dimanche, mars 19, 2006

Des matériaux à mémoire de forme pour diminuer le bruit des réacteurs

Des chercheurs de Rolls-Royce, en partenariat avec l'Université de Birmingham, ont l'ambition de réduire le bruit des moteurs d'avion à l'aide de matériaux à mémoire de forme.

Cette étude fait partie du projet sur quatre ans ADVACT (ADVanced ACTuation) du 6e PCRD (programme-cadre de l'Union Européenne). Il vise à améliorer le contrôle des réacteurs d'avion, au niveau de leur efficacité et de leur bruit et est financé à hauteur de 6,6 millions d'euros dont 4,4 millions proviennent de l'Union Européenne.

Le bruit des réacteurs d'avion est causé par les turbulences des gaz éjectés. Les gaz d'échappement, très rapides, exercent une force de cisaillement sur l'air qui a une vitesse faible. Cet effort produit un bruit caractéristique. Néanmoins, le problème peut être évité si les gaz d'échappement et l'air se mélangent plus efficacement. Pour cela, il suffit de changer la forme de l'échappement, en ajoutant des dentelures et des chevrons. Ces excroissances fonctionnent comme des mélangeurs statiques: en tant qu'obstacles au flux de gaz ils provoquent des recirculations qui aident à mélanger plus facilement l'air et les gaz.

Cette technique a permis de réduire le bruit de quelques décibels. Malheureusement le dispositif augmente la traînée, ce qui provoque une diminution de la poussée de l'appareil. Pour compenser cet effet, le moteur à besoin de plus d'énergie, donc de plus de carburant. Les dentelures doivent donc être déployées uniquement lors des phases de décollage et d'atterrissage. Afin de résoudre ce problème, les chercheurs s'intéressent aux matériaux à mémoire de forme.

Les dentelures considérées sont faites d'un alliage de nickel et de titane qui change de forme en fonction du gradient de température (faible au sol, élevé en altitude où l'air est plus froid). Néanmoins, en pratique, les conditions météorologiques et de températures sont très variables, rendant nécessaire la présence de contrôleur de température autour de ces matériaux.

Ces contrôleurs n'ont pas besoin d'être extrêmement précis car le changement de forme s'effectue sur une variation de 20 °C. Il faut juste dépasser cette valeur pour obtenir la modification de la pièce. La rigidité du matériau dans ces deux positions définitives est l'un des points les plus importants. Les recherches s'orientent essentiellement sur un design optimal des dentelures, garantissant la flexibilité pour le changement de forme et la rigidité pour les formes stables.

Les chercheurs ne s'inquiètent pas pour la commercialisation future de ce système (intérêt de Boeing) et espèrent avoir un prototype en fonctionnement pour 2007.

dimanche, mars 05, 2006

Vers une réfrigération par simple impulsion électrique

Pourra-t-on bientôt refroidir un bac à glaçons ou l'unité centrale d'un ordinateur en appuyant simplement sur un bouton ? Des scientifiques de l'université de Cambridge au Royaume-Uni, ont annoncé la découverte d'un matériau dans lequel un phénomène de diminution sensible de température se produit par application d'un champ électrique.

Le principe, appelé l'effet électrocalorique, est connu depuis les années 60, mais son intensité trop faible ne semblait pas lui promettre d'applications pratiques. Les chercheurs de Cambridge viennent de découvrir une céramique qui permet de provoquer ce qu'ils ont appelé un effet électrocalorique géant, plus de 100 fois plus intense que ce qui avait pu être constaté auparavant. Le matériau est une variante d'une céramique piézoélectrique connue, le Titano-Zirconiate de Plomb (PZT). Les chercheurs ont constaté qu'ils pouvaient transformer le PZT en un matériau électrocalorique prometteur simplement en y incorporant pour sa fabrication environ 20 fois plus de zirconium que de titane.

L'effet en lui-même n'est pas très bien expliqué mais Neil Mathur, membre de l'équipe de Cambridge, explique que ce qui est fondamentalement nécessaire est un matériau qui subisse une modification brusque de sa structure cristalline (un changement de phase), à une température particulière. Pour le PZT la température de ce changement de phase peut être modifiée par un champ électrique. Ceci signifie que, à proximité de ce point, un champ électrique peut placer les atomes du réseau cristallin dans un état de "basse énergie", leur permettant alors "d'aspirer de l'énergie" dans le réseau et de produire de ce fait un refroidissement.


Refroidissement électrique

L'effet électrocalorique est très étroitement lié à l'effet pyroélectrique, mieux connu, une force appliquée à un matériau produit un champ électrique et inversement. Le PZT possède également cette propriété, et c'est pourquoi les chercheurs avaient choisi de le tester. Ils ont pu abaisser de 12°C la température d'un film de PZT enrichi en zirconium, épais d'un tiers de micron.

Cet effet pourrait être employé pour élaborer une pompe à chaleur. L'idée serait d'abaisser la température du matériau cycliquement, en le reliant à chaque fois au système à refroidir puis en le déconnectant dès que ce système a refroidi. La température du système chuterait ainsi peu à peu à chaque cycle.

Le PZT ne sera pas très utile en lui même, reconnaît Mathur, parce que l'effet électrocalorique le plus intense ne se produit qu'à des températures relativement élevées, autour de 220°C. Avec son équipe, il recherche désormais des solutions de rechange qui fonctionneraient à une température plus proche de la température ambiante.

Il existe un phénomène un peu similaire, pour lequel le refroidissement est induit par magnétisme, et qui a été déjà utilisé par des industriels pour fabriquer des prototypes d'unités de réfrigération. Cependant ceux-ci exigent des champs magnétiques intenses irréalisables en pratique. Le refroidissement électrique sera-t-il plus simple à mettre en oeuvre ? Mathur avoue ne pas le savoir encore.

dimanche, février 19, 2006

Vers une nouvelle génération de batterie ultra-performante

Les chercheurs du célèbre MIT viennent de mettre au point un nouveau type de batterie qui permettra à terme de stocker 10 fois plus d’énergie que les batteries les plus performantes actuelles. Cette nouvelle technologie utilise des systèmes de stockage d’énergie appelée ultracondensateurs reposant sur l’utilisation de nanotubes de carbone, indique Joel Schindall, professeur au MIT. Ces nouvelles batteries, selon leurs concepteurs, ont tous les avantages des différents types de batteries actuelles : très grande capacité de stockage, longévité exceptionnelle, capacité inégalée de montée en puissance.

Ces batteries pourraient non seulement révolutionner le domaine des transports électriques mais également le secteur des télécoms et de l’électronique de loisirs car elles pourraient se recharger en quelques secondes ou quelques minutes. John Kassakian, un des chercheurs ayant mis au point de batteries, souligne cependant que l’obstacle principal qui risque de freiner cette nouvelle technologie n’est pas technique mais économique. "Les nanomatériaux que nous utilisons dans cette batterie coûtent pour l’instant plus chers que les matériaux couramment employés dans nos batteries actuelles », souligne le chercheur qui précise " il ne sert à rien de concevoir une batterie capable de stocker cent fois plus d’énergie si cette batterie coûte cent fois plus chère car une telle batterie ne se vendra pas".

Néanmoins les chercheurs du MIT sont persuadés que les industriels parviendront, d’ici une dizaine d’années, à abaisser suffisamment le coût de fabrication de ces nouvelles batteries en parvenant notamment à fabriquer ces ultra condensateurs sur un substrat flexible.

mardi, février 07, 2006

L'analyse des pupilles permet de mesurer objectivement les effets médiatiques




Les pupilles ne réagissent pas seulement à la lumière mais aussi aux processus émotionnels et mentaux de l'homme. La nouvelle procédure biométrique Mental-Workload-Analyzer (MWA) en Allemagne permet de mesurer de façon objective et beaucoup plus précise la perception, les émotions et les processus cognitifs.

L'unité de recherche de la société Goldmedia de Berlin offre avec ce nouvel appareil, unique au monde, un instrument qui mesure la réaction des pupilles et calcule les réflexes à la lumière ainsi que le véritable effet des médias ou des produits sur les utilisateurs.

En collaboration avec l'institut des médias de l'université libre Berlin (FU), Goldmedia permet aux agences de publicité et d'internet ainsi qu'aux producteurs du cinéma et de la télévision, de connaître l'effet émotionnel des produits et des médias. Les émetteurs télé utilisent déjà le MWA afin d'optimiser leurs programmes.

mercredi, février 01, 2006

L'avion du futur est une aile volante, appelé AC20.30




Des étudiants et chercheurs de l'Université des Sciences Appliquées (HAW) de Hambourg ont construit un prototype à l'échelle 1:30 de ce qui pourrait devenir d'ici 2030 l'avion du futur, fait d'une seule aile volante et baptisé AC20.30. D'une envergure de 96 mètres, l'avion serait capable de transporter 900 passagers.

Cette aile volante ne possède ni fuselage conventionnel, ni empennage horizontal, qui d'un point de vue aérodynamique sont superflus et facteurs de ralentissement. D'un point de vue aérodynamique, l'avantage de cette aile volante est sa moindre résistance à l'air, ce qui a pour conséquence une plus faible consommation en kérosène que l'A380. Il serait ainsi capable de battre la distance maximale de trajet sans escale de 21.601km.

La structure portante de cette aile volante d'aspect filigrane permet de répartir la poussée sur l'ensemble de l'avion et pas seulement sur les ailes comme c'est le cas pour les avions traditionnels, permettant ainsi de réduire le poids total de l'appareil et donc d'économiser du carburant. Le prototype a effectué à la fin de l'année précédente des tests dans une soufflerie qui ont permis aux chercheurs de constater que leur modèle était plus stable que prévu.

L'idée des ailes volantes n'est pas nouvelle, le seul exemple existant jusqu'à présent est le bombardier furtif américain B2. Le seul problème de ce type d'appareil est leur instabilité aérodynamique qui oblige l'appareil a être en permanence contrôlé par voie électronique afin d'activer les gouvernails et maintenir l'équilibre de l'appareil. Il faudra encore attendre 15 à 20 ans pour que l'électronique atteigne la fiabilité nécessaire.


Source: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 269 du 18/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

dimanche, janvier 29, 2006

Une fibre optique en plastique




Fuji Photo Film a présenté une nouvelle fibre optique haute performance au Tokyo Fiber Optics Expo 2006, qui s'est déroulé du 18 au 20 janvier.

Les fibres optiques sont traditionnellement faites en verre, mais la faible flexibilité de ce matériau rend leur installation difficile dans les immeubles, privant ainsi de nombreux internautes d'une connexion très haut débit dite "FTTH" (fiber to the home). Du fait de leur conversion d'un signal optique en un signal électrique, les données se voient contraintes de passer par un goulot d'étranglement juste avant d'atteindre leur destination finale, réduisant fortement le débit de la connexion.

La nouvelle fibre optique en résine acrylique devrait permettre de résoudre ce problème. En effet, celle-ci étant suffisamment flexible pour rester opérationnelle même lorsque son rayon de courbure est de 1 centimètre, son installation n'est pas plus difficile que celle d'un câble électrique. De plus, elle possède un des débits les plus élevés à ce jour: 10,3 Gbits/s. Ses diamètres extérieur et intérieur sont respectivement de 500 et 120 micromètres. La perte de signal mesurée est inférieure à 100 dB/km.

Au Japon, environ 20% des internautes possèdent déjà une connexion FTTH, dont le débit est de 100Mbits/s.


Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 390 du 24/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com

samedi, janvier 28, 2006

Astuce réseau wifi bloqué " connectivité limité ou inexistante"

Voila un "tips" que j'ai trouvé en passant des heures a débloquer un réseau wifi, ça risque d'intéresser beaucoup de monde ...

Symptomes : tout le réseau est parfaitement paramétré et pourtant la connection est marquée "limitée ou inexistante"

solution : il faut réinitialiser les composants réseau de windows en tapant les commandes suivantes sous une invite de commande DOS

NETSH INT IP RESET C:\RESETLOG.TXT

NETSH WINSOCK RESET

dimanche, janvier 22, 2006

Un prototype de pile à combustible pour les voitures à hydrogène de PSA



Jean-Martin Folz, Président du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën et Alain Bugat, Administrateur Général du CEA ont présenté une nouvelle pile à combustible, en présence du Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Gilles de Robien.

Conçue en partenariat par PSA Peugeot Citroën et le CEA dans le cadre du projet Genepac, cette pile présente des performances et une compacité au meilleur niveau mondial. L'objectif poursuivi par les deux partenaires était de concevoir et réaliser un système pile à combustible compact, modulable et efficace, d'une puissance pouvant aller jusqu'à 80 KW, et compatible avec les contraintes techniques spécifiques d'une automobile.

Le groupe PSA Peugeot Citroën a décidé de se doter de ses propres moyens de recherche sur cette technologie d'avenir et inaugure aujourd'hui l'unité pile à combustible du Centre de Recherche de Carrières sous Poissy. Cette unité est totalement dédiée aux études sur la pile à combustible, aux technologies associées et à l'intégration du système pile dans un véhicule. Le groupe mise sur une intégration progressive de la pile à combustible dans l'automobile, en privilégiant dans une première phase les flottes de véhicules de livraison en ville. PSA Peugeot Citroën développe à cet effet une approche originale de véhicules électriques disposant d'un "range extender", constitué d'une pile à combustible alimentée en hydrogène.

Pour concevoir, développer et fabriquer la pile à combustible du projet Genepac, le CEA est parti des spécifications définies par le groupe PSA Peugeot Citroën et s'est appuyé sur près de dix années d'expérience dans le domaine. Le CEA est en effet le seul organisme de recherche français dont les travaux couvrent toute la filière hydrogène (production, stockage, réglementation et utilisation pour le transport). Pour les piles à combustibles, il étudie l'ensemble des mécanismes déterminant les performances, le vieillissement et la dégradation des piles, pour proposer des solutions techniques innovantes.

Source: CEA
Illustration: PSA / CEA

mercredi, janvier 18, 2006

Airbus, gros porteur de ventes

Que ferait le commerce extérieur français sans Airbus ? Pas grand-chose de bon. Parmi les principaux exportateurs (derrière, notamment, Renault et PSA), l'avionneur européen a pris, cette année, encore un peu plus de poids, représentant 4 % des exportations françaises (sur les onze premiers mois), contre 3,3 % en 2004. Une performance qui tient à une cuvée 2005 exceptionnelle. Jamais, dans son histoire, Airbus n'aura fabriqué et donc vendu autant d'avions : 378 appareils contre 320 en 2004, dépassant Boeing pour la troisième année consécutive. Sur ce total, seule une grosse moitié des avions entre dans les chiffres de la douane française, le reste allant engraisser les statistiques allemandes. L'année 2006 ne devrait pas mollir, puisque Gustav Humbert, le nouveau patron allemand d'Airbus, a confirmé hier, lors de la traditionnelle conférence de presse, tabler sur «plus de 400 livraisons», soit cinq avions de plus que Boeing.

La grande surprise est qu'Airbus a aussi coiffé au poteau son ennemi américain, en terme de prises de commandes. C'est pour le moins miraculeux. En annonçant, le 5 janvier, avoir enregistré 1 002 commandes en 2005, Boeing était quasiment sûr de retrouver son fauteuil de numéro un mondial, quatre ans après l'avoir cédé à son concurrent. Le dernier chiffre public connu alors pointait, à fin novembre, Airbus à 687 commandes. L'avance était donc confortable pour la firme de Chicago. Et pourtant le miracle a bien eu lieu : sur le seul mois de décembre, Airbus a enregistré près de 40 % de ses commandes de l'année pour atteindre le total de 1 055 appareils en 2005. De quoi garder sa place de numéro un. Comment Airbus a-t-il pu rattraper son retard en si peu de temps ? Hier, l'Américain John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, a tenté de justifier ces chiffres : «On n'a rien accéléré du tout. Beaucoup des grosses commandes de décembre, dont celles signées avec la Chine (120 appareils, ndlr), étaient en négociation depuis très longtemps.»

Airbus tient son salut à sa famille de mono couloirs A320 qui a particulièrement profité du boom des compagnies low-cost. En revanche, l'avionneur de Toulouse se prend une méchante claque sur les long-courriers, appareils à forte rentabilité. Seuls 15 A340 ont trouvé cette année preneurs, alors que le 777 de Boeing a, lui, été commandé à 154 exemplaires. Bon joueur, Gustav Humbert a reconnu le joli carton de Boeing. «Mais cette situation n'appelle pas de mesures d'urgences particulières. Ce n'est pas une année qui change une tendance.» D'ailleurs, malgré une guerre de prix «féroce», le constructeur devrait annoncer une marge opérationnelle «de plus de 10 %», contre 9,5 % en 2004.

Article de Liberation du 18 janvier 2006

mardi, janvier 17, 2006

Tests d'altitude en Colombie pour l'Airbus A380



Après l'Europe, l'Asie, l'Océanie et le Moyen-Orient, c'est au tour du continent sud-américain de recevoir l'Airbus 380. Le plus gros avion commercial au monde s'est posé mardi sur l'un des aéroports les plus élevés de la planète, en Colombie, devant des centaines de curieux.
L'aéroport José Maria Cordova de Rionegro (Medellin) se situe à une altitude de 1538 mètres. Le prototype WWDD de l'Airbus A380, l'exemplaire qui fut présent au Dubaï Air Show en novembre dernier, doit rester sur place pendant quatre jours.

La présence de l'avion européen dans cet aéroport quelque peu particulier est liée à son programme d'essais. Différents tests sont effectués, principalement portés sur le comportement de l'appareil lors des décollages, atterrissages et manoeuvres aux très hautes altitudes.

samedi, janvier 14, 2006

Produire de l’électricité avec la chaleur perdue

La récupération de la chaleur pour produire de l’électricité n’est pas une idée nouvelle, elle est déjà utilisée pour les centrales électriques à cycle combiné (gaz naturel). Cependant, cette technologie n’a été utilisée qu’à grande échelle pour une production centralisée. Freepower, une compagnie basée au Sud de l’Angleterre, a développé un générateur local d’électricité qui utilise la chaleur perdue, et ce pour n’importe quelle installation thermique. Après avoir étudié les composants classiques utilisés dans la production conventionnelle d’électricité, en particulier la turbine à vapeur, les ingénieurs de Freepower ont souhaité conserver cette turbine en raison de son efficacité. Lors de la génération classique d’électricité, ces turbines utilisent de la vapeur d’eau surchauffée : toutefois, cela nécessite des températures élevées, impossibles à atteindre lors de la récupération de chaleur à partir de petits appareils comme des fours de restaurant.

Ainsi, les chercheurs ont choisi d’utiliser un autre fluide (tenu secret par la société) qui soit non toxique, non inflammable et non dangereux pour l’environnement, mais qui pourrait produire de la vapeur surchauffée à des températures plus faibles : c’est le cycle de Rankine organique. Le fluide est ainsi transformé en vapeur en utilisant la chaleur perdue d’un autre appareil (four à pizza par exemple) : cette vapeur entraîne la turbine (production d’électricité), puis le fluide est condensé et ensuite réutilisé. La turbine est, selon le modèle, à deux ou trois étages, et a une vitesse de rotation comprise entre 30.000 et 50.000 tours par minute. Sa température d’entrée idéale est entre 180°C et 225°C, mais elle fonctionne toujours à 125°C.

Elle entraîne un alternateur intégré qui devrait produire, toujours selon le modèle, entre 2 et 500 kW. Les autres composants ont été optimisés afin de répondre aux contraintes du système, par exemple les parties rotatives sont directement refroidies et lubrifiées par le fluide qui les traverse. Freepower a obtenu six brevets sur ce système de génération d’électricité miniaturisé. Ce système n’émet pas de gaz à effet de serre supplémentaire et entre dans le secteur energy efficiency (efficacité énergétique), très populaire au Royaume-Uni. Un prototype de 6 kW est déjà en fonctionnement et un premier modèle de 120 kW est prévu cette année. Les premiers modèles commerciaux devraient être disponibles durant le premier semestre 2006.

mardi, janvier 10, 2006

Résolution d'un très ancien problème "d'hélicoïde à poignée"



Une bulle de savon entortillée qui possède une poignée? Il est compréhensible que l'on trouve cela difficile à visualiser. Les experts pensaient même depuis plus de deux siècles qu'une telle structure était mathématiquement impossible. Mais plus maintenant.

Dans un rapport publié dans l'édition de novembre de Proceedings of the National Academy of Sciences, les mathématiciens Matthias Weber de l'Université de l'Indiana, David Hoffman de l'Université de Stanford et Michael Wolf de l'Université de Rice ont présenté la preuve de l'existence d'une nouvelle surface minimale dans une famille appelée "hélicoïde de genre un".

Un hélicoïde est la surface que l'on obtient quand une des formes les plus simples -une surface plane- est tordue un nombre infini de fois. Si l'hélicoïde est vertical, sa forme ressemble à la rampe d'accès à un parking à étage. La nouvelle surface ressemble à cet hélicoïde traditionnel à ceci près qu'elle possède une caractéristique supplémentaire: une poignée telle qu'on peut la trouver sur une tasse à café, ou, si l'on préfère, comme si une colonne supplémentaire était rajoutée au niveau d'un "étage" de la rampe de stationnement.

"Cette preuve nous indique que notre intuition n'était pas bien exacte au sujet ce qui est possible et ce qui n'est pas possible", remarque Weber. "Une raison probable à ce que l'on ne l'a pas découvert plus tôt est que personne n'avait imaginé que quelque chose de semblable pouvait exister".

Toutes les surfaces minimales ont quelque chose d'important en commun: une superficie minimale. "Une surface minimale se forme lorsque la pression des deux côtés d'une surface est identique", explique Weber. "Par exemple, quand on plonge un crochet recourbé dans de l'eau savonneuse, la bulle de savon qui se forme sur le crochet est une surface minimale". Ces bulles de savon peuvent avoir diverses formes, selon la forme du crochet, mais dans tous les cas la bulle essaye de réduire au minimum la tension superficielle et cela se produit quand la bulle a la plus petite superficie possible. En chacun de ses points, une surface minimale est soit plane, soit de la forme d'une selle de cheval (ou d'une pomme chips).


Des applications variées

Les surfaces minimales s'avèrent importantes au niveau moléculaire. "A l'échelle nanométrique, les surfaces de contact entre certaines substances sont des surfaces minimales", indique Weber. Par exemple, certains copolymères qui sont des plastiques employés pour fabriquer de nouveaux types de tissus. Le mélange de ces copolymères produit des surfaces minimales aux points de contact. Savoir à quoi ressemblent ces zones de contact peut aider à déterminer les futures propriétés chimiques du mélange.

"Les surfaces minimales sont extrêmement stables en tant qu'objets physiques, précise Weber, et cela peut être un avantage pour toute sorte de structure". Des architectes ont été intrigués par les illustrations numériques de certaines de ses surfaces minimales et étudient avec lui la possibilité de les adapter à des structures architecturales, intérieures ou extérieures.

Les qualités esthétiques des images numériques de Weber ne sont pas non plus sans intérêt: sa galerie montre des surfaces minimales placées dans des environnements imaginaires. "Ces images ne sont pas destinées à illustrer des concepts mathématiques", remarque Weber. "Elles atteindront leur but si les gens qui les regardent peuvent ressentir une partie de l'intrigant sortilège que ressent un mathématicien en explorant les objets mathématiques".

Dans une deuxième galerie, les images illustrent des concepts mathématiques. "C'est la plus complète collection de surfaces minimales accessible", indique Weber. "Les utilisateurs peuvent télécharger les programmes qui recréent les surfaces, leur permettant d'entreprendre des expériences numériques et visuelles".

La preuve complète des mathématiciens est longue de plus de 100 pages. Le résumé de leur rapport est disponible ici http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/102/46/16566.

mardi, janvier 03, 2006

Le DVD holographique pour cette année: jusqu'à 1,6 To de données

La société InPhase Technologies pourrait commencer à produire fin 2006 un disque numérique pouvant stocker jusqu'à 60 fois plus de données qu'un DVD traditionnel. Une démonstration publique d'un prototype du nouveau support s'est tenue à l'International Broadcast Equipment Exhibition à Tokyo.

Ce prototype, du nom de Tapestry, a une capacité de 300 Go de données et une vitesse de lecture de 20 Mo/s, ceci grâce à une technologie de stockage holographique. Cette technologie pourrait permettre l'enregistrement de 1,6 To (soit 1 600 Go) de données sur un disque de la taille d'un DVD. Une sévère concurrence aux technologies HD-DVD et Blu-Ray, chacune ambitionnant de devenir la remplaçante du DVD mais avec une capacité de seulement quelques dizaines de Giga-Octets. Le seul véritable concurrent d'InPhase Technologies est le japonais Optware qui devrait proposer lui aussi un disque holographique courant 2006 (voir notre news).

InPhase Technologies est une société formée par une alliance de Hitachi et de Maxell. La société travaille depuis sept ans sur la technologie holographique pour le stockage de données. Le principe est intéressant: utiliser toute l'épaisseur du support pour le stockage, et non juste un empilement de couches en surface. L'information est donc enregistrée en relief.

Sur un disque holographique, les données sont inscrites sous la forme d'un hologramme à l'intérieur d'un cristal sensible à la lumière (photosensible). Deux faisceaux issus d'une même source laser (pour conserver la cohérence) permettent d'enregistrer l'information: le faisceau objet et le faisceau de référence.





















Ecriture de l'information sur un disque holographique

Le faisceau objet traverse une matrice représentant les données à enregistrer (un pixel noir pour un 0 et un pixel blanc pour un 1). Cette matrice n'est autre qu'un écran à cristaux liquides. Le faisceau altéré, contenant l'information, vient ensuite traverser le cristal photosensible, et sa rencontre avec le faisceau de référence vient inscrire les données dans le volume du cristal. Il suffit de déplacer le faisceau de référence pour pouvoir inscrire une nouvelle matrice de données derrière la première matrice. Pour la lecture des données, le faisceau de référence vient éclairer le support et permet de détecter les 0 et les 1 de la matrice initiale. L'holographie peut de ce fait stocker et enregistrer plusieurs informations en même temps.

La technologie holographique pourrait également être utilisée pour le stockage sur d'autres types de support, par exemple sur des petites cartes mobiles. Sur un support de la dimension d'un timbre poste il serait ainsi possible de stocker quelques 2 Go de données, ou 200 Go sur un support de la dimension d'une carte de crédit.

lundi, janvier 02, 2006

M43: plus de 9 millions de chiffres pour le plus grand nombre premier connu

Le nombre 2^30402457 - 1 (2 puissance 30402457 auquel on retranche 1) est devenu le plus grand nombre premier découvert à ce jour, c'est-à-dire un nombre divisible uniquement par 1 et par lui-même. Ce nombre est un nombre premier de Mersenne, c'est-à-dire dont l'écriture est la suivante: 2 puissance un nombre premier (ici 30402457) auquel on retranche 1.

Ce nombre, baptisé M43 (pour le 43ème nombre premier de Mersenne connu), contient tout de même 9 152 052 chiffres et a été découvert grâce au projet GIMPS (Great Internet Mersenne Prime Search) par les docteurs Curtis Cooper et Steven Boone de l'Université Centrale de l'Etat du Missouri (CMSU). C'est la technique de la grille de calcul (grid computing), c'est-à-dire la distribution de la charge de calcul auprès d'une multitude d'ordinateurs interconnectés, qui a permis cet exploit.


Le projet GIMPS

Le projet GIMPS a pu regrouper au sein d'une grille les ordinateurs de volontaires et bénévoles répartis tout autour de la planète, grâce au réseau Internet. La plupart des projets utilisant le calcul distribué récupèrent la puissance informatique non employée des machines de ses contributeurs, de manière complètement transparente.

Dans le cas présent, ce sont tout de même plus de 200 000 ordinateurs répartis sur les cinq continents, en plus des 700 ordinateurs de l'université CMSU, qui ont permis de découvrir M43 en à peine... 10 mois. L'appartenance de ce nombre à l'ensemble des nombres premiers a été vérifiée bien plus rapidement, en cinq jours à Grenoble par un chercheur de Bull grâce à un supercalculateur.


100 000 dollars pour le premier nombre premier composé de plus de 10 millions de chiffres

M43 est bien plus grand que le précédent plus grand nombre premier connu à ce jour, qui ne comptait "que" entre 7 et 8 millions de chiffres. Mais M43 n'atteint pas encore les dix millions de chiffres, une barre symbolique qui aurait permis au projet GIMPS d'empocher 100 000 dollars, somme promise par l'Electronic Frontier Foundation (EFF) pour ce palier symbolique.

L'EFF est une organisation non lucrative qui vise à encourager la recherche. La découverte du premier nombre premier constitué de plus d'un million de chiffres avait ainsi été récompensée par une somme de 50 000 dollars. Les chercheurs de CMSU estiment que les dix millions de chiffres seront atteints courant 2007.


Les nombres premiers et la cryptographie

La propriété des nombres premiers est particulièrement utilisée dans le cadre de la cryptographie. La difficulté de factorisation par les moyens connus des très grands nombres permet d'assurer une protection certaine.

Dans le cadre de la cryptographie RSA, la sécurité repose sur la multiplication de deux très grands nombres premiers (les clés) afin de former un nombre gigantesque. Si il est simple de multiplier deux grands nombres, l'opération inverse, la factorisation, est très coûteuse en temps de calcul. Ce dernier nombre sera donc très difficile à factoriser, assurant la sécurité des clés et des données.

source : technosciences

dimanche, janvier 01, 2006

Si comme moi vous aimez les montres


Vous aimez les belles mécaniques mais vous n'avez pas 7760 euros à mettre dans une BREGUET Transatlantique Titanium ... pourquoi ne pas vous offrir une montre doté d'un calibre suisse 3133 mais fabriquée en russie ... J'ai découvert la marque POLJOT il y'a peu et j'ai craqué. De très belle montres , tres bien finies , mécanique suisse , fournisseur officiel des cosmonautes russes( Yuri Gagarine en portait une en 61 ) et en plus a un rapport qualité/prix imbattable Que demande le peuple ? pour en savoir plus rendez vous sur ce site
http://www.poljot.ru/en-logo.html?html
le modèle que je préfère :

Bonne et heureuse année 2006 à tous !!!

vendredi, décembre 30, 2005

Le chocolat noir bon pour le cœur !

Voilà une étude dont les résultats réjouiront tous les amateurs de chocolat noir. Cette étude, publiée dans la très sérieuse revue « Heart » démontre en effet l’effet positif pour les artères des fumeurs de 40 grammes de chocolat noir comparé à celui de 40 grammes de chocolat blanc du même fabricant helvétique. Le chocolat peut accroître le risque cardiovasculaire à cause de ses effets sur le glucose (sucre), les lipides (graisses) et le poids corporel, ou au contraire avoir un potentiel positif pour la santé cardiovasculaire à cause de ses effets antioxydants, résument les chercheurs dans une "lettre scientifique".

Les flavonoïdes présents dans le chocolat noir mais pas dans le chocolat blanc ont des propriétés antioxydantes. Pour comparer les effets de chocolats noirs et blancs de même marque, ils ont enrôlé une vingtaine de fumeurs à titre de cobayes. Privés pendant vingt-quatre heures d’autres antioxydants (thé noir ou vert, oignons, pommes, choux, vin, produits à base de cacao), dix cobayes ont ingéré 40 grammes de chocolat noir (à 73 % de cacao) et dix autres ont savouré 40 grammes de chocolat blanc (4 % de cacao).

Bilan : le chocolat blanc n’a eu aucun effet sur les cellules tapissant les artères, les plaquettes intervenant dans la formation des caillots sanguins, ni sur les taux d’antioxydants contenus dans le sang. Le chocolat noir est sorti gagnant : des échographies-Doppler ont montré que le chocolat noir entraînait une amélioration de la circulation dans les artères deux heures après son ingestion et que cet effet positif se maintenait pendant huit heures. Le taux d’antioxydants présents dans le sang a augmenté. Les chercheurs estiment que les effets positifs constatés sont "très vraisemblablement" liés aux effets antioxydants du chocolat noir.

source : tregouet et http://heart.bmjjournals.com/cgi/content/extract/92/1/119?

samedi, décembre 24, 2005

jeudi, décembre 22, 2005

Star Wars et la physique: le sabre laser



La dénomination "sabre laser", prise au pied de la lettre, pose plusieurs problèmes.
Tout d'abord le laser se propage en ligne droite, à moins de subir une déflection au cours de sa trajectoire. Ainsi une lame laser ne devrait pas être visible. De même on ne voit le faisceau d'un pointeur laser que dans une atmosphère diffusante, où de minuscules poussières interagissent avec le faisceau et le réemmettent dans toutes les directions.
De plus, le faisceau laser n'est pas naturellement limité en taille. Il se propage en ligne droite jusqu'à être absorbé. Pour un combat dans un vaisseau spatial, les conséquences sont catastrophiques, chaque mouvement de lame provoquant le découpage intempestif de tout ce qui se trouve sur le chemin du faisceau, y compris la coque du vaisseau.. Limiter la taille de la lame requiert au moins l'utilisation d'un miroir réfléchissant en bout de course.
Une autre observation difficile à interpréter dans ce cadre est le "choc" produit par la rencontre de deux sabres. Les photons constituant un laser ne peuvent "s'entrechoquer" avec d'autres photons.


L'arme des Jedi évoquent en fait l'utilisation de plasma, plutôt que d'un laser. Un plasma, gaz chauffé à tel point que tous les atomes le composant sont séparés d'un ou plusieurs de leurs électrons, rayonne dans toutes les directions. Sa température fixe les caractéristiques du rayonnement émis, notamment sa couleur.
On utilise aujourd'hui des "torches plasma" pour la destruction de déchets ou la découpe de métal. Le plasma est alors un gaz ionisé sous l'effet d'un arc électrique, et atteint des températures de plusieurs milliers de degrés.
On peut modeler la forme du plasma à l'aide d'un champ magnétique: ce champ modifie les trajectoires des particules chargées constituant le plasma, et les confine dans une région de l'espace. C'est également le principe de confinement utilisé dans les tokamaks, pour réaliser la fusion nucléaire (dont le projet ITER sera la prochaine grande étape).

On peut ainsi réaliser un "sabre plasma" de belle allure, au pouvoir destructif important. On a en prime la possibilité de "chocs" entre sabres: de même que deux aimants peuvent se repousser sous l'effet de leurs champs magnétiques, on peut imaginer que le croisement de deux sabres soit rendu impossible par la présence d'un champ magnétique.

mercredi, décembre 21, 2005

Boeing: Le 747 nouveau est lancé

Comme prévu, Boeing a donné le coup d'envoi officiel d'une nouvelle famille de 747, en lançant mardi matin le 747-8, connu jusqu'à présent sous le nom de code 747 Advanced. La nouvelle gamme qui comprend deux variantes, Intercontinental et Freighter, plus longues que l'A380-800 d'Airbus, bénéficiera des avancées technologies développées pour le futur biréacteur moderne 787, d'où le nom du modèle -8.




Cette sixième déclinaison du quadriréacteur long-courrier conçu à la fin des années soixante sera équipée d'une voilure améliorée, d'un poste de pilotage modernisé mais aussi d'une motorisation unique acquise à General Electric et sa nouvelle gamme de réacteurs GEnx, soutenant un poids maximum au décollage de plus de 435 tonnes et répondant aux normes les plus avancées en matière de bruit. La version passagers ou Intercontinental est allongée de 3,6 mètres par rapport au 747-400, permettant l'aménagement de 34 sièges supplémentaires.

Capable de transporter 450 passagers en trois classes de service, il pourra franchir des étapes sans escale de 14 815 kilomètres. Avec une longueur de 75,3 mètres, le dérivé cargo ou Freighter deviendra le 747 le plus long jamais construit. Il emportera 140 tonnes de marchandises sur des liaisons directes de 8 275 kilomètres. Boeing promet également des coûts d'exploitation de 22% inférieurs à ceux de l'A380 cargo. La configuration définitive de la gamme sera fixée à la fin de l'année prochaine, avec une présentation prévue dans le courant du troisième trimestre 2008 et un premier vol dans les trois mois à suivre.
La certification et la mise en service sont attendues pour septembre 2009, date à laquelle l'un des deux clients de lancement Cargolux recevra le premier exemplaire d'une commande ferme portant sur dix de la version cargo. L'opérateur de fret luxembourgeois, qui exploite actuellement treize 747-400 standard confirme ainsi son intérêt dévoilé en juillet dernier, tout en prenant dix droits d'achat supplémentaires. Le feu vert industriel du programme s'accompagne également d'un achat de la compagnie japonaise Nippon Cargo Airlines pour huit 747-8 cargo fermes et de six en option. L'exploitant asiatique commencera à prendre livraison des long-courriers au cours du quatrième trimestre 2009. Il opère actuellement treize 747 d'ancienne génération et a acquis six 747-400 toujours en version cargo, dont le premier lui a été remis en juin. Les deux contrats représentent une valeur de 5 milliards de dollars, selon les prix catalogue du constructeur américain.

Boeing table sur un marché de 900 appareils sur les vingt prochaines années dans la catégorie de ses nouvelles propositions, sans préciser la part de marché qu'il compte s'approprier. De plus, les deux premières ventes annoncées semblent déjà enfermer le 747-8 dans un rôle spécifique de transporteur de fret, ce qu'est devenu le 747-400 en panne de commandes des dérivés passagers. D'ailleurs, l'avionneur prévoit que la flotte cargo mondiale de 65 tonnes et plus sera de 34% à l'horizon 2024.

En ce qui concerne les anciennes versions encore commercialisées du 747, les versions -400 et -400ER passagers et cargos, Boeing annonce qu'elles seront remisées dès le début des livraisons des nouveaux dérivés -8.

Source: Philippe Granger - Avions de ligne