samedi, décembre 24, 2005

jeudi, décembre 22, 2005

Star Wars et la physique: le sabre laser



La dénomination "sabre laser", prise au pied de la lettre, pose plusieurs problèmes.
Tout d'abord le laser se propage en ligne droite, à moins de subir une déflection au cours de sa trajectoire. Ainsi une lame laser ne devrait pas être visible. De même on ne voit le faisceau d'un pointeur laser que dans une atmosphère diffusante, où de minuscules poussières interagissent avec le faisceau et le réemmettent dans toutes les directions.
De plus, le faisceau laser n'est pas naturellement limité en taille. Il se propage en ligne droite jusqu'à être absorbé. Pour un combat dans un vaisseau spatial, les conséquences sont catastrophiques, chaque mouvement de lame provoquant le découpage intempestif de tout ce qui se trouve sur le chemin du faisceau, y compris la coque du vaisseau.. Limiter la taille de la lame requiert au moins l'utilisation d'un miroir réfléchissant en bout de course.
Une autre observation difficile à interpréter dans ce cadre est le "choc" produit par la rencontre de deux sabres. Les photons constituant un laser ne peuvent "s'entrechoquer" avec d'autres photons.


L'arme des Jedi évoquent en fait l'utilisation de plasma, plutôt que d'un laser. Un plasma, gaz chauffé à tel point que tous les atomes le composant sont séparés d'un ou plusieurs de leurs électrons, rayonne dans toutes les directions. Sa température fixe les caractéristiques du rayonnement émis, notamment sa couleur.
On utilise aujourd'hui des "torches plasma" pour la destruction de déchets ou la découpe de métal. Le plasma est alors un gaz ionisé sous l'effet d'un arc électrique, et atteint des températures de plusieurs milliers de degrés.
On peut modeler la forme du plasma à l'aide d'un champ magnétique: ce champ modifie les trajectoires des particules chargées constituant le plasma, et les confine dans une région de l'espace. C'est également le principe de confinement utilisé dans les tokamaks, pour réaliser la fusion nucléaire (dont le projet ITER sera la prochaine grande étape).

On peut ainsi réaliser un "sabre plasma" de belle allure, au pouvoir destructif important. On a en prime la possibilité de "chocs" entre sabres: de même que deux aimants peuvent se repousser sous l'effet de leurs champs magnétiques, on peut imaginer que le croisement de deux sabres soit rendu impossible par la présence d'un champ magnétique.

mercredi, décembre 21, 2005

Boeing: Le 747 nouveau est lancé

Comme prévu, Boeing a donné le coup d'envoi officiel d'une nouvelle famille de 747, en lançant mardi matin le 747-8, connu jusqu'à présent sous le nom de code 747 Advanced. La nouvelle gamme qui comprend deux variantes, Intercontinental et Freighter, plus longues que l'A380-800 d'Airbus, bénéficiera des avancées technologies développées pour le futur biréacteur moderne 787, d'où le nom du modèle -8.




Cette sixième déclinaison du quadriréacteur long-courrier conçu à la fin des années soixante sera équipée d'une voilure améliorée, d'un poste de pilotage modernisé mais aussi d'une motorisation unique acquise à General Electric et sa nouvelle gamme de réacteurs GEnx, soutenant un poids maximum au décollage de plus de 435 tonnes et répondant aux normes les plus avancées en matière de bruit. La version passagers ou Intercontinental est allongée de 3,6 mètres par rapport au 747-400, permettant l'aménagement de 34 sièges supplémentaires.

Capable de transporter 450 passagers en trois classes de service, il pourra franchir des étapes sans escale de 14 815 kilomètres. Avec une longueur de 75,3 mètres, le dérivé cargo ou Freighter deviendra le 747 le plus long jamais construit. Il emportera 140 tonnes de marchandises sur des liaisons directes de 8 275 kilomètres. Boeing promet également des coûts d'exploitation de 22% inférieurs à ceux de l'A380 cargo. La configuration définitive de la gamme sera fixée à la fin de l'année prochaine, avec une présentation prévue dans le courant du troisième trimestre 2008 et un premier vol dans les trois mois à suivre.
La certification et la mise en service sont attendues pour septembre 2009, date à laquelle l'un des deux clients de lancement Cargolux recevra le premier exemplaire d'une commande ferme portant sur dix de la version cargo. L'opérateur de fret luxembourgeois, qui exploite actuellement treize 747-400 standard confirme ainsi son intérêt dévoilé en juillet dernier, tout en prenant dix droits d'achat supplémentaires. Le feu vert industriel du programme s'accompagne également d'un achat de la compagnie japonaise Nippon Cargo Airlines pour huit 747-8 cargo fermes et de six en option. L'exploitant asiatique commencera à prendre livraison des long-courriers au cours du quatrième trimestre 2009. Il opère actuellement treize 747 d'ancienne génération et a acquis six 747-400 toujours en version cargo, dont le premier lui a été remis en juin. Les deux contrats représentent une valeur de 5 milliards de dollars, selon les prix catalogue du constructeur américain.

Boeing table sur un marché de 900 appareils sur les vingt prochaines années dans la catégorie de ses nouvelles propositions, sans préciser la part de marché qu'il compte s'approprier. De plus, les deux premières ventes annoncées semblent déjà enfermer le 747-8 dans un rôle spécifique de transporteur de fret, ce qu'est devenu le 747-400 en panne de commandes des dérivés passagers. D'ailleurs, l'avionneur prévoit que la flotte cargo mondiale de 65 tonnes et plus sera de 34% à l'horizon 2024.

En ce qui concerne les anciennes versions encore commercialisées du 747, les versions -400 et -400ER passagers et cargos, Boeing annonce qu'elles seront remisées dès le début des livraisons des nouveaux dérivés -8.

Source: Philippe Granger - Avions de ligne

lundi, décembre 19, 2005

La mémoire holographique sort des labos

La mémoire holographique va-t-elle enfin quitter le rayon des idées géniales et des curiosités techniques pour devenir la future technique de stockage, envoyant les CD ou DVD au pilon ? Pour la première fois depuis que des chercheurs planchent sur cette forme de mémoire en trois dimensions, une start-up américaine, InPhase Technologies, annonce la mise sur le marché d’un support à mémoire holographique pour la fin de l’année 2006. L’idée d’utiliser l’holographie pour stocker des informations remonte aux années 60. Les recherches se sont accélérées au début des années 90 lorsque les techniques actuelles de stockage ont commencé à montrer leurs limites. Sur la papier, la mémoire holographique bat les supports actuels à plate couture : le disque mis au point par InPhase Technologies peut stocker 60 fois plus d’informations qu’un DVD. Les données sont stockées 10 fois plus vite qu’avec un graveur actuel.

Alors que sur les CD ou les DVD les données sont gravées en deux dimensions, l’holographie utilise les trois dimensions. L’information n’est plus stockée sous forme de creux et de bosses mais à l’intérieur d’un cristal photosensible. L’écriture du disque se fait à l’aide de deux rayons lasers dont les interférences permettent d’inscrire un motif dans le cristal. Pour lire l’information, il suffit d’éclairer le cristal avec un rayon lumineux. En variant de façon très subtile l’inclinaison de ce faisceau, plusieurs images différentes peuvent être lues dans le cristal. D’où l’énorme capacité de stockage de l’holographie... et la difficulté à la mettre au point.

source : science et avenir

dimanche, décembre 18, 2005

la fin du silicium annoncée ?

Le silicium aurait-il vécu ? Impensable... et pourtant ! Intel vient d’annoncer avoir réussi à mettre au point un transistor informatique à partir d’un autre matériau que le traditionnel silicium et les résultats obtenus lui font dire qu’une nouvelle génération de composants électroniques pourrait voir le jour.

Indium Antimonium , ou InSb pour les amateurs de symboles, permet selon Intel "une réduction significative de la consommation d’énergie au niveau du transistor, accompagnée d’une substantielle amélioration des performances". On imagine sans peine les applications que pourrait trouver Intel à ces puces nouvelle génération : ordinateurs portables et appareils mobiles, pour lesquels concentration des performances et faible consommation énergétique constituent les principaux enjeux.

En réalité, l’InSb est déjà utilisé dans certains composants électroniques, notamment les amplificateurs radio ou les lasers à semi-conducteurs. Mais c’est la première fois que l’industrie parvient à réaliser un transistor si petit (85 nanomètres) à partir de ce matériau et surtout, c’est la première fois qu’elle met au point un composant basé sur l’InSb directement utilisable dans le domaine informatique et tout particulièrement pour la conception de microprocesseurs. "Les résultats de ces recherches nous rendent confiants quant à notre aptitude à suivre la Loi de Moore au-delà de 2015", affirme Ken David, directeur de la recherche sur les composants chez Intel.
source:l'atelier

samedi, décembre 17, 2005

Mona Lisa : l’énigmatique sourire percé à jour ?



Le mystérieux demi-sourire équivoque qui a intrigué les admirateurs de la Mona Lisa depuis plusieurs siècles n’est pas si ardu à interpréter, affirmaient hier des chercheurs.
Elle souriait sur la peinture parce qu’elle était heureuse, précisément à 83%, selon des experts de l’Université d’Amsterdam.

Dans ce qu’ils considèrent cependant comme une démonstration ludique de technologie plutôt qu’une expérience sérieuse, ces chercheurs ont numérisé une reproduction du chef-d’œuvre de Leonardo da Vinci et l’ont soumis à un programme ultramoderne de reconnaissance des émotions, développé en collaboration avec l’Université de l’Illinois.

Les résultats ont réparti ainsi ce que ressentait le sujet de la toile du maître : joie, 83%; dégoût, 9%; peur, 6%; colère, 2%. Moins d’un pour cent d’elle était au neutre, tandis qu’elle n’exprimait aucune surprise.

Da Vinci a commencé à peindre la toile en 1503; elle est actuellement accrochée à un mur du Louvre, à Paris.

Cette œuvre, connue aussi sous le nom de «Joconde», serait un portrait de l’épouse de Francesco del Giocondo. Le titre est un jeu de mots sur le nom du mari, signifiant également «la dame heureuse» en italien.

Harro Stokman, un professeur à l’Université d’Amsterdam qui a participé à l’expérience, a expliqué que les chercheurs étaient conscients de la nature plus ou moins scientifique des résultats, le programme n’étant pas conçu pour percevoir les émotions subtiles. Le logiciel n’a donc pu détecter quoi que ce soit de sexuel ou confirmer le mépris perçu par plusieurs dans les yeux de Mona Lisa.

Cette technologie est d’ailleurs conçue pour l’analyse de films et images numériques modernes, et les sujets analysés doivent d’abord être analysés dans un état neutre et sans émotions pour permettre au programme de détecter par la suite des émotions.

Le chercheur principal Nicu Sebe a relevé le défi avec beaucoup de sérieux, se servant des visages d’une dizaine de femmes méditerranéennes de l’époque afin de créer une image composite neutre. Il a ensuite comparé ce résultat au visage de la toile célèbre, attribuant ainsi une cote à six émotions distinctes, soit la joie, la surprise, la colère, le dégoût, la peur et la tristesse.

«Essentiellement, c’est comme appliquer une toile d’araignée sur le visage pour le fragmenter en toutes petites aires», explique Stokman. «Puis, il s’agit par exemple de détecter les infimes variations dans l’orientation des ailettes des narines ou la profondeur des rides autour des yeux.»

Stokman souligne qu’avec une lecture de 83%, il est clair que la joie était l’émotion principale du moment pour la jeune femme.

Des experts en biométrie n'ayant pas participé à l’expérience ont déclaré que les résultats étaient fort intéressants, même si leur valeur scientifique reste à démontrer.

«La technologie de reconnaissance du visage évolue rapidement, mais la reconnaissance des émotions est toujours au stade embryonnaire», précise Larry Hornak, directeur du Centre des technologies de l’identification à l’Université de West Virginia.

«Ils semblent tout de même s’être servis d’un jeu de données, aussi petit soit-il, ce qui est typique du travail réalisé dans un domaine relativement nouveau comme celui-ci. C’est un résultat intéressant», conclut-il.

Stokman est conscient que l’expérience de l’Université d’Amsterdam n’étaiera ni ne réfutera pas les théories controversées dont a fait l’objet la peinture du maître florentin. L’une de celles-ci avance que la toile est en fait un autoportrait de Leonardo en femme.

«Qui sait, peut-être que d’ici 30, 40 ou 50 ans, nous serons en mesure de dire ce que ressentait cette femme» évoque Stokman.

Hornak trouve l’idée fort intéressante. «Il est toujours amusant de mettre en pratique des technologies dans des domaines d’intérêt public, et parfois les résultats peuvent être tout à fait illuminants» dit-il. Jim Wayman, un chercheur en biométrie de l’Université d’État de San Jose, abonde en ce sens.

«C’est plus abracadabrant que scientifique, dit-il, mais cela divertit et ne fait de mal à personne.»

source : canoe sciences et tech

jeudi, décembre 15, 2005

BMW: le futur de l'automobile passe par la vapeur

Puisqu'une des solutions à l'actuel problème de l'énergie est d'en dépenser moins, louons la nouvelle invention de BMW pour améliorer le rendement énergétique des moteurs existants.

Le problème du moteur à combustion interne est qu'une grande partie de l'énergie disparaît sous forme de chaleur, en particulier via l'échappement et dans le circuit de refroidissement. Le système proposé par BMW consiste à récupérer cette chaleur et la recycler pour aider à la propulsion. Les tests au banc ont montré que sur un moteur 4 cylindres 1,8 litre, la consommation baissait de 15 % tandis que la puissance augmentait de 14 ch et le couple de 20 Nm grâce à ce que BMW appelle le "Turbosteamer", qu'on pourrait traduire par "Turbovaporisateur".

Le principe est celui du bon vieux moteur à vapeur. Les gaz d'échappement sont transférés dans un circuit primaire qui joue le rôle d'échangeur et vaporise le fluide contenu dans un second circuit. La pression générée est utilisée pour aider à la rotation du vilebrequin, et le reste de l'énergie est récupérée dans le circuit de refroidissement qui à son tour retourne dans le circuit principal. 80% de la chaleur est ainsi recyclée aux dires de BMW.

Le système tourne sur banc à l'état de prototype, et sa taille permet d'ores et déjà en théorie l'adaptation dans le compartiment moteur d'un 4 cylindres. Mais ne vous précipitez pas chez le concessionnaire: l'objectif annoncé est d'avoir un système prêt pour la production dans moins de dix ans, ce qui signifie qu'il reste encore pas mal de problèmes à régler.

BMW fut le premier constructeur européen à mettre sur le marché une voiture équipée d'un turbocompresseur, sera-t-il le premier à produire une voiture équipée d'un turbovaporisateur ?

Source: Le Blog Auto sous Licence Creative Commons by-sa

mardi, décembre 13, 2005

SALON AERONAUTIQUE DE DUBAI : ATR met Air Madagascar à l'honneur



C'est le nouvel appareil ATR72 aux couleurs d'Air Madagascar qui a été mis à l'honneur par la société ATR pendant le 9ème Salon aéronautique de Dubai.
En effet, c'est « Juliet Fox » qui est présent sur le tarmac, au milieu des autres appareils exposés dont le Boeing 777 et l'Airbus A380. Mais la hausse du prix du petrole aidant, l'ATR est une véritable vedette de ce
Salon vu sa consommation de carburant unanimement reconnue comme raisonnable.

Les clés de cet ATR72-500, le second acquis ce mois-ci par Air Madagascar, ont été symboliquement remises le 22 Novembre au Directeur général de la Compagnie malgache, Berend Bruns, et ce par le Président d'ATR,
Filippo Bagnato.

Immatriculé 5R-MJF, d'où son surnom de "Juliet Fox" au sein de la Compagnie, cet appareil flambant neuf porte donc à deux unités les appareils ATR72 qui vont être utilisés par Air Madagascar. Si le premier, "Juliet Echo" est opérationnel depuis le 19 Novembre, l'arrivée de Juliet Fox à Antananarivo est quant à elle programmée pour Mardi prochain. En effet, après sa présentation par ATR au Salon de Dubai, l'appareil retournera à Toulouse pour y subir les derniers tests avant son acceptation définitive par l'équipe de techniciens d'Air Madagascar conduite par le Chef de Departement de Maintenance industrielle, Jean-Charles Ranaivoson. Ce sont les Commandants Zafimanana et Lemena qui auront quant à eux l'honneur de diriger le convoyage de l'appareil vers sa future patrie.

D'une capacité de 70 places, les deux nouveaux appareils desserviront les réseaux intérieur et régional d'Air Madagascar. Ils sont équipés de sièges
en cuir, dont huit réservés à la classe business.

source : SOBIKA

lundi, décembre 12, 2005

Le lancement de Calipso attendu avec impatience par la communauté scientifique

Le lancement du satellite Calipso (Cloud-Aerosol Lidar and Infrared Pathfinder satellite Observation), une mission développée par la NASA en coopération avec le CNES, est désormais prévu pour mi-février 2006. Ceci porte le retard accumulé à près de deux ans par rapport aux plans initiaux.

Les scientifiques de grandes universités américaines impliquées dans le projet (Washington, Hampton, Colorado etc) s'impatientent. Des lancements pour le compte du Department of Defense sont tout d'abord passés en priorité sur le calendrier de tirs du site de Vandenberg (Californie). Après des difficultés techniques sur le satellite et le lanceur, la mission doit désormais faire face aux grèves de Boeing, l'industriel en charge du lancement, à une fermeture du site de Vandenberg jusqu'au 10 février, puis à des problèmes potentiels de priorité avec d'autres satellites gouvernementaux.

Grâce aux données fournies par Calipso, les chercheurs ont pour objectif de comprendre l'impact des nuages et des aérosols sur le réchauffement climatique de la Terre. Les technologies à bord, notamment le LiDAR (Light Detection and Ranging), permettront de créer les premières images en trois dimensions des nuages et des particules en suspension dans l'atmosphère. Certaines d'entre elles, réfléchissant le rayonnement solaire, contribuent à refroidir la planète, tandis que d'autres, absorbantes, pourraient accélérer le réchauffement. Une des questions posées est de savoir si ces phénomènes ont tendance à globalement accentuer ou compenser l'effet de serre.

Source: Etats-Unis Espace - bureau du CNES de l'Ambassade de France aux Etats-Unis

samedi, décembre 03, 2005

StarSight: des lampadaires solaires Wi-Fi




StarSight est un concept bien pensé mélangeant un éclairage urbain avec un panneau solaire et une borne Wi-Fi ou WiMAX. Le tout est gérable à distance, fournit de l'accès à Internet sans fil et peut même incorporer à sa base des chargeurs d'appareils en tous genres (lecteurs mp3, téléphones portables, ...).

Les concepteurs du projet, Kolam Partnership (Angleterre) et Nex-G (Singapour), indiquent un premier déploiement au Cameroun, permettant aux pays en voie de développement de bénéficier des dernières technologies en matière de réseaux sans fil d'accès à Internet.

Le Maroc, la Chine, l'Inde et même les highlands d'Ecosse seraient les prochains lieux à être équipés d'un tel système, qui pourrait en plus être utilisé pour les alertes de catastrophes naturelles, les pics de pollution et tout autre service.

source : canard wifi

en savoir plus : http://starsightproject.com/en/africa/index.php

dimanche, novembre 27, 2005

la France boucle sa tournée en beautée



Et de quatre. La France a battu l'Afrique du Sud 26-20 au Stade de France samedi soir et termine invaincue sa tournée de novembre après ses victoires sur l'Australie, le Canada et les Tonga. La seule équipe à avoir fait aussi bien est la Nouvelle-Zélande, auteur du deuxième grand chelem après ses quatre victoires dans les Iles britanniques. Les All Balcks, toujours aussi brillants et dominateurs, ont battu l'Ecosse 29-10 après avoir dominé l'Irlande, le Pays de Galles et l'Angleterre.
La France a ainsi entamé sa partie sur les chapeaux de roure en marquant deux essais de contre dans les dix premières minutes. Le talonneur du Stade Français, Dimitri Szarzewski fut ainsi le premier à aplatir dans l'en-but sud-africain. Avant d'être bientôt suivi par l'ouvreur de Toulouse Frédéric Michalak. Forts de cet avantage, les Français ont largement dominé la première mi-temps, avant de résister aux assauts des Springboks en seconde mi-temps. «Nous avons fait un match plein d'enthousiasme», a commenté l'arrière Thomas Castagneide, «Nous avons aussi montré que nous sommes au niveau des toutes meilleures équipes du monde".

article de libération du dimanche 27 novembre 05

samedi, novembre 26, 2005

L’homme bientôt dépassé par l’objet dans l’utilisation de l’Internet

Les objets vont devenir dans les prochaines années les premiers utilisateurs de l’Internet devant les humains, dans un "meilleur des mondes" fait de détecteurs électroniques qui suivront, via la toile, les mouvements des choses - et donc de leur propriétaire. Dans un rapport intitulé "L’Internet des objets", l’Union internationale des télécommunications (UIT) a présenté au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) de Tunis la prochaine révolution technologique.

Dans ce monde orwellien, l’homme, l’objet, les appareils électroniques et les bases de données seront reliés entre eux par un Internet radicalement transformé. "La science-fiction devient lentement réalité dans un +internet des objets+ fondé sur un réseau de connexions omniprésentes", prévoit le rapport. "Nous entrons dans une nouvelle ère dans laquelle les ’utilisateurs’ de l’Internet se compteront en milliards, mais où les hommes seront peut-être une minorité". L’Internet compte actuellement 875 millions d’utilisateurs dans le monde, un chiffre qui devrait seulement doubler si l’homme en reste le principal vecteur. Mais les experts tablent sur des dizaines de milliards "d’utilisateurs", vivants et inanimés, dans les prochaines décennies.

Ces "internautes" seront liés entre eux par un réseau omniprésent, sans que quiconque doive allumer un ordinateur où que ce soit. Des appareils ménagers télécommandés par ordinateur ont déjà fait leur apparition, ainsi que des prototypes d’automobiles dotés de détecteurs qui permettent d’éviter les collisions. Des téléphones portables peuvent servir de billet de train électronique et la viande exportée par la Namibie, ainsi que des produits destinés au distributeur américain Wal-Mart sont équipés de puces qui permettent de les suivre à la trace.

A l’avenir, l’UIT annonce l’arrivée du réfrigérateur qui communique directement avec le supermarché du coin, le lave-linge avec la chemise, la puce sous-cutanée avec un appareil médical ou encore le stylo avec l’ordinateur. "Nous sommes en train de créer une intelligence qui donne un peu de vie aux objets et permet à ces choses de discuter derrière notre dos", résume John Gage, chercheur de la firme informatique américaine Sun Microsystems. De nouveaux détecteurs placés dans des objets en ligne pourront aussi "rassembler des données de l’extérieur et humaniser la technologie en complémentant, voire en remplaçant, la détection humaine", explique l’auteur du rapport, Lara Srivastava.

Le spécialiste américain en informatique, Nicholas Negroponte, a pris l’exemple d’une poignée de porte, qui, placée à l’entrée de la maison, s’ouvrirait toute seule dès l’arrivée du propriétaire chez lui, les bras chargés de provisions, mais se fermerait en revanche aux inconnus et irait jusqu’à "signer" les recommandés. "Cette poignée serait tellement intelligente qu’elle pourrait laisser sortir le chien mais ne le laisserait pas en ramener cinq autres à la maison", suggère M. Negroponte. "Les téléphones pourront se décrocher tous seuls, deviner si l’appel est ou non important, répondre comme un majordome anglais ou comme une secrétaire de direction et, le cas échéant, alerter la +chose+ la plus proche de vous pour vous prévenir discrètement", ajoute-t-il.

Toute cette évolution est rendue possible par l’apparition des puces équipées de fréquences radio (RFID) qui peuvent être détectées en temps réel. Elle pose d’évidents problèmes de protection de la vie privée et des libertés, d’autant que les puces RFID pourront équiper des passeports, surveiller les habitudes de consommation ou la circulation de l’argent.

dépêche AFP

jeudi, novembre 24, 2005

Des piles à combustible pour mieux transformer le charbon en électricité

L’organisme de recherche SRI International développe une technologie de piles à combustible au carbone direct qui permettrait de convertir plus efficacement le charbon en électricité. Le SRI (Menlo Park, Californie) affirme que sa technologie de piles à combustible au carbone direct peut convertir l’énergie chimique du charbon directement en électricité sans recourir à la gazéification.

Cette technologie serait deux fois plus efficace que les centrales au charbon d’aujourd’hui, en réduisant des émissions de dioxyde de carbone, selon le SRI. Elle produirait de l’électricité à un coût compétitif à partir d’une variété de combustibles, y compris le charbon, le coke, le goudron, la biomasse et les déchets organiques, selon l’organisme.

« Le système du SRI mêle les principales qualités de ces deux technologies éprouvées : les piles à combustible à oxyde solide et les piles à combustible à air de carbone en fusion », déclare-t-on. « Le procédé de conversion d’énergie en une seule étape propre et hautement efficace transforme directement l’énergie chimique du charbon pulvérisé (et d’autres combustibles contenant du carbone) en électricité via l’oxydation électrochimique du carbone. »

Les États-Unis, qui disposent de réserves de charbon considérables, continueront d’utiliser le charbon comme leur source principale d’électricité pendant de nombreuses années, selon le SRI. Toutefois, les centrales au charbon d’aujourd’hui convertissent le charbon en électricité avec une efficacité relativement faible. En outre, le charbon est une source d’émissions toxiques, de gaz à effet de serre et de lourds polluants métalliques lorsqu’il est utilisé dans des centrales électriques traditionnelles.

Pour que les États-Unis gagnent leur indépendance énergétique de manière économique et durable pour l’environnement, il est nécessaire de trouver un procédé propre, efficace et direct pour convertir le charbon en énergie électrique. « Une source d’énergie doit répondre à des critères stricts pour remplacer les centrales au charbon conventionnelles », a déclaré Lawrence Dubois, vice-président du SRI. « Le système de conversion doit utiliser des ressources domestiques économiques, avoir des coûts d’exploitation et un capital comparables ou inférieurs, offrir une meilleure efficacité et capturer en interne les produits d’oxydation de combustible pour atteindre un niveau zéro d’émission de gaz à effet de serre et de gaz toxiques. L’approche de piles à combustible au carbone direct innovante du SRI a le potentiel de répondre à tous ces critères exigeants. »

source EET et TREGOUET

mercredi, novembre 23, 2005

Rendre possible l'impossible: Un laser au silicium

Le silicium a fait son chemin dans bien des domaines, depuis les ordinateurs jusqu'aux appareils photo. Mais qu'en est-il d'un laser au silicium ? C'est physiquement irréalisable, du moins c'est ce que les scientifiques pensaient jusqu'à présent. Une équipe de recherche de l'Université Brown a conçu le premier laser directement élaboré à partir du silicium en modifiant la structure du cristal à l'aide d'une nouvelle technique à l'échelle nanométrique.

Depuis la création du premier laser fonctionnel, à partir d'un rubis en 1960, les scientifiques ont élaboré ces sources lumineuses à partir de substances s'étendant du néon au saphir. Le silicium, cependant, n'a jamais été considéré comme un candidat valable. Sa structure ne permettrait pas l'alignement requis des électrons pour que ce semi-conducteur puisse émettre de la lumière.

Mais l'équipe du professeur Jimmy Xu a rendu possible ce qui était tenu pour impossible. Les chercheurs y sont parvenus en modifiant la structure atomique du silicium elle-même. Cela a été accompli en forant des milliards de trous dans un petit fragment de silicium, en utilisant un gabarit nanométrique. Le résultat: une faible mais bien réelle émission laser. L'exploit est à la mesure de la réputation du professeur Xu, dont le Laboratoire des Technologies Emergentes est surnommé le Laboratoire des Technologies Impossibles.

Pour le moment, ce qui est devenu faisable n'est pas encore très pratique. Avant que ce laser au silicium ne devienne viable, il doit être rendu plus puissant et utilisable à température ambiante: une température de moins 200°C est actuellement nécessaire à son fonctionnement. Mais un matériau avec les propriétés électroniques du silicium et les propriétés optiques d'un laser trouverait des utilisations dans les domaines de l'électronique et des communications, en augmentant la rapidité et la puissance des ordinateurs ou des réseaux à fibres optiques.

Selon Xu, lorsque les lasers ont été inventés, ils ont été considérés comme la solution à un problème qui n'existait pas encore. Aujourd'hui les lasers sont utilisés dans les lecteurs de CD, les lecteurs de codes à barres aussi bien que pour la découpe de métaux ou encore en chirurgie. "Toute nouvelle découverte scientifique trouve souvent une application, il suffit d'attendre que les technologies se développent", remarque-t-il.


Vaincre l'impossible

L'émission de lumière depuis le silicium a toujours été considérée comme inaccessible en raison de la structure en cristal du silicium. Les électrons nécessaires pour l'effet laser ne sont pas produits suffisamment près les uns des autres. Les rapprocher exigerait le bon phonon "marieur", opérant avec précision au bon moment, au bon endroit, afin d'établir la connexion atomique.

Dans le passé, les scientifiques ont chimiquement modifié le silicium ou l'ont pulvérisé en poussière de particules pour produire une émission de lumière. Mais davantage de lumière était naturellement détruite que produite. Xu et son équipe ont essayé une nouvelle façon d'aborder le problème. Ils ont modifié la structure du cristal en lui retirant des atomes.

Pour cela, l'équipe a élaboré un gabarit, ou "masque", en aluminium anodisé, d'environ un millimètre carré, qui présentait des milliards de trous minuscules, de taille uniforme et parfaitement ordonnés. Placé au-dessus d'un fragment de silicium puis bombardé d'un faisceau d'ions, le masque a servi de pochoir, permettant de poinçonner précisément la matière et d'en extraire des atomes. Les atomes de silicium se sont alors réarrangés subtilement à proximité des trous ce qui a permis l'émission de lumière.

Le silicium a été testé à plusieurs reprises sur une période d'un an afin de s'assurer qu'il satisfaisait aux propriétés classiques d'un laser telles que le gain optique, l'étroitesse de l'étendue spectrale et autres.

Source: TECHNO SCIENCES and Brown University

mardi, novembre 22, 2005

EADS reçoit un prix pour le "nez artificiel hypersensible"

La Fédération des industries allemandes (BDI) a remis le Prix technologique de l'industrie de défense au Centre de Recherche Corporate (CRC) d'EADS en Allemagne, en récompense du développement d'un "nez artificiel" fonctionnant tel un senseur analytique capable de flairer les plus infimes quantités de substance dangereuse.Ce nez artificiel est extrêmement sélectif, sensible et tout aussi rapide à détecter des explosifs, stupéfiants et autres gaz toxiques. Contrairement aux limiers électroniques existants, ce système combine la technologie d'un spectromètre de mobilité ionique (IMS) à celle du faisceau laser.Les domaines d'application de cette nouvelle technologie comprennent la sûreté aéroportuaire, la qualité de l'air, les détecteurs de mine, les diagnostics médicaux, ainsi qu'un large éventail d'autres utilisations pratiques venant combler les lacunes de la simulation du sens olfactif. Les principaux travaux qui ont conduit à cette technologie ont été réalisés dans le cadre du projet MILAN (miniaturized laser ion mobility spectrometer for analysis), parrainé par le ministère fédéral allemand de l'Education et de la Recherche. Actuellement, la technologie d'EADS est en cours d'expérimentation au titre des "systèmes de détection de matières dangereuses" dans le cadre du projet de recherche communautaire SAFEE (Sûreté des aéronefs dans le futur environnement européen).Avec le spectromètre de mobilité ionique, les gaz émis en permanence par les substances chimiques tels que les explosifs ou les stupéfiants, sont aspirés par un instrument de mesure. Ces gaz sont ensuite ionisés au moyen de faisceaux laser et convertis en particules électriquement chargées. Deux miroirs, entre lesquels le faisceau laser se réfléchit à l'infini, accentuent la sensibilité du "nez". Grâce aux réfléchissements, un nombre bien plus grand de molécules de la substance examinée sont identifiées et le nez artificiel s'en trouve considérablement plus efficace. Les ions sont ensuite accélérés dans un champ magnétique, puis mesurés en fonction de leur vélocité à l'extrémité du champ magnétique. Les résultats des mesures fournissent ainsi "une empreinte" de la substance analysée. De cette façon, la présence de la substance recherchée dans l'échantillon peut être déterminée en une fraction de seconde. Il n'est alors pas nécessaire de générer un vide ou une préparation d'échantillon complexe pour l'analyse. "L'avantage considérable de ce procédé tient au fait qu'il fait appel aux faisceaux laser et non à une source radioactive, comme c'est généralement le cas", explique Johann Göbel responsable de l'équipe de recherche récompensée d'EADS. Cette nouvelle technologie permet d'effectuer une présélection en discriminant les substances inoffensives comme le parfum avant l'analyse proprement dite.Göbel travaille depuis environ trois ans sur ce projet avec ses collègues, et a déclaré, lors de remise du prix: "Nous sommes d'autant plus ravis de la reconnaissance du travail accompli jusqu'ici que les défis à surmonter étaient considérables. La prochaine étape consistera à améliorer la convivialité de ce système. Les chercheurs du CRC travaillent d'emblée sur une solution intégrée en accentuant l'automatisation et la lisibilité des résultats dans un format et une interface faciles d'emploi". De plus, les chercheurs veulent pousser encore plus loin la miniaturisation afin de permettre l'intégration dans des équipements portables, tout comme les détecteurs de métaux utilisés sur les aéroports. Göbel table sur une commercialisation de ce nez artificiel d'ici trois ans.Source: Communiqué de presse EADS

lundi, novembre 21, 2005

Des constructions intelligentes pour lutter contre les incendies

Les chercheurs du NIST (National Institute of Standards and Technology) à Washington étudient comment des systèmes "intelligents" de construction d’immeubles pourraient permettre aux sapeurs-pompiers et aux autres organismes de premiers secours de mieux répondre aux urgences et d’évaluer correctement les conditions des sinistres en temps réel. Un des problèmes principaux rencontrés par les secours est le manque d’information précise. Où se situe l’incendie dans la construction ? Quelle est son étendue ? Où sont situés les points d’accès ? Y a-t-il des produits chimiques inflammables entreposés à proximité ?
Le NIST étudie des standards (IBR : intelligent Building Response) qui permettront aux industriels d’élaborer des systèmes qui utiliseront divers types de réseaux de communication, y compris les réseaux sans fil et devront être capables de renvoyer des informations telles que les plans des étages et des données de capteurs de mouvement, de chaleur, biochimiques ou autres. Des caméras vidéo reliées directement au quartier général d’incendie devront pouvoir communiquer des informations détaillées de la scène du sinistre aux premiers secours.
Les sapeurs-pompiers utiliseront des ordinateurs portables pour suivre sur un plan l’évolution d’un incendie qui se développe, avant même d’atteindre les lieux. Leur écran les informera également sur certaines caractéristiques des bâtiments comme les ascenseurs, les points lumineux, les systèmes de lutte contre l’incendie ainsi que sur des données en temps réel comme la position des occupants et les conditions d’enfumage et de température.

dimanche, novembre 20, 2005

Paludisme : résultats prometteurs pour deux vaccins expérimentaux

Des résultats prometteurs ont été obtenus avec un prototype de vaccin contre le paludisme testé chez l’homme et mis au point par des chercheurs de l’Institut Pasteur (Paris), selon des tests préliminaires. Les travaux sur ce modèle de vaccin à base d’une molécule de synthèse dérivée d’une protéine du parasite, dénommée MSP3, sont parus dans la revue PLos Medicine. La plupart des candidats-vaccins contre le paludisme sont sélectionnés en fonction des réactions immunitaires qu’ils déclenchent chez l’animal, mais se sont souvent révélés décevants lors du passage aux essais cliniques chez l’homme. Pour contourner cette difficulté, l’équipe de Pierre Druilhe, de l’unité de Parasitologie Biomédicale à l’Institut Pasteur, a recherché directement chez des sujets naturellement immunisés, comme on en rencontre en zone d’endémie en Afrique et Asie, ce qui contribuait à leur protection contre le parasite.
Les chercheurs ont donc recherché, au sein de populations infectées par le paludisme, quels étaient les antigènes (protéines du parasite) déclenchant ces réactions de défenses immunitaires capables d’éliminer le parasite Plasmodium falciparum. En étudiant les protéines parasitaires reconnues par le sérum de ces sujets naturellement protégés, les chercheurs ont mis en évidence l’intérêt de l’antigène MSP3. Il existe en effet une très forte corrélation entre la présence d’anticorps dirigés contre cet antigène et la protection acquise par exposition naturelle à l’infection. L’essai clinique a montré que la vaccination à base de MSP3 induisait chez l’homme une production d’anticorps capables d’éliminer le parasite. Ces anticorps sont "aussi efficaces, ou plus efficaces", que ceux produits par des adultes africains naturellement protégés vivant en zone d’endémie.
Ce candidat-vaccin apparaît "dénué d’effets secondaires chez l’homme" et confère "des anticorps protecteurs de longue durée", notent les chercheurs. De plus, l’antigène MSP3 "ne présente pas de différences d’un parasite à l’autre qui permettraient à certains d’échapper aux anticorps induits par le vaccin", relèvent-ils.
Un autre candidat-vaccin contre le parasite du paludisme permet de protéger les enfants au moins 18 mois après l’injection, annoncent des chercheurs dans la revue médicale The Lancet. L’équipe du Pr Pedro Alonso, de l’université de Barcelone, confirme ainsi des résultats prometteurs obtenus l’année dernière auprès d’une cohorte de 2.000 enfants âgés de moins de cinq ans au Mozambique. Les jeunes enfants sont les principales victimes du paludisme.
Les essais ont montré que le vaccin (appelé RTS,S/AS02A) réduisait de 30 % la survenue d’une première crise de paludisme chez les enfants et réduisait de presque 58 % le risque d’une forme grave de la maladie comme le palu neurologique. Ce vaccin agit au cours de la première phase de reproduction du parasite dans l’organisme, avant qu’il envahisse les globules rouges. Il agit en se liant avec des protéines situées à la surface des cellules du parasite afin de prévenir le système immunitaire de l’arrivée d’un intrus.
Ces résultats "prometteurs", qui doivent être confirmés" par des essais complémentaires, laissent espérer qu’il sera bientôt possible de développer enfin un vaccin efficace contre ce fléau mondial, selon l’institut. Le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et au total entre 1 et 3 millions de personnes par an dans le monde, selon les estimations de l’OMS.

SOURCE :PLOS
Lancet

Quand l'électricité viendra des vagues

Le pendule et la cornemuse ! C'est en s'inspirant de ces deux instruments qu'Alain Clément, chercheur au Laboratoire de mécani­que des fluides de l'école centrale de Nantes, a conçu Searev (Système Electrique Autonome de Récupération de l'Energie des Vagues), une machine à transformer en électricité l'énergie des vagues. Un "gisement" potentiel de 2 500 watts par mètre carré, contre 400 pour l'éolien et 150 pour le solaire.
Le Pendule: il s'agit, en l'occurrence, d'un volant excentré fait d'un cylindre de béton à axe horizontal, de grand diamètre, dont la moitié supérieure est évidée. L'essentiel de la masse est donc concentrée dans la moitié basse. D'où l'effet pendule.
La cornemuse: des accumulateurs hydrauliques à haute pression, comme le sac d'air de l'instrument de musique, se remplissant par à-coups, mais se vidant en continu.
Le principe
Enfermé dans une coque totalement étanche – capable de faire sans dommage par mer extrême un tour complet – le pendule reste vertical tandis que les vagues font tanguer le flotteur. Les mouvements relatifs du pendule et du flotteur entraînent des pompes hydrauliques, qui chargent les accumulateurs à haute pression. Ces derniers livrent leur énergie à des moteurs hydrauliques, qui entraînent des générateurs d'électricité. Le tout est contrôlé, en temps réel, par "un système intelligent qui devrait multiplier, au moins par trois, l'énergie récupérée", estime Alain Clément.

"Le projet en est à la fin de la phase de R&D. Une maquette prototype au 1/12, complètement instrumentée, commencera ses essais dans notre bassin à vagues à la rentrée", précise le chercheur. Quant au "houlomoteur" grandeur réelle – 24 m sur 14, 1 000 tonnes, dont 400 pour le seul pendule –, il devrait atteindre une puissance de 500 kW électriques. Présenté au dernier Congrès mondial des énergies renouvelables à Aberdeen en Écosse, Searev a rencontré un vif succès.
Pour constituer une ferme houlomotrice, on ancrera, en formation serrée, par 30 à 50 m de fond, à 5 ou 10 km des côtes, une flotte de plusieurs dizaines de modules Searev soigneusement balisée pour ne pas gêner la navigation. En cas d'avarie à bord d'un des modules, les autres continueront à produire de l'électricité. Facile à décrocher et à remorquer, l'unité en avarie pourra être réparée dans un chantier naval portuaire, puis remise en place.
L'impact sur l'environnement ? Depuis la côte, la ferme houlomotrice, dont les flotteurs se trouvent au ras de l'eau, sera quasiment invisible, contrairement aux éoliennes en mer, une pollution visuelle qui déclenche des réactions de rejet de plus en plus nombreuses. Et bien sûr, pas de gaz à effet de serre...

Source: CNRS et techno sciences

samedi, novembre 19, 2005

Google teste un moteur de recherche sur le tourisme et envisage de louer des livres numériques

Google étudie un système de réservation de voyages qui permettra de mettre en contact les internautes et les agences de voyages en ligne offrant les meilleurs tarifs. Le premier moteur de recherche sur Internet a annoncé qu’il testait une nouvelle fonctionnalité qui le mettra en concurrence avec les moteurs de recherche spécialisés sur le voyage comme Sidestep et Kayak, qui passent au crible toutes les informations sur les réservations et les tarifs. Mais ce nouvel outil ne concurrencera pas directement les services proposés par des agences en ligne comme Expedia et Travelocity. "Il vous amène directement sur le site de voyages avec les informations de départ, d’arrivée et les dates indiquées. C’est une fonctionnalité très intéressante, a déclaré Lorraine Sileo, analyste au cabinet d’étude spécialisé sur les voyages PhocusWright, à propos de ce système.
"Google est vraiment en train de montrer quelle influence il a sur le voyage, en associant véritablement la recherche et l’achat", a-t-elle ajouté. Sur Google, les utilisateurs peuvent entrer des données spécifiques sur un vol entre deux localités. Le résultat de la recherche donne des liens qui pointent vers des sites offrant des informations tarifaires. Par exemple, une recherche sur Detroit et Miami mène à un lien sur Expedia.com, qui propose des informations sur les réservations et permet aux internautes d’acheter leurs billets. La nouvelle fonctionnalité de Google permet d’entrer ses dates de voyage avant même de lancer la recherche.
A l’inverse des agences de voyages en ligne comme Expedia et Travelocity, les moteurs de recherche dédiés au voyage ne vendent pas de billets. Ils permettent seulement d’identifier les meilleures prestations tarifaires et affichent les liens des sites web qui les commercialisent. Pour l’instant, le moteur de recherche de Google dédié aux voyages, qui est en version d’évaluation, ne fonctionne que sur certaines villes américaines.
Google vient par ailleurs d’annoncer son intention de proposer des livres récents "à louer" sur Internet ; Les livres numériques seraient consultables pendant une semaine, sans possibilité de les imprimer ou de les enregistrer, contre une somme représentant 10 % du prix de vente du livre, selon un éditeur dont le journal ne dévoile pas le nom.
L’éditeur trouve ce prix de location trop faible mais estime qu’il s’agit d’une opportunité importante de pénétrer le marché du livre numérique, selon le quotidien. "Google Print recherche de nouveaux modèles d’accès afin d’aider les auteurs et les éditeurs à vendre plus de livres en ligne mais nous n’avons rien à annoncer", a déclaré au journal un porte-parole de Google. Google a mis en oeuvre un autre projet, contesté, de numériser des millions de livres puisés dans de prestigieuses bibliothèques anglo-saxonnes afin de constituer une grande bibliothèque virtuelle. Le libraire à distance Amazon.com a récemment dévoilé son intention de vendre en ligne des ouvrages au format numérique, qui pourront être achetés à la page ou au chapitre.


SOURCE: REUTERS et TREGOUET

Reprise des mises à jour du blog

Bonjour à tous,
Ca fait une petite semaine que je n'ai pas mis à jour le blog , après cette semaine bien chargées je m'y remet
Bonne lecture
Mathias