertoriés depuis mi-avril 2007.
La première question-clé pour l'étude de la pathogenèse de cette maladie porte sur le tropisme du virus: quelles sont les cellules qu'il infecte dans l'organisme ? L'étude aujourd'hui publiée visait à répondre à cette question. Elle a été menée par l'équipe d'Olivier Schwartz - Unité Virologie (CNRS URA 3015) à l'Institut Pasteur -, en collaboration avec plusieurs équipes de l'Institut Pasteur et du Groupe Hospitalier Sud Réunion.
Les chercheurs ont tout d'abord adapté des outils (cytométrie de flux, immunofluorescence, microscopie électronique...) permettant de visualiser et de quantifier le virus. Ils ont ainsi pu démontrer in vitro que celui-ci ne se multipliait pas dans les cellules sanguines circulantes (lymphocytes, monocytes), mais qu'il se répliquait dans les macrophages (cellules phagocytaires d'origine sanguine et localisées dans les tissus). Ces cellules pourraient donc être impliquées dans l'infection des tissus qu'on sait touchés par la maladie, comme les muscles et les articulations. Le virus infecte également la plupart des cellules dites "adhérentes": cellules endothéliales, cellules épithéliales, fibroblastes... Les chercheurs souhaitent aujourd'hui identifier les voies d'entrées du virus dans ces types cellulaires, et aussi mieux comprendre les interactions du virus avec le système immunitaire. Leur travail pourrait d'ores et déjà permettre de tester des médicaments en culture cellulaire, en vue de sélectionner ceux qui inhibent l'infection des cellules cibles.
Parallèlement, une autre étude menée par Pierre-Emmanuel Ceccaldi et Simona Ozden dans l'Unité Epidémiologie et physiopathologie des virus oncogènes à l'Institut Pasteur, dirigée par Antoine Gessain, en collaboration avec d'autres équipes de l'Institut Pasteur, de l'Institut de Myologie de Paris, et avec des cliniciens de Saint-Denis de la Réunion, a permis de montrer que, chez les personnes infectées, certaines cellules présentes dans le tissu musculaire sont des cibles du virus Chikungunya. Leur travail, récemment publié, s'appuie sur l'étude de biopsies de malades. Ils ont trouvé dans une biopsie prélevée en phase aiguë de la maladie chez un patient, et dans une autre prélevée à un stade plus tardif chez une autre patiente, que les cellules précurseurs des cellules musculaires – les cellules satellites – étaient infectées par le virus. De plus, ces cellules s'avèrent, en culture cellulaire, très permissives au virus. Les auteurs cherchent aujourd'hui à savoir si ces cellules ne joueraient pas un rôle de "réservoir" du virus, ce qui expliquerait les récidives des douleurs musculaires observées chez certains patients.
Ces premières étapes clés de l'étude du Chikungunya sont de nouveaux résultats - après le séquençage des virus de l'Océan Indien publié l'an dernier - de la forte mobilisation des chercheurs de l'Institut Pasteur, qui travaillent aussi notamment sur la transmission mère-enfant, la physiopathologie de la maladie, les relations entre le virus et les moustiques vecteurs, et séquencent actuellement des souches de virus qui circulent au Gabon.
Article de Technoscience du jeudi 5 juillet
Source CNRS
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