dimanche, novembre 13, 2005

L'Airbus A380 fait sa tournée et son show en Asie et Australie

Le premier prototype volant de l'A380 immatriculé F-WWOW est en ce moment en Australie, après avoir passé une journée à Singapour, pour son premier voyage intercontinental. Le but principal de la mission est de tester la compatibilité des infrastructures aéroportuaires avec les dimensions du plus gros avion de ligne au monde.
L'A380 numéro 1 quitte Toulouse sous la pluie pour sa tournée Mais il s'agit aussi d'une tournée
marketing. L'A380 va en effet participer aux festivités du 85ème anniversaire de la compagnie australienne Qantas et permet à Airbus de montrer que son avion est prêt à parcourir le monde. La dimension marketing est d'ailleurs si importante que l'avion porte successivement les couleurs des différentes compagnies clientes des pays visités.




Certaines compagnies axent leur

stratégie marketing sur l'A380

Après Singapour et l'Australie, l'A380 fera étape à
Kuala Lumpur, en Malaisie, avant de revenir en France le 18 novembre. Il repartira le lendemain (après de nouveaux travaux de peinture ? ) pour Dubaï à l'occasion du Salon aéronautique international Dubaï Air Show. L'A380 devrait y être l'une des principales attractions.

Article issu de techno-science.net

mercredi, novembre 09, 2005

Le monde pourvu en énergie au moins jusqu’en 2030

Le monde, s’il poursuit sur la tendance actuelle, disposera d’assez de ressources énergétiques au moins jusqu’en 2030 malgré l’envolée prévisible de la demande, mais chaque maillon de la chaîne doit s’attendre à de gros efforts à la fois politiques et financiers, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

La demande énergétique mondiale va croître de plus de 50 % d’ici 2030, estime l’AIE dans son "World Energy Outlook 2005", un rapport présentant ses analyses et prévisions détaillées jusqu’en 2030. Les deux tiers de cette progression seront à mettre au compte des pays en développement.

La demande mondiale en 2030 atteindrait ainsi 16,3 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (tep), selon ce "scénario de référence", basé sur l’hypothèse que les politiques énergétiques actuelles seront poursuivies sur la même voie. "Les ressources énergétiques sont suffisantes dans le monde pour faire face à la croissance de la demande d’énergie prévue dans le scénario de référence", souligne l’AIE, qui relève que "les réserves mondiales de pétrole dépassent actuellement la production cumulée d’ici à 2030".

Mais cela ne veut pas dire que tout se fera en douceur, prévient-elle. Selon ses calculs, quelque 17.000 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires dans le secteur énergétique pour assurer l’approvisionnement. Or, leur financement dans les pays non membres de l’OCDE "constitue l’un des plus grands défis à relever que laissent présager nos projections", soulignent les auteurs. Les pays consommateurs sont également concernés dans la mesure où une montée en puissance de l’industrie du raffinage - dont les faiblesses ont largement contribué à l’envolée des cours depuis le début de l’année -, est "indispensable d’urgence à l’échelon mondial". Pour ce qui est des cours, l’AIE prévoit que les prix, après avoir atteint un pic à 65 dollars en septembre 2005 (prix moyen payé par ses pays membres), devraient refluer à 35 dollars en 2010 grâce à la mise en oeuvre de nouvelles capacités de production, avant de remonter à 39 dollars en 2030.

source :
Tregouet et AIE

lundi, novembre 07, 2005

Des écrans OLED qu'on imprime

La société anglaise Cambridge Display Technology vient de faire une démonstration de la production d'écrans à matrices actives de 14" d'un genre nouveau. Non seulement ces écrans sont basés sur la technologie OLED (des surfaces organiques dont les points s'éclairent pour former une image lorsqu'il sont soumis à un courant électrique), mais ils ont surtout été produits par une "imprimante".



Ecran OLED fabriqué par impression

Via une technique de type "impression à jet d'encre", des millions de minuscules gouttes de polymères sont apposées sur une surface conductrice, pour composer un écran fonctionnel.

Outre le fait que les écrans OLED ambitionnent de remplacer la plupart des écrans que nous utilisons actuellement (notamment les LCD), cette démonstration laisse présager d'une évolution majeure: la production industrialisée d'écrans de toute taille, éventuellement imprimés par "rouleaux".

Source: nanoblog sous Licence Creative Commons by-nd-nc
Illustration: Cambridge Display Technology

dimanche, novembre 06, 2005

Une nouvelle pile à combustible permettant d'en réduire considérablement le coût.



Une entreprise, ITM Power, située dans le comté de Cambridge, vient de créer une nouvelle membrane pour les piles à combustible PEMFC (Proton Exchange Membrane fuel Cell). Ces piles, fonctionnant au méthanol, utilisaient comme membrane du Nafion, qui coûte environ 500 dollars (environ 400 euros) par mètre carré.

Cependant, ITM Power a développé une membrane à base de polymère d'hydrocarbure, qui en plus d'avoir une conductivité ionique trois fois supérieure au Nafion, coûte seulement 5 dollars (environ 4 euros) par mètre carré. En outre, cette nouvelle membrane diminue les fuites transmembranaires de méthanol. Elle va permettre aux piles d'utiliser un milieu alcalin, qui produit une activité catalytique supérieure au milieu acide employé habituellement.

Le platine pourra ainsi être remplacé par du palladium en tant que catalyseur du côté du combustible, ce qui entraînera une diminution du prix de 25%. Cette pile, à la différence des piles à combustible conventionnelles, utilise deux liquides et ne nécessite pas d'air.


Le combustible employé est une solution de borohydrure de sodium, qui transporte 50% d'énergie en plus par kilogramme que le méthanol, et l'oxydant est du peroxyde d'hydrogène. Le fait que l'oxydant soit liquide permet d'ajuster des paramètres tels que l'hydratation, le pH et la conductivité ionique.

Les piles sont produites en utilisant le procédé "one-stop" d'ITM : les liquides sont versés dans un moule contenant la membrane et le catalyseur, puis l'ensemble est introduit dans une chambre à rayonnement gamma, ou les liquides se gélifient et restent élastiques. Ces piles sont moulées dans différentes formes et peuvent se courber pour s'adapter à n'importe quelle configuration, contrairement aux systèmes conventionnels. Ainsi le système peut être utilisé par les services d'urgences car il n'émet ni CO2 ni fumée contrairement aux piles classiques.

Comme elle est complètement hermétique, son usage peut être élargi pour des applications sous-marines et aéronautiques. D'après le Président d'ITM Power, Jim Heathcote, cet appareil peut produire continuellement 20 W de puissance pendant plus de trois jours, ce qui est le standard minimum pour les armées britannique et américaine. Ce système annonce peut être l'ère des piles à combustible accessible à tous car économiquement viable. "C'est un changement fondamental dans la conception des pile à combustible" estime le président Heathcote.

article issu du site achat-industriels.com

Les nanostructures vont faire exploser la capacité des disques durs

Aujourd’hui, la microélectronique peine à répondre aux besoins incessants de la société en terme de miniaturisation et d’augmentation de la capacité de stockage de l’information. Dans le futur, seule la nanoélectronique en sera capable. Cependant, elle nécessite de maîtriser la matière et ses propriétés physiques (magnétiques, électriques, optiques...) à l’échelle du nanomètre. Dans cette perspective, des chercheurs du CNRS et de l’Université Paris 7, en collaboration avec une équipe de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, viennent de démontrer les possibilités offertes par une nouvelle approche : l’auto-assemblage.

En travaillant sous vide et en se plaçant à une température donnée (-143°C), les chercheurs ont déposé des atomes de cobalt (qui se sont condensés à partir d’une phase gazeuse) sur des surfaces d’or cristallines. Les atomes de ces surfaces étant rangés selon un réseau régulier, les plots de quelques centaines d’atomes ainsi obtenus forment eux-mêmes un réseau régulier. Cette technique d’auto-assemblage consiste donc à laisser la nature fabriquer des nanostructures. Elle est également qualifiée de « bottom-up » (on part du « bas », c’est-à-dire de l’échelle nanométrique, pour obtenir « plus haut » des propriétés intéressantes à l’échelle macroscopique).

Comme les atomes déposés sont magnétiques, on obtient des réseaux de nanostructures qui repoussent les limites de la densité de stockage de l’information, telle qu’elle existe dans les disques durs. Actuellement, l’information est stockée dans une couche mince, constituée de petits grains d’un alliage à base de cobalt. Un bit occupe 1000 grains. Avec les réseaux de nanostructures magnétiques, on pourrait stocker un bit sur un seul grain. L’uniformité des propriétés magnétiques des plots et les couplages négligeables entre plots voisins permettent d’envisager l’écriture et la lecture d’un bit par plot. La densité des plots, de 4 000 milliards de bits par centimètre carré, représenterait un gain d’un facteur 200 par rapport aux densités d’enregistrement des meilleurs disques durs en démonstration actuellement (ce gain tient compte de l’espace entre les plots et de la taille des grains).

source CNRS

Ca ne s'arrange pas et les violences touchent Toulouse ainsi que d'autre régions

Ce "post" n'a rien a voir avec les sujets habituels de ce blog mais je trouve la situation assez inquiétante pour être évoquée ici :


MIDI-PYRÉNÉES. Une cinquantaine de tentatives d'incendies volontaires ont été recensées samedi soir dans l'agglomération toulousaine, dans les quartier de la Reynerie, du Mirail et à Empalot, dont 40 voitures brûlées vers minuit trente. A la même heure la police faisait état d'une dizaine d'interpellations parmi les petits groupes de jeunes auteurs de ces dégradations ou de jets de cailloux sur les forces de l'ordre. Une quinzaine de feux de poubelles ont été allumés, dont certains à proximité immédiate d'établissements publics, notamment un école maternelle et un collège du quartier du Mirail. Les devantures de quelques commerces ont été légèrement endommagées, et un début d'incendie a été maîtrisé en début de soirée dans une bibliothèque du quartier sensible de la Reynerie. Seul celui-ci avait été touché samedi, avec 7 incendies de voitures.

la totalité de l'article se trouve ici : CLIQUEZ ICI POUR ACCEDER A L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE "LEMONDE.FR"

samedi, novembre 05, 2005

Une caméra qui reconnaît le sexe et l’âge de la personne filmée

Le constructeur japonais de motos Yamaha Motor a dévoilé une caméra vidéo capable de reconnaître automatiquement le sexe de la personne filmée et de la classer parmi cinq tranches d’âge. "Ce système est parfaitement adapté au marketing", car il permettra par exemple de déterminer avec précision quel type de client fréquente un magasin, a expliqué Makoto Yoshida, chef de la division recherche avancée de Yamaha.

L’entreprise nippone a conçu ce système à partir d’une base de données composée de 10.000 portraits d’hommes et de femmes. Selon Yamaha, la caméra reconnaît dans 88 % des cas le sexe de la personne filmée (soit environ le même pourcentage que l’oeil humain, affirme le groupe), et sa tranche d’âge exacte dans 77 % des cas.

jeudi, novembre 03, 2005

Une tour solaire de 1000 mètres de haut !

La Tour Solaire, 1000 mètres de hauteur, est l'un des projets les plus ambitieux de la planète pour la production d'énergie alternative. C'est une usine d'énergie renouvelable qui fournit la même puissance qu'un petit réacteur nucléaire tout en étant plus sûr et plus propre.



Sa hauteur sera presque le double que la tour de CN au Canada (553 mètres). La tour solaire est creuse au milieu comme une cheminée. L'air sous le collecteur est chauffé par le Soleil et est dirigé vers le haut de la cheminée par convection, le déplacement de l'air permet à 32 turbines de produire de l'électricité. Son fonctionnement se base sur le principe simple: l'air chaud monte.

La tour pourrait produire environ 200 mégawatts, six fois moins qu'une centrale nucléaire moderne, mais assez pour fournir en électricité environ 200.000 logements.

C'est un projet incroyable mais réaliste. Les études de faisabilité par le bureau d'ingénieurs allemand SBP, basée à Stuttgart, arrivent à leur terme. Cette "Solar Tower" sera construite par l'entreprise EnviroMission dans le désert de la province australienne du New South Wells par. La production devrait commencer en 2010.

Le Soleil chauffe, grâce à l'effet de serre, la plate-forme à la base (d'un diamètre de 7 kilomètres). Si la température extérieure est de 30° C au sol (20°C à 1000 mètres d'altitude), elle atteint 70° C au pied de la cheminée. Le flux d'air dans la structure sera alors d'environ 15 mètres par seconde.

L'avantage principal de cette technologie est son prix, peu d'entretient, mécanique simple, gratuité des rayons du soleil. De plus comme le sol emmagasine de la chaleur le jour pour la redonner la nuit, le système est totalement opérationnel 24 heure sur 24. Le seul point noir est l'investissement de départ qui est d'environ 400 millions d'euros.

La "Solar Tower" fournirait un kilowatt/heure près d'un tiers moins cher que ceux fournis par les panneaux solaires, mais encore cinq fois plus cher que l'électricité au charbon produit actuellement en Australie. Les serres de verres pourraient être louées à des agriculteurs et des touristes pourraient visiter la tour, afin de réduire encore significativement le prix du kilowatt/heure.

Une première "Solar Tower" existe en Espagne, à 150 kilomètres au sud de Madrid, dans la région de la Mancha, patrie de Don Quichotte. Cette tour prototype, d'une hauteur de 194 mètres et réalisée avec des fonds du Ministère ouest-allemand de la recherche et de la technologie, a fonctionné entre 1981 et 1989. La puissance produite atteignait 50 kilowatts.

mercredi, novembre 02, 2005

L'anti-matière au labo



Que se produit-il quand deux atomes, l'un possédant un électron et l'autre sa contrepartie dans l'antimatière, appelé le positron, entrent en collision ? Les physiciens de l'Université de Californie de Riverside ont pu observer pour la première fois en laboratoire que les atomes d'antimatière, appelés atomes de positronium instables par nature, deviennent encore plus instables après la collision. Ils se détruisent les uns les autres, se transformant en rayonnement électromagnétique gamma.

"Nos recherches nous ont également donné le premier indice de la présence de molécules doubles de positronium, chacune d'entre-elles se composant de deux électrons et de deux positrons", fait remarquer Allen Mills, professeur de physique et directeur du projet. "Ce genre de couplage matière-antimatière n'a jamais été étudié jusqu'ici en laboratoire, et nos travaux préparent le terrain pour un nouveau domaine d'étude de ces propriétés".

Chaque particule de matière possède une antiparticule correspondante d'antimatière. Les électrons sont des particules chargées négativement qui entourent le noyau de chaque atome. Le positron est une antiparticule de même masse et de même valeur absolue de charge qu'un électron mais cette charge est positive. Quand la matière tel un électron et une quantité égale d'antimatière tel un positron se combinent, elles sont converties en particules énergétiques ou en rayonnement.

La durée de vie des positrons est généralement très courte parce qu'ils tendent à se combiner rapidement avec des électrons. Mais, en emmagasinant des positrons dans une "bouteille magnétique", les physiciens ont pu prolonger leur durée de vie et les accumuler par millions.

Lors de leurs expériences, les chercheurs de l'UCR produisaient les positrons à partir d'une forme radioactive de sodium. Ils ont déversé les positrons hors de la bouteille magnétique sur un minuscule point d'une cible constituée d'un mince fragment de silice poreuse. Les positrons se sont alors combinés avec des électrons pour former spontanément une concentration élevée d'atomes instables de positronium. Ces atomes nouvellement formés ont rapidement occupé les pores de la cible, et ont commencé à se heurter entre eux, en produisant de l'énergie sous forme de rayonnement gamma.

"C'est la première fois que l'on pouvait observer un ensemble d'atomes de positronium entrant en collision", indique Mills. "Nous savions que nous avions une accumulation dense de ces atomes parce que, étant ainsi si proches les uns des autres, ils s'annihilaient plus rapidement que lorsqu'ils sont libres".

Ces travaux ouvrent la voie à de futures expériences qui pourraient utiliser un laser à atomes de positronium pour rechercher des effets d'anti-gravité associés à l'antimatière et pour mesurer les propriétés du positronium avec une précision très élevée. "Jusqu'ici, nous n'avons que des présomptions sur la présence de molécules doubles de positronium dans nos expériences", ajoute Mills. "La prochaine étape sera de confirmer leur existence et de mesurer leurs propriétés".

source : University of California, Riverside et techno sciences

lundi, octobre 31, 2005

Le Japon teste avec succès la maquette du futur avion supersonique SST



L'agence aérospatiale japonaise JAXA a effectué le 10 octobre dernier le premier essai en vol réussi d'une maquette du SST (Supersonic Transport), successeur prévu du Concorde, un avion qui pourra voler à deux fois la vitesse du son. Il y a trois ans, un essai non-piloté semblable s'était terminé par un crash dans l'Outback australien.

Le modèle réduit développé par Mitsubishi Heavy Industries, long d'un peu moins de 12 mètres, a volé lundi dernier dans le ciel de Woomera en Australie du Sud. Le prototype en forme de flèche et sans moteur était propulsé par une fusée à combustible solide. Il a atteint une altitude de 19 kilomètres et après séparation la vitesse de mach 2, soit 2460 kilomètres par heure. Il est ensuite redescendu sur terre à l'aide d'un parachute.

Le programme, d'un coût de 10 millions de dollars, fait partie d'un projet visant à construire un avion supersonique d'une capacité de 300 places capable de relier Tokyo à Los Angeles en environ quatre heures et moins contraignant que Concorde au niveau bruit, consommation et pollution.

pour en savoir plus : Japan Aerospace Exploration Agency

"Technologies spatiales contre invasions de criquets"

Alors que des invasions massives de criquets pèlerins menacent les cultures de l’Afrique sahélienne, le CNES se mobilise et propose l’aide des technologies spatiales. Un suivi par satellite permettrait d’anticiper les déplacements d’essaims de criquets afin de prévenir ce fléau.



Les criquets pèlerins : fléau de l’Afrique

L’année 2004 a vu le retour d’un terrible fléau en Afrique : les invasions de criquets pèlerins dans les pays du Sahel.

Ces criquets traversent l’Afrique d’est en ouest, dévorant sur leur passage les cultures du Maghreb et des pays sahéliens. Un désastre agricole qui représente un vrai danger alimentaire et risque d’entraîner des famines.

Capable de se déplacer de 200 km par jour en se laissant porter par les vents, un essaim compte plusieurs milliards de criquets particulièrement voraces.

Chacun d’entre eux ingurgite 2 grammes de végétation par jour : à ce rythme, ce sont quelques 10 000 t de végétation qui disparaissent quotidiennement.

Face à ce danger alimentaire et humanitaire, le CNES avec ses filiales CLS et Novacom, a proposé au FAO* des outils permettant de suivre l’évolution des nuages de criquets par satellites.

Des satellites au secours des cultures africaines

Mais comment, concrètement, les technologies spatiales peuvent-elles être utiles dans le cas d’une invasion de criquets ?

Il faut d’abord comprendre que les conditions de propagation du criquet dépendent de la météorologie : la pluie, favorable aux récoltes, facilite l’éclosion des insectes, les sols sablonneux ou argileux et humides sont un terrain idéal pour la ponte, une végétation bien verte les amène à maturité…

Le procédé de prévention proposé par le CNES repose sur des systèmes d’alerte déclenchés en fonction des conditions climatiques, comme l’apparition de vent qui peut annoncer une arrivée de criquets. Grâce à une localisation en temps réel des essaims, les pays concernés peuvent prendre les mesures d’éradication nécessaires.

Un projet pilote a été mis en place par la FAO sous maîtrise du CNES en juillet dernier. Et l’expérience s’est révélée positive puisque la FAO souhaite mettre en place un projet opérationnel dans pas moins de 21 pays.

Un bel exemple d’ application des technologies spatiales au service d’une bonne cause : « la sécurité alimentaire, en permettant au pays infesté de mieux lutter contre ce fléau ailé !».


article trouvé sur le site du CNES -
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Un nouveau Leica numérique

Le rêve de nombreux amateurs de photographie est de posséder un Leica , je connais la fabuleuse réputation des Leica mais je suis plutot de la génération "numérique" alors voici peut être le nouveau rêve du photographe des temps moderne.

Article issu du magazine Presence PC



Leica a créé la surprise ce matin en annonçant la commercialisation prochaine de son prochain appareil photo compact numérique, le Leica D-LUX 2. Vu de loin, l’appareil est très alléchant, et dispose d’une finition et d’un design qui font irrémédiablement penser à la série des boîtiers «M», devenus légendaires.

L’appareil a la particularité de pouvoir prendre des clichés sous plusieurs formats. Le photographe peut à loisir passer du format 16/9 (en 8 méga-pixels), au 4/3 (6 méga-pixels), en passant par le 2: 3 (24x36 en 7 méga-pixels). L’appareil n’a pas de viseur direct, ce qui constitue une petite révolution dans le monde de Leica, et dispose donc d’un écran LCD de 2,5’’ pour assurer le cadrage. L’optique est un zoom d’équivalence 28 mm-112 mm pour une ouverture de 2,8-4,9. Il va sans dire que le stabilisateur d’image fait parti du lot, qu’il est possible de débrayer l’appareil en mode manuel total, et bien sûr, qu’il peut enregistrer des images en format Jpeg, Raw et Tiff. Cerise sur le gâteau, l’appareil peut enregistrer des vidéos.

Reste la question épineuse du prix. Les amateurs de photographie auront remarqué au passage que cet appareil numérique est un clone du Panasonic Lumix LX1, qui présente les mêmes caractéristiques, sans toutefois présenter la même finition. De fait, on note que le LX1 est plus léger de 15 grammes que le Leica (tout du moins sur les données constructeur). Si Panasonic présente son appareil à environ 600 Euros, il faudra donc parier à un prix «made in Leica», supérieur de 100 à 200 Euros à celui du Panasonic. Certes, ce n’est qu’une spéculation, mais si cette estimation se révèle exacte, Leica devra se poser des questions quant à sa manière de prendre le tournant de la photographie numérique.

samedi, octobre 29, 2005

Comment le cerveau génère-t-il son horloge interne ?



Selon des scientifiques américains, le cerveau est une véritable "machine temporelle". Et comprendre comment le cerveau gère son temps est essentiel à la compréhension de toutes ses fonctions. Les horloges internes du cerveau coordonnent un vaste champ d'activités comme la communication, la coordination des mouvements ou l'alimentation.

Dans un article de "Nature Reviews Neuroscience" d'octobre 2005, les neurologistes Catalin Buhusi et Warren Meck de l'Université Duke à Durham en Caroline du Nord, décrivent l'état actuel des connaissances sur l'une des plus importantes mais mystérieuses horloges du cerveau, celle qui régit la synchronisation dans une échelle de temps qui s'étend de la seconde à la minute. Cette "synchronisation d'intervalle" occupe un domaine neurologique situé entre deux autres horloges, l'horloge circadienne liée au cycle jour-nuit de 24 heures, et l'horloge à l'échelle de la milliseconde qui contrôle la motricité ou la génération et l'identification de la parole.

La synchronisation d'intervalle est utilisée pour des tâches comme la marche, la manipulation d'objets, le suivi d'une conversation ou la perception des objets dans son environnement.

"Elle nous est utile pour comprendre l'ordre temporel des événements, par exemple lors d'une conversation" explique Meck. "Pour comprendre le discours, le cerveau non seulement doit traiter des intervalles de temps de l'ordre de la milliseconde impliqués dans l'attaque de la voix, mais également appréhender la durée des voyelles et des consonnes. En outre, pour répondre, il doit rythmer la parole, organiser les pensées avec cohérence et répondre de façon opportune. C'est là toute la synchronisation d'intervalle, et en fait il est difficile de trouver un quelconque processus comportemental complexe dans lequel elle ne soit pas impliquée".

Selon lui, le déchiffrement des mécanismes neuraux de telles horloges est sans doute plus fondamental à la compréhension du cerveau que, par exemple, le traitement neural de la position dans l'espace et du mouvement. Pour Buhusi, le temps est plus fondamental que l'espace, parce qu'on peut simplement fermer les yeux et revivre des événements à rebrousse-temps, ou se projeter dans l'avenir pour prévoir quelque chose, sans changer de position dans l'espace.

La compréhension du mécanisme de la synchronisation d'intervalle est très difficile parce qu'il est "amodal", selon les deux scientifiques. Cela signifie que son horloge est indépendante de tout sens, le toucher, la vue, l'audition, le goût ou l'odorat. Ainsi, elle ne peut pas être localisée dans un secteur déterminé du cerveau, comme peut l'être l'horloge circadienne, qui a des entrées claires situées dans la vision et qui déclenche l'émission cyclique des hormones circadiennes.

"Ce processus doit être distribué puisqu'il est capable intégrer les informations de tous les sens", indique Meck. "Mais surtout, comme il est impliqué dans l'apprentissage et la mémorisation, on pourrait penser que le temps n'est pas directement perçu, et que nous effectuons des discriminations temporelles par rapport à des souvenirs de durées antérieures. Cela rend le mécanisme de la synchronisation d'intervalle plus confus, allant jusqu'à faire douter qu'une horloge interne de la sorte puisse même exister".


Un pacemaker dans le cerveau ?

Dans les années 80 Meck et son équipe avaient proposé une théorie basée sur un modèle de "stimulateur-accumulateur". Quelque part dans le cerveau devait se trouver un stimulateur biologique indépendant qui émettait régulièrement des impulsions de synchronisation neurales, une espèce de "tic-tac". Les recherches plus récentes, menées par Meck et ses collègues de l'université Duke, ont conduit au développement d'un modèle de "détection de coïncidences" des oscillations de l'activité neurale impliquant une zone appelée le striatum. Le striatum est une partie de la structure de cerveau qui commande des fonctions de base du corps humain comme le mouvement.

Dans ce modèle, explique Buhusi, "chaque structure du cerveau contribue à sa propre résonance, et toutes ces oscillations sont surveillées et intégrées par les circuits "striataux". C'est comme un chef qui écoute son orchestre qui se compose de différents musiciens et qui, par le battement de sa baguette, synchronise l'ensemble de sorte que les auditeurs perçoivent une harmonie".

Ainsi, en quelque sorte, c'est le cerveau dans son ensemble qui est une machinerie complexe de synchronisation d'intervalle, dans laquelle les différentes structures occupées par leur propre charge neurale, produisent des résonances qui sont intégrées pour devenir les tops de l'horloge neurale.

Source: Duke University

vendredi, octobre 28, 2005

La musique douce réduit la tension artérielle



L’écoute d’une mélodie douce entraîne un ralentissement des rythmes cardiaque et respiratoire, et fait même chuter la tension artérielle, affirment des chercheurs italiens. Si différentes études avaient déjà démontré que la musique peut, par exemple, réduire le stress et même améliorer la performance athlétique, c’est la toute première fois que des chercheurs se penchent sur l’impact physiologique de différents types de musique. Les chercheurs, qui publient les résultats de leur étude dans l’édition courante du journal Heart, ont recruté 24 participants d’âges semblables, dont la moitié avait une formation musicale avancée. Les 12 autres participants ont formé le groupe témoin.
Tous ont dû écouter, pendant six minutes, des extraits de pièces aussi variées que la Neuvième symphonie de Beethoven, du raga (de la musique classique hindoue), les Red Hot Chili Peppers (un groupe contemporain), Vivaldi, de la musique techno et Anton Webern (un musicien allemand). L’écoute de musique rythmée a entraîné une accélération des rythmes respiratoire et cardiaque, tout comme une augmentation de la tension artérielle proportionnelle au tempo, et peut-être aussi à la complexité de la partition jouée. Le style ou même les préférences individuelles auraient eu moins d’impact. Lorsque la musique s’arrêtait, le tout redescendait pour atteindre des taux parfois inférieurs aux taux de départ.
La musique plus douce, elle, on s’en doute, a eu l’effet inverse. Elle a notamment entraîné une chute du rythme cardiaque. L’effet le plus prononcé a été obtenu avec le raga. Les participants ayant une formation musicale se sont aussi révélés être plus réceptifs à l’effet de la musique. Un effet relaxant similaire à celui provoqué par la musique douce a déjà été associé à des activités comme la lecture de poésie rythmique ou la récitation d’un mantra de yoga ou d’un rosaire.

source : passeport santé

jeudi, octobre 27, 2005

Vous pensez qu'une table à 4 pieds sur un sol irrégulier est forcément bancale ?

Je vous propose un article insolite qui m'a fait "sourire" parce que j'ai eu une longue discussion à ce sujet avec un collègue , l'étude complète se trouve à cette adresse :

http://xxx.arxiv.org/PS_cache/math-ph/pdf/0510/0510065.pdf

Si lorsque vous vous rendez au restaurant ou au café, la table que vous choisissez se trouve être toujours bancale, ne désespérez pas. Un physicien vient de démontrer que, dans des limites raisonnables, il est toujours possible de tourner la table jusqu'à une position où chacun de ses quatre pieds reste fermement fixé au sol.

André Martin a été incité à étudier le problème par l'instabilité notoire des tables de la cafétéria du CERN, le laboratoire européen de physique des particules à Genève, où il travaille sur des problèmes complexes dans le domaine de la physique des hautes énergies. Selon lui, quiconque déguste un café sur la terrasse découvre très vite que les tables ne reposent sur le sol que par trois pieds, de sorte que le plus léger contact renverse la boisson. À maintes reprises, Martin devait faire pivoter la table pour rechercher une position stable. "J'ai toujours pu en trouver une", dit-il, "et les gens sont souvent stupéfaits que cela fonctionne".

Il y a plus de dix ans, Martin a décidé de voir s'il pourrait trouver la preuve qu'un état stable existe toujours. En 1998, il a pensé avoir trouvé et a même présenté sa solution lors de cours d'été mais il n'en a jamais fait le compte-rendu et a découvert que de toute façon elle n'était pas tout a fait correcte. Aujourd'hui, Martin pense avoir une réponse plus solide, qu'il a d'ailleurs publiée (1). "J'ai eu la sensation que les mathématiciens étaient intéressés", explique-t-il.

Pour pouvoir décrire mathématiquement le problème, il a dû faire quelques hypothèses simplificatrices. Il n'a considéré que des tables de forme carrée avec un pied à chaque coin et a supposé que chaque pied touchait le sol en un seul point. Le sol lui-même, pour sa part, devait être plus favorable qu'il n'est souvent dans la nature, pouvant posséder de nombreuses aspérités mais devant être dépourvu de pentes raides ou de changement abrupt de hauteur: l'inclinaison entre deux points quelconques de la surface n'est jamais supérieure à 15°.

"Comparé avec la réalité, c'est très lisse" admet Martin. Mais il ajoute qu'une surface ordinaire mal nivelée ou une pelouse inégale satisferait ces hypothèses. Sous ces conditions, Martin a démontré qu'il y a toujours une façon de procéder pour que chacun des quatre pieds de la table soit en contact avec le sol. En général, cela ne laissera pas le plateau de la table parfaitement horizontal, mais la pente sera toujours relativement faible.

Martin soupçonne que sa solution puisse être étendue à des tables de forme non carrée si chacun des quatre pieds se trouve sur un cercle, mais il n'en a pas encore la preuve rigoureuse.

Savoir si son étude amènera plus de sérénité pendant les pauses-café du CERN est un autre problème: le sol semble à cette endroit trop irrégulier. "La difficulté avec cette terrasse est qu'il y a de l'herbe et des pavés", indique Martin.

source : NATURE et techno science

mercredi, octobre 26, 2005

Septembre, mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète



Septembre a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis que les températures sont prélevées scientifiquement en 1880, a indiqué le Centre national océanique et atmosphérique américain (NOAA). La température moyenne était de 0,63 degré Celsius (1,13 degré Fahrenheit) au-dessus de la moyenne, selon un communiqué du NOAA publié sur son site Internet. Il s’agissait du deuxième mois le plus chaud depuis septembre 2003 quand la température moyenne avait été de 0,57 Celsius (1,02 degré Fahrenheit) supérieure à la moyenne. Aux Etats-Unis, septembre 2005 n’a été que le quatrième mois le plus chaud depuis 1880 avec une température moyenne de 1,4 degré Celsius (2,6 degrés Fahrenheit) au-dessus de la moyenne.

La Louisiane, frappée par le cyclone Katrina le 29 août, a connu son mois de septembre le plus chaud depuis 111 ans et 27 autres Etats américains ont aussi enregistré des températures moyennes record ce même mois. Le 28 septembre, le Centre National américains sur les neiges et les (NSIDC), avait annoncé une forte réduction de la calotte glaciaire arctique pendant l’été 2005 et ce pour le quatrième été consécutif, un phénomène attribué au réchauffement du climat. "Etant donné le bas niveau record des glaces cette année à l’approche de la fin septembre, 2005 va presque certainement surpasser 2002 pour la plus faible superficie de glace dans l’Arctique depuis plus d’un siècle", avait alors déclaré Julienne Stroeven, une des scientifiques du NSIDC. Ces observations et mesures sont effectuées à l’aide de satellites de la Nasa, l’agence spatiale américaine. "A ce rythme, l’Arctique n’aura plus de glace pendant la saison d’été bien avant la fin de ce siècle", avait-elle ajouté.

source : NOAA sur ce site http://www.noaanews.noaa.gov/stories2005/s2521.htm

mardi, octobre 25, 2005

Une berline électrique roulant à 370 km/h



Dans le cadre de l'exposition automobile de Tokyo 2005, des chercheurs japonais ont dévoilé ce jeudi Eliica, la voiture berline électrique la plus rapide du monde, un prototype à huit roues doté d'une vitesse de pointe de 370 kilomètres par heure.

Cette version d'Eliica a été développée par des chercheurs de l'université Keio de Tokyo en collaboration avec des entreprises privées et du gouvernement japonais. Le véhicule possède une accélération lui permettant de passer de zéro à 100km/h en 4,2 secondes et d'atteindre 160 km/h en sept secondes. Chacune des huit roues possède son moteur, alimenté par des batteries ion-lithium.

Eliica a déjà commencé des essais sur route. Ses concepteurs projettent de produire le véhicule en petit nombre pour débuter. Bien que sa commercialisation ne soit prévue que pour dans quelques années, une centaine de clients potentiels seraient déjà intéressés, ceci malgré un prix de vente estimé à un peu plus de 200.000 euros.

sources : le quotidien auto , techno-sciences

lundi, octobre 24, 2005

Des cerf-volants pour voler l'énergie du vent

Vous trouverez tous les détails de ce projet : système de commande et même les équations sur le site http://www.sequoiaonline.com/KWG/htm/KITEbasicequations.htm



Le projet KiWiGen concerne un générateur éolien de 2000 tonnes distribuant 84 MW, c'est-à-dire la même puissance qu'une centrale nucléaire, pour des coûts moins importants et une même superficie.



Des experts de l'énergie comme Pineau d'Electricité de France, Van Sark de l'Université d'Utrecht, Mawsouf de l'Université du Caire, Ockels de l'Université de Delft, Mortimer de Scottish Power, Wim Turkenburg de la Commission Sources Renouvelables des Nations Unies et l'European Space Agency (pour une éventuelle utilisation sur Mars) affirment d'ailleurs que ce projet ne relève pas de l'utopie. En effet, au-delà de 500-600 mètres d'altitude, le vent est fort et constant, et un flux de vent, dont la puissance est équivalente à celle de 100.000 centrales nucléaires, souffle au-dessus de l'Europe. Toutefois le problème est de capturer cette puissance, d'où le projet Kite Wind Generator.

Le concepteur du projet KiWiGen est Massimo Ippolito, patron de Sequoia Automation à Chieri (près de Turin) passionné de "kite surfing", sport de glisse grâce à un cerf-volant de traction manoeuvré avec deux câbles et une planche de surf spéciale. Un des principaux produits de son entreprise est le capteur intelligent "SeTAC", un détecteur d'accélérations tri-axiales (capable de détecter les accélérations dans les trois directions) ayant les dimensions et le poids d'une boîte d'allumettes, caractéristiques qui le rendent unique au monde dans son genre et adapté à une multitude d'applications (décrites sur le site http://www.sequoiaonline.com).


Ippolito a conçu un système de cerfs-volants de puissance, à plusieurs ailes, qui, à environ 700 mètres d'altitude, actionnent à terre un générateur à axe vertical à travers des bras. Chaque cerf-volant sera équipé de deux SeTAC qui gouverneront, à travers un programme de contrôle, les continuelles variations d'orientation nécessaires pour lui conférer la portance maximale et lui faire suivre, toujours avec une portance positive, un parcours circulaire.

Les cerf-volants utilisés auront une superficie de quelques dizaines de mètre carré, un profil alaire rigide en arc et seront réalisés en polyéthylène alvéolaire. Au repos, les cerf-volants seront insérés dans des bras creux. Ce système pourra être activé soit en lançant, hors de son bras, un des cerf-volants qui se lèvera alors à la plus petite brise et commencera à faire tourner le système provoquant la sortie et le décollage des autres cerf-volants, soit en le faisant tourner avec l'alternateur qui jouera le rôle de moteur. Cette opération peut évidemment être réalisée en sens inverse quand il est nécessaire de rentrer les cerf-volants dans leurs bras respectifs pour l'arrêter.

La puissance du système sera fonction du diamètre. Ainsi, de manière indicative, un diamètre de 100 mètres équivaudra à un générateur de 0,5MW tandis qu'un diamètre de 200 mètres vaudra un générateur de 500MW.
Le coût de construction d'un KiWiGen d'un GigaWatt serait d'environ 80 millions d'euro, c'est-à-dire moins que celui d'une installation traditionnelle, tandis que le coût d'un MWh produit par ce système serait de seulement 1,5 euros. Ce système sera très certainement en synergie avec l'énergie photovoltaïque et ceci entre autres parce que l'excès d'énergie nocturne produite pourrait alimenter le procédé pour raffiner le silicium des cellules solaires.

Sources : Challenges , TUTTO SCIENCE , INFOS-INDUSTRIELLES

dimanche, octobre 23, 2005

La théorie des cordes fait vibrer un univers à 10 dimensions

Les lignes qui suivent sont à déconseiller aux esprits fragiles et aux âmes mal trempées. Il y est question d’un monde insaisissable et vertigineux, d’un univers aux dimensions multiples : 10 au bas mot, à moins que ce ne soit 11, ou même... 26 ! Inconcevable pour un cerveau normalement constitué. Pour le commun des mortels, il n’existe que quatre dimensions, trois spatiales et une temporelle. Encore percevons-nous volontiers le temps comme le faisait Newton, c’est-à-dire comme un paramètre absolu, un axe immuable. Nous savons bien sûr, depuis Einstein et la relativité générale, qu’espace et temps sont en réalité indissociables, que le temps est élastique et les longueurs contractables. Il n’empêche que le continuum espace-temps demeure, pour l’entendement ordinaire, un concept relativement flou...

Et voilà que les physiciens inventent de nouvelles dimensions, à en donner le tournis. Pour comprendre ce qui les amène à cette construction improbable, il faut rappeler que la physique moderne avance sur deux jambes. D’un côté, la relativité générale d’Einstein. Décrivant le comportement des corps soumis à la gravitation, ou gravité, elle s’applique à la structure à grande échelle de notre univers. A l’autre extrémité, la mécanique quantique rend compte du comportement des particules élémentaires à une échelle infinitésimale.

La mécanique quantique a donné naissance, dans les années 1970, à un superbe modèle, le "modèle standard". Il postule, vérifications expérimentales à l’appui, que l’univers est formé, en tout et pour tout, de 12 particules de matière, 6 quarks et 6 leptons, et de 4 particules porteuses de forces. Mais ce modèle n’intègre que trois de ces forces, celles qui interviennent à l’échelle atomique ou subatomique : la force électromagnétique liant les électrons aux noyaux et deux forces à l’oeuvre à l’intérieur des noyaux, la force faible et la force forte. Le modèle laisse de côté la quatrième force, la gravité, aux effets négligeables à l’échelle des particules élémentaires mais qui, aux échelles plus importantes, domine pourtant.

Jusqu’à présent, les physiciens n’ont pas réussi à faire marcher ces deux jambes du même pas. Si bien que leur représentation de l’Univers claudique. C’est ici qu’intervient la théorie des cordes, qui se propose de réconcilier relativité générale et mécanique quantique. De réaliser la "grande unification". Bref, de livrer la clé ultime de l’univers.

La porte a été entrouverte par l’Italien Gabriele Veneziano. C’était en 1968. Il travaillait alors sur les interactions nucléaires fortes. "Nous avons mis en évidence une propriété un peu bizarre, une dualité comparable à la double nature ondes et particules de certains constituants de la matière, relate-t-il. Et nous nous sommes aperçus que cette propriété supposait l’existence de particules dont le spectre d’excitation ressemblait au spectre de fréquences d’une corde musicale." La théorie des cordes était née. Elle allait connaître plusieurs rebondissements. A partir du milieu des années 1970, le succès du modèle standard l’éclipse. Seule une poignée de physiciens dans le monde continuent à s’y intéresser.

Par un renversement conceptuel dont la science est friande, la théorie des cordes effectuera un retour, non plus à partir de l’étude des interactions fortes, mais de la gravitation. Plus exactement, comme "théorie quantique de la gravitation". Elle suppose en effet l’existence de plusieurs particules de masse nulle, dont le graviton, lequel porterait la force de gravité jusqu’alors exclue du modèle standard. La jonction entre mécanique quantique et relativité était faite. "Le rêve poursuivi toute sa vie par Einstein, commente Gabriele Veneziano , - était - enfin réalisé."

La théorie des cordes suscite, à partir du milieu des années 1980, un engouement qui ne se démentira plus. Elle s’enrichira d’une théorie des supercordes. Et se déclinera en cinq versions, dont subsiste aujourd’hui une principale, dite théorie M, comme "mystère". Que dit cette théorie ? Que les constituants ultimes de la matière, les quarks ou, s’il en existe, des particules encore plus petites, ne ressemblent pas à des points, mais à des cordes vibrantes, c’est-à-dire à des objets unidimensionnels étendus dans l’espace, pouvant être ouverts ou fermés en boucle.

Inutile de chercher à voir ces vibrionnants choristes : la taille d’une corde serait de l’ordre de 10 puissance moins 34 mètre. Elles ne peuvent s’exprimer, disent les équations, que dans un univers comptant, au minimum, 6 dimensions spatiales supplémentaires par rapport aux 3 que nous connaissons. Ce qui porte à 10 le nombre de dimensions du monde des cordes. Certains physiciens en ajoutent une, ce qui mène à 11... C’est beaucoup, mais bien moins que les 26 dimensions un moment supposées, avant que la théorie des supercordes ne fusionne des cordes interagissant entre elles pour obtenir un nombre moins extravagant.

Comment se représenter l’inimaginable ? Pas question, ici, d’univers parallèles. Les dimensions supplémentaires s’apparenteraient plutôt, décrit Gabriele Veneziano, à des boucles microscopiques. Leur taille, qu’elle reste de l’ordre de celle des cordes elles-mêmes ou atteigne 1 millimètre, les rend inaccessibles à nos sens. Pour que nous percevions ces infimes circonvolutions de notre espace-temps, il faudrait être à leur échelle. Si spéculative soit-elle, la théorie des cordes séduit un nombre croissant de physiciens. Aujourd’hui, plusieurs milliers de "cordistes" sur la planète rêvent de valider ces hypothèses dans le nouveau grand collisionneur de particules du CERN de Genève ou en observant les traces d’un hypothétique pré-Big Bang, quand l’espace-temps avait peut-être la taille d’une corde. "Le modèle standard a mis des dizaines d’années avant d’être formalisé, dit Gabriele Veneziano. Patience !" Façon de donner du temps à l’espace-temps multidimensionnel.

article que j 'ai trouvé dans le monde du 13 octobre.

samedi, octobre 22, 2005

Lancement de la phase industrielle de l'Airbus A350



C'est maintenant officiel, l'Airbus A350, le concurrent direct du Boeing 787, est lancé. L'annonce faite ce jeudi concerne la phase de production industrielle de l'appareil. Airbus précise par la même occasion avoir engrangé 140 intentions d'achat pour son nouvel avion en provenance de neuf grandes compagnies aériennes, et que ce nombre devrait monter à 200 d'ici la fin de l'année.

Selon Gustav Humbert, le PDG d'Airbus, "avec ce nouvel appareil, la famille Airbus s'agrandit, et nous sommes en mesure de répondre à l'ensemble des besoins sur le marché long-courrier, avec l'A380 sur les vols entre plateformes aéroportuaires, l'A340 pour les lignes très long-courriers, l'A330 et maintenant le nouvel A350 sur les vols moyen à très long-courriers, tout en offrant une rentabilité opérationnelle et un confort inégalés".

La mise en service du premier Airbus A350 doit intervenir courant 2010, soit 2 ans après celle de l'appareil concurrent, le Boeing 787. Tout comme son concurrent, le dernier-né d'Airbus est un bimoteurs très long courrier de moyenne capacité. Il se déclinera en deux versions, l'A350-800 capable de transporter 253 passagers dans une configuration 3 classes sur 16 300 km et l'A350-900 pouvant quant à lui transporter 300 passagers également en 3 classes sur une distance de 13 900 km. En comparaison le Boeing 787 est un peu plus petit, il pourra transporter suivant ses versions entre 223 et 259 passagers sur des distances comprises entre 15 400 et 15 700 km.

Du coté de la motorisation, l'Airbus A350 est dans un premier temps proposé avec les réacteurs GEnx A1 de General Electric. Ce même type de réacteurs est proposé par Boeing sur ses 787. Rolls-Royce vient en outre d'annoncer la conception du Trent 1700, une évolution du Trent 1000 également proposé sur le Boeing 787. Le Trent 1700 sera spécialement optimisé pour le nouvel appareil d'Airbus mais ne sera pas disponible avant 2011.


Un contexte tendu entre l'Europe et les Etats-Unis

Le lancement de l'Airbus A350 était en suspend de l'autorisation des conseils d'administration d'EADS et de BAE Systems, co-actionnaires de l'avionneur européen. Il s'inscrit dans un contexte de fortes tensions entre l'Europe et les Etats-Unis au sujet des aides diverses perçues par les deux grands avionneurs Airbus et Boeing, chacun accusant l'autre de recevoir des aides illégales de la part de son/ses gouvernements respectifs, ce qui a abouti à une double plainte déposée auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Malgré les aides remboursables proposées par l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Espagne pour la mise en oeuvre de l'A350, Airbus a choisi de financer seul son nouvel appareil, en tout cas dans un premier temps, afin d'adoucir les tensions. Le constructeur européen souhaite que Boeing fasse maintenant de même vis-à-vis de ses aides jugées illégales par Airbus.

source : techno science