Des chercheurs de la School of Electronic and Computer Science de l'Université de Southampton vont essayer de mettre au point des microgénérateurs produisant de l'électricité à partir de la chaleur ambiante. Ce projet de trois ans, financé par le gouvernement, a pour but de créer des alternatives aux batteries pour des systèmes électroniques miniatures.
Ces microgénérateurs thermoélectriques utilisent la différence de température entre deux métaux connectés pour produire de l'électricité (effet Seebeck). D'après le professeur Neil White, chef du projet, ces systèmes sont extrêmement fiables et ont une longue durée de vie. Cependant, les générateurs thermoélectriques existants sont inefficaces et trop encombrants pour alimenter des capteurs portables. Les chercheurs vont donc utiliser des techniques avancées de micro-usinage pour créer une nouvelle génération de microgénérateurs sur un substrat au silicium. La puissance fournie par ces systèmes devrait être de l'ordre de quelques milliwatts ce qui est suffisant pour alimenter des microprocesseurs et émettre des signaux de fréquence radio.
Ce projet va tout d'abord s'intéresser à des applications où la source de chaleur est l'Homme, pouvant aboutir à des applications médicales (appareils de mesures miniatures) et sportives (indicateurs de performance). Vu la présence croissante de systèmes électroniques miniatures pour toutes sortes d'applications, ces systèmes thermoélectriques, légers, fiables et à longue durée de vie peuvent fournir une alternative économiquement intéressante aux batteries et autres câbles d'alimentation tout en utilisant une source d'énergie renouvelable.
Source: Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 67 du 8/06/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni.
jeudi, juin 15, 2006
Produire de l'électricité à partir de la chaleur ambiante
Des chercheurs de la School of Electronic and Computer Science de l'Université de Southampton vont essayer de mettre au point des microgénérateurs produisant de l'électricité à partir de la chaleur ambiante. Ce projet de trois ans, financé par le gouvernement, a pour but de créer des alternatives aux batteries pour des systèmes électroniques miniatures.
Ces microgénérateurs thermoélectriques utilisent la différence de température entre deux métaux connectés pour produire de l'électricité (effet Seebeck). D'après le professeur Neil White, chef du projet, ces systèmes sont extrêmement fiables et ont une longue durée de vie. Cependant, les générateurs thermoélectriques existants sont inefficaces et trop encombrants pour alimenter des capteurs portables. Les chercheurs vont donc utiliser des techniques avancées de micro-usinage pour créer une nouvelle génération de microgénérateurs sur un substrat au silicium. La puissance fournie par ces systèmes devrait être de l'ordre de quelques milliwatts ce qui est suffisant pour alimenter des microprocesseurs et émettre des signaux de fréquence radio.
Ce projet va tout d'abord s'intéresser à des applications où la source de chaleur est l'Homme, pouvant aboutir à des applications médicales (appareils de mesures miniatures) et sportives (indicateurs de performance). Vu la présence croissante de systèmes électroniques miniatures pour toutes sortes d'applications, ces systèmes thermoélectriques, légers, fiables et à longue durée de vie peuvent fournir une alternative économiquement intéressante aux batteries et autres câbles d'alimentation tout en utilisant une source d'énergie renouvelable.
Source: Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 67 du 8/06/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni.
Ces microgénérateurs thermoélectriques utilisent la différence de température entre deux métaux connectés pour produire de l'électricité (effet Seebeck). D'après le professeur Neil White, chef du projet, ces systèmes sont extrêmement fiables et ont une longue durée de vie. Cependant, les générateurs thermoélectriques existants sont inefficaces et trop encombrants pour alimenter des capteurs portables. Les chercheurs vont donc utiliser des techniques avancées de micro-usinage pour créer une nouvelle génération de microgénérateurs sur un substrat au silicium. La puissance fournie par ces systèmes devrait être de l'ordre de quelques milliwatts ce qui est suffisant pour alimenter des microprocesseurs et émettre des signaux de fréquence radio.
Ce projet va tout d'abord s'intéresser à des applications où la source de chaleur est l'Homme, pouvant aboutir à des applications médicales (appareils de mesures miniatures) et sportives (indicateurs de performance). Vu la présence croissante de systèmes électroniques miniatures pour toutes sortes d'applications, ces systèmes thermoélectriques, légers, fiables et à longue durée de vie peuvent fournir une alternative économiquement intéressante aux batteries et autres câbles d'alimentation tout en utilisant une source d'énergie renouvelable.
Source: Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 67 du 8/06/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni.
mercredi, juin 14, 2006
Des physiciens génèrent un champ gravitationnel artificiel

Une masse en rotation, ici un trou noir, entraîne l'espace-temps
Le Département de propulsion spatiale d'Austrian Research Centers Seiberdorf (ARCS), en Autriche, pense avoir généré un champ gravitationnel en mettant en rotation un anneau supraconducteur
Martin Tajmar, directeur de ce département, a tiré parti de l'effet Lense-Thirring (ou effet d'entraînement des référentiels), prédit par les physiciens autrichiens Hans Thirring et Joseph Lense en 1918: des masses en rotation entraînent l'espace-temps les entourant, en créant un champ gravitationnel additionnel, ce qu'ont confirmé des mesures des trajectoires de satellites effectuées en 2004. Ainsi, des forces gravitationnelles significatives peuvent être produites sans rassembler d'énormes masses.
Par ailleurs, des expériences menées sur des disques supraconducteurs en rotation indiquaient que les paires d'électrons de Cooper les parcourant avaient des masses inattendues, supérieures à celles prédites par la mécanique quantique. La gravitation y était-elle modifiée ? De nouvelles expériences, financées par la NASA et l'ESA, paraissent le confirmer: un anneau en niobium de 15 cm de diamètre, refroidi à -264°C et tournant à 6.500 tours/minutes, crée un champ gravito-magnétique, d'une intensité 1.000.000 de fois inférieure à celle du champ gravitationnel terrestre, mais de 25 à 30 ordres de grandeur supérieure à celle attendue.
Source: Cette information est un extrait du BE Autriche numéro 84 du 5/06/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Autriche
dimanche, juin 11, 2006
Flaviir: un avion (drone) sans pilote et sans volets de direction

Des chercheurs britanniques annoncent que leur projet d'avion sans pilote et sans volets de direction devrait être prêt en 2009. Cet avion est développé dans le cadre du programme de cinq ans FLAVIIR (Flapless Air Vehicle Integrated Industrial Research), financé par l'Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC) et BAE Systems à hauteur de 6,2 millions de livres (environ 9 millions d'euros).
Ce projet est composé d'équipes des universités de Leicester, Liverpool, Nottingham, Southampton, Swansea, Warwick, York et Londres ; le Goldstein Aeronautical Research Laboratory de l'Université de Machester a développé un modèle réduit et l'ensemble du programme est dirigé par l'Université de Cranfield. Son but est de créer de nouvelles technologies pour la prochaine génération d'avions sans pilote (drones).
Pour la partie mécanique du projet, c'est-à-dire un avion sans volets ni ailerons de direction, la technologie du fluidic thrust vectoring (FTV) est fortement envisagée. Elle consiste en la déviation du flux d'air principal par frottement avec un flux secondaire. Cette technologie est généralement incorporée dans les tuyères de réacteur à l'aide de mécanismes rotatifs ou d'ailettes afin de dévier une partie du flux. Les technologies de jets d'air, à savoir le soufflage d'air sur le bord de fuite de l'aile, pourraient aussi remplacer les ailerons de direction conventionnels.
La partie logicielle, qui consiste à remplacer le pilote, est principalement effectuée par l'Université de Leicester. En 2005, cette équipe a développé un progiciel pour la planification du plan de vol. Ce progiciel comprend plusieurs méthodes de planification et est capable d'opérer en temps réel et de réagir à certains imprévus. Actuellement les chercheurs se concentrent principalement sur l'automatisation des systèmes mécaniques avancés pour la direction tels le FTV et les jets d'air. Un système d'analyse d'état de l'appareil est prévu: des séries de capteurs situées sur la cellule de l'avion sont à l'étude.
Une autre partie du projet consiste en l'étude de mécanismes de détection d'incidents afin de créer un système tolérant aux pannes afin de conserver des performances de vol adéquates en cas de problèmes.
Les résultats des différentes équipes de recherche, composées d' experts en aérodynamique, automatique, électromagnétisme, production, matériaux et structure, et simulation numérique, devraient être rassemblés en un seul prototype de démonstration en 2009.
Source: Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 66 du 5/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni.
mercredi, juin 07, 2006
Vers le tissage des ailes d'avion ?
Les universités d'Ulster, Nottingham et Bristol, en partenariat avec les compagnies Rolls-Royce, Dowty Propellors, Advanced Composite Group, Deep Sea Engineering et Stigmatex, travaillent sur l'étude du tissage des matériaux pour la fabrication de composants d'avions de nouvelle génération.
Ce projet est financé en partie par le Department of Trade and Industry (DTI, ministère du Commerce et de l'Industrie) qui va fournir les outils informatiques pour la création et le test virtuel de ces matériaux tissés.
Les fibres de carbone sont actuellement très utilisées dans l'industrie aérospatiale, généralement sous forme stratifiées: les couches du matériau sont imprégnées de résine (époxy) et ensuite placées les unes sur les autres afin d'obtenir les propriétés recherchées. Ce matériau multicouche est ensuite chauffé sous pression pour former le composite requis. Ici, le but est de tisser ces fibres pour obtenir des formes en 3 dimensions et injecter ensuite directement la résine sous vide ou par imprégnation de la résine sous forme de film. Le durcissement de la pièce se fait par chauffage en cuve pressurisée.
Ce procédé de tissage devrait permettre d'obtenir des composites de haute performance avec directement l'épaisseur et la forme souhaitées. Cependant, les motifs impliqués sont très complexes, ils nécessitent les techniques de l'industrie textile, créant ainsi une relation entre les deux industries.
Le but de cette étude est de mieux comprendre l'influence des techniques de tissage sur les propriétés des composites. Ceux-ci pourraient ensuite être utilisés pour des composants de structure des ailes et des moteurs. Les chercheurs pensent que ces composites tissés ont le potentiel d'être plus légers et plus robustes que les métaux traditionnels, ce qui signifie que ces avions consommeraient moins de carburant, voleraient plus vite pour de plus longues distances et seraient plus rapides à fabriquer.
Source: Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 66 du 5/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Ce projet est financé en partie par le Department of Trade and Industry (DTI, ministère du Commerce et de l'Industrie) qui va fournir les outils informatiques pour la création et le test virtuel de ces matériaux tissés.
Les fibres de carbone sont actuellement très utilisées dans l'industrie aérospatiale, généralement sous forme stratifiées: les couches du matériau sont imprégnées de résine (époxy) et ensuite placées les unes sur les autres afin d'obtenir les propriétés recherchées. Ce matériau multicouche est ensuite chauffé sous pression pour former le composite requis. Ici, le but est de tisser ces fibres pour obtenir des formes en 3 dimensions et injecter ensuite directement la résine sous vide ou par imprégnation de la résine sous forme de film. Le durcissement de la pièce se fait par chauffage en cuve pressurisée.
Ce procédé de tissage devrait permettre d'obtenir des composites de haute performance avec directement l'épaisseur et la forme souhaitées. Cependant, les motifs impliqués sont très complexes, ils nécessitent les techniques de l'industrie textile, créant ainsi une relation entre les deux industries.
Le but de cette étude est de mieux comprendre l'influence des techniques de tissage sur les propriétés des composites. Ceux-ci pourraient ensuite être utilisés pour des composants de structure des ailes et des moteurs. Les chercheurs pensent que ces composites tissés ont le potentiel d'être plus légers et plus robustes que les métaux traditionnels, ce qui signifie que ces avions consommeraient moins de carburant, voleraient plus vite pour de plus longues distances et seraient plus rapides à fabriquer.
Source: Cette information est un extrait du BE Royaume-Uni numéro 66 du 5/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Royaume-Uni. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
mardi, juin 06, 2006
Minatec: important centre européen de recherche sur les nanotechnologies
Le Minatec, le plus important centre de recherche en Europe sur les nanotechnologies, vient d'être inauguré à Grenoble. Le centre s'étend sur une superficie de 45.000 mètres carrés et doit accueillir environ 4.000 chercheurs, ingénieurs, techniciens et étudiants.
Le but du Minatec est de réunir les différents acteurs des nanotechnologies sur un même pôle. Comme l'explique Jean-Charles Guibert, directeur de la valorisation au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), "les industriels ne pouvaient plus passer leur temps pour aller d'une ville à l'autre, d'un labo à l'autre pour trouver ce dont ils ont besoin au niveau innovation".
Les principaux axes de recherche seront la microélectronique, les nanosciences, les technologies de l'information (logiciels) et les biotechnologies. L'investissement s'élève à un total de 170 millions d'euros. Seuls deux centres dans le monde peuvent rivaliser avec le nouveau pôle, Nanotec aux Etats-Unis et Selete au Japon.
De l'écran ultra-plat enroulable au téléphone portable intégré dans les vêtements, en passant par les matériaux à base de nanotubes de carbonnes, le Minatec étudiera des applications du domaine des microtechonlogies (de l'ordre du millième de millimètre) et nanotechnologies (de l'ordre du millionième de millimètre) dont le grand public pourra bénéficier sur une échéance de 5 à 10 ans.
source : techno science
Le but du Minatec est de réunir les différents acteurs des nanotechnologies sur un même pôle. Comme l'explique Jean-Charles Guibert, directeur de la valorisation au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), "les industriels ne pouvaient plus passer leur temps pour aller d'une ville à l'autre, d'un labo à l'autre pour trouver ce dont ils ont besoin au niveau innovation".
Les principaux axes de recherche seront la microélectronique, les nanosciences, les technologies de l'information (logiciels) et les biotechnologies. L'investissement s'élève à un total de 170 millions d'euros. Seuls deux centres dans le monde peuvent rivaliser avec le nouveau pôle, Nanotec aux Etats-Unis et Selete au Japon.
De l'écran ultra-plat enroulable au téléphone portable intégré dans les vêtements, en passant par les matériaux à base de nanotubes de carbonnes, le Minatec étudiera des applications du domaine des microtechonlogies (de l'ordre du millième de millimètre) et nanotechnologies (de l'ordre du millionième de millimètre) dont le grand public pourra bénéficier sur une échéance de 5 à 10 ans.
source : techno science
jeudi, juin 01, 2006
Repérer automatiquement les failles de sécurité des sites Internet
L'Université technique de Vienne a conçu un programme capable de repérer automatiquement les failles de sécurité des sites internet.
Le logiciel, dénommé SecuBat Framework, agit comme le ferait un pirate informatique: il attaque les sites web dynamiques afin d'identifier les forces et faiblesses de leurs systèmes de sécurité. Il les sollicite par des attaques croisées XSS (Cross-Site Scripting Attacks) ou par des injections SQL, c'est-à-dire en insérant des scripts Javascript ou des fragments de code SQL dans leurs formulaires, pour interroger leurs bases de données ou modifier leurs pages.
SecuBat est composé d'un crawler multi-processus (qui parcourt toute l'arborescence d'un site web pour en lister les pages), de modules d'attaque (qui s'en prennent à celles d'entre elles contenant des formulaires) et d'un module d'analyse (pour la compilation et la visualisation des résultats).
D'après les premiers essais, menés sur près de 20.000 adresses web, 6,63% des applications Internet sont vulnérables à des injections SQL, 4,30% à des attaques XSS simples et 5,60% à des attaques XSS encodées. Les sites gouvernementaux et les sites de commerce électronique ne sont pas épargnés.
Source: Cette information est un extrait du BE Autriche numéro 83 du 12/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Autriche. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Le logiciel, dénommé SecuBat Framework, agit comme le ferait un pirate informatique: il attaque les sites web dynamiques afin d'identifier les forces et faiblesses de leurs systèmes de sécurité. Il les sollicite par des attaques croisées XSS (Cross-Site Scripting Attacks) ou par des injections SQL, c'est-à-dire en insérant des scripts Javascript ou des fragments de code SQL dans leurs formulaires, pour interroger leurs bases de données ou modifier leurs pages.
SecuBat est composé d'un crawler multi-processus (qui parcourt toute l'arborescence d'un site web pour en lister les pages), de modules d'attaque (qui s'en prennent à celles d'entre elles contenant des formulaires) et d'un module d'analyse (pour la compilation et la visualisation des résultats).
D'après les premiers essais, menés sur près de 20.000 adresses web, 6,63% des applications Internet sont vulnérables à des injections SQL, 4,30% à des attaques XSS simples et 5,60% à des attaques XSS encodées. Les sites gouvernementaux et les sites de commerce électronique ne sont pas épargnés.
Source: Cette information est un extrait du BE Autriche numéro 83 du 12/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Autriche. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
mercredi, mai 31, 2006
Une peinture 'nano' pour bloquer les appels de téléphones portables
NaturalNano, compagnie américaine basée à Rochester NY, propose une solution innovante pour se débarrasser définitivement des sonneries de téléphone portable à l'intérieur d'une pièce ou d'un bâtiment. La solution tient dans un pot de peinture qui contient des additifs inhabituels: des nanoparticules de cuivre contenues dans des nanotubes.
Les particules métalliques écrantent les signaux radiofréquences reçus et émis par les téléphones portables. A l'intérieur d'une pièce aux murs couverts de cette peinture aucune communication radiofréquence n'est possible avec l'extérieur. Cette technologie est beaucoup plus simple et moins chère à mettre en oeuvre que l'utilisation de matériaux de construction spéciaux pour le blindage électromagnétique.
Pour faciliter l'incorporation du cuivre dans la peinture, NaturalNano utilise des nanotubes dits 'halloy' composés d'un mélange d'aluminium, de silicium, d'hydrogène et d'oxygène que l'on trouve à l'état naturel dans certains gisements miniers. Leur diamètre varie de 40 à 200nm et leur longueur de 500nm à 1.2µm. La compagnie a signé un accord commercial avec une société minière pour se procurer ces nanotubes naturels dont elle étudie les propriétés et les applications.
NaturalNano a récemment breveté un système permettant de contrôler l'activation du bouclier électromagnétique et le filtrage des signaux afin de pouvoir transmettre sélectivement les appels d'urgence. La technologie pourrait être utilisée dans les salles de concerts, les salles de cinéma, les églises, les salles de classe... etc.
Source: Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 25 du 9/03/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis.
Les particules métalliques écrantent les signaux radiofréquences reçus et émis par les téléphones portables. A l'intérieur d'une pièce aux murs couverts de cette peinture aucune communication radiofréquence n'est possible avec l'extérieur. Cette technologie est beaucoup plus simple et moins chère à mettre en oeuvre que l'utilisation de matériaux de construction spéciaux pour le blindage électromagnétique.
Pour faciliter l'incorporation du cuivre dans la peinture, NaturalNano utilise des nanotubes dits 'halloy' composés d'un mélange d'aluminium, de silicium, d'hydrogène et d'oxygène que l'on trouve à l'état naturel dans certains gisements miniers. Leur diamètre varie de 40 à 200nm et leur longueur de 500nm à 1.2µm. La compagnie a signé un accord commercial avec une société minière pour se procurer ces nanotubes naturels dont elle étudie les propriétés et les applications.
NaturalNano a récemment breveté un système permettant de contrôler l'activation du bouclier électromagnétique et le filtrage des signaux afin de pouvoir transmettre sélectivement les appels d'urgence. La technologie pourrait être utilisée dans les salles de concerts, les salles de cinéma, les églises, les salles de classe... etc.
Source: Cette information est un extrait du BE Etats-Unis numéro 25 du 9/03/2006 rédigé par l'Ambassade de France aux Etats-Unis.
dimanche, mai 28, 2006
Vidéo du lancement du satellite CALIPSO

Le lanceur Delta II, a parfaitement réussi sa mission et mis sur orbite héliosynchrone les satellites CALIPSO et CLOUDSAT, le 28 avril 2006, depuis la base américaine de Vandenberg.
vous pouvez revivre le lancement en vidéo en cliquant sur le lien suivant :
http://mediaarchive.ksc.nasa.gov/detail.cfm?mediaid=28546
Vers la conception d'un système d'invisibilité

Des chercheurs américains et britanniques ont dévoilé un modèle théorique décrivant un dispositif d'invisibilité. Jusqu'ici l'invisibilité était réservée à la science fiction, utilisée pour des vaisseaux spatiaux de la série Stargate, de la franchise Star Trek ou encore pour la cape utilisée par Harry Potter. Un démonstrateur pourrait voir le jour dans 18 mois.
Deux équipes scientifiques décrivent, dans un article qui vient de paraître dans la revue Science, la théorie permettant de masquer les objets. Le principal défi reste l'élaboration de "métamatériaux" qui pourraient permettre de dévier les ondes électromagnétiques, telles que la lumière.
L'invisibilité serait créée par une distorsion des rayons lumineux, qui verraient leur trajectoire s'incurver afin de contourner l'objet à masquer. Les rayons prennent ensuite, derrière l'objet, la trajectoire qu'ils auraient eu si l'objet n'avait pas été là. Comme l'explique le professeur Pendry, de l'Imperial College à Londres, c'est semblable à un petit obstacle au milieu d'un cours d'eau: l'eau contourne l'obstacle et le courant "normal" se reforme dès que l'obstacle est franchi. Le travail effectué par les chercheurs fournit une "recette" mathématique permettant d'incurver les rayons afin de réaliser l'effet de dissimulation désiré.
John Pendry, et ses collègues américains David Smith et David Schurig du Duke University en Caroline du nord, ont examiné des métamatériaux appropriés pour réaliser un dispositif d'invisibilité. Il s'agirait d'une sphère ou d'un cylindre enveloppé dans une gaine permettant de masquer des ondes radio. Un premier modèle de démonstration est prévu pour dans 18 mois.
Cette étude pourrait avoir des utilisations en technologie militaire de furtivité, pouvant par exemple permettre de masquer un avion ou un tank. Les recherches du professeur Pendry sont soutenues par la DARPA américaine (Defense Advanced Research Projects Agency).
Source: BBC
Illustration: D. Schurig, Duke University
samedi, mai 27, 2006
Internet du futur: 107 Gbit/s pour une puce de décodage de données
Des chercheurs de Siemens, en collaboration avec des spécialistes d'Infineon, ont développé un récepteur qui décode très rapidement les données d'Internet issues des fibres optiques en signaux électriques. Pour recevoir de tels signaux, des superstructures très complexes et coûteuses étaient jusqu'ici nécessaires. Les éléments utilisés pour la première fois dans cette puce Infineon sont essentiels pour améliorer et augmenter l'efficacité des réseaux de transmission à l'avenir.
Pour que le transport de données des réseaux de télécommunication ne soit pas saturé, les entrepreneurs doivent développer de nouvelles lignes de transmission plus performantes (avec, de préférence, un prix plus attractif). De nouveaux éléments High-tech avantageux sont actuellement élaborés dans le cadre du projet de coopération "prototype pour un récepteur direct de 80Gbit/s muni d'un démultiplexeur".
Ce projet est mené par Siemens Corporate Technology (CT) et Communications (Com) à Munich en collaboration avec Infineon Technologies et est financé par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF). Le récepteur conçu grâce à cette nouvelle technologie peut actuellement traiter des données avec une vitesse de 107 Gbit/s (107 Gbits correspondant aux données de 2 DVD).
Source: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 286 du 17/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Illustration: Siemens
Pour que le transport de données des réseaux de télécommunication ne soit pas saturé, les entrepreneurs doivent développer de nouvelles lignes de transmission plus performantes (avec, de préférence, un prix plus attractif). De nouveaux éléments High-tech avantageux sont actuellement élaborés dans le cadre du projet de coopération "prototype pour un récepteur direct de 80Gbit/s muni d'un démultiplexeur".
Ce projet est mené par Siemens Corporate Technology (CT) et Communications (Com) à Munich en collaboration avec Infineon Technologies et est financé par le Ministère fédéral de l'enseignement et de la recherche (BMBF). Le récepteur conçu grâce à cette nouvelle technologie peut actuellement traiter des données avec une vitesse de 107 Gbit/s (107 Gbits correspondant aux données de 2 DVD).
Source: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 286 du 17/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
Illustration: Siemens
dimanche, mai 14, 2006
Du plastique à partir de maniocs ou de pommes de terre
Deux découvertes récentes montrent qu'il est possible de produire un plastique biodégradable à partir de tubercules, comme le manioc ou encore la pomme de terre.
Dans le premier cas, des chercheurs japonais et indonésiens ont travaillé à partir de manioc Manihot esculenta, qui est la deuxième culture la plus répandue en Indonésie après le riz. Jusqu'à présent, les tentatives pour tirer un matériau plastique de cette plante furent des échecs, en raison de la quantité importante d'eau contenue dans le manioc, et sa tendance à pourrir rapidement. Un partenariat entre l'Université d'Agriculture et de Technologie de Tokyo et l'Agence Indonésienne des Technologies Appliquées a permis de remédier à ces problèmes. Les racines de manioc sont moulues puis incorporées dans une solution où une enzyme produit de l'acide lactique. L'acide lactique va être ensuite récupéré puis chauffé afin de produire un plastique biodégradable.
Mais la pomme de terre Solanum tuberosum peut aussi servir à la fabrication de matières plastiques. Une équipe de l'Université de Tokyo, menée par le professeur Hiroaki SHIMADA, a réussi à synthétiser du polyhydroxybutyrate (PHB) dans une pomme de terre, à la suite d'une manipulation génétique.
Le PHB est un polymère appartenant à la famille des polyesters; il est produit naturellement par de nombreux micro-organismes. Le PHB possède des propriétés physiques très intéressantes, similaires à celle du polypropylène (haut point de fusion...), et il est rapidement biodégradable. Ses deux points faibles sont sa fragilité et son coût de production élevé dû au fait que l'on est obligé de passer par une synthèse bactérienne.
Les chercheurs ont donc extrait les gènes d'une bactérie productrice de PHB. L'équipe avait déjà réussi à exprimer ces gènes dans Arabidopsis thaliana (ou Arabette des dames) lors d'une expérience précédente. Cette fois-ci, ils sont parvenus à faire produire du PHB par la pomme de terre. Pour le moment, on retrouve environ 10 microgrammes de PHB par gramme de pomme de terre. Les chercheurs estiment que si ils parviennent à franchir le seuil des 150 microgrammes par gramme, la culture de plants de pomme de terre génétiquement modifiés pourra concurrencer la culture bactérienne classique.
Du fait de sa fragilité et de sa biodégrabilité, le PHB peut être utilisé dans l'industrie alimentaire, mais aussi comme "Drug Delivery System" (ou DDS) ou comme support de reconstruction tissulaire.
Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 403 du 10/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon.
Dans le premier cas, des chercheurs japonais et indonésiens ont travaillé à partir de manioc Manihot esculenta, qui est la deuxième culture la plus répandue en Indonésie après le riz. Jusqu'à présent, les tentatives pour tirer un matériau plastique de cette plante furent des échecs, en raison de la quantité importante d'eau contenue dans le manioc, et sa tendance à pourrir rapidement. Un partenariat entre l'Université d'Agriculture et de Technologie de Tokyo et l'Agence Indonésienne des Technologies Appliquées a permis de remédier à ces problèmes. Les racines de manioc sont moulues puis incorporées dans une solution où une enzyme produit de l'acide lactique. L'acide lactique va être ensuite récupéré puis chauffé afin de produire un plastique biodégradable.
Mais la pomme de terre Solanum tuberosum peut aussi servir à la fabrication de matières plastiques. Une équipe de l'Université de Tokyo, menée par le professeur Hiroaki SHIMADA, a réussi à synthétiser du polyhydroxybutyrate (PHB) dans une pomme de terre, à la suite d'une manipulation génétique.
Le PHB est un polymère appartenant à la famille des polyesters; il est produit naturellement par de nombreux micro-organismes. Le PHB possède des propriétés physiques très intéressantes, similaires à celle du polypropylène (haut point de fusion...), et il est rapidement biodégradable. Ses deux points faibles sont sa fragilité et son coût de production élevé dû au fait que l'on est obligé de passer par une synthèse bactérienne.
Les chercheurs ont donc extrait les gènes d'une bactérie productrice de PHB. L'équipe avait déjà réussi à exprimer ces gènes dans Arabidopsis thaliana (ou Arabette des dames) lors d'une expérience précédente. Cette fois-ci, ils sont parvenus à faire produire du PHB par la pomme de terre. Pour le moment, on retrouve environ 10 microgrammes de PHB par gramme de pomme de terre. Les chercheurs estiment que si ils parviennent à franchir le seuil des 150 microgrammes par gramme, la culture de plants de pomme de terre génétiquement modifiés pourra concurrencer la culture bactérienne classique.
Du fait de sa fragilité et de sa biodégrabilité, le PHB peut être utilisé dans l'industrie alimentaire, mais aussi comme "Drug Delivery System" (ou DDS) ou comme support de reconstruction tissulaire.
Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 403 du 10/05/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon.
jeudi, avril 20, 2006
Lancement du satellite

Le lancement de Calipso aura lieu Vendredi 21 Avril à 12h00 ( heure de toulouse) vous pouvez suivre le lancement sur ce site : http://www.nasa.gov/mission_pages/calipso/launch/event-cloud-calipso.html
jeudi, avril 13, 2006
Moteur à explosion: le laser remplace les bougies

Malgré des progrès constants, le moteur à combustion interne fait encore très "vingtième siècle". Pour vraiment entrer dans le troisième millénaire, quoi de mieux que d'y ajouter un laser? C'est ce qu'est en train de mettre au point une équipe de l'Université du Colorado, qui a déposé un brevet pour le remplacement des bougies par des pulsations de laser via une fibre optique spéciale qui dirige le faisceau dans les cylindres.
L'utilisation du laser a plusieurs avantages par rapport aux bougies classiques: meilleur contrôle du positionnement et de l'intensité, ce qui permet une meilleure combustion, et bien sûr pas d'usure ni d'encrassage.
Le problème jusqu'à présent était de fabriquer une fibre qui supporte le niveau d'intensité du laser nécessaire à cet usage. Le brevet déposé porte sur la composition de cette nouvelle fibre, en verre et remplie d'hélium, qui pour l'instant permet de déclencher la combustion dans un moteur fonctionnant au gaz naturel. Mais les chercheurs espèrent bien pouvoir rapidement appliquer la technologie aux autres types de carburant.
Source: Le Blog Auto sous Licence Creative Commons by-sa
mercredi, avril 12, 2006
Mise en orbite réussie pour Venus Express
lundi, avril 10, 2006
Free lance le WiMAX: Internet et téléphonie mobiles illimités ?
Free profite de sa licence WiMAX (fixe norme - 802.16d) obtenue lors de l'acquisition d'Altitude Telecom (voir notre news) pour annoncer le lancement prochain d'une offre d'expérimentation pour tous ses abonnés afin de tester le service WiMAX.
Pour profiter du WiMAX, les abonnés devront s'équiper de matériel spécial (émanant de la société israëlienne Alvarion, spécialiste du WiMAX) compatible avec le réseau IFW. IFW (anciennement Altitude Telecom) est une filiale d'Iliad, la maison mère de Free, spécialisée dans la BLR (Boucle Locale Radio). Le WiMAX est une technologie de type BLR. Le réseau d'IFW est déployé dans toutes les régions de la France métropolitaine, dont l'Ile de France, la Basse-Normandie et la Haute-Normandie. Une évolution vers le WiMAX mobile (norme 802.16e) du matériel d'Alvarion est prévue lorsque celle-ci sera normalisée et certifiée. Il faudra être à portée des stations WiMAX d'IFW, déployées depuis deux ans, afin de profiter de l'accès WiMAX.
Free est le deuxième opérateur Internet haut débit en France, avec 1,6 million d'abonnés fin 2005, loin derrière Wanadoo (France Telecom) avec ses 7,4 millions de clients fin 2005 (dont 4,5 millions en France). Rappelons que Free est la seule société a posséder une licence WiMAX nationale en France, mais cela devrait changer rapidement, car une procédure d'attribution de licences régionales est en cours. Neuf Cegetel et France Telecom viennent par ailleurs de lancer une contestation auprès du Conseil d'Etat au sujet de la licence WiMAX obtenue par l'acquisition d'Altitude Telecom.
On peut penser que la technologie WiMAX permettra à Free de proposer un téléphone portable hybride compatible GSM/Wi-Fi/WiMAX à ses abonnés, à l'image du BeautifulPhone de Neuf Cegetel Quand sera-t-il alors de la 3G ?
Source: CanardWifi sous Licence Creative Commons by-nc
Pour profiter du WiMAX, les abonnés devront s'équiper de matériel spécial (émanant de la société israëlienne Alvarion, spécialiste du WiMAX) compatible avec le réseau IFW. IFW (anciennement Altitude Telecom) est une filiale d'Iliad, la maison mère de Free, spécialisée dans la BLR (Boucle Locale Radio). Le WiMAX est une technologie de type BLR. Le réseau d'IFW est déployé dans toutes les régions de la France métropolitaine, dont l'Ile de France, la Basse-Normandie et la Haute-Normandie. Une évolution vers le WiMAX mobile (norme 802.16e) du matériel d'Alvarion est prévue lorsque celle-ci sera normalisée et certifiée. Il faudra être à portée des stations WiMAX d'IFW, déployées depuis deux ans, afin de profiter de l'accès WiMAX.
Free est le deuxième opérateur Internet haut débit en France, avec 1,6 million d'abonnés fin 2005, loin derrière Wanadoo (France Telecom) avec ses 7,4 millions de clients fin 2005 (dont 4,5 millions en France). Rappelons que Free est la seule société a posséder une licence WiMAX nationale en France, mais cela devrait changer rapidement, car une procédure d'attribution de licences régionales est en cours. Neuf Cegetel et France Telecom viennent par ailleurs de lancer une contestation auprès du Conseil d'Etat au sujet de la licence WiMAX obtenue par l'acquisition d'Altitude Telecom.
On peut penser que la technologie WiMAX permettra à Free de proposer un téléphone portable hybride compatible GSM/Wi-Fi/WiMAX à ses abonnés, à l'image du BeautifulPhone de Neuf Cegetel Quand sera-t-il alors de la 3G ?
Source: CanardWifi sous Licence Creative Commons by-nc
vendredi, avril 07, 2006
Des rayons T pour tout voir tout ou presque !
Le rayon T pourrait détrôner le puissant rayon X. Cela faisait plus d’un siècle qu’il patientait, tapi entre la lumière visible et les ondes radio, attendant patiemment que les progrès techniques lui permettent d’accéder aux feux de la rampe. L’avènement des nanotechnologies, ces procédés d’ultraminiaturisation des équipements électromagnétiques, devraient permettre au rayon T d’illuminer des domaines aussi divers que les télécommunications, l’imagerie médicale, la caractérisation de matériaux, la détection de gaz ou de polluants, la lutte contre le terrorisme ou l’observation astronomique.
Car le rayon T est capable de voir à travers la peau, à travers les vêtements, à travers la fumée, à travers les murs... Les articles scientifiques le concernant se sont multipliés depuis quelques années et les congrès accueillent maintenant des sessions entières consacrées à leur développement industriel. Les rayons T doivent leur dénomination à leur pedigree électromagnétique de fréquence, dont l’unité de mesure est le hertz. Situés juste après l’infrarouge et avant les micro-ondes utilisés pour les téléphones portables, ils couvrent la gamme allant de 0,3 à 10 térahertz (un térahertz étant mille milliards de hertz). Du fait de ces caractéristiques, et sans entrer dans le détail, cette « lumière » terahertz est restée longtemps impossible à écouter comme une onde radio grâce à une antenne, ou à être vue comme une particule de lumière.
Cela est dû essentiellement à la faible énergie des particules de cette « lumière ». Mais c’est ce qui fait sa force aujourd’hui. Ces particules interagissent peu avec la matière, et peuvent donc la traverser comme le font les ondes radio. Tissus, plastiques, briques sont transparents aux rayons T. Ce qui n’est pas le cas des métaux et de l’eau qui les bloquent. Les rayons T sont capables de pénétrer la peau d’une dizaine de centimètres. Etant mi-radio, mi-lumière, il a fallu combiner les deux techniques pour les apprivoiser. On exploite leur côté lumière en les focalisant avec des lentilles, et leur côté radio en utilisant comme pellicule-photo un matériau sensible à la chaleur recouvert d’un tapis de microscopiques antennes que l’on sait réaliser depuis peu. Celles-ci sont conçues pour recueillir les particules des rayons T, et les transformer en chaleur. Cette élévation de température est transformée en image comme dans un instrument infrarouge. Ainsi est née l’impudique caméra à rayons T. Elle est assez sensible pour capter les rayons T naturellement présents sans qu’il y ait besoin d’utiliser un « éclairage » artificiel. Pointée sur une personne, elle va donc donner l’image du corps de cette personne, les rayons T étant arrêtés par les tissus humains, mais pas par ses vêtements. Les rayons T distingueront donc également tout objet métallique « caché ». Il est de même possible de détecter une personne derrière une cloison.
Plusieurs sociétés s’emploient à commercialiser cette propriété des rayons T pour des applications de sécurité. Une expérimentation a eu lieu l’été dernier dans un aéroport britannique. Les rayons T peuvent également révéler le contenu de paquets, de lettres. Ils sont même capables de compter les allumettes dans une boîte sans l’ouvrir. Ces tests sont encore préliminaires mais pourraient assez vite déboucher sur des applications à grande échelle. Et pas seulement dans le domaine de la sécurité. Une caméra capable de voir dans le brouillard ou dans la fumée trouverait des clients dans de nombreux domaines. Autre grand champ de travail pour les rayons T, l’imagerie médicale. Car, là aussi, progrès technique aidant, on est désormais capable de fabriquer des sources de « lumière T ». Ses particules étant beaucoup moins énergétiques, moins fortes, que celles des rayons X, elles présentent moins de dangers que ces derniers. Et même s’ils ne traversent pas le corps, ils permettent des diagnostics sur une bonne profondeur.
source : le Figaro
Car le rayon T est capable de voir à travers la peau, à travers les vêtements, à travers la fumée, à travers les murs... Les articles scientifiques le concernant se sont multipliés depuis quelques années et les congrès accueillent maintenant des sessions entières consacrées à leur développement industriel. Les rayons T doivent leur dénomination à leur pedigree électromagnétique de fréquence, dont l’unité de mesure est le hertz. Situés juste après l’infrarouge et avant les micro-ondes utilisés pour les téléphones portables, ils couvrent la gamme allant de 0,3 à 10 térahertz (un térahertz étant mille milliards de hertz). Du fait de ces caractéristiques, et sans entrer dans le détail, cette « lumière » terahertz est restée longtemps impossible à écouter comme une onde radio grâce à une antenne, ou à être vue comme une particule de lumière.
Cela est dû essentiellement à la faible énergie des particules de cette « lumière ». Mais c’est ce qui fait sa force aujourd’hui. Ces particules interagissent peu avec la matière, et peuvent donc la traverser comme le font les ondes radio. Tissus, plastiques, briques sont transparents aux rayons T. Ce qui n’est pas le cas des métaux et de l’eau qui les bloquent. Les rayons T sont capables de pénétrer la peau d’une dizaine de centimètres. Etant mi-radio, mi-lumière, il a fallu combiner les deux techniques pour les apprivoiser. On exploite leur côté lumière en les focalisant avec des lentilles, et leur côté radio en utilisant comme pellicule-photo un matériau sensible à la chaleur recouvert d’un tapis de microscopiques antennes que l’on sait réaliser depuis peu. Celles-ci sont conçues pour recueillir les particules des rayons T, et les transformer en chaleur. Cette élévation de température est transformée en image comme dans un instrument infrarouge. Ainsi est née l’impudique caméra à rayons T. Elle est assez sensible pour capter les rayons T naturellement présents sans qu’il y ait besoin d’utiliser un « éclairage » artificiel. Pointée sur une personne, elle va donc donner l’image du corps de cette personne, les rayons T étant arrêtés par les tissus humains, mais pas par ses vêtements. Les rayons T distingueront donc également tout objet métallique « caché ». Il est de même possible de détecter une personne derrière une cloison.
Plusieurs sociétés s’emploient à commercialiser cette propriété des rayons T pour des applications de sécurité. Une expérimentation a eu lieu l’été dernier dans un aéroport britannique. Les rayons T peuvent également révéler le contenu de paquets, de lettres. Ils sont même capables de compter les allumettes dans une boîte sans l’ouvrir. Ces tests sont encore préliminaires mais pourraient assez vite déboucher sur des applications à grande échelle. Et pas seulement dans le domaine de la sécurité. Une caméra capable de voir dans le brouillard ou dans la fumée trouverait des clients dans de nombreux domaines. Autre grand champ de travail pour les rayons T, l’imagerie médicale. Car, là aussi, progrès technique aidant, on est désormais capable de fabriquer des sources de « lumière T ». Ses particules étant beaucoup moins énergétiques, moins fortes, que celles des rayons X, elles présentent moins de dangers que ces derniers. Et même s’ils ne traversent pas le corps, ils permettent des diagnostics sur une bonne profondeur.
source : le Figaro
mardi, mars 28, 2006
Un premier test d'évacuation réussi pour l'AIRBUS A 380
Dans sa route vers l'homologation, l'Airbus A380 devait passer avec succès le test d'évacuation d'urgence. Pour ce faire, pas moins de 873 personnes ont pris place dans un exemplaire de l'appareil à Hambourg et ont put être évacuées en 80 secondes, soit 10 secondes de moins que nécessaire.
Des conditions de test très strictes
Le test d'évacuation d'urgence doit s'effectuer selon un règlement très strict, imposant une évacuation complète en 90 secondes maximum avec les toboggans de secours et en utilisant uniquement la moitié des sorties de l'appareil. Pour se rapprocher le plus possible des conditions réelles, l'évacuation s'effectue dans la pénombre et la population de volontaires doit être représentative d'un vol classique et ne pas avoir effectué un test similaire lors des mois précédent (pas d'entraînement).
Si l'appareil ne permet pas d'évacuer tout le monde dans le temps imparti, sa capacité en passagers doit être revue à la baisse en fonction du nombre de personnes qui auront pu effectivement être évacuées durant le test.
Pour se conformer à la réglementation, Airbus a utilisé pour ce premier test d'évacuation un de ses A380 d'essais, l'évacuation se déroulant dans la pénombre d'un hangar. Seules 8 issues de secours ont été utilisées sur les 16 que comporte l'appareil, et le tiers des volontaires était âgé de plus de 50 ans. Les allées de l'avion étaient de plus jonchées de couvertures et de journaux.
Les 853 passagers et 20 membres d'équipage ont pu être évacués en 80 secondes, soit 10 secondes de moins que ce qu'impose la réglementation. Le constructeur européen avait au préalable signalé qu'une évacuation de seulement 650 personnes aurait suffit, configuration la plus dense choisie par ses clients. Pas moins de 30 experts et 40 caméras à infrarouge ont observé et enregistré le test.
Quelques blessures lors de l'évacuation
Un bémol au succès de l'évacuation, un volontaire s'est fracturé une jambe et une trentaine d'autres ont eu de légères contusions. Airbus avait au préalable prévenu que ce type d'incident n'était pas à exclure, les conditions d'évacuation précipitée pouvant engendrer quelques conséquences imprévisibles. La réglementation n'impose pas par ailleurs une évacuation sans incidents de ce type.
source techno science et airbus com
Des conditions de test très strictes
Le test d'évacuation d'urgence doit s'effectuer selon un règlement très strict, imposant une évacuation complète en 90 secondes maximum avec les toboggans de secours et en utilisant uniquement la moitié des sorties de l'appareil. Pour se rapprocher le plus possible des conditions réelles, l'évacuation s'effectue dans la pénombre et la population de volontaires doit être représentative d'un vol classique et ne pas avoir effectué un test similaire lors des mois précédent (pas d'entraînement).
Si l'appareil ne permet pas d'évacuer tout le monde dans le temps imparti, sa capacité en passagers doit être revue à la baisse en fonction du nombre de personnes qui auront pu effectivement être évacuées durant le test.
Pour se conformer à la réglementation, Airbus a utilisé pour ce premier test d'évacuation un de ses A380 d'essais, l'évacuation se déroulant dans la pénombre d'un hangar. Seules 8 issues de secours ont été utilisées sur les 16 que comporte l'appareil, et le tiers des volontaires était âgé de plus de 50 ans. Les allées de l'avion étaient de plus jonchées de couvertures et de journaux.
Les 853 passagers et 20 membres d'équipage ont pu être évacués en 80 secondes, soit 10 secondes de moins que ce qu'impose la réglementation. Le constructeur européen avait au préalable signalé qu'une évacuation de seulement 650 personnes aurait suffit, configuration la plus dense choisie par ses clients. Pas moins de 30 experts et 40 caméras à infrarouge ont observé et enregistré le test.
Quelques blessures lors de l'évacuation
Un bémol au succès de l'évacuation, un volontaire s'est fracturé une jambe et une trentaine d'autres ont eu de légères contusions. Airbus avait au préalable prévenu que ce type d'incident n'était pas à exclure, les conditions d'évacuation précipitée pouvant engendrer quelques conséquences imprévisibles. La réglementation n'impose pas par ailleurs une évacuation sans incidents de ce type.
source techno science et airbus com
dimanche, mars 19, 2006
Des matériaux à mémoire de forme pour diminuer le bruit des réacteurs
Des chercheurs de Rolls-Royce, en partenariat avec l'Université de Birmingham, ont l'ambition de réduire le bruit des moteurs d'avion à l'aide de matériaux à mémoire de forme.
Cette étude fait partie du projet sur quatre ans ADVACT (ADVanced ACTuation) du 6e PCRD (programme-cadre de l'Union Européenne). Il vise à améliorer le contrôle des réacteurs d'avion, au niveau de leur efficacité et de leur bruit et est financé à hauteur de 6,6 millions d'euros dont 4,4 millions proviennent de l'Union Européenne.
Le bruit des réacteurs d'avion est causé par les turbulences des gaz éjectés. Les gaz d'échappement, très rapides, exercent une force de cisaillement sur l'air qui a une vitesse faible. Cet effort produit un bruit caractéristique. Néanmoins, le problème peut être évité si les gaz d'échappement et l'air se mélangent plus efficacement. Pour cela, il suffit de changer la forme de l'échappement, en ajoutant des dentelures et des chevrons. Ces excroissances fonctionnent comme des mélangeurs statiques: en tant qu'obstacles au flux de gaz ils provoquent des recirculations qui aident à mélanger plus facilement l'air et les gaz.
Cette technique a permis de réduire le bruit de quelques décibels. Malheureusement le dispositif augmente la traînée, ce qui provoque une diminution de la poussée de l'appareil. Pour compenser cet effet, le moteur à besoin de plus d'énergie, donc de plus de carburant. Les dentelures doivent donc être déployées uniquement lors des phases de décollage et d'atterrissage. Afin de résoudre ce problème, les chercheurs s'intéressent aux matériaux à mémoire de forme.
Les dentelures considérées sont faites d'un alliage de nickel et de titane qui change de forme en fonction du gradient de température (faible au sol, élevé en altitude où l'air est plus froid). Néanmoins, en pratique, les conditions météorologiques et de températures sont très variables, rendant nécessaire la présence de contrôleur de température autour de ces matériaux.
Ces contrôleurs n'ont pas besoin d'être extrêmement précis car le changement de forme s'effectue sur une variation de 20 °C. Il faut juste dépasser cette valeur pour obtenir la modification de la pièce. La rigidité du matériau dans ces deux positions définitives est l'un des points les plus importants. Les recherches s'orientent essentiellement sur un design optimal des dentelures, garantissant la flexibilité pour le changement de forme et la rigidité pour les formes stables.
Les chercheurs ne s'inquiètent pas pour la commercialisation future de ce système (intérêt de Boeing) et espèrent avoir un prototype en fonctionnement pour 2007.
Cette étude fait partie du projet sur quatre ans ADVACT (ADVanced ACTuation) du 6e PCRD (programme-cadre de l'Union Européenne). Il vise à améliorer le contrôle des réacteurs d'avion, au niveau de leur efficacité et de leur bruit et est financé à hauteur de 6,6 millions d'euros dont 4,4 millions proviennent de l'Union Européenne.
Le bruit des réacteurs d'avion est causé par les turbulences des gaz éjectés. Les gaz d'échappement, très rapides, exercent une force de cisaillement sur l'air qui a une vitesse faible. Cet effort produit un bruit caractéristique. Néanmoins, le problème peut être évité si les gaz d'échappement et l'air se mélangent plus efficacement. Pour cela, il suffit de changer la forme de l'échappement, en ajoutant des dentelures et des chevrons. Ces excroissances fonctionnent comme des mélangeurs statiques: en tant qu'obstacles au flux de gaz ils provoquent des recirculations qui aident à mélanger plus facilement l'air et les gaz.
Cette technique a permis de réduire le bruit de quelques décibels. Malheureusement le dispositif augmente la traînée, ce qui provoque une diminution de la poussée de l'appareil. Pour compenser cet effet, le moteur à besoin de plus d'énergie, donc de plus de carburant. Les dentelures doivent donc être déployées uniquement lors des phases de décollage et d'atterrissage. Afin de résoudre ce problème, les chercheurs s'intéressent aux matériaux à mémoire de forme.
Les dentelures considérées sont faites d'un alliage de nickel et de titane qui change de forme en fonction du gradient de température (faible au sol, élevé en altitude où l'air est plus froid). Néanmoins, en pratique, les conditions météorologiques et de températures sont très variables, rendant nécessaire la présence de contrôleur de température autour de ces matériaux.
Ces contrôleurs n'ont pas besoin d'être extrêmement précis car le changement de forme s'effectue sur une variation de 20 °C. Il faut juste dépasser cette valeur pour obtenir la modification de la pièce. La rigidité du matériau dans ces deux positions définitives est l'un des points les plus importants. Les recherches s'orientent essentiellement sur un design optimal des dentelures, garantissant la flexibilité pour le changement de forme et la rigidité pour les formes stables.
Les chercheurs ne s'inquiètent pas pour la commercialisation future de ce système (intérêt de Boeing) et espèrent avoir un prototype en fonctionnement pour 2007.
dimanche, mars 05, 2006
Vers une réfrigération par simple impulsion électrique
Pourra-t-on bientôt refroidir un bac à glaçons ou l'unité centrale d'un ordinateur en appuyant simplement sur un bouton ? Des scientifiques de l'université de Cambridge au Royaume-Uni, ont annoncé la découverte d'un matériau dans lequel un phénomène de diminution sensible de température se produit par application d'un champ électrique.
Le principe, appelé l'effet électrocalorique, est connu depuis les années 60, mais son intensité trop faible ne semblait pas lui promettre d'applications pratiques. Les chercheurs de Cambridge viennent de découvrir une céramique qui permet de provoquer ce qu'ils ont appelé un effet électrocalorique géant, plus de 100 fois plus intense que ce qui avait pu être constaté auparavant. Le matériau est une variante d'une céramique piézoélectrique connue, le Titano-Zirconiate de Plomb (PZT). Les chercheurs ont constaté qu'ils pouvaient transformer le PZT en un matériau électrocalorique prometteur simplement en y incorporant pour sa fabrication environ 20 fois plus de zirconium que de titane.
L'effet en lui-même n'est pas très bien expliqué mais Neil Mathur, membre de l'équipe de Cambridge, explique que ce qui est fondamentalement nécessaire est un matériau qui subisse une modification brusque de sa structure cristalline (un changement de phase), à une température particulière. Pour le PZT la température de ce changement de phase peut être modifiée par un champ électrique. Ceci signifie que, à proximité de ce point, un champ électrique peut placer les atomes du réseau cristallin dans un état de "basse énergie", leur permettant alors "d'aspirer de l'énergie" dans le réseau et de produire de ce fait un refroidissement.
Refroidissement électrique
L'effet électrocalorique est très étroitement lié à l'effet pyroélectrique, mieux connu, une force appliquée à un matériau produit un champ électrique et inversement. Le PZT possède également cette propriété, et c'est pourquoi les chercheurs avaient choisi de le tester. Ils ont pu abaisser de 12°C la température d'un film de PZT enrichi en zirconium, épais d'un tiers de micron.
Cet effet pourrait être employé pour élaborer une pompe à chaleur. L'idée serait d'abaisser la température du matériau cycliquement, en le reliant à chaque fois au système à refroidir puis en le déconnectant dès que ce système a refroidi. La température du système chuterait ainsi peu à peu à chaque cycle.
Le PZT ne sera pas très utile en lui même, reconnaît Mathur, parce que l'effet électrocalorique le plus intense ne se produit qu'à des températures relativement élevées, autour de 220°C. Avec son équipe, il recherche désormais des solutions de rechange qui fonctionneraient à une température plus proche de la température ambiante.
Il existe un phénomène un peu similaire, pour lequel le refroidissement est induit par magnétisme, et qui a été déjà utilisé par des industriels pour fabriquer des prototypes d'unités de réfrigération. Cependant ceux-ci exigent des champs magnétiques intenses irréalisables en pratique. Le refroidissement électrique sera-t-il plus simple à mettre en oeuvre ? Mathur avoue ne pas le savoir encore.
Le principe, appelé l'effet électrocalorique, est connu depuis les années 60, mais son intensité trop faible ne semblait pas lui promettre d'applications pratiques. Les chercheurs de Cambridge viennent de découvrir une céramique qui permet de provoquer ce qu'ils ont appelé un effet électrocalorique géant, plus de 100 fois plus intense que ce qui avait pu être constaté auparavant. Le matériau est une variante d'une céramique piézoélectrique connue, le Titano-Zirconiate de Plomb (PZT). Les chercheurs ont constaté qu'ils pouvaient transformer le PZT en un matériau électrocalorique prometteur simplement en y incorporant pour sa fabrication environ 20 fois plus de zirconium que de titane.
L'effet en lui-même n'est pas très bien expliqué mais Neil Mathur, membre de l'équipe de Cambridge, explique que ce qui est fondamentalement nécessaire est un matériau qui subisse une modification brusque de sa structure cristalline (un changement de phase), à une température particulière. Pour le PZT la température de ce changement de phase peut être modifiée par un champ électrique. Ceci signifie que, à proximité de ce point, un champ électrique peut placer les atomes du réseau cristallin dans un état de "basse énergie", leur permettant alors "d'aspirer de l'énergie" dans le réseau et de produire de ce fait un refroidissement.
Refroidissement électrique
L'effet électrocalorique est très étroitement lié à l'effet pyroélectrique, mieux connu, une force appliquée à un matériau produit un champ électrique et inversement. Le PZT possède également cette propriété, et c'est pourquoi les chercheurs avaient choisi de le tester. Ils ont pu abaisser de 12°C la température d'un film de PZT enrichi en zirconium, épais d'un tiers de micron.
Cet effet pourrait être employé pour élaborer une pompe à chaleur. L'idée serait d'abaisser la température du matériau cycliquement, en le reliant à chaque fois au système à refroidir puis en le déconnectant dès que ce système a refroidi. La température du système chuterait ainsi peu à peu à chaque cycle.
Le PZT ne sera pas très utile en lui même, reconnaît Mathur, parce que l'effet électrocalorique le plus intense ne se produit qu'à des températures relativement élevées, autour de 220°C. Avec son équipe, il recherche désormais des solutions de rechange qui fonctionneraient à une température plus proche de la température ambiante.
Il existe un phénomène un peu similaire, pour lequel le refroidissement est induit par magnétisme, et qui a été déjà utilisé par des industriels pour fabriquer des prototypes d'unités de réfrigération. Cependant ceux-ci exigent des champs magnétiques intenses irréalisables en pratique. Le refroidissement électrique sera-t-il plus simple à mettre en oeuvre ? Mathur avoue ne pas le savoir encore.
dimanche, février 19, 2006
Vers une nouvelle génération de batterie ultra-performante
Les chercheurs du célèbre MIT viennent de mettre au point un nouveau type de batterie qui permettra à terme de stocker 10 fois plus d’énergie que les batteries les plus performantes actuelles. Cette nouvelle technologie utilise des systèmes de stockage d’énergie appelée ultracondensateurs reposant sur l’utilisation de nanotubes de carbone, indique Joel Schindall, professeur au MIT. Ces nouvelles batteries, selon leurs concepteurs, ont tous les avantages des différents types de batteries actuelles : très grande capacité de stockage, longévité exceptionnelle, capacité inégalée de montée en puissance.
Ces batteries pourraient non seulement révolutionner le domaine des transports électriques mais également le secteur des télécoms et de l’électronique de loisirs car elles pourraient se recharger en quelques secondes ou quelques minutes. John Kassakian, un des chercheurs ayant mis au point de batteries, souligne cependant que l’obstacle principal qui risque de freiner cette nouvelle technologie n’est pas technique mais économique. "Les nanomatériaux que nous utilisons dans cette batterie coûtent pour l’instant plus chers que les matériaux couramment employés dans nos batteries actuelles », souligne le chercheur qui précise " il ne sert à rien de concevoir une batterie capable de stocker cent fois plus d’énergie si cette batterie coûte cent fois plus chère car une telle batterie ne se vendra pas".
Néanmoins les chercheurs du MIT sont persuadés que les industriels parviendront, d’ici une dizaine d’années, à abaisser suffisamment le coût de fabrication de ces nouvelles batteries en parvenant notamment à fabriquer ces ultra condensateurs sur un substrat flexible.
Ces batteries pourraient non seulement révolutionner le domaine des transports électriques mais également le secteur des télécoms et de l’électronique de loisirs car elles pourraient se recharger en quelques secondes ou quelques minutes. John Kassakian, un des chercheurs ayant mis au point de batteries, souligne cependant que l’obstacle principal qui risque de freiner cette nouvelle technologie n’est pas technique mais économique. "Les nanomatériaux que nous utilisons dans cette batterie coûtent pour l’instant plus chers que les matériaux couramment employés dans nos batteries actuelles », souligne le chercheur qui précise " il ne sert à rien de concevoir une batterie capable de stocker cent fois plus d’énergie si cette batterie coûte cent fois plus chère car une telle batterie ne se vendra pas".
Néanmoins les chercheurs du MIT sont persuadés que les industriels parviendront, d’ici une dizaine d’années, à abaisser suffisamment le coût de fabrication de ces nouvelles batteries en parvenant notamment à fabriquer ces ultra condensateurs sur un substrat flexible.
mardi, février 07, 2006
L'analyse des pupilles permet de mesurer objectivement les effets médiatiques

Les pupilles ne réagissent pas seulement à la lumière mais aussi aux processus émotionnels et mentaux de l'homme. La nouvelle procédure biométrique Mental-Workload-Analyzer (MWA) en Allemagne permet de mesurer de façon objective et beaucoup plus précise la perception, les émotions et les processus cognitifs.
L'unité de recherche de la société Goldmedia de Berlin offre avec ce nouvel appareil, unique au monde, un instrument qui mesure la réaction des pupilles et calcule les réflexes à la lumière ainsi que le véritable effet des médias ou des produits sur les utilisateurs.
En collaboration avec l'institut des médias de l'université libre Berlin (FU), Goldmedia permet aux agences de publicité et d'internet ainsi qu'aux producteurs du cinéma et de la télévision, de connaître l'effet émotionnel des produits et des médias. Les émetteurs télé utilisent déjà le MWA afin d'optimiser leurs programmes.
mercredi, février 01, 2006
L'avion du futur est une aile volante, appelé AC20.30

Des étudiants et chercheurs de l'Université des Sciences Appliquées (HAW) de Hambourg ont construit un prototype à l'échelle 1:30 de ce qui pourrait devenir d'ici 2030 l'avion du futur, fait d'une seule aile volante et baptisé AC20.30. D'une envergure de 96 mètres, l'avion serait capable de transporter 900 passagers.
Cette aile volante ne possède ni fuselage conventionnel, ni empennage horizontal, qui d'un point de vue aérodynamique sont superflus et facteurs de ralentissement. D'un point de vue aérodynamique, l'avantage de cette aile volante est sa moindre résistance à l'air, ce qui a pour conséquence une plus faible consommation en kérosène que l'A380. Il serait ainsi capable de battre la distance maximale de trajet sans escale de 21.601km.
La structure portante de cette aile volante d'aspect filigrane permet de répartir la poussée sur l'ensemble de l'avion et pas seulement sur les ailes comme c'est le cas pour les avions traditionnels, permettant ainsi de réduire le poids total de l'appareil et donc d'économiser du carburant. Le prototype a effectué à la fin de l'année précédente des tests dans une soufflerie qui ont permis aux chercheurs de constater que leur modèle était plus stable que prévu.
L'idée des ailes volantes n'est pas nouvelle, le seul exemple existant jusqu'à présent est le bombardier furtif américain B2. Le seul problème de ce type d'appareil est leur instabilité aérodynamique qui oblige l'appareil a être en permanence contrôlé par voie électronique afin d'activer les gouvernails et maintenir l'équilibre de l'appareil. Il faudra encore attendre 15 à 20 ans pour que l'électronique atteigne la fiabilité nécessaire.
Source: Cette information est un extrait du BE Allemagne numéro 269 du 18/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France en Allemagne. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
dimanche, janvier 29, 2006
Une fibre optique en plastique

Fuji Photo Film a présenté une nouvelle fibre optique haute performance au Tokyo Fiber Optics Expo 2006, qui s'est déroulé du 18 au 20 janvier.
Les fibres optiques sont traditionnellement faites en verre, mais la faible flexibilité de ce matériau rend leur installation difficile dans les immeubles, privant ainsi de nombreux internautes d'une connexion très haut débit dite "FTTH" (fiber to the home). Du fait de leur conversion d'un signal optique en un signal électrique, les données se voient contraintes de passer par un goulot d'étranglement juste avant d'atteindre leur destination finale, réduisant fortement le débit de la connexion.
La nouvelle fibre optique en résine acrylique devrait permettre de résoudre ce problème. En effet, celle-ci étant suffisamment flexible pour rester opérationnelle même lorsque son rayon de courbure est de 1 centimètre, son installation n'est pas plus difficile que celle d'un câble électrique. De plus, elle possède un des débits les plus élevés à ce jour: 10,3 Gbits/s. Ses diamètres extérieur et intérieur sont respectivement de 500 et 120 micromètres. La perte de signal mesurée est inférieure à 100 dB/km.
Au Japon, environ 20% des internautes possèdent déjà une connexion FTTH, dont le débit est de 100Mbits/s.
Source: Cette information est un extrait du BE Japon numéro 390 du 24/01/2006 rédigé par l'Ambassade de France au Japon. Les Bulletins Electroniques (BE) sont un service ADIT et sont accessibles gratuitement sur www.bulletins-electroniques.com
samedi, janvier 28, 2006
Astuce réseau wifi bloqué " connectivité limité ou inexistante"
Voila un "tips" que j'ai trouvé en passant des heures a débloquer un réseau wifi, ça risque d'intéresser beaucoup de monde ...
Symptomes : tout le réseau est parfaitement paramétré et pourtant la connection est marquée "limitée ou inexistante"
solution : il faut réinitialiser les composants réseau de windows en tapant les commandes suivantes sous une invite de commande DOS
NETSH INT IP RESET C:\RESETLOG.TXT
NETSH WINSOCK RESET
Symptomes : tout le réseau est parfaitement paramétré et pourtant la connection est marquée "limitée ou inexistante"
solution : il faut réinitialiser les composants réseau de windows en tapant les commandes suivantes sous une invite de commande DOS
NETSH INT IP RESET C:\RESETLOG.TXT
NETSH WINSOCK RESET
dimanche, janvier 22, 2006
Un prototype de pile à combustible pour les voitures à hydrogène de PSA

Jean-Martin Folz, Président du constructeur automobile PSA Peugeot Citroën et Alain Bugat, Administrateur Général du CEA ont présenté une nouvelle pile à combustible, en présence du Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Gilles de Robien.
Conçue en partenariat par PSA Peugeot Citroën et le CEA dans le cadre du projet Genepac, cette pile présente des performances et une compacité au meilleur niveau mondial. L'objectif poursuivi par les deux partenaires était de concevoir et réaliser un système pile à combustible compact, modulable et efficace, d'une puissance pouvant aller jusqu'à 80 KW, et compatible avec les contraintes techniques spécifiques d'une automobile.
Le groupe PSA Peugeot Citroën a décidé de se doter de ses propres moyens de recherche sur cette technologie d'avenir et inaugure aujourd'hui l'unité pile à combustible du Centre de Recherche de Carrières sous Poissy. Cette unité est totalement dédiée aux études sur la pile à combustible, aux technologies associées et à l'intégration du système pile dans un véhicule. Le groupe mise sur une intégration progressive de la pile à combustible dans l'automobile, en privilégiant dans une première phase les flottes de véhicules de livraison en ville. PSA Peugeot Citroën développe à cet effet une approche originale de véhicules électriques disposant d'un "range extender", constitué d'une pile à combustible alimentée en hydrogène.
Pour concevoir, développer et fabriquer la pile à combustible du projet Genepac, le CEA est parti des spécifications définies par le groupe PSA Peugeot Citroën et s'est appuyé sur près de dix années d'expérience dans le domaine. Le CEA est en effet le seul organisme de recherche français dont les travaux couvrent toute la filière hydrogène (production, stockage, réglementation et utilisation pour le transport). Pour les piles à combustibles, il étudie l'ensemble des mécanismes déterminant les performances, le vieillissement et la dégradation des piles, pour proposer des solutions techniques innovantes.
Source: CEA
Illustration: PSA / CEA
mercredi, janvier 18, 2006
Airbus, gros porteur de ventes
Que ferait le commerce extérieur français sans Airbus ? Pas grand-chose de bon. Parmi les principaux exportateurs (derrière, notamment, Renault et PSA), l'avionneur européen a pris, cette année, encore un peu plus de poids, représentant 4 % des exportations françaises (sur les onze premiers mois), contre 3,3 % en 2004. Une performance qui tient à une cuvée 2005 exceptionnelle. Jamais, dans son histoire, Airbus n'aura fabriqué et donc vendu autant d'avions : 378 appareils contre 320 en 2004, dépassant Boeing pour la troisième année consécutive. Sur ce total, seule une grosse moitié des avions entre dans les chiffres de la douane française, le reste allant engraisser les statistiques allemandes. L'année 2006 ne devrait pas mollir, puisque Gustav Humbert, le nouveau patron allemand d'Airbus, a confirmé hier, lors de la traditionnelle conférence de presse, tabler sur «plus de 400 livraisons», soit cinq avions de plus que Boeing.
La grande surprise est qu'Airbus a aussi coiffé au poteau son ennemi américain, en terme de prises de commandes. C'est pour le moins miraculeux. En annonçant, le 5 janvier, avoir enregistré 1 002 commandes en 2005, Boeing était quasiment sûr de retrouver son fauteuil de numéro un mondial, quatre ans après l'avoir cédé à son concurrent. Le dernier chiffre public connu alors pointait, à fin novembre, Airbus à 687 commandes. L'avance était donc confortable pour la firme de Chicago. Et pourtant le miracle a bien eu lieu : sur le seul mois de décembre, Airbus a enregistré près de 40 % de ses commandes de l'année pour atteindre le total de 1 055 appareils en 2005. De quoi garder sa place de numéro un. Comment Airbus a-t-il pu rattraper son retard en si peu de temps ? Hier, l'Américain John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, a tenté de justifier ces chiffres : «On n'a rien accéléré du tout. Beaucoup des grosses commandes de décembre, dont celles signées avec la Chine (120 appareils, ndlr), étaient en négociation depuis très longtemps.»
Airbus tient son salut à sa famille de mono couloirs A320 qui a particulièrement profité du boom des compagnies low-cost. En revanche, l'avionneur de Toulouse se prend une méchante claque sur les long-courriers, appareils à forte rentabilité. Seuls 15 A340 ont trouvé cette année preneurs, alors que le 777 de Boeing a, lui, été commandé à 154 exemplaires. Bon joueur, Gustav Humbert a reconnu le joli carton de Boeing. «Mais cette situation n'appelle pas de mesures d'urgences particulières. Ce n'est pas une année qui change une tendance.» D'ailleurs, malgré une guerre de prix «féroce», le constructeur devrait annoncer une marge opérationnelle «de plus de 10 %», contre 9,5 % en 2004.
Article de Liberation du 18 janvier 2006
La grande surprise est qu'Airbus a aussi coiffé au poteau son ennemi américain, en terme de prises de commandes. C'est pour le moins miraculeux. En annonçant, le 5 janvier, avoir enregistré 1 002 commandes en 2005, Boeing était quasiment sûr de retrouver son fauteuil de numéro un mondial, quatre ans après l'avoir cédé à son concurrent. Le dernier chiffre public connu alors pointait, à fin novembre, Airbus à 687 commandes. L'avance était donc confortable pour la firme de Chicago. Et pourtant le miracle a bien eu lieu : sur le seul mois de décembre, Airbus a enregistré près de 40 % de ses commandes de l'année pour atteindre le total de 1 055 appareils en 2005. De quoi garder sa place de numéro un. Comment Airbus a-t-il pu rattraper son retard en si peu de temps ? Hier, l'Américain John Leahy, le directeur commercial d'Airbus, a tenté de justifier ces chiffres : «On n'a rien accéléré du tout. Beaucoup des grosses commandes de décembre, dont celles signées avec la Chine (120 appareils, ndlr), étaient en négociation depuis très longtemps.»
Airbus tient son salut à sa famille de mono couloirs A320 qui a particulièrement profité du boom des compagnies low-cost. En revanche, l'avionneur de Toulouse se prend une méchante claque sur les long-courriers, appareils à forte rentabilité. Seuls 15 A340 ont trouvé cette année preneurs, alors que le 777 de Boeing a, lui, été commandé à 154 exemplaires. Bon joueur, Gustav Humbert a reconnu le joli carton de Boeing. «Mais cette situation n'appelle pas de mesures d'urgences particulières. Ce n'est pas une année qui change une tendance.» D'ailleurs, malgré une guerre de prix «féroce», le constructeur devrait annoncer une marge opérationnelle «de plus de 10 %», contre 9,5 % en 2004.
Article de Liberation du 18 janvier 2006
mardi, janvier 17, 2006
Tests d'altitude en Colombie pour l'Airbus A380

Après l'Europe, l'Asie, l'Océanie et le Moyen-Orient, c'est au tour du continent sud-américain de recevoir l'Airbus 380. Le plus gros avion commercial au monde s'est posé mardi sur l'un des aéroports les plus élevés de la planète, en Colombie, devant des centaines de curieux.
L'aéroport José Maria Cordova de Rionegro (Medellin) se situe à une altitude de 1538 mètres. Le prototype WWDD de l'Airbus A380, l'exemplaire qui fut présent au Dubaï Air Show en novembre dernier, doit rester sur place pendant quatre jours.
La présence de l'avion européen dans cet aéroport quelque peu particulier est liée à son programme d'essais. Différents tests sont effectués, principalement portés sur le comportement de l'appareil lors des décollages, atterrissages et manoeuvres aux très hautes altitudes.
samedi, janvier 14, 2006
Produire de l’électricité avec la chaleur perdue
La récupération de la chaleur pour produire de l’électricité n’est pas une idée nouvelle, elle est déjà utilisée pour les centrales électriques à cycle combiné (gaz naturel). Cependant, cette technologie n’a été utilisée qu’à grande échelle pour une production centralisée. Freepower, une compagnie basée au Sud de l’Angleterre, a développé un générateur local d’électricité qui utilise la chaleur perdue, et ce pour n’importe quelle installation thermique. Après avoir étudié les composants classiques utilisés dans la production conventionnelle d’électricité, en particulier la turbine à vapeur, les ingénieurs de Freepower ont souhaité conserver cette turbine en raison de son efficacité. Lors de la génération classique d’électricité, ces turbines utilisent de la vapeur d’eau surchauffée : toutefois, cela nécessite des températures élevées, impossibles à atteindre lors de la récupération de chaleur à partir de petits appareils comme des fours de restaurant.
Ainsi, les chercheurs ont choisi d’utiliser un autre fluide (tenu secret par la société) qui soit non toxique, non inflammable et non dangereux pour l’environnement, mais qui pourrait produire de la vapeur surchauffée à des températures plus faibles : c’est le cycle de Rankine organique. Le fluide est ainsi transformé en vapeur en utilisant la chaleur perdue d’un autre appareil (four à pizza par exemple) : cette vapeur entraîne la turbine (production d’électricité), puis le fluide est condensé et ensuite réutilisé. La turbine est, selon le modèle, à deux ou trois étages, et a une vitesse de rotation comprise entre 30.000 et 50.000 tours par minute. Sa température d’entrée idéale est entre 180°C et 225°C, mais elle fonctionne toujours à 125°C.
Elle entraîne un alternateur intégré qui devrait produire, toujours selon le modèle, entre 2 et 500 kW. Les autres composants ont été optimisés afin de répondre aux contraintes du système, par exemple les parties rotatives sont directement refroidies et lubrifiées par le fluide qui les traverse. Freepower a obtenu six brevets sur ce système de génération d’électricité miniaturisé. Ce système n’émet pas de gaz à effet de serre supplémentaire et entre dans le secteur energy efficiency (efficacité énergétique), très populaire au Royaume-Uni. Un prototype de 6 kW est déjà en fonctionnement et un premier modèle de 120 kW est prévu cette année. Les premiers modèles commerciaux devraient être disponibles durant le premier semestre 2006.
Ainsi, les chercheurs ont choisi d’utiliser un autre fluide (tenu secret par la société) qui soit non toxique, non inflammable et non dangereux pour l’environnement, mais qui pourrait produire de la vapeur surchauffée à des températures plus faibles : c’est le cycle de Rankine organique. Le fluide est ainsi transformé en vapeur en utilisant la chaleur perdue d’un autre appareil (four à pizza par exemple) : cette vapeur entraîne la turbine (production d’électricité), puis le fluide est condensé et ensuite réutilisé. La turbine est, selon le modèle, à deux ou trois étages, et a une vitesse de rotation comprise entre 30.000 et 50.000 tours par minute. Sa température d’entrée idéale est entre 180°C et 225°C, mais elle fonctionne toujours à 125°C.
Elle entraîne un alternateur intégré qui devrait produire, toujours selon le modèle, entre 2 et 500 kW. Les autres composants ont été optimisés afin de répondre aux contraintes du système, par exemple les parties rotatives sont directement refroidies et lubrifiées par le fluide qui les traverse. Freepower a obtenu six brevets sur ce système de génération d’électricité miniaturisé. Ce système n’émet pas de gaz à effet de serre supplémentaire et entre dans le secteur energy efficiency (efficacité énergétique), très populaire au Royaume-Uni. Un prototype de 6 kW est déjà en fonctionnement et un premier modèle de 120 kW est prévu cette année. Les premiers modèles commerciaux devraient être disponibles durant le premier semestre 2006.
mardi, janvier 10, 2006
Résolution d'un très ancien problème "d'hélicoïde à poignée"

Une bulle de savon entortillée qui possède une poignée? Il est compréhensible que l'on trouve cela difficile à visualiser. Les experts pensaient même depuis plus de deux siècles qu'une telle structure était mathématiquement impossible. Mais plus maintenant.
Dans un rapport publié dans l'édition de novembre de Proceedings of the National Academy of Sciences, les mathématiciens Matthias Weber de l'Université de l'Indiana, David Hoffman de l'Université de Stanford et Michael Wolf de l'Université de Rice ont présenté la preuve de l'existence d'une nouvelle surface minimale dans une famille appelée "hélicoïde de genre un".
Un hélicoïde est la surface que l'on obtient quand une des formes les plus simples -une surface plane- est tordue un nombre infini de fois. Si l'hélicoïde est vertical, sa forme ressemble à la rampe d'accès à un parking à étage. La nouvelle surface ressemble à cet hélicoïde traditionnel à ceci près qu'elle possède une caractéristique supplémentaire: une poignée telle qu'on peut la trouver sur une tasse à café, ou, si l'on préfère, comme si une colonne supplémentaire était rajoutée au niveau d'un "étage" de la rampe de stationnement.
"Cette preuve nous indique que notre intuition n'était pas bien exacte au sujet ce qui est possible et ce qui n'est pas possible", remarque Weber. "Une raison probable à ce que l'on ne l'a pas découvert plus tôt est que personne n'avait imaginé que quelque chose de semblable pouvait exister".
Toutes les surfaces minimales ont quelque chose d'important en commun: une superficie minimale. "Une surface minimale se forme lorsque la pression des deux côtés d'une surface est identique", explique Weber. "Par exemple, quand on plonge un crochet recourbé dans de l'eau savonneuse, la bulle de savon qui se forme sur le crochet est une surface minimale". Ces bulles de savon peuvent avoir diverses formes, selon la forme du crochet, mais dans tous les cas la bulle essaye de réduire au minimum la tension superficielle et cela se produit quand la bulle a la plus petite superficie possible. En chacun de ses points, une surface minimale est soit plane, soit de la forme d'une selle de cheval (ou d'une pomme chips).
Des applications variées
Les surfaces minimales s'avèrent importantes au niveau moléculaire. "A l'échelle nanométrique, les surfaces de contact entre certaines substances sont des surfaces minimales", indique Weber. Par exemple, certains copolymères qui sont des plastiques employés pour fabriquer de nouveaux types de tissus. Le mélange de ces copolymères produit des surfaces minimales aux points de contact. Savoir à quoi ressemblent ces zones de contact peut aider à déterminer les futures propriétés chimiques du mélange.
"Les surfaces minimales sont extrêmement stables en tant qu'objets physiques, précise Weber, et cela peut être un avantage pour toute sorte de structure". Des architectes ont été intrigués par les illustrations numériques de certaines de ses surfaces minimales et étudient avec lui la possibilité de les adapter à des structures architecturales, intérieures ou extérieures.
Les qualités esthétiques des images numériques de Weber ne sont pas non plus sans intérêt: sa galerie montre des surfaces minimales placées dans des environnements imaginaires. "Ces images ne sont pas destinées à illustrer des concepts mathématiques", remarque Weber. "Elles atteindront leur but si les gens qui les regardent peuvent ressentir une partie de l'intrigant sortilège que ressent un mathématicien en explorant les objets mathématiques".
Dans une deuxième galerie, les images illustrent des concepts mathématiques. "C'est la plus complète collection de surfaces minimales accessible", indique Weber. "Les utilisateurs peuvent télécharger les programmes qui recréent les surfaces, leur permettant d'entreprendre des expériences numériques et visuelles".
La preuve complète des mathématiciens est longue de plus de 100 pages. Le résumé de leur rapport est disponible ici http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/102/46/16566.
mardi, janvier 03, 2006
Le DVD holographique pour cette année: jusqu'à 1,6 To de données
La société InPhase Technologies pourrait commencer à produire fin 2006 un disque numérique pouvant stocker jusqu'à 60 fois plus de données qu'un DVD traditionnel. Une démonstration publique d'un prototype du nouveau support s'est tenue à l'International Broadcast Equipment Exhibition à Tokyo.
Ce prototype, du nom de Tapestry, a une capacité de 300 Go de données et une vitesse de lecture de 20 Mo/s, ceci grâce à une technologie de stockage holographique. Cette technologie pourrait permettre l'enregistrement de 1,6 To (soit 1 600 Go) de données sur un disque de la taille d'un DVD. Une sévère concurrence aux technologies HD-DVD et Blu-Ray, chacune ambitionnant de devenir la remplaçante du DVD mais avec une capacité de seulement quelques dizaines de Giga-Octets. Le seul véritable concurrent d'InPhase Technologies est le japonais Optware qui devrait proposer lui aussi un disque holographique courant 2006 (voir notre news).
InPhase Technologies est une société formée par une alliance de Hitachi et de Maxell. La société travaille depuis sept ans sur la technologie holographique pour le stockage de données. Le principe est intéressant: utiliser toute l'épaisseur du support pour le stockage, et non juste un empilement de couches en surface. L'information est donc enregistrée en relief.
Sur un disque holographique, les données sont inscrites sous la forme d'un hologramme à l'intérieur d'un cristal sensible à la lumière (photosensible). Deux faisceaux issus d'une même source laser (pour conserver la cohérence) permettent d'enregistrer l'information: le faisceau objet et le faisceau de référence.
Ecriture de l'information sur un disque holographique
Le faisceau objet traverse une matrice représentant les données à enregistrer (un pixel noir pour un 0 et un pixel blanc pour un 1). Cette matrice n'est autre qu'un écran à cristaux liquides. Le faisceau altéré, contenant l'information, vient ensuite traverser le cristal photosensible, et sa rencontre avec le faisceau de référence vient inscrire les données dans le volume du cristal. Il suffit de déplacer le faisceau de référence pour pouvoir inscrire une nouvelle matrice de données derrière la première matrice. Pour la lecture des données, le faisceau de référence vient éclairer le support et permet de détecter les 0 et les 1 de la matrice initiale. L'holographie peut de ce fait stocker et enregistrer plusieurs informations en même temps.
La technologie holographique pourrait également être utilisée pour le stockage sur d'autres types de support, par exemple sur des petites cartes mobiles. Sur un support de la dimension d'un timbre poste il serait ainsi possible de stocker quelques 2 Go de données, ou 200 Go sur un support de la dimension d'une carte de crédit.
Ce prototype, du nom de Tapestry, a une capacité de 300 Go de données et une vitesse de lecture de 20 Mo/s, ceci grâce à une technologie de stockage holographique. Cette technologie pourrait permettre l'enregistrement de 1,6 To (soit 1 600 Go) de données sur un disque de la taille d'un DVD. Une sévère concurrence aux technologies HD-DVD et Blu-Ray, chacune ambitionnant de devenir la remplaçante du DVD mais avec une capacité de seulement quelques dizaines de Giga-Octets. Le seul véritable concurrent d'InPhase Technologies est le japonais Optware qui devrait proposer lui aussi un disque holographique courant 2006 (voir notre news).
InPhase Technologies est une société formée par une alliance de Hitachi et de Maxell. La société travaille depuis sept ans sur la technologie holographique pour le stockage de données. Le principe est intéressant: utiliser toute l'épaisseur du support pour le stockage, et non juste un empilement de couches en surface. L'information est donc enregistrée en relief.
Sur un disque holographique, les données sont inscrites sous la forme d'un hologramme à l'intérieur d'un cristal sensible à la lumière (photosensible). Deux faisceaux issus d'une même source laser (pour conserver la cohérence) permettent d'enregistrer l'information: le faisceau objet et le faisceau de référence.
Ecriture de l'information sur un disque holographique
Le faisceau objet traverse une matrice représentant les données à enregistrer (un pixel noir pour un 0 et un pixel blanc pour un 1). Cette matrice n'est autre qu'un écran à cristaux liquides. Le faisceau altéré, contenant l'information, vient ensuite traverser le cristal photosensible, et sa rencontre avec le faisceau de référence vient inscrire les données dans le volume du cristal. Il suffit de déplacer le faisceau de référence pour pouvoir inscrire une nouvelle matrice de données derrière la première matrice. Pour la lecture des données, le faisceau de référence vient éclairer le support et permet de détecter les 0 et les 1 de la matrice initiale. L'holographie peut de ce fait stocker et enregistrer plusieurs informations en même temps.
La technologie holographique pourrait également être utilisée pour le stockage sur d'autres types de support, par exemple sur des petites cartes mobiles. Sur un support de la dimension d'un timbre poste il serait ainsi possible de stocker quelques 2 Go de données, ou 200 Go sur un support de la dimension d'une carte de crédit.
lundi, janvier 02, 2006
M43: plus de 9 millions de chiffres pour le plus grand nombre premier connu
Le nombre 2^30402457 - 1 (2 puissance 30402457 auquel on retranche 1) est devenu le plus grand nombre premier découvert à ce jour, c'est-à-dire un nombre divisible uniquement par 1 et par lui-même. Ce nombre est un nombre premier de Mersenne, c'est-à-dire dont l'écriture est la suivante: 2 puissance un nombre premier (ici 30402457) auquel on retranche 1.
Ce nombre, baptisé M43 (pour le 43ème nombre premier de Mersenne connu), contient tout de même 9 152 052 chiffres et a été découvert grâce au projet GIMPS (Great Internet Mersenne Prime Search) par les docteurs Curtis Cooper et Steven Boone de l'Université Centrale de l'Etat du Missouri (CMSU). C'est la technique de la grille de calcul (grid computing), c'est-à-dire la distribution de la charge de calcul auprès d'une multitude d'ordinateurs interconnectés, qui a permis cet exploit.
Le projet GIMPS
Le projet GIMPS a pu regrouper au sein d'une grille les ordinateurs de volontaires et bénévoles répartis tout autour de la planète, grâce au réseau Internet. La plupart des projets utilisant le calcul distribué récupèrent la puissance informatique non employée des machines de ses contributeurs, de manière complètement transparente.
Dans le cas présent, ce sont tout de même plus de 200 000 ordinateurs répartis sur les cinq continents, en plus des 700 ordinateurs de l'université CMSU, qui ont permis de découvrir M43 en à peine... 10 mois. L'appartenance de ce nombre à l'ensemble des nombres premiers a été vérifiée bien plus rapidement, en cinq jours à Grenoble par un chercheur de Bull grâce à un supercalculateur.
100 000 dollars pour le premier nombre premier composé de plus de 10 millions de chiffres
M43 est bien plus grand que le précédent plus grand nombre premier connu à ce jour, qui ne comptait "que" entre 7 et 8 millions de chiffres. Mais M43 n'atteint pas encore les dix millions de chiffres, une barre symbolique qui aurait permis au projet GIMPS d'empocher 100 000 dollars, somme promise par l'Electronic Frontier Foundation (EFF) pour ce palier symbolique.
L'EFF est une organisation non lucrative qui vise à encourager la recherche. La découverte du premier nombre premier constitué de plus d'un million de chiffres avait ainsi été récompensée par une somme de 50 000 dollars. Les chercheurs de CMSU estiment que les dix millions de chiffres seront atteints courant 2007.
Les nombres premiers et la cryptographie
La propriété des nombres premiers est particulièrement utilisée dans le cadre de la cryptographie. La difficulté de factorisation par les moyens connus des très grands nombres permet d'assurer une protection certaine.
Dans le cadre de la cryptographie RSA, la sécurité repose sur la multiplication de deux très grands nombres premiers (les clés) afin de former un nombre gigantesque. Si il est simple de multiplier deux grands nombres, l'opération inverse, la factorisation, est très coûteuse en temps de calcul. Ce dernier nombre sera donc très difficile à factoriser, assurant la sécurité des clés et des données.
source : technosciences
Ce nombre, baptisé M43 (pour le 43ème nombre premier de Mersenne connu), contient tout de même 9 152 052 chiffres et a été découvert grâce au projet GIMPS (Great Internet Mersenne Prime Search) par les docteurs Curtis Cooper et Steven Boone de l'Université Centrale de l'Etat du Missouri (CMSU). C'est la technique de la grille de calcul (grid computing), c'est-à-dire la distribution de la charge de calcul auprès d'une multitude d'ordinateurs interconnectés, qui a permis cet exploit.
Le projet GIMPS
Le projet GIMPS a pu regrouper au sein d'une grille les ordinateurs de volontaires et bénévoles répartis tout autour de la planète, grâce au réseau Internet. La plupart des projets utilisant le calcul distribué récupèrent la puissance informatique non employée des machines de ses contributeurs, de manière complètement transparente.
Dans le cas présent, ce sont tout de même plus de 200 000 ordinateurs répartis sur les cinq continents, en plus des 700 ordinateurs de l'université CMSU, qui ont permis de découvrir M43 en à peine... 10 mois. L'appartenance de ce nombre à l'ensemble des nombres premiers a été vérifiée bien plus rapidement, en cinq jours à Grenoble par un chercheur de Bull grâce à un supercalculateur.
100 000 dollars pour le premier nombre premier composé de plus de 10 millions de chiffres
M43 est bien plus grand que le précédent plus grand nombre premier connu à ce jour, qui ne comptait "que" entre 7 et 8 millions de chiffres. Mais M43 n'atteint pas encore les dix millions de chiffres, une barre symbolique qui aurait permis au projet GIMPS d'empocher 100 000 dollars, somme promise par l'Electronic Frontier Foundation (EFF) pour ce palier symbolique.
L'EFF est une organisation non lucrative qui vise à encourager la recherche. La découverte du premier nombre premier constitué de plus d'un million de chiffres avait ainsi été récompensée par une somme de 50 000 dollars. Les chercheurs de CMSU estiment que les dix millions de chiffres seront atteints courant 2007.
Les nombres premiers et la cryptographie
La propriété des nombres premiers est particulièrement utilisée dans le cadre de la cryptographie. La difficulté de factorisation par les moyens connus des très grands nombres permet d'assurer une protection certaine.
Dans le cadre de la cryptographie RSA, la sécurité repose sur la multiplication de deux très grands nombres premiers (les clés) afin de former un nombre gigantesque. Si il est simple de multiplier deux grands nombres, l'opération inverse, la factorisation, est très coûteuse en temps de calcul. Ce dernier nombre sera donc très difficile à factoriser, assurant la sécurité des clés et des données.
source : technosciences
dimanche, janvier 01, 2006
Si comme moi vous aimez les montres

Vous aimez les belles mécaniques mais vous n'avez pas 7760 euros à mettre dans une BREGUET Transatlantique Titanium ... pourquoi ne pas vous offrir une montre doté d'un calibre suisse 3133 mais fabriquée en russie ... J'ai découvert la marque POLJOT il y'a peu et j'ai craqué. De très belle montres , tres bien finies , mécanique suisse , fournisseur officiel des cosmonautes russes( Yuri Gagarine en portait une en 61 ) et en plus a un rapport qualité/prix imbattable Que demande le peuple ? pour en savoir plus rendez vous sur ce site
http://www.poljot.ru/en-logo.html?html
le modèle que je préfère :
vendredi, décembre 30, 2005
Le chocolat noir bon pour le cœur !
Voilà une étude dont les résultats réjouiront tous les amateurs de chocolat noir. Cette étude, publiée dans la très sérieuse revue « Heart » démontre en effet l’effet positif pour les artères des fumeurs de 40 grammes de chocolat noir comparé à celui de 40 grammes de chocolat blanc du même fabricant helvétique. Le chocolat peut accroître le risque cardiovasculaire à cause de ses effets sur le glucose (sucre), les lipides (graisses) et le poids corporel, ou au contraire avoir un potentiel positif pour la santé cardiovasculaire à cause de ses effets antioxydants, résument les chercheurs dans une "lettre scientifique".
Les flavonoïdes présents dans le chocolat noir mais pas dans le chocolat blanc ont des propriétés antioxydantes. Pour comparer les effets de chocolats noirs et blancs de même marque, ils ont enrôlé une vingtaine de fumeurs à titre de cobayes. Privés pendant vingt-quatre heures d’autres antioxydants (thé noir ou vert, oignons, pommes, choux, vin, produits à base de cacao), dix cobayes ont ingéré 40 grammes de chocolat noir (à 73 % de cacao) et dix autres ont savouré 40 grammes de chocolat blanc (4 % de cacao).
Bilan : le chocolat blanc n’a eu aucun effet sur les cellules tapissant les artères, les plaquettes intervenant dans la formation des caillots sanguins, ni sur les taux d’antioxydants contenus dans le sang. Le chocolat noir est sorti gagnant : des échographies-Doppler ont montré que le chocolat noir entraînait une amélioration de la circulation dans les artères deux heures après son ingestion et que cet effet positif se maintenait pendant huit heures. Le taux d’antioxydants présents dans le sang a augmenté. Les chercheurs estiment que les effets positifs constatés sont "très vraisemblablement" liés aux effets antioxydants du chocolat noir.
source : tregouet et http://heart.bmjjournals.com/cgi/content/extract/92/1/119?
Les flavonoïdes présents dans le chocolat noir mais pas dans le chocolat blanc ont des propriétés antioxydantes. Pour comparer les effets de chocolats noirs et blancs de même marque, ils ont enrôlé une vingtaine de fumeurs à titre de cobayes. Privés pendant vingt-quatre heures d’autres antioxydants (thé noir ou vert, oignons, pommes, choux, vin, produits à base de cacao), dix cobayes ont ingéré 40 grammes de chocolat noir (à 73 % de cacao) et dix autres ont savouré 40 grammes de chocolat blanc (4 % de cacao).
Bilan : le chocolat blanc n’a eu aucun effet sur les cellules tapissant les artères, les plaquettes intervenant dans la formation des caillots sanguins, ni sur les taux d’antioxydants contenus dans le sang. Le chocolat noir est sorti gagnant : des échographies-Doppler ont montré que le chocolat noir entraînait une amélioration de la circulation dans les artères deux heures après son ingestion et que cet effet positif se maintenait pendant huit heures. Le taux d’antioxydants présents dans le sang a augmenté. Les chercheurs estiment que les effets positifs constatés sont "très vraisemblablement" liés aux effets antioxydants du chocolat noir.
source : tregouet et http://heart.bmjjournals.com/cgi/content/extract/92/1/119?
samedi, décembre 24, 2005
jeudi, décembre 22, 2005
Star Wars et la physique: le sabre laser

La dénomination "sabre laser", prise au pied de la lettre, pose plusieurs problèmes.
Tout d'abord le laser se propage en ligne droite, à moins de subir une déflection au cours de sa trajectoire. Ainsi une lame laser ne devrait pas être visible. De même on ne voit le faisceau d'un pointeur laser que dans une atmosphère diffusante, où de minuscules poussières interagissent avec le faisceau et le réemmettent dans toutes les directions.
De plus, le faisceau laser n'est pas naturellement limité en taille. Il se propage en ligne droite jusqu'à être absorbé. Pour un combat dans un vaisseau spatial, les conséquences sont catastrophiques, chaque mouvement de lame provoquant le découpage intempestif de tout ce qui se trouve sur le chemin du faisceau, y compris la coque du vaisseau.. Limiter la taille de la lame requiert au moins l'utilisation d'un miroir réfléchissant en bout de course.
Une autre observation difficile à interpréter dans ce cadre est le "choc" produit par la rencontre de deux sabres. Les photons constituant un laser ne peuvent "s'entrechoquer" avec d'autres photons.
L'arme des Jedi évoquent en fait l'utilisation de plasma, plutôt que d'un laser. Un plasma, gaz chauffé à tel point que tous les atomes le composant sont séparés d'un ou plusieurs de leurs électrons, rayonne dans toutes les directions. Sa température fixe les caractéristiques du rayonnement émis, notamment sa couleur.
On utilise aujourd'hui des "torches plasma" pour la destruction de déchets ou la découpe de métal. Le plasma est alors un gaz ionisé sous l'effet d'un arc électrique, et atteint des températures de plusieurs milliers de degrés.
On peut modeler la forme du plasma à l'aide d'un champ magnétique: ce champ modifie les trajectoires des particules chargées constituant le plasma, et les confine dans une région de l'espace. C'est également le principe de confinement utilisé dans les tokamaks, pour réaliser la fusion nucléaire (dont le projet ITER sera la prochaine grande étape).
On peut ainsi réaliser un "sabre plasma" de belle allure, au pouvoir destructif important. On a en prime la possibilité de "chocs" entre sabres: de même que deux aimants peuvent se repousser sous l'effet de leurs champs magnétiques, on peut imaginer que le croisement de deux sabres soit rendu impossible par la présence d'un champ magnétique.
mercredi, décembre 21, 2005
Boeing: Le 747 nouveau est lancé
Comme prévu, Boeing a donné le coup d'envoi officiel d'une nouvelle famille de 747, en lançant mardi matin le 747-8, connu jusqu'à présent sous le nom de code 747 Advanced. La nouvelle gamme qui comprend deux variantes, Intercontinental et Freighter, plus longues que l'A380-800 d'Airbus, bénéficiera des avancées technologies développées pour le futur biréacteur moderne 787, d'où le nom du modèle -8.
Cette sixième déclinaison du quadriréacteur long-courrier conçu à la fin des années soixante sera équipée d'une voilure améliorée, d'un poste de pilotage modernisé mais aussi d'une motorisation unique acquise à General Electric et sa nouvelle gamme de réacteurs GEnx, soutenant un poids maximum au décollage de plus de 435 tonnes et répondant aux normes les plus avancées en matière de bruit. La version passagers ou Intercontinental est allongée de 3,6 mètres par rapport au 747-400, permettant l'aménagement de 34 sièges supplémentaires.
Capable de transporter 450 passagers en trois classes de service, il pourra franchir des étapes sans escale de 14 815 kilomètres. Avec une longueur de 75,3 mètres, le dérivé cargo ou Freighter deviendra le 747 le plus long jamais construit. Il emportera 140 tonnes de marchandises sur des liaisons directes de 8 275 kilomètres. Boeing promet également des coûts d'exploitation de 22% inférieurs à ceux de l'A380 cargo. La configuration définitive de la gamme sera fixée à la fin de l'année prochaine, avec une présentation prévue dans le courant du troisième trimestre 2008 et un premier vol dans les trois mois à suivre.
La certification et la mise en service sont attendues pour septembre 2009, date à laquelle l'un des deux clients de lancement Cargolux recevra le premier exemplaire d'une commande ferme portant sur dix de la version cargo. L'opérateur de fret luxembourgeois, qui exploite actuellement treize 747-400 standard confirme ainsi son intérêt dévoilé en juillet dernier, tout en prenant dix droits d'achat supplémentaires. Le feu vert industriel du programme s'accompagne également d'un achat de la compagnie japonaise Nippon Cargo Airlines pour huit 747-8 cargo fermes et de six en option. L'exploitant asiatique commencera à prendre livraison des long-courriers au cours du quatrième trimestre 2009. Il opère actuellement treize 747 d'ancienne génération et a acquis six 747-400 toujours en version cargo, dont le premier lui a été remis en juin. Les deux contrats représentent une valeur de 5 milliards de dollars, selon les prix catalogue du constructeur américain.
Boeing table sur un marché de 900 appareils sur les vingt prochaines années dans la catégorie de ses nouvelles propositions, sans préciser la part de marché qu'il compte s'approprier. De plus, les deux premières ventes annoncées semblent déjà enfermer le 747-8 dans un rôle spécifique de transporteur de fret, ce qu'est devenu le 747-400 en panne de commandes des dérivés passagers. D'ailleurs, l'avionneur prévoit que la flotte cargo mondiale de 65 tonnes et plus sera de 34% à l'horizon 2024.
En ce qui concerne les anciennes versions encore commercialisées du 747, les versions -400 et -400ER passagers et cargos, Boeing annonce qu'elles seront remisées dès le début des livraisons des nouveaux dérivés -8.
Source: Philippe Granger - Avions de ligne

Cette sixième déclinaison du quadriréacteur long-courrier conçu à la fin des années soixante sera équipée d'une voilure améliorée, d'un poste de pilotage modernisé mais aussi d'une motorisation unique acquise à General Electric et sa nouvelle gamme de réacteurs GEnx, soutenant un poids maximum au décollage de plus de 435 tonnes et répondant aux normes les plus avancées en matière de bruit. La version passagers ou Intercontinental est allongée de 3,6 mètres par rapport au 747-400, permettant l'aménagement de 34 sièges supplémentaires.
Capable de transporter 450 passagers en trois classes de service, il pourra franchir des étapes sans escale de 14 815 kilomètres. Avec une longueur de 75,3 mètres, le dérivé cargo ou Freighter deviendra le 747 le plus long jamais construit. Il emportera 140 tonnes de marchandises sur des liaisons directes de 8 275 kilomètres. Boeing promet également des coûts d'exploitation de 22% inférieurs à ceux de l'A380 cargo. La configuration définitive de la gamme sera fixée à la fin de l'année prochaine, avec une présentation prévue dans le courant du troisième trimestre 2008 et un premier vol dans les trois mois à suivre.
La certification et la mise en service sont attendues pour septembre 2009, date à laquelle l'un des deux clients de lancement Cargolux recevra le premier exemplaire d'une commande ferme portant sur dix de la version cargo. L'opérateur de fret luxembourgeois, qui exploite actuellement treize 747-400 standard confirme ainsi son intérêt dévoilé en juillet dernier, tout en prenant dix droits d'achat supplémentaires. Le feu vert industriel du programme s'accompagne également d'un achat de la compagnie japonaise Nippon Cargo Airlines pour huit 747-8 cargo fermes et de six en option. L'exploitant asiatique commencera à prendre livraison des long-courriers au cours du quatrième trimestre 2009. Il opère actuellement treize 747 d'ancienne génération et a acquis six 747-400 toujours en version cargo, dont le premier lui a été remis en juin. Les deux contrats représentent une valeur de 5 milliards de dollars, selon les prix catalogue du constructeur américain.
Boeing table sur un marché de 900 appareils sur les vingt prochaines années dans la catégorie de ses nouvelles propositions, sans préciser la part de marché qu'il compte s'approprier. De plus, les deux premières ventes annoncées semblent déjà enfermer le 747-8 dans un rôle spécifique de transporteur de fret, ce qu'est devenu le 747-400 en panne de commandes des dérivés passagers. D'ailleurs, l'avionneur prévoit que la flotte cargo mondiale de 65 tonnes et plus sera de 34% à l'horizon 2024.
En ce qui concerne les anciennes versions encore commercialisées du 747, les versions -400 et -400ER passagers et cargos, Boeing annonce qu'elles seront remisées dès le début des livraisons des nouveaux dérivés -8.
Source: Philippe Granger - Avions de ligne
lundi, décembre 19, 2005
La mémoire holographique sort des labos
La mémoire holographique va-t-elle enfin quitter le rayon des idées géniales et des curiosités techniques pour devenir la future technique de stockage, envoyant les CD ou DVD au pilon ? Pour la première fois depuis que des chercheurs planchent sur cette forme de mémoire en trois dimensions, une start-up américaine, InPhase Technologies, annonce la mise sur le marché d’un support à mémoire holographique pour la fin de l’année 2006. L’idée d’utiliser l’holographie pour stocker des informations remonte aux années 60. Les recherches se sont accélérées au début des années 90 lorsque les techniques actuelles de stockage ont commencé à montrer leurs limites. Sur la papier, la mémoire holographique bat les supports actuels à plate couture : le disque mis au point par InPhase Technologies peut stocker 60 fois plus d’informations qu’un DVD. Les données sont stockées 10 fois plus vite qu’avec un graveur actuel.
Alors que sur les CD ou les DVD les données sont gravées en deux dimensions, l’holographie utilise les trois dimensions. L’information n’est plus stockée sous forme de creux et de bosses mais à l’intérieur d’un cristal photosensible. L’écriture du disque se fait à l’aide de deux rayons lasers dont les interférences permettent d’inscrire un motif dans le cristal. Pour lire l’information, il suffit d’éclairer le cristal avec un rayon lumineux. En variant de façon très subtile l’inclinaison de ce faisceau, plusieurs images différentes peuvent être lues dans le cristal. D’où l’énorme capacité de stockage de l’holographie... et la difficulté à la mettre au point.
source : science et avenir
Alors que sur les CD ou les DVD les données sont gravées en deux dimensions, l’holographie utilise les trois dimensions. L’information n’est plus stockée sous forme de creux et de bosses mais à l’intérieur d’un cristal photosensible. L’écriture du disque se fait à l’aide de deux rayons lasers dont les interférences permettent d’inscrire un motif dans le cristal. Pour lire l’information, il suffit d’éclairer le cristal avec un rayon lumineux. En variant de façon très subtile l’inclinaison de ce faisceau, plusieurs images différentes peuvent être lues dans le cristal. D’où l’énorme capacité de stockage de l’holographie... et la difficulté à la mettre au point.
source : science et avenir
dimanche, décembre 18, 2005
la fin du silicium annoncée ?
Le silicium aurait-il vécu ? Impensable... et pourtant ! Intel vient d’annoncer avoir réussi à mettre au point un transistor informatique à partir d’un autre matériau que le traditionnel silicium et les résultats obtenus lui font dire qu’une nouvelle génération de composants électroniques pourrait voir le jour.
Indium Antimonium , ou InSb pour les amateurs de symboles, permet selon Intel "une réduction significative de la consommation d’énergie au niveau du transistor, accompagnée d’une substantielle amélioration des performances". On imagine sans peine les applications que pourrait trouver Intel à ces puces nouvelle génération : ordinateurs portables et appareils mobiles, pour lesquels concentration des performances et faible consommation énergétique constituent les principaux enjeux.
En réalité, l’InSb est déjà utilisé dans certains composants électroniques, notamment les amplificateurs radio ou les lasers à semi-conducteurs. Mais c’est la première fois que l’industrie parvient à réaliser un transistor si petit (85 nanomètres) à partir de ce matériau et surtout, c’est la première fois qu’elle met au point un composant basé sur l’InSb directement utilisable dans le domaine informatique et tout particulièrement pour la conception de microprocesseurs. "Les résultats de ces recherches nous rendent confiants quant à notre aptitude à suivre la Loi de Moore au-delà de 2015", affirme Ken David, directeur de la recherche sur les composants chez Intel.
source:l'atelier
Indium Antimonium , ou InSb pour les amateurs de symboles, permet selon Intel "une réduction significative de la consommation d’énergie au niveau du transistor, accompagnée d’une substantielle amélioration des performances". On imagine sans peine les applications que pourrait trouver Intel à ces puces nouvelle génération : ordinateurs portables et appareils mobiles, pour lesquels concentration des performances et faible consommation énergétique constituent les principaux enjeux.
En réalité, l’InSb est déjà utilisé dans certains composants électroniques, notamment les amplificateurs radio ou les lasers à semi-conducteurs. Mais c’est la première fois que l’industrie parvient à réaliser un transistor si petit (85 nanomètres) à partir de ce matériau et surtout, c’est la première fois qu’elle met au point un composant basé sur l’InSb directement utilisable dans le domaine informatique et tout particulièrement pour la conception de microprocesseurs. "Les résultats de ces recherches nous rendent confiants quant à notre aptitude à suivre la Loi de Moore au-delà de 2015", affirme Ken David, directeur de la recherche sur les composants chez Intel.
source:l'atelier
samedi, décembre 17, 2005
Mona Lisa : l’énigmatique sourire percé à jour ?

Le mystérieux demi-sourire équivoque qui a intrigué les admirateurs de la Mona Lisa depuis plusieurs siècles n’est pas si ardu à interpréter, affirmaient hier des chercheurs.
Elle souriait sur la peinture parce qu’elle était heureuse, précisément à 83%, selon des experts de l’Université d’Amsterdam.
Dans ce qu’ils considèrent cependant comme une démonstration ludique de technologie plutôt qu’une expérience sérieuse, ces chercheurs ont numérisé une reproduction du chef-d’œuvre de Leonardo da Vinci et l’ont soumis à un programme ultramoderne de reconnaissance des émotions, développé en collaboration avec l’Université de l’Illinois.
Les résultats ont réparti ainsi ce que ressentait le sujet de la toile du maître : joie, 83%; dégoût, 9%; peur, 6%; colère, 2%. Moins d’un pour cent d’elle était au neutre, tandis qu’elle n’exprimait aucune surprise.
Da Vinci a commencé à peindre la toile en 1503; elle est actuellement accrochée à un mur du Louvre, à Paris.
Cette œuvre, connue aussi sous le nom de «Joconde», serait un portrait de l’épouse de Francesco del Giocondo. Le titre est un jeu de mots sur le nom du mari, signifiant également «la dame heureuse» en italien.
Harro Stokman, un professeur à l’Université d’Amsterdam qui a participé à l’expérience, a expliqué que les chercheurs étaient conscients de la nature plus ou moins scientifique des résultats, le programme n’étant pas conçu pour percevoir les émotions subtiles. Le logiciel n’a donc pu détecter quoi que ce soit de sexuel ou confirmer le mépris perçu par plusieurs dans les yeux de Mona Lisa.
Cette technologie est d’ailleurs conçue pour l’analyse de films et images numériques modernes, et les sujets analysés doivent d’abord être analysés dans un état neutre et sans émotions pour permettre au programme de détecter par la suite des émotions.
Le chercheur principal Nicu Sebe a relevé le défi avec beaucoup de sérieux, se servant des visages d’une dizaine de femmes méditerranéennes de l’époque afin de créer une image composite neutre. Il a ensuite comparé ce résultat au visage de la toile célèbre, attribuant ainsi une cote à six émotions distinctes, soit la joie, la surprise, la colère, le dégoût, la peur et la tristesse.
«Essentiellement, c’est comme appliquer une toile d’araignée sur le visage pour le fragmenter en toutes petites aires», explique Stokman. «Puis, il s’agit par exemple de détecter les infimes variations dans l’orientation des ailettes des narines ou la profondeur des rides autour des yeux.»
Stokman souligne qu’avec une lecture de 83%, il est clair que la joie était l’émotion principale du moment pour la jeune femme.
Des experts en biométrie n'ayant pas participé à l’expérience ont déclaré que les résultats étaient fort intéressants, même si leur valeur scientifique reste à démontrer.
«La technologie de reconnaissance du visage évolue rapidement, mais la reconnaissance des émotions est toujours au stade embryonnaire», précise Larry Hornak, directeur du Centre des technologies de l’identification à l’Université de West Virginia.
«Ils semblent tout de même s’être servis d’un jeu de données, aussi petit soit-il, ce qui est typique du travail réalisé dans un domaine relativement nouveau comme celui-ci. C’est un résultat intéressant», conclut-il.
Stokman est conscient que l’expérience de l’Université d’Amsterdam n’étaiera ni ne réfutera pas les théories controversées dont a fait l’objet la peinture du maître florentin. L’une de celles-ci avance que la toile est en fait un autoportrait de Leonardo en femme.
«Qui sait, peut-être que d’ici 30, 40 ou 50 ans, nous serons en mesure de dire ce que ressentait cette femme» évoque Stokman.
Hornak trouve l’idée fort intéressante. «Il est toujours amusant de mettre en pratique des technologies dans des domaines d’intérêt public, et parfois les résultats peuvent être tout à fait illuminants» dit-il. Jim Wayman, un chercheur en biométrie de l’Université d’État de San Jose, abonde en ce sens.
«C’est plus abracadabrant que scientifique, dit-il, mais cela divertit et ne fait de mal à personne.»
source : canoe sciences et tech
jeudi, décembre 15, 2005
BMW: le futur de l'automobile passe par la vapeur
Puisqu'une des solutions à l'actuel problème de l'énergie est d'en dépenser moins, louons la nouvelle invention de BMW pour améliorer le rendement énergétique des moteurs existants.
Le problème du moteur à combustion interne est qu'une grande partie de l'énergie disparaît sous forme de chaleur, en particulier via l'échappement et dans le circuit de refroidissement. Le système proposé par BMW consiste à récupérer cette chaleur et la recycler pour aider à la propulsion. Les tests au banc ont montré que sur un moteur 4 cylindres 1,8 litre, la consommation baissait de 15 % tandis que la puissance augmentait de 14 ch et le couple de 20 Nm grâce à ce que BMW appelle le "Turbosteamer", qu'on pourrait traduire par "Turbovaporisateur".
Le principe est celui du bon vieux moteur à vapeur. Les gaz d'échappement sont transférés dans un circuit primaire qui joue le rôle d'échangeur et vaporise le fluide contenu dans un second circuit. La pression générée est utilisée pour aider à la rotation du vilebrequin, et le reste de l'énergie est récupérée dans le circuit de refroidissement qui à son tour retourne dans le circuit principal. 80% de la chaleur est ainsi recyclée aux dires de BMW.
Le système tourne sur banc à l'état de prototype, et sa taille permet d'ores et déjà en théorie l'adaptation dans le compartiment moteur d'un 4 cylindres. Mais ne vous précipitez pas chez le concessionnaire: l'objectif annoncé est d'avoir un système prêt pour la production dans moins de dix ans, ce qui signifie qu'il reste encore pas mal de problèmes à régler.
BMW fut le premier constructeur européen à mettre sur le marché une voiture équipée d'un turbocompresseur, sera-t-il le premier à produire une voiture équipée d'un turbovaporisateur ?
Source: Le Blog Auto sous Licence Creative Commons by-sa
Le problème du moteur à combustion interne est qu'une grande partie de l'énergie disparaît sous forme de chaleur, en particulier via l'échappement et dans le circuit de refroidissement. Le système proposé par BMW consiste à récupérer cette chaleur et la recycler pour aider à la propulsion. Les tests au banc ont montré que sur un moteur 4 cylindres 1,8 litre, la consommation baissait de 15 % tandis que la puissance augmentait de 14 ch et le couple de 20 Nm grâce à ce que BMW appelle le "Turbosteamer", qu'on pourrait traduire par "Turbovaporisateur".
Le principe est celui du bon vieux moteur à vapeur. Les gaz d'échappement sont transférés dans un circuit primaire qui joue le rôle d'échangeur et vaporise le fluide contenu dans un second circuit. La pression générée est utilisée pour aider à la rotation du vilebrequin, et le reste de l'énergie est récupérée dans le circuit de refroidissement qui à son tour retourne dans le circuit principal. 80% de la chaleur est ainsi recyclée aux dires de BMW.
Le système tourne sur banc à l'état de prototype, et sa taille permet d'ores et déjà en théorie l'adaptation dans le compartiment moteur d'un 4 cylindres. Mais ne vous précipitez pas chez le concessionnaire: l'objectif annoncé est d'avoir un système prêt pour la production dans moins de dix ans, ce qui signifie qu'il reste encore pas mal de problèmes à régler.
BMW fut le premier constructeur européen à mettre sur le marché une voiture équipée d'un turbocompresseur, sera-t-il le premier à produire une voiture équipée d'un turbovaporisateur ?
Source: Le Blog Auto sous Licence Creative Commons by-sa
mardi, décembre 13, 2005
SALON AERONAUTIQUE DE DUBAI : ATR met Air Madagascar à l'honneur

C'est le nouvel appareil ATR72 aux couleurs d'Air Madagascar qui a été mis à l'honneur par la société ATR pendant le 9ème Salon aéronautique de Dubai.
En effet, c'est « Juliet Fox » qui est présent sur le tarmac, au milieu des autres appareils exposés dont le Boeing 777 et l'Airbus A380. Mais la hausse du prix du petrole aidant, l'ATR est une véritable vedette de ce
Salon vu sa consommation de carburant unanimement reconnue comme raisonnable.
Les clés de cet ATR72-500, le second acquis ce mois-ci par Air Madagascar, ont été symboliquement remises le 22 Novembre au Directeur général de la Compagnie malgache, Berend Bruns, et ce par le Président d'ATR,
Filippo Bagnato.
Immatriculé 5R-MJF, d'où son surnom de "Juliet Fox" au sein de la Compagnie, cet appareil flambant neuf porte donc à deux unités les appareils ATR72 qui vont être utilisés par Air Madagascar. Si le premier, "Juliet Echo" est opérationnel depuis le 19 Novembre, l'arrivée de Juliet Fox à Antananarivo est quant à elle programmée pour Mardi prochain. En effet, après sa présentation par ATR au Salon de Dubai, l'appareil retournera à Toulouse pour y subir les derniers tests avant son acceptation définitive par l'équipe de techniciens d'Air Madagascar conduite par le Chef de Departement de Maintenance industrielle, Jean-Charles Ranaivoson. Ce sont les Commandants Zafimanana et Lemena qui auront quant à eux l'honneur de diriger le convoyage de l'appareil vers sa future patrie.
D'une capacité de 70 places, les deux nouveaux appareils desserviront les réseaux intérieur et régional d'Air Madagascar. Ils sont équipés de sièges
en cuir, dont huit réservés à la classe business.
source : SOBIKA
lundi, décembre 12, 2005
Le lancement de Calipso attendu avec impatience par la communauté scientifique
Le lancement du satellite Calipso (Cloud-Aerosol Lidar and Infrared Pathfinder satellite Observation), une mission développée par la NASA en coopération avec le CNES, est désormais prévu pour mi-février 2006. Ceci porte le retard accumulé à près de deux ans par rapport aux plans initiaux.
Les scientifiques de grandes universités américaines impliquées dans le projet (Washington, Hampton, Colorado etc) s'impatientent. Des lancements pour le compte du Department of Defense sont tout d'abord passés en priorité sur le calendrier de tirs du site de Vandenberg (Californie). Après des difficultés techniques sur le satellite et le lanceur, la mission doit désormais faire face aux grèves de Boeing, l'industriel en charge du lancement, à une fermeture du site de Vandenberg jusqu'au 10 février, puis à des problèmes potentiels de priorité avec d'autres satellites gouvernementaux.
Grâce aux données fournies par Calipso, les chercheurs ont pour objectif de comprendre l'impact des nuages et des aérosols sur le réchauffement climatique de la Terre. Les technologies à bord, notamment le LiDAR (Light Detection and Ranging), permettront de créer les premières images en trois dimensions des nuages et des particules en suspension dans l'atmosphère. Certaines d'entre elles, réfléchissant le rayonnement solaire, contribuent à refroidir la planète, tandis que d'autres, absorbantes, pourraient accélérer le réchauffement. Une des questions posées est de savoir si ces phénomènes ont tendance à globalement accentuer ou compenser l'effet de serre.
Source: Etats-Unis Espace - bureau du CNES de l'Ambassade de France aux Etats-Unis
Les scientifiques de grandes universités américaines impliquées dans le projet (Washington, Hampton, Colorado etc) s'impatientent. Des lancements pour le compte du Department of Defense sont tout d'abord passés en priorité sur le calendrier de tirs du site de Vandenberg (Californie). Après des difficultés techniques sur le satellite et le lanceur, la mission doit désormais faire face aux grèves de Boeing, l'industriel en charge du lancement, à une fermeture du site de Vandenberg jusqu'au 10 février, puis à des problèmes potentiels de priorité avec d'autres satellites gouvernementaux.
Grâce aux données fournies par Calipso, les chercheurs ont pour objectif de comprendre l'impact des nuages et des aérosols sur le réchauffement climatique de la Terre. Les technologies à bord, notamment le LiDAR (Light Detection and Ranging), permettront de créer les premières images en trois dimensions des nuages et des particules en suspension dans l'atmosphère. Certaines d'entre elles, réfléchissant le rayonnement solaire, contribuent à refroidir la planète, tandis que d'autres, absorbantes, pourraient accélérer le réchauffement. Une des questions posées est de savoir si ces phénomènes ont tendance à globalement accentuer ou compenser l'effet de serre.
Source: Etats-Unis Espace - bureau du CNES de l'Ambassade de France aux Etats-Unis
samedi, décembre 03, 2005
StarSight: des lampadaires solaires Wi-Fi

StarSight est un concept bien pensé mélangeant un éclairage urbain avec un panneau solaire et une borne Wi-Fi ou WiMAX. Le tout est gérable à distance, fournit de l'accès à Internet sans fil et peut même incorporer à sa base des chargeurs d'appareils en tous genres (lecteurs mp3, téléphones portables, ...).
Les concepteurs du projet, Kolam Partnership (Angleterre) et Nex-G (Singapour), indiquent un premier déploiement au Cameroun, permettant aux pays en voie de développement de bénéficier des dernières technologies en matière de réseaux sans fil d'accès à Internet.
Le Maroc, la Chine, l'Inde et même les highlands d'Ecosse seraient les prochains lieux à être équipés d'un tel système, qui pourrait en plus être utilisé pour les alertes de catastrophes naturelles, les pics de pollution et tout autre service.
source : canard wifi
en savoir plus : http://starsightproject.com/en/africa/index.php
dimanche, novembre 27, 2005
la France boucle sa tournée en beautée

Et de quatre. La France a battu l'Afrique du Sud 26-20 au Stade de France samedi soir et termine invaincue sa tournée de novembre après ses victoires sur l'Australie, le Canada et les Tonga. La seule équipe à avoir fait aussi bien est la Nouvelle-Zélande, auteur du deuxième grand chelem après ses quatre victoires dans les Iles britanniques. Les All Balcks, toujours aussi brillants et dominateurs, ont battu l'Ecosse 29-10 après avoir dominé l'Irlande, le Pays de Galles et l'Angleterre.
La France a ainsi entamé sa partie sur les chapeaux de roure en marquant deux essais de contre dans les dix premières minutes. Le talonneur du Stade Français, Dimitri Szarzewski fut ainsi le premier à aplatir dans l'en-but sud-africain. Avant d'être bientôt suivi par l'ouvreur de Toulouse Frédéric Michalak. Forts de cet avantage, les Français ont largement dominé la première mi-temps, avant de résister aux assauts des Springboks en seconde mi-temps. «Nous avons fait un match plein d'enthousiasme», a commenté l'arrière Thomas Castagneide, «Nous avons aussi montré que nous sommes au niveau des toutes meilleures équipes du monde".
article de libération du dimanche 27 novembre 05
samedi, novembre 26, 2005
L’homme bientôt dépassé par l’objet dans l’utilisation de l’Internet
Les objets vont devenir dans les prochaines années les premiers utilisateurs de l’Internet devant les humains, dans un "meilleur des mondes" fait de détecteurs électroniques qui suivront, via la toile, les mouvements des choses - et donc de leur propriétaire. Dans un rapport intitulé "L’Internet des objets", l’Union internationale des télécommunications (UIT) a présenté au Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) de Tunis la prochaine révolution technologique.
Dans ce monde orwellien, l’homme, l’objet, les appareils électroniques et les bases de données seront reliés entre eux par un Internet radicalement transformé. "La science-fiction devient lentement réalité dans un +internet des objets+ fondé sur un réseau de connexions omniprésentes", prévoit le rapport. "Nous entrons dans une nouvelle ère dans laquelle les ’utilisateurs’ de l’Internet se compteront en milliards, mais où les hommes seront peut-être une minorité". L’Internet compte actuellement 875 millions d’utilisateurs dans le monde, un chiffre qui devrait seulement doubler si l’homme en reste le principal vecteur. Mais les experts tablent sur des dizaines de milliards "d’utilisateurs", vivants et inanimés, dans les prochaines décennies.
Ces "internautes" seront liés entre eux par un réseau omniprésent, sans que quiconque doive allumer un ordinateur où que ce soit. Des appareils ménagers télécommandés par ordinateur ont déjà fait leur apparition, ainsi que des prototypes d’automobiles dotés de détecteurs qui permettent d’éviter les collisions. Des téléphones portables peuvent servir de billet de train électronique et la viande exportée par la Namibie, ainsi que des produits destinés au distributeur américain Wal-Mart sont équipés de puces qui permettent de les suivre à la trace.
A l’avenir, l’UIT annonce l’arrivée du réfrigérateur qui communique directement avec le supermarché du coin, le lave-linge avec la chemise, la puce sous-cutanée avec un appareil médical ou encore le stylo avec l’ordinateur. "Nous sommes en train de créer une intelligence qui donne un peu de vie aux objets et permet à ces choses de discuter derrière notre dos", résume John Gage, chercheur de la firme informatique américaine Sun Microsystems. De nouveaux détecteurs placés dans des objets en ligne pourront aussi "rassembler des données de l’extérieur et humaniser la technologie en complémentant, voire en remplaçant, la détection humaine", explique l’auteur du rapport, Lara Srivastava.
Le spécialiste américain en informatique, Nicholas Negroponte, a pris l’exemple d’une poignée de porte, qui, placée à l’entrée de la maison, s’ouvrirait toute seule dès l’arrivée du propriétaire chez lui, les bras chargés de provisions, mais se fermerait en revanche aux inconnus et irait jusqu’à "signer" les recommandés. "Cette poignée serait tellement intelligente qu’elle pourrait laisser sortir le chien mais ne le laisserait pas en ramener cinq autres à la maison", suggère M. Negroponte. "Les téléphones pourront se décrocher tous seuls, deviner si l’appel est ou non important, répondre comme un majordome anglais ou comme une secrétaire de direction et, le cas échéant, alerter la +chose+ la plus proche de vous pour vous prévenir discrètement", ajoute-t-il.
Toute cette évolution est rendue possible par l’apparition des puces équipées de fréquences radio (RFID) qui peuvent être détectées en temps réel. Elle pose d’évidents problèmes de protection de la vie privée et des libertés, d’autant que les puces RFID pourront équiper des passeports, surveiller les habitudes de consommation ou la circulation de l’argent.
dépêche AFP
Dans ce monde orwellien, l’homme, l’objet, les appareils électroniques et les bases de données seront reliés entre eux par un Internet radicalement transformé. "La science-fiction devient lentement réalité dans un +internet des objets+ fondé sur un réseau de connexions omniprésentes", prévoit le rapport. "Nous entrons dans une nouvelle ère dans laquelle les ’utilisateurs’ de l’Internet se compteront en milliards, mais où les hommes seront peut-être une minorité". L’Internet compte actuellement 875 millions d’utilisateurs dans le monde, un chiffre qui devrait seulement doubler si l’homme en reste le principal vecteur. Mais les experts tablent sur des dizaines de milliards "d’utilisateurs", vivants et inanimés, dans les prochaines décennies.
Ces "internautes" seront liés entre eux par un réseau omniprésent, sans que quiconque doive allumer un ordinateur où que ce soit. Des appareils ménagers télécommandés par ordinateur ont déjà fait leur apparition, ainsi que des prototypes d’automobiles dotés de détecteurs qui permettent d’éviter les collisions. Des téléphones portables peuvent servir de billet de train électronique et la viande exportée par la Namibie, ainsi que des produits destinés au distributeur américain Wal-Mart sont équipés de puces qui permettent de les suivre à la trace.
A l’avenir, l’UIT annonce l’arrivée du réfrigérateur qui communique directement avec le supermarché du coin, le lave-linge avec la chemise, la puce sous-cutanée avec un appareil médical ou encore le stylo avec l’ordinateur. "Nous sommes en train de créer une intelligence qui donne un peu de vie aux objets et permet à ces choses de discuter derrière notre dos", résume John Gage, chercheur de la firme informatique américaine Sun Microsystems. De nouveaux détecteurs placés dans des objets en ligne pourront aussi "rassembler des données de l’extérieur et humaniser la technologie en complémentant, voire en remplaçant, la détection humaine", explique l’auteur du rapport, Lara Srivastava.
Le spécialiste américain en informatique, Nicholas Negroponte, a pris l’exemple d’une poignée de porte, qui, placée à l’entrée de la maison, s’ouvrirait toute seule dès l’arrivée du propriétaire chez lui, les bras chargés de provisions, mais se fermerait en revanche aux inconnus et irait jusqu’à "signer" les recommandés. "Cette poignée serait tellement intelligente qu’elle pourrait laisser sortir le chien mais ne le laisserait pas en ramener cinq autres à la maison", suggère M. Negroponte. "Les téléphones pourront se décrocher tous seuls, deviner si l’appel est ou non important, répondre comme un majordome anglais ou comme une secrétaire de direction et, le cas échéant, alerter la +chose+ la plus proche de vous pour vous prévenir discrètement", ajoute-t-il.
Toute cette évolution est rendue possible par l’apparition des puces équipées de fréquences radio (RFID) qui peuvent être détectées en temps réel. Elle pose d’évidents problèmes de protection de la vie privée et des libertés, d’autant que les puces RFID pourront équiper des passeports, surveiller les habitudes de consommation ou la circulation de l’argent.
dépêche AFP
jeudi, novembre 24, 2005
Des piles à combustible pour mieux transformer le charbon en électricité
L’organisme de recherche SRI International développe une technologie de piles à combustible au carbone direct qui permettrait de convertir plus efficacement le charbon en électricité. Le SRI (Menlo Park, Californie) affirme que sa technologie de piles à combustible au carbone direct peut convertir l’énergie chimique du charbon directement en électricité sans recourir à la gazéification.
Cette technologie serait deux fois plus efficace que les centrales au charbon d’aujourd’hui, en réduisant des émissions de dioxyde de carbone, selon le SRI. Elle produirait de l’électricité à un coût compétitif à partir d’une variété de combustibles, y compris le charbon, le coke, le goudron, la biomasse et les déchets organiques, selon l’organisme.
« Le système du SRI mêle les principales qualités de ces deux technologies éprouvées : les piles à combustible à oxyde solide et les piles à combustible à air de carbone en fusion », déclare-t-on. « Le procédé de conversion d’énergie en une seule étape propre et hautement efficace transforme directement l’énergie chimique du charbon pulvérisé (et d’autres combustibles contenant du carbone) en électricité via l’oxydation électrochimique du carbone. »
Les États-Unis, qui disposent de réserves de charbon considérables, continueront d’utiliser le charbon comme leur source principale d’électricité pendant de nombreuses années, selon le SRI. Toutefois, les centrales au charbon d’aujourd’hui convertissent le charbon en électricité avec une efficacité relativement faible. En outre, le charbon est une source d’émissions toxiques, de gaz à effet de serre et de lourds polluants métalliques lorsqu’il est utilisé dans des centrales électriques traditionnelles.
Pour que les États-Unis gagnent leur indépendance énergétique de manière économique et durable pour l’environnement, il est nécessaire de trouver un procédé propre, efficace et direct pour convertir le charbon en énergie électrique. « Une source d’énergie doit répondre à des critères stricts pour remplacer les centrales au charbon conventionnelles », a déclaré Lawrence Dubois, vice-président du SRI. « Le système de conversion doit utiliser des ressources domestiques économiques, avoir des coûts d’exploitation et un capital comparables ou inférieurs, offrir une meilleure efficacité et capturer en interne les produits d’oxydation de combustible pour atteindre un niveau zéro d’émission de gaz à effet de serre et de gaz toxiques. L’approche de piles à combustible au carbone direct innovante du SRI a le potentiel de répondre à tous ces critères exigeants. »
source EET et TREGOUET
Cette technologie serait deux fois plus efficace que les centrales au charbon d’aujourd’hui, en réduisant des émissions de dioxyde de carbone, selon le SRI. Elle produirait de l’électricité à un coût compétitif à partir d’une variété de combustibles, y compris le charbon, le coke, le goudron, la biomasse et les déchets organiques, selon l’organisme.
« Le système du SRI mêle les principales qualités de ces deux technologies éprouvées : les piles à combustible à oxyde solide et les piles à combustible à air de carbone en fusion », déclare-t-on. « Le procédé de conversion d’énergie en une seule étape propre et hautement efficace transforme directement l’énergie chimique du charbon pulvérisé (et d’autres combustibles contenant du carbone) en électricité via l’oxydation électrochimique du carbone. »
Les États-Unis, qui disposent de réserves de charbon considérables, continueront d’utiliser le charbon comme leur source principale d’électricité pendant de nombreuses années, selon le SRI. Toutefois, les centrales au charbon d’aujourd’hui convertissent le charbon en électricité avec une efficacité relativement faible. En outre, le charbon est une source d’émissions toxiques, de gaz à effet de serre et de lourds polluants métalliques lorsqu’il est utilisé dans des centrales électriques traditionnelles.
Pour que les États-Unis gagnent leur indépendance énergétique de manière économique et durable pour l’environnement, il est nécessaire de trouver un procédé propre, efficace et direct pour convertir le charbon en énergie électrique. « Une source d’énergie doit répondre à des critères stricts pour remplacer les centrales au charbon conventionnelles », a déclaré Lawrence Dubois, vice-président du SRI. « Le système de conversion doit utiliser des ressources domestiques économiques, avoir des coûts d’exploitation et un capital comparables ou inférieurs, offrir une meilleure efficacité et capturer en interne les produits d’oxydation de combustible pour atteindre un niveau zéro d’émission de gaz à effet de serre et de gaz toxiques. L’approche de piles à combustible au carbone direct innovante du SRI a le potentiel de répondre à tous ces critères exigeants. »
source EET et TREGOUET
mercredi, novembre 23, 2005
Rendre possible l'impossible: Un laser au silicium
Le silicium a fait son chemin dans bien des domaines, depuis les ordinateurs jusqu'aux appareils photo. Mais qu'en est-il d'un laser au silicium ? C'est physiquement irréalisable, du moins c'est ce que les scientifiques pensaient jusqu'à présent. Une équipe de recherche de l'Université Brown a conçu le premier laser directement élaboré à partir du silicium en modifiant la structure du cristal à l'aide d'une nouvelle technique à l'échelle nanométrique.
Depuis la création du premier laser fonctionnel, à partir d'un rubis en 1960, les scientifiques ont élaboré ces sources lumineuses à partir de substances s'étendant du néon au saphir. Le silicium, cependant, n'a jamais été considéré comme un candidat valable. Sa structure ne permettrait pas l'alignement requis des électrons pour que ce semi-conducteur puisse émettre de la lumière.
Mais l'équipe du professeur Jimmy Xu a rendu possible ce qui était tenu pour impossible. Les chercheurs y sont parvenus en modifiant la structure atomique du silicium elle-même. Cela a été accompli en forant des milliards de trous dans un petit fragment de silicium, en utilisant un gabarit nanométrique. Le résultat: une faible mais bien réelle émission laser. L'exploit est à la mesure de la réputation du professeur Xu, dont le Laboratoire des Technologies Emergentes est surnommé le Laboratoire des Technologies Impossibles.
Pour le moment, ce qui est devenu faisable n'est pas encore très pratique. Avant que ce laser au silicium ne devienne viable, il doit être rendu plus puissant et utilisable à température ambiante: une température de moins 200°C est actuellement nécessaire à son fonctionnement. Mais un matériau avec les propriétés électroniques du silicium et les propriétés optiques d'un laser trouverait des utilisations dans les domaines de l'électronique et des communications, en augmentant la rapidité et la puissance des ordinateurs ou des réseaux à fibres optiques.
Selon Xu, lorsque les lasers ont été inventés, ils ont été considérés comme la solution à un problème qui n'existait pas encore. Aujourd'hui les lasers sont utilisés dans les lecteurs de CD, les lecteurs de codes à barres aussi bien que pour la découpe de métaux ou encore en chirurgie. "Toute nouvelle découverte scientifique trouve souvent une application, il suffit d'attendre que les technologies se développent", remarque-t-il.
Vaincre l'impossible
L'émission de lumière depuis le silicium a toujours été considérée comme inaccessible en raison de la structure en cristal du silicium. Les électrons nécessaires pour l'effet laser ne sont pas produits suffisamment près les uns des autres. Les rapprocher exigerait le bon phonon "marieur", opérant avec précision au bon moment, au bon endroit, afin d'établir la connexion atomique.
Dans le passé, les scientifiques ont chimiquement modifié le silicium ou l'ont pulvérisé en poussière de particules pour produire une émission de lumière. Mais davantage de lumière était naturellement détruite que produite. Xu et son équipe ont essayé une nouvelle façon d'aborder le problème. Ils ont modifié la structure du cristal en lui retirant des atomes.
Pour cela, l'équipe a élaboré un gabarit, ou "masque", en aluminium anodisé, d'environ un millimètre carré, qui présentait des milliards de trous minuscules, de taille uniforme et parfaitement ordonnés. Placé au-dessus d'un fragment de silicium puis bombardé d'un faisceau d'ions, le masque a servi de pochoir, permettant de poinçonner précisément la matière et d'en extraire des atomes. Les atomes de silicium se sont alors réarrangés subtilement à proximité des trous ce qui a permis l'émission de lumière.
Le silicium a été testé à plusieurs reprises sur une période d'un an afin de s'assurer qu'il satisfaisait aux propriétés classiques d'un laser telles que le gain optique, l'étroitesse de l'étendue spectrale et autres.
Source: TECHNO SCIENCES and Brown University
Depuis la création du premier laser fonctionnel, à partir d'un rubis en 1960, les scientifiques ont élaboré ces sources lumineuses à partir de substances s'étendant du néon au saphir. Le silicium, cependant, n'a jamais été considéré comme un candidat valable. Sa structure ne permettrait pas l'alignement requis des électrons pour que ce semi-conducteur puisse émettre de la lumière.
Mais l'équipe du professeur Jimmy Xu a rendu possible ce qui était tenu pour impossible. Les chercheurs y sont parvenus en modifiant la structure atomique du silicium elle-même. Cela a été accompli en forant des milliards de trous dans un petit fragment de silicium, en utilisant un gabarit nanométrique. Le résultat: une faible mais bien réelle émission laser. L'exploit est à la mesure de la réputation du professeur Xu, dont le Laboratoire des Technologies Emergentes est surnommé le Laboratoire des Technologies Impossibles.
Pour le moment, ce qui est devenu faisable n'est pas encore très pratique. Avant que ce laser au silicium ne devienne viable, il doit être rendu plus puissant et utilisable à température ambiante: une température de moins 200°C est actuellement nécessaire à son fonctionnement. Mais un matériau avec les propriétés électroniques du silicium et les propriétés optiques d'un laser trouverait des utilisations dans les domaines de l'électronique et des communications, en augmentant la rapidité et la puissance des ordinateurs ou des réseaux à fibres optiques.
Selon Xu, lorsque les lasers ont été inventés, ils ont été considérés comme la solution à un problème qui n'existait pas encore. Aujourd'hui les lasers sont utilisés dans les lecteurs de CD, les lecteurs de codes à barres aussi bien que pour la découpe de métaux ou encore en chirurgie. "Toute nouvelle découverte scientifique trouve souvent une application, il suffit d'attendre que les technologies se développent", remarque-t-il.
Vaincre l'impossible
L'émission de lumière depuis le silicium a toujours été considérée comme inaccessible en raison de la structure en cristal du silicium. Les électrons nécessaires pour l'effet laser ne sont pas produits suffisamment près les uns des autres. Les rapprocher exigerait le bon phonon "marieur", opérant avec précision au bon moment, au bon endroit, afin d'établir la connexion atomique.
Dans le passé, les scientifiques ont chimiquement modifié le silicium ou l'ont pulvérisé en poussière de particules pour produire une émission de lumière. Mais davantage de lumière était naturellement détruite que produite. Xu et son équipe ont essayé une nouvelle façon d'aborder le problème. Ils ont modifié la structure du cristal en lui retirant des atomes.
Pour cela, l'équipe a élaboré un gabarit, ou "masque", en aluminium anodisé, d'environ un millimètre carré, qui présentait des milliards de trous minuscules, de taille uniforme et parfaitement ordonnés. Placé au-dessus d'un fragment de silicium puis bombardé d'un faisceau d'ions, le masque a servi de pochoir, permettant de poinçonner précisément la matière et d'en extraire des atomes. Les atomes de silicium se sont alors réarrangés subtilement à proximité des trous ce qui a permis l'émission de lumière.
Le silicium a été testé à plusieurs reprises sur une période d'un an afin de s'assurer qu'il satisfaisait aux propriétés classiques d'un laser telles que le gain optique, l'étroitesse de l'étendue spectrale et autres.
Source: TECHNO SCIENCES and Brown University
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