mercredi, novembre 09, 2005
Le monde pourvu en énergie au moins jusqu’en 2030
La demande énergétique mondiale va croître de plus de 50 % d’ici 2030, estime l’AIE dans son "World Energy Outlook 2005", un rapport présentant ses analyses et prévisions détaillées jusqu’en 2030. Les deux tiers de cette progression seront à mettre au compte des pays en développement.
La demande mondiale en 2030 atteindrait ainsi 16,3 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (tep), selon ce "scénario de référence", basé sur l’hypothèse que les politiques énergétiques actuelles seront poursuivies sur la même voie. "Les ressources énergétiques sont suffisantes dans le monde pour faire face à la croissance de la demande d’énergie prévue dans le scénario de référence", souligne l’AIE, qui relève que "les réserves mondiales de pétrole dépassent actuellement la production cumulée d’ici à 2030".
Mais cela ne veut pas dire que tout se fera en douceur, prévient-elle. Selon ses calculs, quelque 17.000 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires dans le secteur énergétique pour assurer l’approvisionnement. Or, leur financement dans les pays non membres de l’OCDE "constitue l’un des plus grands défis à relever que laissent présager nos projections", soulignent les auteurs. Les pays consommateurs sont également concernés dans la mesure où une montée en puissance de l’industrie du raffinage - dont les faiblesses ont largement contribué à l’envolée des cours depuis le début de l’année -, est "indispensable d’urgence à l’échelon mondial". Pour ce qui est des cours, l’AIE prévoit que les prix, après avoir atteint un pic à 65 dollars en septembre 2005 (prix moyen payé par ses pays membres), devraient refluer à 35 dollars en 2010 grâce à la mise en oeuvre de nouvelles capacités de production, avant de remonter à 39 dollars en 2030.
source : Tregouet et AIE
lundi, novembre 07, 2005
Des écrans OLED qu'on imprime

Ecran OLED fabriqué par impression
Via une technique de type "impression à jet d'encre", des millions de minuscules gouttes de polymères sont apposées sur une surface conductrice, pour composer un écran fonctionnel.
Outre le fait que les écrans OLED ambitionnent de remplacer la plupart des écrans que nous utilisons actuellement (notamment les LCD), cette démonstration laisse présager d'une évolution majeure: la production industrialisée d'écrans de toute taille, éventuellement imprimés par "rouleaux".
Source: nanoblog sous Licence Creative Commons by-nd-nc
Illustration: Cambridge Display Technology
dimanche, novembre 06, 2005
Une nouvelle pile à combustible permettant d'en réduire considérablement le coût.

Une entreprise, ITM Power, située dans le comté de Cambridge, vient de créer une nouvelle membrane pour les piles à combustible PEMFC (Proton Exchange Membrane fuel Cell). Ces piles, fonctionnant au méthanol, utilisaient comme membrane du Nafion, qui coûte environ 500 dollars (environ 400 euros) par mètre carré.
Cependant, ITM Power a développé une membrane à base de polymère d'hydrocarbure, qui en plus d'avoir une conductivité ionique trois fois supérieure au Nafion, coûte seulement 5 dollars (environ 4 euros) par mètre carré. En outre, cette nouvelle membrane diminue les fuites transmembranaires de méthanol. Elle va permettre aux piles d'utiliser un milieu alcalin, qui produit une activité catalytique supérieure au milieu acide employé habituellement.
Le platine pourra ainsi être remplacé par du palladium en tant que catalyseur du côté du combustible, ce qui entraînera une diminution du prix de 25%. Cette pile, à la différence des piles à combustible conventionnelles, utilise deux liquides et ne nécessite pas d'air.
Le combustible employé est une solution de borohydrure de sodium, qui transporte 50% d'énergie en plus par kilogramme que le méthanol, et l'oxydant est du peroxyde d'hydrogène. Le fait que l'oxydant soit liquide permet d'ajuster des paramètres tels que l'hydratation, le pH et la conductivité ionique.
Les piles sont produites en utilisant le procédé "one-stop" d'ITM : les liquides sont versés dans un moule contenant la membrane et le catalyseur, puis l'ensemble est introduit dans une chambre à rayonnement gamma, ou les liquides se gélifient et restent élastiques. Ces piles sont moulées dans différentes formes et peuvent se courber pour s'adapter à n'importe quelle configuration, contrairement aux systèmes conventionnels. Ainsi le système peut être utilisé par les services d'urgences car il n'émet ni CO2 ni fumée contrairement aux piles classiques.
Comme elle est complètement hermétique, son usage peut être élargi pour des applications sous-marines et aéronautiques. D'après le Président d'ITM Power, Jim Heathcote, cet appareil peut produire continuellement 20 W de puissance pendant plus de trois jours, ce qui est le standard minimum pour les armées britannique et américaine. Ce système annonce peut être l'ère des piles à combustible accessible à tous car économiquement viable. "C'est un changement fondamental dans la conception des pile à combustible" estime le président Heathcote.
article issu du site achat-industriels.com
Les nanostructures vont faire exploser la capacité des disques durs
En travaillant sous vide et en se plaçant à une température donnée (-143°C), les chercheurs ont déposé des atomes de cobalt (qui se sont condensés à partir d’une phase gazeuse) sur des surfaces d’or cristallines. Les atomes de ces surfaces étant rangés selon un réseau régulier, les plots de quelques centaines d’atomes ainsi obtenus forment eux-mêmes un réseau régulier. Cette technique d’auto-assemblage consiste donc à laisser la nature fabriquer des nanostructures. Elle est également qualifiée de « bottom-up » (on part du « bas », c’est-à-dire de l’échelle nanométrique, pour obtenir « plus haut » des propriétés intéressantes à l’échelle macroscopique).
Comme les atomes déposés sont magnétiques, on obtient des réseaux de nanostructures qui repoussent les limites de la densité de stockage de l’information, telle qu’elle existe dans les disques durs. Actuellement, l’information est stockée dans une couche mince, constituée de petits grains d’un alliage à base de cobalt. Un bit occupe 1000 grains. Avec les réseaux de nanostructures magnétiques, on pourrait stocker un bit sur un seul grain. L’uniformité des propriétés magnétiques des plots et les couplages négligeables entre plots voisins permettent d’envisager l’écriture et la lecture d’un bit par plot. La densité des plots, de 4 000 milliards de bits par centimètre carré, représenterait un gain d’un facteur 200 par rapport aux densités d’enregistrement des meilleurs disques durs en démonstration actuellement (ce gain tient compte de l’espace entre les plots et de la taille des grains).
source CNRS
Ca ne s'arrange pas et les violences touchent Toulouse ainsi que d'autre régions
MIDI-PYRÉNÉES. Une cinquantaine de tentatives d'incendies volontaires ont été recensées samedi soir dans l'agglomération toulousaine, dans les quartier de la Reynerie, du Mirail et à Empalot, dont 40 voitures brûlées vers minuit trente. A la même heure la police faisait état d'une dizaine d'interpellations parmi les petits groupes de jeunes auteurs de ces dégradations ou de jets de cailloux sur les forces de l'ordre. Une quinzaine de feux de poubelles ont été allumés, dont certains à proximité immédiate d'établissements publics, notamment un école maternelle et un collège du quartier du Mirail. Les devantures de quelques commerces ont été légèrement endommagées, et un début d'incendie a été maîtrisé en début de soirée dans une bibliothèque du quartier sensible de la Reynerie. Seul celui-ci avait été touché samedi, avec 7 incendies de voitures.
la totalité de l'article se trouve ici : CLIQUEZ ICI POUR ACCEDER A L'ARTICLE COMPLET SUR LE SITE "LEMONDE.FR"
samedi, novembre 05, 2005
Une caméra qui reconnaît le sexe et l’âge de la personne filmée
L’entreprise nippone a conçu ce système à partir d’une base de données composée de 10.000 portraits d’hommes et de femmes. Selon Yamaha, la caméra reconnaît dans 88 % des cas le sexe de la personne filmée (soit environ le même pourcentage que l’oeil humain, affirme le groupe), et sa tranche d’âge exacte dans 77 % des cas.
jeudi, novembre 03, 2005
Une tour solaire de 1000 mètres de haut !

Sa hauteur sera presque le double que la tour de CN au Canada (553 mètres). La tour solaire est creuse au milieu comme une cheminée. L'air sous le collecteur est chauffé par le Soleil et est dirigé vers le haut de la cheminée par convection, le déplacement de l'air permet à 32 turbines de produire de l'électricité. Son fonctionnement se base sur le principe simple: l'air chaud monte.
La tour pourrait produire environ 200 mégawatts, six fois moins qu'une centrale nucléaire moderne, mais assez pour fournir en électricité environ 200.000 logements.
C'est un projet incroyable mais réaliste. Les études de faisabilité par le bureau d'ingénieurs allemand SBP, basée à Stuttgart, arrivent à leur terme. Cette "Solar Tower" sera construite par l'entreprise EnviroMission dans le désert de la province australienne du New South Wells par. La production devrait commencer en 2010.
Le Soleil chauffe, grâce à l'effet de serre, la plate-forme à la base (d'un diamètre de 7 kilomètres). Si la température extérieure est de 30° C au sol (20°C à 1000 mètres d'altitude), elle atteint 70° C au pied de la cheminée. Le flux d'air dans la structure sera alors d'environ 15 mètres par seconde.
L'avantage principal de cette technologie est son prix, peu d'entretient, mécanique simple, gratuité des rayons du soleil. De plus comme le sol emmagasine de la chaleur le jour pour la redonner la nuit, le système est totalement opérationnel 24 heure sur 24. Le seul point noir est l'investissement de départ qui est d'environ 400 millions d'euros.
La "Solar Tower" fournirait un kilowatt/heure près d'un tiers moins cher que ceux fournis par les panneaux solaires, mais encore cinq fois plus cher que l'électricité au charbon produit actuellement en Australie. Les serres de verres pourraient être louées à des agriculteurs et des touristes pourraient visiter la tour, afin de réduire encore significativement le prix du kilowatt/heure.
Une première "Solar Tower" existe en Espagne, à 150 kilomètres au sud de Madrid, dans la région de la Mancha, patrie de Don Quichotte. Cette tour prototype, d'une hauteur de 194 mètres et réalisée avec des fonds du Ministère ouest-allemand de la recherche et de la technologie, a fonctionné entre 1981 et 1989. La puissance produite atteignait 50 kilowatts.
mercredi, novembre 02, 2005
L'anti-matière au labo

Que se produit-il quand deux atomes, l'un possédant un électron et l'autre sa contrepartie dans l'antimatière, appelé le positron, entrent en collision ? Les physiciens de l'Université de Californie de Riverside ont pu observer pour la première fois en laboratoire que les atomes d'antimatière, appelés atomes de positronium instables par nature, deviennent encore plus instables après la collision. Ils se détruisent les uns les autres, se transformant en rayonnement électromagnétique gamma.
"Nos recherches nous ont également donné le premier indice de la présence de molécules doubles de positronium, chacune d'entre-elles se composant de deux électrons et de deux positrons", fait remarquer Allen Mills, professeur de physique et directeur du projet. "Ce genre de couplage matière-antimatière n'a jamais été étudié jusqu'ici en laboratoire, et nos travaux préparent le terrain pour un nouveau domaine d'étude de ces propriétés".
Chaque particule de matière possède une antiparticule correspondante d'antimatière. Les électrons sont des particules chargées négativement qui entourent le noyau de chaque atome. Le positron est une antiparticule de même masse et de même valeur absolue de charge qu'un électron mais cette charge est positive. Quand la matière tel un électron et une quantité égale d'antimatière tel un positron se combinent, elles sont converties en particules énergétiques ou en rayonnement.
La durée de vie des positrons est généralement très courte parce qu'ils tendent à se combiner rapidement avec des électrons. Mais, en emmagasinant des positrons dans une "bouteille magnétique", les physiciens ont pu prolonger leur durée de vie et les accumuler par millions.
Lors de leurs expériences, les chercheurs de l'UCR produisaient les positrons à partir d'une forme radioactive de sodium. Ils ont déversé les positrons hors de la bouteille magnétique sur un minuscule point d'une cible constituée d'un mince fragment de silice poreuse. Les positrons se sont alors combinés avec des électrons pour former spontanément une concentration élevée d'atomes instables de positronium. Ces atomes nouvellement formés ont rapidement occupé les pores de la cible, et ont commencé à se heurter entre eux, en produisant de l'énergie sous forme de rayonnement gamma.
"C'est la première fois que l'on pouvait observer un ensemble d'atomes de positronium entrant en collision", indique Mills. "Nous savions que nous avions une accumulation dense de ces atomes parce que, étant ainsi si proches les uns des autres, ils s'annihilaient plus rapidement que lorsqu'ils sont libres".
Ces travaux ouvrent la voie à de futures expériences qui pourraient utiliser un laser à atomes de positronium pour rechercher des effets d'anti-gravité associés à l'antimatière et pour mesurer les propriétés du positronium avec une précision très élevée. "Jusqu'ici, nous n'avons que des présomptions sur la présence de molécules doubles de positronium dans nos expériences", ajoute Mills. "La prochaine étape sera de confirmer leur existence et de mesurer leurs propriétés".
source : University of California, Riverside et techno sciences
lundi, octobre 31, 2005
Le Japon teste avec succès la maquette du futur avion supersonique SST
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L'agence aérospatiale japonaise JAXA a effectué le 10 octobre dernier le premier essai en vol réussi d'une maquette du SST (Supersonic Transport), successeur prévu du Concorde, un avion qui pourra voler à deux fois la vitesse du son. Il y a trois ans, un essai non-piloté semblable s'était terminé par un crash dans l'Outback australien.
Le modèle réduit développé par Mitsubishi Heavy Industries, long d'un peu moins de 12 mètres, a volé lundi dernier dans le ciel de Woomera en Australie du Sud. Le prototype en forme de flèche et sans moteur était propulsé par une fusée à combustible solide. Il a atteint une altitude de 19 kilomètres et après séparation la vitesse de mach 2, soit 2460 kilomètres par heure. Il est ensuite redescendu sur terre à l'aide d'un parachute.
Le programme, d'un coût de 10 millions de dollars, fait partie d'un projet visant à construire un avion supersonique d'une capacité de 300 places capable de relier Tokyo à Los Angeles en environ quatre heures et moins contraignant que Concorde au niveau bruit, consommation et pollution.
pour en savoir plus : Japan Aerospace Exploration Agency
"Technologies spatiales contre invasions de criquets"
Les criquets pèlerins : fléau de l’Afrique
L’année 2004 a vu le retour d’un terrible fléau en Afrique : les invasions de criquets pèlerins dans les pays du Sahel.
Ces criquets traversent l’Afrique d’est en ouest, dévorant sur leur passage les cultures du Maghreb et des pays sahéliens. Un désastre agricole qui représente un vrai danger alimentaire et risque d’entraîner des famines.
Capable de se déplacer de 200 km par jour en se laissant porter par les vents, un essaim compte plusieurs milliards de criquets particulièrement voraces.
Chacun d’entre eux ingurgite 2 grammes de végétation par jour : à ce rythme, ce sont quelques 10 000 t de végétation qui disparaissent quotidiennement.
Face à ce danger alimentaire et humanitaire, le CNES avec ses filiales CLS et Novacom, a proposé au FAO* des outils permettant de suivre l’évolution des nuages de criquets par satellites.
Des satellites au secours des cultures africaines
Mais comment, concrètement, les technologies spatiales peuvent-elles être utiles dans le cas d’une invasion de criquets ?
Il faut d’abord comprendre que les conditions de propagation du criquet dépendent de la météorologie : la pluie, favorable aux récoltes, facilite l’éclosion des insectes, les sols sablonneux ou argileux et humides sont un terrain idéal pour la ponte, une végétation bien verte les amène à maturité…
Le procédé de prévention proposé par le CNES repose sur des systèmes d’alerte déclenchés en fonction des conditions climatiques, comme l’apparition de vent qui peut annoncer une arrivée de criquets. Grâce à une localisation en temps réel des essaims, les pays concernés peuvent prendre les mesures d’éradication nécessaires.
Un projet pilote a été mis en place par la FAO sous maîtrise du CNES en juillet dernier. Et l’expérience s’est révélée positive puisque la FAO souhaite mettre en place un projet opérationnel dans pas moins de 21 pays.
Un bel exemple d’ application des technologies spatiales au service d’une bonne cause : « la sécurité alimentaire, en permettant au pays infesté de mieux lutter contre ce fléau ailé !».
article trouvé sur le site du CNES -
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Un nouveau Leica numérique
Article issu du magazine Presence PC
Leica a créé la surprise ce matin en annonçant la commercialisation prochaine de son prochain appareil photo compact numérique, le Leica D-LUX 2. Vu de loin, l’appareil est très alléchant, et dispose d’une finition et d’un design qui font irrémédiablement penser à la série des boîtiers «M», devenus légendaires.
L’appareil a la particularité de pouvoir prendre des clichés sous plusieurs formats. Le photographe peut à loisir passer du format 16/9 (en 8 méga-pixels), au 4/3 (6 méga-pixels), en passant par le 2: 3 (24x36 en 7 méga-pixels). L’appareil n’a pas de viseur direct, ce qui constitue une petite révolution dans le monde de Leica, et dispose donc d’un écran LCD de 2,5’’ pour assurer le cadrage. L’optique est un zoom d’équivalence 28 mm-112 mm pour une ouverture de 2,8-4,9. Il va sans dire que le stabilisateur d’image fait parti du lot, qu’il est possible de débrayer l’appareil en mode manuel total, et bien sûr, qu’il peut enregistrer des images en format Jpeg, Raw et Tiff. Cerise sur le gâteau, l’appareil peut enregistrer des vidéos.
Reste la question épineuse du prix. Les amateurs de photographie auront remarqué au passage que cet appareil numérique est un clone du Panasonic Lumix LX1, qui présente les mêmes caractéristiques, sans toutefois présenter la même finition. De fait, on note que le LX1 est plus léger de 15 grammes que le Leica (tout du moins sur les données constructeur). Si Panasonic présente son appareil à environ 600 Euros, il faudra donc parier à un prix «made in Leica», supérieur de 100 à 200 Euros à celui du Panasonic. Certes, ce n’est qu’une spéculation, mais si cette estimation se révèle exacte, Leica devra se poser des questions quant à sa manière de prendre le tournant de la photographie numérique.
samedi, octobre 29, 2005
Comment le cerveau génère-t-il son horloge interne ?

Selon des scientifiques américains, le cerveau est une véritable "machine temporelle". Et comprendre comment le cerveau gère son temps est essentiel à la compréhension de toutes ses fonctions. Les horloges internes du cerveau coordonnent un vaste champ d'activités comme la communication, la coordination des mouvements ou l'alimentation.
Dans un article de "Nature Reviews Neuroscience" d'octobre 2005, les neurologistes Catalin Buhusi et Warren Meck de l'Université Duke à Durham en Caroline du Nord, décrivent l'état actuel des connaissances sur l'une des plus importantes mais mystérieuses horloges du cerveau, celle qui régit la synchronisation dans une échelle de temps qui s'étend de la seconde à la minute. Cette "synchronisation d'intervalle" occupe un domaine neurologique situé entre deux autres horloges, l'horloge circadienne liée au cycle jour-nuit de 24 heures, et l'horloge à l'échelle de la milliseconde qui contrôle la motricité ou la génération et l'identification de la parole.
La synchronisation d'intervalle est utilisée pour des tâches comme la marche, la manipulation d'objets, le suivi d'une conversation ou la perception des objets dans son environnement.
"Elle nous est utile pour comprendre l'ordre temporel des événements, par exemple lors d'une conversation" explique Meck. "Pour comprendre le discours, le cerveau non seulement doit traiter des intervalles de temps de l'ordre de la milliseconde impliqués dans l'attaque de la voix, mais également appréhender la durée des voyelles et des consonnes. En outre, pour répondre, il doit rythmer la parole, organiser les pensées avec cohérence et répondre de façon opportune. C'est là toute la synchronisation d'intervalle, et en fait il est difficile de trouver un quelconque processus comportemental complexe dans lequel elle ne soit pas impliquée".
Selon lui, le déchiffrement des mécanismes neuraux de telles horloges est sans doute plus fondamental à la compréhension du cerveau que, par exemple, le traitement neural de la position dans l'espace et du mouvement. Pour Buhusi, le temps est plus fondamental que l'espace, parce qu'on peut simplement fermer les yeux et revivre des événements à rebrousse-temps, ou se projeter dans l'avenir pour prévoir quelque chose, sans changer de position dans l'espace.
La compréhension du mécanisme de la synchronisation d'intervalle est très difficile parce qu'il est "amodal", selon les deux scientifiques. Cela signifie que son horloge est indépendante de tout sens, le toucher, la vue, l'audition, le goût ou l'odorat. Ainsi, elle ne peut pas être localisée dans un secteur déterminé du cerveau, comme peut l'être l'horloge circadienne, qui a des entrées claires situées dans la vision et qui déclenche l'émission cyclique des hormones circadiennes.
"Ce processus doit être distribué puisqu'il est capable intégrer les informations de tous les sens", indique Meck. "Mais surtout, comme il est impliqué dans l'apprentissage et la mémorisation, on pourrait penser que le temps n'est pas directement perçu, et que nous effectuons des discriminations temporelles par rapport à des souvenirs de durées antérieures. Cela rend le mécanisme de la synchronisation d'intervalle plus confus, allant jusqu'à faire douter qu'une horloge interne de la sorte puisse même exister".
Un pacemaker dans le cerveau ?
Dans les années 80 Meck et son équipe avaient proposé une théorie basée sur un modèle de "stimulateur-accumulateur". Quelque part dans le cerveau devait se trouver un stimulateur biologique indépendant qui émettait régulièrement des impulsions de synchronisation neurales, une espèce de "tic-tac". Les recherches plus récentes, menées par Meck et ses collègues de l'université Duke, ont conduit au développement d'un modèle de "détection de coïncidences" des oscillations de l'activité neurale impliquant une zone appelée le striatum. Le striatum est une partie de la structure de cerveau qui commande des fonctions de base du corps humain comme le mouvement.
Dans ce modèle, explique Buhusi, "chaque structure du cerveau contribue à sa propre résonance, et toutes ces oscillations sont surveillées et intégrées par les circuits "striataux". C'est comme un chef qui écoute son orchestre qui se compose de différents musiciens et qui, par le battement de sa baguette, synchronise l'ensemble de sorte que les auditeurs perçoivent une harmonie".
Ainsi, en quelque sorte, c'est le cerveau dans son ensemble qui est une machinerie complexe de synchronisation d'intervalle, dans laquelle les différentes structures occupées par leur propre charge neurale, produisent des résonances qui sont intégrées pour devenir les tops de l'horloge neurale.
Source: Duke University
vendredi, octobre 28, 2005
La musique douce réduit la tension artérielle

L’écoute d’une mélodie douce entraîne un ralentissement des rythmes cardiaque et respiratoire, et fait même chuter la tension artérielle, affirment des chercheurs italiens. Si différentes études avaient déjà démontré que la musique peut, par exemple, réduire le stress et même améliorer la performance athlétique, c’est la toute première fois que des chercheurs se penchent sur l’impact physiologique de différents types de musique. Les chercheurs, qui publient les résultats de leur étude dans l’édition courante du journal Heart, ont recruté 24 participants d’âges semblables, dont la moitié avait une formation musicale avancée. Les 12 autres participants ont formé le groupe témoin.
Tous ont dû écouter, pendant six minutes, des extraits de pièces aussi variées que la Neuvième symphonie de Beethoven, du raga (de la musique classique hindoue), les Red Hot Chili Peppers (un groupe contemporain), Vivaldi, de la musique techno et Anton Webern (un musicien allemand). L’écoute de musique rythmée a entraîné une accélération des rythmes respiratoire et cardiaque, tout comme une augmentation de la tension artérielle proportionnelle au tempo, et peut-être aussi à la complexité de la partition jouée. Le style ou même les préférences individuelles auraient eu moins d’impact. Lorsque la musique s’arrêtait, le tout redescendait pour atteindre des taux parfois inférieurs aux taux de départ.
La musique plus douce, elle, on s’en doute, a eu l’effet inverse. Elle a notamment entraîné une chute du rythme cardiaque. L’effet le plus prononcé a été obtenu avec le raga. Les participants ayant une formation musicale se sont aussi révélés être plus réceptifs à l’effet de la musique. Un effet relaxant similaire à celui provoqué par la musique douce a déjà été associé à des activités comme la lecture de poésie rythmique ou la récitation d’un mantra de yoga ou d’un rosaire.
source : passeport santé
jeudi, octobre 27, 2005
Vous pensez qu'une table à 4 pieds sur un sol irrégulier est forcément bancale ?
http://xxx.arxiv.org/PS_cache/math-ph/pdf/0510/0510065.pdf
Si lorsque vous vous rendez au restaurant ou au café, la table que vous choisissez se trouve être toujours bancale, ne désespérez pas. Un physicien vient de démontrer que, dans des limites raisonnables, il est toujours possible de tourner la table jusqu'à une position où chacun de ses quatre pieds reste fermement fixé au sol.
André Martin a été incité à étudier le problème par l'instabilité notoire des tables de la cafétéria du CERN, le laboratoire européen de physique des particules à Genève, où il travaille sur des problèmes complexes dans le domaine de la physique des hautes énergies. Selon lui, quiconque déguste un café sur la terrasse découvre très vite que les tables ne reposent sur le sol que par trois pieds, de sorte que le plus léger contact renverse la boisson. À maintes reprises, Martin devait faire pivoter la table pour rechercher une position stable. "J'ai toujours pu en trouver une", dit-il, "et les gens sont souvent stupéfaits que cela fonctionne".
Il y a plus de dix ans, Martin a décidé de voir s'il pourrait trouver la preuve qu'un état stable existe toujours. En 1998, il a pensé avoir trouvé et a même présenté sa solution lors de cours d'été mais il n'en a jamais fait le compte-rendu et a découvert que de toute façon elle n'était pas tout a fait correcte. Aujourd'hui, Martin pense avoir une réponse plus solide, qu'il a d'ailleurs publiée (1). "J'ai eu la sensation que les mathématiciens étaient intéressés", explique-t-il.
Pour pouvoir décrire mathématiquement le problème, il a dû faire quelques hypothèses simplificatrices. Il n'a considéré que des tables de forme carrée avec un pied à chaque coin et a supposé que chaque pied touchait le sol en un seul point. Le sol lui-même, pour sa part, devait être plus favorable qu'il n'est souvent dans la nature, pouvant posséder de nombreuses aspérités mais devant être dépourvu de pentes raides ou de changement abrupt de hauteur: l'inclinaison entre deux points quelconques de la surface n'est jamais supérieure à 15°.
"Comparé avec la réalité, c'est très lisse" admet Martin. Mais il ajoute qu'une surface ordinaire mal nivelée ou une pelouse inégale satisferait ces hypothèses. Sous ces conditions, Martin a démontré qu'il y a toujours une façon de procéder pour que chacun des quatre pieds de la table soit en contact avec le sol. En général, cela ne laissera pas le plateau de la table parfaitement horizontal, mais la pente sera toujours relativement faible.
Martin soupçonne que sa solution puisse être étendue à des tables de forme non carrée si chacun des quatre pieds se trouve sur un cercle, mais il n'en a pas encore la preuve rigoureuse.
Savoir si son étude amènera plus de sérénité pendant les pauses-café du CERN est un autre problème: le sol semble à cette endroit trop irrégulier. "La difficulté avec cette terrasse est qu'il y a de l'herbe et des pavés", indique Martin.
source : NATURE et techno science
mercredi, octobre 26, 2005
Septembre, mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète

Septembre a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis que les températures sont prélevées scientifiquement en 1880, a indiqué le Centre national océanique et atmosphérique américain (NOAA). La température moyenne était de 0,63 degré Celsius (1,13 degré Fahrenheit) au-dessus de la moyenne, selon un communiqué du NOAA publié sur son site Internet. Il s’agissait du deuxième mois le plus chaud depuis septembre 2003 quand la température moyenne avait été de 0,57 Celsius (1,02 degré Fahrenheit) supérieure à la moyenne. Aux Etats-Unis, septembre 2005 n’a été que le quatrième mois le plus chaud depuis 1880 avec une température moyenne de 1,4 degré Celsius (2,6 degrés Fahrenheit) au-dessus de la moyenne.
La Louisiane, frappée par le cyclone Katrina le 29 août, a connu son mois de septembre le plus chaud depuis 111 ans et 27 autres Etats américains ont aussi enregistré des températures moyennes record ce même mois. Le 28 septembre, le Centre National américains sur les neiges et les (NSIDC), avait annoncé une forte réduction de la calotte glaciaire arctique pendant l’été 2005 et ce pour le quatrième été consécutif, un phénomène attribué au réchauffement du climat. "Etant donné le bas niveau record des glaces cette année à l’approche de la fin septembre, 2005 va presque certainement surpasser 2002 pour la plus faible superficie de glace dans l’Arctique depuis plus d’un siècle", avait alors déclaré Julienne Stroeven, une des scientifiques du NSIDC. Ces observations et mesures sont effectuées à l’aide de satellites de la Nasa, l’agence spatiale américaine. "A ce rythme, l’Arctique n’aura plus de glace pendant la saison d’été bien avant la fin de ce siècle", avait-elle ajouté.
source : NOAA sur ce site http://www.noaanews.noaa.gov/stories2005/s2521.htm
mardi, octobre 25, 2005
Une berline électrique roulant à 370 km/h

Dans le cadre de l'exposition automobile de Tokyo 2005, des chercheurs japonais ont dévoilé ce jeudi Eliica, la voiture berline électrique la plus rapide du monde, un prototype à huit roues doté d'une vitesse de pointe de 370 kilomètres par heure.
Cette version d'Eliica a été développée par des chercheurs de l'université Keio de Tokyo en collaboration avec des entreprises privées et du gouvernement japonais. Le véhicule possède une accélération lui permettant de passer de zéro à 100km/h en 4,2 secondes et d'atteindre 160 km/h en sept secondes. Chacune des huit roues possède son moteur, alimenté par des batteries ion-lithium.
Eliica a déjà commencé des essais sur route. Ses concepteurs projettent de produire le véhicule en petit nombre pour débuter. Bien que sa commercialisation ne soit prévue que pour dans quelques années, une centaine de clients potentiels seraient déjà intéressés, ceci malgré un prix de vente estimé à un peu plus de 200.000 euros.
sources : le quotidien auto , techno-sciences
lundi, octobre 24, 2005
Des cerf-volants pour voler l'énergie du vent

Le projet KiWiGen concerne un générateur éolien de 2000 tonnes distribuant 84 MW, c'est-à-dire la même puissance qu'une centrale nucléaire, pour des coûts moins importants et une même superficie.

Des experts de l'énergie comme Pineau d'Electricité de France, Van Sark de l'Université d'Utrecht, Mawsouf de l'Université du Caire, Ockels de l'Université de Delft, Mortimer de Scottish Power, Wim Turkenburg de la Commission Sources Renouvelables des Nations Unies et l'European Space Agency (pour une éventuelle utilisation sur Mars) affirment d'ailleurs que ce projet ne relève pas de l'utopie. En effet, au-delà de 500-600 mètres d'altitude, le vent est fort et constant, et un flux de vent, dont la puissance est équivalente à celle de 100.000 centrales nucléaires, souffle au-dessus de l'Europe. Toutefois le problème est de capturer cette puissance, d'où le projet Kite Wind Generator.
Le concepteur du projet KiWiGen est Massimo Ippolito, patron de Sequoia Automation à Chieri (près de Turin) passionné de "kite surfing", sport de glisse grâce à un cerf-volant de traction manoeuvré avec deux câbles et une planche de surf spéciale. Un des principaux produits de son entreprise est le capteur intelligent "SeTAC", un détecteur d'accélérations tri-axiales (capable de détecter les accélérations dans les trois directions) ayant les dimensions et le poids d'une boîte d'allumettes, caractéristiques qui le rendent unique au monde dans son genre et adapté à une multitude d'applications (décrites sur le site http://www.sequoiaonline.com).
Ippolito a conçu un système de cerfs-volants de puissance, à plusieurs ailes, qui, à environ 700 mètres d'altitude, actionnent à terre un générateur à axe vertical à travers des bras. Chaque cerf-volant sera équipé de deux SeTAC qui gouverneront, à travers un programme de contrôle, les continuelles variations d'orientation nécessaires pour lui conférer la portance maximale et lui faire suivre, toujours avec une portance positive, un parcours circulaire.
Les cerf-volants utilisés auront une superficie de quelques dizaines de mètre carré, un profil alaire rigide en arc et seront réalisés en polyéthylène alvéolaire. Au repos, les cerf-volants seront insérés dans des bras creux. Ce système pourra être activé soit en lançant, hors de son bras, un des cerf-volants qui se lèvera alors à la plus petite brise et commencera à faire tourner le système provoquant la sortie et le décollage des autres cerf-volants, soit en le faisant tourner avec l'alternateur qui jouera le rôle de moteur. Cette opération peut évidemment être réalisée en sens inverse quand il est nécessaire de rentrer les cerf-volants dans leurs bras respectifs pour l'arrêter.
La puissance du système sera fonction du diamètre. Ainsi, de manière indicative, un diamètre de 100 mètres équivaudra à un générateur de 0,5MW tandis qu'un diamètre de 200 mètres vaudra un générateur de 500MW.
Le coût de construction d'un KiWiGen d'un GigaWatt serait d'environ 80 millions d'euro, c'est-à-dire moins que celui d'une installation traditionnelle, tandis que le coût d'un MWh produit par ce système serait de seulement 1,5 euros. Ce système sera très certainement en synergie avec l'énergie photovoltaïque et ceci entre autres parce que l'excès d'énergie nocturne produite pourrait alimenter le procédé pour raffiner le silicium des cellules solaires.
Sources : Challenges , TUTTO SCIENCE , INFOS-INDUSTRIELLES
dimanche, octobre 23, 2005
La théorie des cordes fait vibrer un univers à 10 dimensions
Et voilà que les physiciens inventent de nouvelles dimensions, à en donner le tournis. Pour comprendre ce qui les amène à cette construction improbable, il faut rappeler que la physique moderne avance sur deux jambes. D’un côté, la relativité générale d’Einstein. Décrivant le comportement des corps soumis à la gravitation, ou gravité, elle s’applique à la structure à grande échelle de notre univers. A l’autre extrémité, la mécanique quantique rend compte du comportement des particules élémentaires à une échelle infinitésimale.
La mécanique quantique a donné naissance, dans les années 1970, à un superbe modèle, le "modèle standard". Il postule, vérifications expérimentales à l’appui, que l’univers est formé, en tout et pour tout, de 12 particules de matière, 6 quarks et 6 leptons, et de 4 particules porteuses de forces. Mais ce modèle n’intègre que trois de ces forces, celles qui interviennent à l’échelle atomique ou subatomique : la force électromagnétique liant les électrons aux noyaux et deux forces à l’oeuvre à l’intérieur des noyaux, la force faible et la force forte. Le modèle laisse de côté la quatrième force, la gravité, aux effets négligeables à l’échelle des particules élémentaires mais qui, aux échelles plus importantes, domine pourtant.
Jusqu’à présent, les physiciens n’ont pas réussi à faire marcher ces deux jambes du même pas. Si bien que leur représentation de l’Univers claudique. C’est ici qu’intervient la théorie des cordes, qui se propose de réconcilier relativité générale et mécanique quantique. De réaliser la "grande unification". Bref, de livrer la clé ultime de l’univers.
La porte a été entrouverte par l’Italien Gabriele Veneziano. C’était en 1968. Il travaillait alors sur les interactions nucléaires fortes. "Nous avons mis en évidence une propriété un peu bizarre, une dualité comparable à la double nature ondes et particules de certains constituants de la matière, relate-t-il. Et nous nous sommes aperçus que cette propriété supposait l’existence de particules dont le spectre d’excitation ressemblait au spectre de fréquences d’une corde musicale." La théorie des cordes était née. Elle allait connaître plusieurs rebondissements. A partir du milieu des années 1970, le succès du modèle standard l’éclipse. Seule une poignée de physiciens dans le monde continuent à s’y intéresser.
Par un renversement conceptuel dont la science est friande, la théorie des cordes effectuera un retour, non plus à partir de l’étude des interactions fortes, mais de la gravitation. Plus exactement, comme "théorie quantique de la gravitation". Elle suppose en effet l’existence de plusieurs particules de masse nulle, dont le graviton, lequel porterait la force de gravité jusqu’alors exclue du modèle standard. La jonction entre mécanique quantique et relativité était faite. "Le rêve poursuivi toute sa vie par Einstein, commente Gabriele Veneziano , - était - enfin réalisé."
La théorie des cordes suscite, à partir du milieu des années 1980, un engouement qui ne se démentira plus. Elle s’enrichira d’une théorie des supercordes. Et se déclinera en cinq versions, dont subsiste aujourd’hui une principale, dite théorie M, comme "mystère". Que dit cette théorie ? Que les constituants ultimes de la matière, les quarks ou, s’il en existe, des particules encore plus petites, ne ressemblent pas à des points, mais à des cordes vibrantes, c’est-à-dire à des objets unidimensionnels étendus dans l’espace, pouvant être ouverts ou fermés en boucle.
Inutile de chercher à voir ces vibrionnants choristes : la taille d’une corde serait de l’ordre de 10 puissance moins 34 mètre. Elles ne peuvent s’exprimer, disent les équations, que dans un univers comptant, au minimum, 6 dimensions spatiales supplémentaires par rapport aux 3 que nous connaissons. Ce qui porte à 10 le nombre de dimensions du monde des cordes. Certains physiciens en ajoutent une, ce qui mène à 11... C’est beaucoup, mais bien moins que les 26 dimensions un moment supposées, avant que la théorie des supercordes ne fusionne des cordes interagissant entre elles pour obtenir un nombre moins extravagant.
Comment se représenter l’inimaginable ? Pas question, ici, d’univers parallèles. Les dimensions supplémentaires s’apparenteraient plutôt, décrit Gabriele Veneziano, à des boucles microscopiques. Leur taille, qu’elle reste de l’ordre de celle des cordes elles-mêmes ou atteigne 1 millimètre, les rend inaccessibles à nos sens. Pour que nous percevions ces infimes circonvolutions de notre espace-temps, il faudrait être à leur échelle. Si spéculative soit-elle, la théorie des cordes séduit un nombre croissant de physiciens. Aujourd’hui, plusieurs milliers de "cordistes" sur la planète rêvent de valider ces hypothèses dans le nouveau grand collisionneur de particules du CERN de Genève ou en observant les traces d’un hypothétique pré-Big Bang, quand l’espace-temps avait peut-être la taille d’une corde. "Le modèle standard a mis des dizaines d’années avant d’être formalisé, dit Gabriele Veneziano. Patience !" Façon de donner du temps à l’espace-temps multidimensionnel.
article que j 'ai trouvé dans le monde du 13 octobre.
samedi, octobre 22, 2005
Lancement de la phase industrielle de l'Airbus A350

C'est maintenant officiel, l'Airbus A350, le concurrent direct du Boeing 787, est lancé. L'annonce faite ce jeudi concerne la phase de production industrielle de l'appareil. Airbus précise par la même occasion avoir engrangé 140 intentions d'achat pour son nouvel avion en provenance de neuf grandes compagnies aériennes, et que ce nombre devrait monter à 200 d'ici la fin de l'année.
Selon Gustav Humbert, le PDG d'Airbus, "avec ce nouvel appareil, la famille Airbus s'agrandit, et nous sommes en mesure de répondre à l'ensemble des besoins sur le marché long-courrier, avec l'A380 sur les vols entre plateformes aéroportuaires, l'A340 pour les lignes très long-courriers, l'A330 et maintenant le nouvel A350 sur les vols moyen à très long-courriers, tout en offrant une rentabilité opérationnelle et un confort inégalés".
La mise en service du premier Airbus A350 doit intervenir courant 2010, soit 2 ans après celle de l'appareil concurrent, le Boeing 787. Tout comme son concurrent, le dernier-né d'Airbus est un bimoteurs très long courrier de moyenne capacité. Il se déclinera en deux versions, l'A350-800 capable de transporter 253 passagers dans une configuration 3 classes sur 16 300 km et l'A350-900 pouvant quant à lui transporter 300 passagers également en 3 classes sur une distance de 13 900 km. En comparaison le Boeing 787 est un peu plus petit, il pourra transporter suivant ses versions entre 223 et 259 passagers sur des distances comprises entre 15 400 et 15 700 km.
Du coté de la motorisation, l'Airbus A350 est dans un premier temps proposé avec les réacteurs GEnx A1 de General Electric. Ce même type de réacteurs est proposé par Boeing sur ses 787. Rolls-Royce vient en outre d'annoncer la conception du Trent 1700, une évolution du Trent 1000 également proposé sur le Boeing 787. Le Trent 1700 sera spécialement optimisé pour le nouvel appareil d'Airbus mais ne sera pas disponible avant 2011.
Un contexte tendu entre l'Europe et les Etats-Unis
Le lancement de l'Airbus A350 était en suspend de l'autorisation des conseils d'administration d'EADS et de BAE Systems, co-actionnaires de l'avionneur européen. Il s'inscrit dans un contexte de fortes tensions entre l'Europe et les Etats-Unis au sujet des aides diverses perçues par les deux grands avionneurs Airbus et Boeing, chacun accusant l'autre de recevoir des aides illégales de la part de son/ses gouvernements respectifs, ce qui a abouti à une double plainte déposée auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
Malgré les aides remboursables proposées par l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Espagne pour la mise en oeuvre de l'A350, Airbus a choisi de financer seul son nouvel appareil, en tout cas dans un premier temps, afin d'adoucir les tensions. Le constructeur européen souhaite que Boeing fasse maintenant de même vis-à-vis de ses aides jugées illégales par Airbus.
source : techno science
vendredi, octobre 21, 2005
Un écran sous votre peau

Un chercheur américain est en train de mettre au point un écran implanté à quelques millimètres sous la peau. Robert A. Freitas Jr explique son concept dans son livre Nanomedicine, Volume 1 : Basic Capabilities. Le "programmable dermal display" consiste à implanter une population de trois milliards de robot-pixels sur une surface de 6cm*5com. Cette technique fait appel aux nanotechnologies sur lesquelles beaucoup de chercheurs travaillent. Les photons émis par ces pixels produisent une image à la surface de la peau. L’écran pourrait être programmé pour afficher un tas d’informations, et notamment des informations médicales. L’écran pourrait aller chercher l’information (par exemple : concentration d’oxygène dans le sang) pour ensuite l’afficher. Il pourrait être activé ou désactivé par un tapotement du doigt sur la main. Un tel écran pourrait avoir de nombreuses utilisations. Les capteurs insérés dans l’écran pourraient permettre de surveiller sa santé, à la minute près.
source atelier.fr
mercredi, octobre 19, 2005
Intel veut accélérer le démarrage des ordinateurs

On connaissait les qualités de vitesse d'accès à l'information et de faible consommation énergétique de la mémoire Flash, qui ont amené Samsung à sérieusement envisager de l'exploiter pour remplacer les disques durs des ordinateurs portables .Mais on ignorait que la mémoire Flash pouvait également être employée pour accélérer le démarrage d'un ordinateur, comme le montre la solution présentée par Intel, lundi 17 octobre, à l'occasion de l'IDF de Taipei (Taiwan, 17 et 18 octobre 2005).
Robson, nom de cette technologie, combine composants électroniques de mémoire Flash et logiciels Intel. En déplaçant les données nécessaires au démarrage et au fonctionnement d'un système du disque dur vers une carte Flash, Robson ferait gagner un temps significatif lors de l'allumage du PC. Mais aussi lors du chargement des applications et du retour de la mise en veille prolongée. Intel n'a pas précisé le gain de temps ainsi obtenu, qui dépend de la configuration générale du système. Robson serait associé à des cartes Flash de 64 Mo à 4 Go. Sachant que plus la carte dispose d'espace de stockage, plus la solution est susceptible d'accélérer le démarrage de la machine.
De la mémoire Flash de type NAND
Le fondeur n'a pas non plus précisé quand serait commercialisée cette technologie et pour quel type d'ordinateurs. Si les PC portables semblent tout désignés pour profiter de ce type de solution, rien n'interdit de l'envisager pour les ordinateurs de bureau, voire les serveurs qui nécessitent un redémarrage rapide. Enfin, la mémoire Flash utilisée serait de type NAND, ce qui obligerait Intel à se fournir auprès de Samsung, Toshiba, Infineon, voire AMD (via sa filiale Spansion). Un comble pour le premier producteur de mémoire Flash de type NOR.
source : VNUNET
lundi, octobre 17, 2005
Nos communications téléphoniques indexées par les moteurs de recherches ?

Les conversations personnelles peuvent-elles devenir du contenu indexé ? Ou a minima, les acteurs qui achètent des opérateurs VOIP pour intégrer ces communications dans une offre plus vaste d'accès et portail (AOL), d'outil de recherche (Google) ou d'achat-ventes interindividuelles (eBay), vont-ils se servir de ces outils (voire du contenu des messages) pour "profiler" d'une manière encore plus fine leurs utilisateurs, ainsi que les relations de leurs utilisateurs ? Pour John Battelle, spécialiste de la recherche sur l'internet, rapporte Francis Pisani, cette indexation de nos conversations est plutôt excitante : comme d'autres technologies intrusives avant elle, elle aura sûrement plus de côtés positifs que négatifs pour la plupart des gens.
Ensuite, par ce que Dan Gillmor s'interroge légitimement sur la solidité et la fiabilité des dispositifs de chiffrement de Skype et des autres acteurs de la VOIP. Ces dispositifs sont-ils ouverts à des écoutes "légales" de la part des autorités, américaines, chinoises ou de quelques nationalités qu'elles soient ? Dan Gillmor s'inquiète parce que Skype n'aurait pas laissé vérifier la qualité de sa technologie de cryptage et qu'eBay, comme d'autres entreprises auprès d'autres gouvernements, aurait déjà fait preuve d'une certaine servilité à répondre aux demandes du gouvernement américain. En attendant un système de cryptage fiable, Dan Gillmor refuse d'utiliser Skype. Mais comme le fait remarquer l'un des ses commentateurs - en soulignant encore une fois combien les avantages ont tendances à l'emporter sur les inconvénients -, si on devait refuser d'utiliser le moindre service au moindre trou de sécurité, nous n'utiliserions plus beaucoup d'applications sur l'internet...
Le déclin de la Silicon Valley
Ce rapport, intitulé "Oser la compétition : un bilan région par région", se fonde sur une analyse combinée de plusieurs facteurs (taux de chômage, coût du logement, difficultés du transport, et niveaux d'imposition). Il conclut qu'après avoir longtemps tenu la première place, la Silicon Valley est désormais passée en dernière position dans le classement des 8 meilleures régions américaines dans le domaine des nouvelles technologies.
La région de Raleigh-Durham, en Caroline du Nord, est identifiée comme la plus performante dans ce secteur, suivie de Fairfax County (Virginie), Boston, Seattle, Portland (Orégon), Austin (Texas), et San Diego.
Le rapport met en évidence que, depuis ces 5 dernières années, la Silicon Valley a perdu quelques 185.500 emplois et a le taux de chômage le plus élevé parmi ces régions avec 5,2%, contre seulement 4,1% pour Boston. L'une des causes profondes de ces développements serait le coût élevé de la vie dans la région (prix de l'immobilier, niveau des impôts et taxes, etc.), qui décourage les employés potentiels et pénalise donc les employeurs.
Le Président de la "Massachusetts Technology Leadership Council", Joyce Plotkin, souligne que ces derniers mois, la dégradation du système scolaire et les problèmes d'énergie en Californie ont terni l'image de la Silicon Valley, et que les chefs d'entreprises de haute technologie se disent généralement sceptiques sur les initiatives du Gouverneur Schwarzenegger en matière de relance de l'activité et de l'emploi.
La région de Boston (Massachusetts), 3ème dans le classement global, mais avec le taux de chômage le plus faible (4,1%), attire de plus en plus les entreprises, à l'exemple d'Intel, qui, bien que basé à Santa Clara en Californie, a décidé d'investir 155 millions de dollars pour s'implanter à Hudson, dans le Massachusetts.
Comme le conclut le président du Silicon Valley Leadership Group, "la Silicon Valley est l'un des leaders, mais n'est plus le seul".
Source : France-science
samedi, octobre 15, 2005
Airbus A380: Voyage en Asie pour le MSN001

L'Airbus A380, l'avion le plus récent et de plus grande capacité au monde, est attendu à la fin du mois à Francfort en Allemagne, où seront réalisés des essais afin de vérifier sa compatibilité avec les infrastructures aéroportuaires ; il se rendra ensuite à Singapour, Kuala Lumpur, Sydney, Melbourne et Brisbane au cours de la première quinzaine de novembre, avant de rejoindre le Salon Aéronautique de Dubaï au cours de la deuxième quinzaine.
Ce tout premier tour, qui amènera l'Airbus A380 en dehors de l'Europe, sera pour les clients l'occasion de voir l'avion pour la première fois, et pour les aéroports celle de vérifier pour la première fois les aménagements destinés à l'accueillir lors de sa mise en service commercial.
Les essais qui seront réalisés à Francfort prévoient le roulage de l'A380 autour de l'aéroport, son positionnement sur aire de stationnement et le contrôle des passerelles d'accès destinées aux passagers. Ils permettront également de vérifier les moyens d'accès des véhicules de service, par exemple les camions de commissariat, les véhicules de chargement des bagages et du fret, les camions citernes et les camions de ravitaillement en eau potable - individuellement dans un premier temps, puis avec tous les véhicules présents comme lors d'une escale normale.
L'A380 utilisé pour cet exercice est le MSN001 qui a effectué le premier vol et fait partie à présent des cinq avions prenant part à la campagne d'essais en vol. Sa cabine est équipée d'une instrumentation complète dédiée aux essais en vol, d'équipements de mesure et de réservoirs de lest transférables pour simuler la masse d'une charge maximale de passagers et de fret.
Avec plus de 100 vols, effectués en quelque 350 heures dans le cadre d'un programme intensif d'essais en vol qui démontre d'ores et déjà une conception juste et mature, l'Airbus A380 est en bonne voie pour tenir ses promesses.
Une réduction des coûts d'exploitation de 15 à 20% par siège, des sièges plus larges pour tous les passagers en classe économique, un impact plus faible sur l'environnement grâce à une diminution des émissions et la réduction de moitié du niveau de bruit généré par les plus gros avions actuellement en service, sont autant d'éléments en faveur de l'A380.
La famille A380 d'Airbus (A380 et A380F) est d'ores et déjà très prisée de nombreuses compagnies aériennes parmi les plus prestigieuses du monde, avec à ce jour 159 commandes émanant de 16 clients. Singapore Airlines sera la première compagnie à prendre livraison d'un A380 fin 2006, suivie par Qantas Airways et Emirates au deuxième trimestre 2007.
Conçu pour pouvoir utiliser les aéroports existants, l'Airbus A380 décolle et atterrit sur une distance inférieure à celle nécessaire au plus gros avion en service à ce jour. Bien que sa masse soit plus élevée du fait du nombre de passagers transportés, l'Airbus A380 est équipé d'un plus grand nombre de roues qui permettent de mieux répartir sa masse et de réduire ainsi son impact sur les pistes. En réponse aux recommandations formulées par les aéroports, la longueur et l'envergure de l'Airbus A380 ont été limitées à moins de 80 m, facilitant ainsi l'intégration du plus gros avion du monde dans les infrastructures aéroportuaires existantes.
source : aero-web
vendredi, octobre 14, 2005
L'invasion des étiquettes Rfid : gérer les hommes

On pensait que Rfid était le nouveau sésame de la gestion des objets et des marchandises, NTT Data et le Laboratoire pour des systèmes de communications ouverts de l'Institut Fraunhofer ont mis en place un système qui laisse à supposer qu'il serait efficace aussi pour "gérer" les hommes, rapporte We Make Money not Art.
En habillant des employés d'étiquettes intelligentes, une entreprise peut envoyer des informations à tel ou tel employé, autoriser ou non le franchissement de telle ou telle porte. A l'approche d'une réunion, le système notifie aux employés qu'ils sont attendus et gére les absences et retards par des mails ou des messages téléphoniques automatiques.
Au Japon, NTT DoCoMo a déployé sur tout un quartier de Tokyo une "ville de poche" (Town Pocket). 150 magasins ont installé des lecteurs d'étiquettes intelligentes, afin que les clients puissent "bookmarker" leurs boutiques préférées avec leurs téléphones mobiles. Les commerces peuvent alors distribuer des prospectus électroniques, des infos par SMS ou des coupons de réduction à ceux qui se sont enregistrés.
Comme le rappelle Eric Culnaërt, les étiquettes intelligentes font leur apparition dans de multiples domaines, comme ces écrous qui enregistrent l’historique complet de leur serrage. En Angleterre, évoque-t-il encore, elles pourraient équiper les plaques d'immatriculation des véhicules pour permettre leur identification jusqu'à 100 mètres de distance. Mais Rfid peut aussi servir à déclencher des projections vidéos ou à surveiller les enfants qui prennent le train...
Tant et si bien qu'on se demande à quoi ne servira pas Rfid... En attendant, leurs dissémination, les puces ont encore quelques progrès à faire comme le note un intéressant reportage sur l'Auto-ID Lab, le département du MIT qui "créé l'internet des objets". Les chercheurs travaillent notamment à améliorer la résistance des puces à la moisissure ou à d'autres barrières physiques afin d'optimiser demain leurs performances
jeudi, octobre 13, 2005
De l'hydrogène en pastille
Je vous propose l'article suivant dans ce cadre.
Mathias

Trouvaille d'une équipe danoise : stocker de l'hydrogène en forte concentration dans un matériau bon marché. De quoi donner à une voiture à hydrogène la même autonomie qu'un moteur à essence.
Pour démontrer que sa tablette, grosse comme un cachet d'aspirine, ne laisse pas fuir l'hydrogène qu'elle contient, Tue Johannesen, du Technical University of Denmark (DTU) l'approche de la flamme d'un briquet. Rien n'explose. Pourtant, affirme-t-il, l'hydrogène est bien à l'intérieur mais sous forme d'ammoniac (NH3) emprisonné au sein d'un sel, du chlorure de magnésium (MgCl2), l'ensemble formant un complexe amine-métal (Mg(NH3)6Cl2). Pour libérer l'hydrogène, progressivement, "à la demande", l'équipe utilise un catalyseur.
On n'en sait guère plus, sauf que l'hydrogène stocké représenterait plus de 9 % de la masse de la tablette. Indicateur clé, ce pourcentage mesure la performance de stockage d'un réservoir à hydrogène et la valeur obtenue au DTU se situe au meilleur niveau des techniques actuelles. Fort de ce résultat, Tue Johannesen promet une autonomie de 600 kilomètres à une voiture dotée d'un système de stockage d'hydrogène de même volume qu'un réservoir classique. Pour recharger, il suffit d'imbiber le matériau avec de l'ammoniac.
Léger mais polyvalent
Impressionnant par ses résultats annoncés, ce travail n'est pas original par son sujet : partout dans le monde, des laboratoires s'acharnent sur le stockage de l'hydrogène. Désigné comme le carburant de l'avenir, l'hydrogène, que l'on fabrique à partir de l'eau, a de bons atouts. Dans un moteur à explosion (par exemple celui d'une voiture) ou une turbine (par exemple celle d'un avion), l'hydrogène pur peut être utilisé à la place de l'essence. Dans une pile à combustible, il se combine à l'oxygène pour donner de l'eau et de l'électricité. C'est donc un excellent vecteur pour utiliser de l'énergie produite à partir de différentes sources, nucléaires ou renouvelables notamment.
Comment emprisonner l'hydrogène ?
Mais l'hydrogène a un inconvénient : ce gaz est si léger qu'il faut un volume considérable pour en stocker une masse suffisante à pression ambiante. Les scientifiques explorent depuis des décennies des pistes variées mais toutes ont leurs inconvénients.
La liquéfaction, efficace, exige une température très faible (- 253 °C), qui rend inévitables les pertes thermiques. La compression n'est utilisable que lorsqu'elle est énergique : un volume de 4,6 litres d'hydrogène comprimé à 700 bars (ce que l'on sait faire de mieux actuellement) fournit la même énergie que 1 litre d'essence. D'autres méthodes ont été testées avec succès, notamment l'adsorption (le mot s'écrit bien avec "d" !), c'est-à-dire la fixation de l'hydrogène sur la surface des cavités internes d'un matériau poreux, ou encore son emprisonnement dans des nanotubes de carbone. Mais alors on n'ose imaginer le prix du réservoir…
Des méthodes chimiques existent également. Des molécules carbonées, comme le méthanol, sont utilisables pour des piles à combustible. Pour les moteurs à explosion, on connaît la technique baptisée Hydrogen on demand, mise au point par Millenium Cell, stockant l'hydrogène dans une molécule de borhydrure de sodium (NaBH4). L'équipe danoise a fait encore plus simple avec de l'ammoniac et un peu de sel…
l'auteur de cet article est : Jean-Luc Goudet journaliste à futura science
mercredi, octobre 12, 2005
Deux taïkonautes en orbite

La neige tombait mercredi matin sur la base spatiale de Jiuquan, à l'entrée du désert de Gobi, en Mongolie intérieure, à quelque 1.000 kilomètres à l'ouest de Pékin. Mais le temps n'a pas retardé le décollage de la fusée Longue Marche 2F, retransmis en direct à la télévision nationale, à 09h00 (01 h 00 GMT).
Shenzhou (Vaisseau divin) VI, qui doit effectuer une mission de cinq jours dans l'espace, a été placé en orbite 21 minutes après le décollage. A bord, deux taïkonautes, Fei Junlong, 40 ans et Nie Haisheng, 41 ans, qui participent au deuxième vol habité chinois deux ans exactement après celui réussi du colonel Yang Liwei le 15 octobre 2003. La Chine était alors devenue le troisième pays à réaliser un tel vol, 42 ans après l'URSS et les Etats-Unis.
source : Liberation du 12 octobre 2005
L'huile végétale pure autorisée comme carburant

Lors de l'examen mardi soir 11 octobre du projet de loi d'orientation agricole, l'Assemblée nationale a décidé d'élargir l'utilisation d'huile végétale pure, en autorisant par amendement son usage comme carburant agricole aux "exploitants ayant produit les plantes dont l'huile est issue".
On entend par huile végétale pure, l'huile brute ou raffinée, produite à partir de plantes oléagineuses (colza, tournesol, par exemple) sans modification chimique par pression, extraction ou procédés comparables".
Le dispositif adopté va plus loin que celui prévu dans le projet initial gouvernemental, qui visait à autoriser l'utilisation "en auto-consommation" de l'huile végétale pure comme carburant, "à titre expérimental jusqu'au 31 décembre 2007".
Débat animé
Le rapporteur Antoine Herth (UMP), a souligné que le nouveau dispositif supprimait la date limitant la durée de la mesure, et élargissait le champ des bénéficiaires "pour permettre l'utilisation des huiles par les producteurs des plantes, indépendamment du lieu où elles auront été pressées, et hors périmètre de leurs exploitations".
Un décret détermine les conditions d'application de ce dispositif.
L'utilisation de l'huile végétale comme carburant a fait l'objet d'un débat animé en fin de journée. L'Assemblée a notamment rejeté un amendement -présenté par le rapporteur de la commission des Finances Marc Le Fur (UMP), avec le soutien des groupes UDF et PS- visant à permettre "la mise en vente de l'huile végétale pure entre exploitants, coopératives ou sociétés agricoles".
SOURCE : LE NOUVEL OBS EN LIGNE
mardi, octobre 11, 2005
100 dollars pour un micro portable

L'écran couleur est de petite taille, mais il pivote pour transformer la machine en livre électronique. Le microprocesseur conçu par AMD, a une faible vitesse de calcul (500 MHz), mais il est suffisant pour réaliser des tâches bureautiques et de communication Internet. L'ordinateur est doté de capacités Wi-Fi (connexion sans fil). Il sera capable de fournir sa propre énergie au moyen d'une batterie rechargeable par manivelle. Le cordon d'alimentation en électricité sert aussi de courroie de transport.

NICHOLAS NEGROPONTE est en passe de tenir son pari fou, lancé à Davos en janvier. «A Tunis, le 17 novembre prochain, lors du Sommet mondial sur la société de l'information, le premier prototype sera présenté», assure tout sourire le président du prestigieux Media Lab, du Massachusetts Institut of Technology (MIT), à Boston. Le prototype ? Un ordinateur à 100 dollars. L'objectif est de le distribuer gratuitement à 500 millions d'enfants des pays pauvres.
Pour le moment, aucune machine n'a été fabriquée. La production ne devrait débuter que l'an prochain, afin de commencer les livraisons au dernier trimestre 2006. Dans une première étape, entre 5 et 15 millions de PC seraient élaborés en Chine. Une partie de l'assemblage pourra être réalisée au Brésil. Si tout se passe comme prévu, jusqu'à 150 millions de portables pourraient être livrés dès 2007 !
Diminuer les coûts de production
Le préalable est de convaincre chaque gouvernement des pays en développement de passer des commandes massives. Dans l'immédiat, le MIT et les partenaires de l'ONG «One laptop per child» (un micro-ordinateur portable par enfant), tente de diminuer le coût de production. «Nous sommes arrivés à réduire le prix sortie d'usine à 129 dollars», affirme, confiant, Nicholas Negroponte.
Le président du Media Lab raconte : «Pour l'instant, nous avons négocié uniquement avec le ministère de l'Education et le gouvernement fédéral des Etats-Unis. Si le gouvernement d'un pays n'était pas décidé à distribuer ces machines, nous l'inciterons à le faire. La clé du succès est de former les enseignants avec le soutien du gouvernement.» Et chaque pays paiera, à l'avance, selon le nombre d'ordinateurs commandés.
Le prix très réduit s'explique en partie par les caractéristiques techniques de la machine. Mais aussi par l'absence de frais marketing. Ils atteignent «jusqu'à 60% du prix de vente dans les conditions normales», rappelle Nicholas Negroponte. Et d'ajouter : «C'est le premier projet de ma vie où l'argent n'est pas un problème !»
Parmi les partenaires, Google, AMD, News Corp., Red Hat
Les cinq premiers partenaires ont déboursé au total 16 millions de dollars, un montant suffisant pour élaborer le prototype et les méthodes de production. L'association compte parmi ses financiers le producteur de «puces» AMD, le moteur de recherche Google, la société de Rupert Murdoch News Corp. et Red Hat, un distributeur du système d'exploitation Linux. «Trois autres partenaires vont nous rejoindre dans deux semaines», assure le promoteur.
Les grands groupes d'informatique envisagent ce concurrent avec sérénité. «En raison de mon âge et de mes activités, je connais Bill Gates [le cofondateur de Microsoft], Michael Dell [le président de l'entreprise éponyme] et Steve Jobs [le président et cofondateur d'Apple] depuis leur enfance ! Bill, Michael et Steve sont enthousiastes. Car nous allons concourir à augmenter le nombre d'utilisateurs d'ordinateurs personnels. J'en ai aussi beaucoup discuté avec les responsables de Lenovo et de Hewlett-Packard. L'un d'eux envisage de mettre sur le marché une version commerciale». Ce portable «commercial» sera proposé, sans doute, autour de 200 dollars.
source : article de Marc Cherki dans le figaro du 4 octobre 2005
lundi, octobre 10, 2005
le prochain lancement du vaisseau spatial Shenzhou VI marque le début de ses expérimentations du vol spatial habité

BEIJING, 9 octobre (XINHUANET) -- Le prochain lancement du vaisseau spatial Shenzhou VI par la Chine signifie qu'elle commence à faire ses expérimentations aérospatiales avec la participation humaine réelle.
Wang Yongzhi, designer général en chef du programme du vol spatial habité, a dit que le vaisseau spatial permettra aux astronautes de faire des recherches scientifiques dans l'espace.
La Chine est devenue le 3ème pays à réaliser un vol spatial habité depuis son lancement du vaisseau spatial Shenzhou V en octobre 2003, avec un seul astronaute à bord, Yang Liwei, qui avait fait 14 fois le tour de la Terre avant de revenir sur terre.
Le vol spatial habité, un projet aérospatial plus compliqué et plus difficile, démontre la puissance réelle de recherche scientifique et économique d'un pays, a-t-il dit.
La Chine ne comportera jamais en superpuissance, mais en tant que le plus grand pays en voie de développement du monde, fort de 1,3 millions de personnes, elle doit occuper une place dans le développement spatial et apporter sa contribution, a insisté Wang. Fin
dimanche, octobre 09, 2005
Grand huit pour le Stade

A Toulouse (stade Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Biarritz Olympique 26 à 20 (mi-temps: 21-10)
Temps beau et agréable; pelouse superbe; 19.400 spectateurs environ; arbitrage de M. Jutge (Midi-Pyrénées)
Pour le Stade Toulousain: 4 essais de Thomas (9, 47), Heymans (14), Fritz (31); 3 transformations d'Elissalde (9, 14, 31).
Pour Biarritz: 2 essais de Lealamanua (30), Olibeau (61); 2 transformations de Dupuy (30, 61); 1 drop de Traille (7).
Stade Toulousain: Poitrenaud; Thomas, Jauzion, Fritz, Heymans; (o) Michalak, (m) Elissalde; F. Maka (puis Bouilhou, 56), I. Maka, Nyanga (puis Lamboley, 58); Millo-Chluski(puis Brennan, 75), Lamboley (puis Pelous, 51); Hasan, Bru (cap), Poux (puis Menkarska, 51).
Biarritz: Brusque; Bidabé (puis Lison, 41), Sare, Traille, Tillous-Borde; (o) Peyrelongue, (m) J. Dupuy; Dusautoir, Lièvremont (cap, puis Couzinet, 62), Betsen (puis Baget, 33); Olibeau, Thion; Lealamanua (puis Ormaechea, 55), August (puis Noirot, 63), Balan.
Le Stade Toulousain poursuit sa route dans ce Top 14, avec un huitième succès en autant de matchs depuis le début de la saison. Après Perpignan et Agen, pour ne citer que les derniers exemples en date, c'est le champion de France en titre qui a vacillé face aux champions d'Europe, au terme d'une partie intense qui a sans doute ravi les spectateurs du Wallon, plein comme un oeuf pour l'occasion. Les points pris ne sont comme on dit plus à prendre, et cette victoire avec point de bonus conforte un peu plus le matelas de sécurité dont disposent les Hauts-garonnais en tête du championnat. Les hommes de Guy Novès continueront samedi prochain leur périple en se déplaçant chez une vieille connaissance, le Stade français. Une nouvelle rencontre au sommet qu'ils pourront aborder avec infiniment plus de décontraction que si un faux pas était survenu contre le BO...

LISEZ LA SUITE DE L'ARTICLE SUR LE SITE DU STADE A CETTE ADRESSE :
http://www.stadetoulousain.fr/?rubcode=71&artcode=1137
Le satellite européen CryoSat détruit en vol

Coup dur pour l'ESA. Le satellite européen CryoSat, transporté par une fusée russe, s'est désintégré en vol et ses débris se sont abîmés dans l'océan Arctique, près du pôle Nord, a annoncé samedi un porte-parole de l'agence spatiale russe.
"Les restes du satellite sont tombés dans l'océan Arctique Nord", a déclaré à l'Associated Press Viatcheslav Davidenko, porte-parole de l'Agence spatiale fédérale russe.
La destruction du satellite semble provenir d'une défaillance de l'unité booster de la fusée russe, qui devait détacher le satellite de la fusée et le placer en orbite. "Le booster ne s'est pas déclenché et cela a abouti à l'échec de la mise sur orbite du satellite", a-t-il expliqué M. Davidenko.
Le patron de la société Khrounitchev, qui avait fabriqué l'unité booster défaillante, a présenté ses excuses aux responsables de l'ESA. "Le deuxième étage de la fusée ne s'est pas détaché en raison d'une défaillance du système de contrôle" installé sur l'unité booster, a reconnu Alexandre Medvedev, directeur général de l'entreprise, cité par l'agence Itar-TASS.
Peu après l'échec de la mission, l'agence spatiale russe a décidé de suspendre tous les lancements de fusées de la famille des Rockot jusqu'à ce que la cause de l'incident ait été établie, a annoncé son vice-directeur, Viktor Remichevsky, cité par la même agence.
Avant la confirmation de la destruction, un porte-parole de l'Agence spatiale européenne (ESA) avait annoncé que les ingénieurs russes et européens avaient perdu le contact avec la fusée russe qui transportait le satellite.
Le contact a été perdu environ deux heures après le lancement de la fusée Rockot du cosmodrome de Plessetsk à 19h02 (15h02 GMT), dans le nord de la Russie, a précisé Franco Bonacina, porte-parole de l'ESA présent à Plessetsk. Le satellite aurait dû atteindre son orbite vers 20h30 (16h30 GMT), soit une heure et demie après le lancement de la fusée. "Nous essayons de déterminer ce qui s'est exactement passé", a déclaré M. Bonacina interrogé au téléphone par l'agence AP.
La perte du satellite CryoSat est un coup très dur pour l'ESA, qui espérait mesurer l'épaisseur de la couche de glace polaire et des glaces flottantes pour éclairer les scientifiques sur le réchauffement de la planète. Cette mission devait durer trois ans.
Ce faux pas nuit également à la réputation de l'agence spatiale russe, qui tente activement de s'imposer sur le marché des lancements commerciaux de satellites. Le coût de CryoSat était estimé à 173 millions d'euros, selon les médias allemands.
source : le nouvel obs et pour en savoir plus allez sur le site de l'esa www.esa.int
mercredi, octobre 05, 2005
Windows dans la poche

Je ne suis pas un grand fan de windows , bien au contraire je suis un Unixien de la premiere heure mais toutefois je trouve cet article tres interessant :
Résumé
Le logiciel utilitaire Bart PE Builder permet d'installer Windows XP sur une clé USB. En plus de faire de cette clé USB un disque de démarrage d’urgence l’utilitaire peut être utilisé pour charger un navigateur Web, un logiciel de gravure, de façon à tout avoir sous la main où que l’on soit
LIRE L ARTICLE COMPLET A CETTE ADRESSE : http://www.tomshardware.fr/articleslg.php?IdArticle=1031&NumPage=1
lundi, octobre 03, 2005
Le monopole américain en question

La gouvernance de l’Internet sera l’un des sujets au cœur des discussions du prochain Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) à Tunis. Des points d’achoppement entre Washington et Bruxelles sont apparus lors de la dernière réunion préparatoire qui s’est tenue fin septembre à Genève. Les négociateurs européens ont décidé de soutenir avec les pays du Sud la création d’un organisme international pour la gestion de l’Internet. Cette position européenne est loin de satisfaire les Etats-Unis, pour qui il est fondamental que le contrôle du réseau reste du domaine privé et ne soit pas transféré à une agence gouvernementale sous l’égide de l’Onu.
La première phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) en 2003 à Genève a soulevé beaucoup d’espoirs pour la gouvernance de l’Internet (gestion des noms de domaine et attribution des adresses IP). La dernière réunion préparatoire de la seconde phase du sommet qui se déroulera en novembre prochain à Tunis, a été l’occasion de revenir très largement sur cette question controversée. Selon des informations relayées par le quotidien américain l’International Herald Tribune dans son édition du 30 septembre, les négociateurs européens ont décidé de défendre l’idée de la création d’un organisme international pour la gestion de l’Internet.
La gouvernance au niveau international est entrée dans un processus de privatisation depuis la création fin 1998 de l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Cet organisme de régulation sous tutelle des autorités nord-américaines (Secrétariat américain du Commerce) gère, à l’heure actuelle, la gestion des ressources de l’Internet. Mais de nombreux Etats demandent le transfert des responsabilités de l’Icann vers une structure multilatérale et multinationale indépendante des Etats-Unis.
Fin du statu-quo de l'Icann
En tête de ce front, on trouve notamment les pays du Sud mené par le Brésil, la Chine, l'Afrique du Sud ou l'Inde. Ces pays veulent établir un système de répartition plus équitable à la fois dans la gestion des ressources de l’Internet et dans la prise de décisions sur toutes les questions juridico-politiques (sécurité et protection des données). Ces Etats sont partisans d'une gestion inter-gouvernementale sous l’égide des Nations unies. Pour sa part, la société civile oscille entre un contrôle des Etats ou un organisme contrôlé par le trio citoyens/acteurs privés/publics.
Lors de la première phase du Sommet en 2003, cette question essentielle de la gouvernance a été réglée par des formules ambiguës et renvoyée à la seconde phase prévue en 2005. Selon les informations rapportées par l’International Herald Tribune, la position des Européens sur cette question est en train d’évoluer. Ils souhaitent désormais que cette notion de gouvernance soit entendue au sens le plus large, et notamment autour d’un processus multi-partenaires qui associe tous les acteurs. Les Européens demandent notamment qu’un organisme international définisse des critères dans l’attribution des noms de domaine, supervisant l’Icann qui en conserverait la gestion.
Pour les Etats-Unis qui veulent le statu-quo c’est-à-dire maintenir l’Icann, il n’en est pas question. La gestion de l’Internet a toujours été une affaire américaine. «Aucun organisme international ne doit contrôler le réseau Internet. Il n’est pas question de transférer les pouvoirs de l’Icann à une agence sous l’égide de l’Onu», a répondu fermement David Gross, le délégué américain du Département d’Etat auprès du SMSI.
Pour les Européens, le processus doit être ouvert et inclusif avec toutes les parties prenantes de l’Internet (les Etats mais également la société civile). Ce nouveau dispositif, selon eux, devrait répondre aux insuffisances de l’Icann qui sont nombreuses, depuis ces trois dernières années, comme la revente des noms de domaine entre les différents bureaux d'enregistrements ou les problèmes de brokers. Des brokers ou marchands de noms sont en effet apparus, considérant les noms de domaines comme des biens certes immatériels, mais pouvant s'avérer précieux. Ces vendeurs ont acquis des noms dans l'espoir de les céder un jour à bon prix, refusant de céder leurs biens à moins de quelques dizaines milliers de dollars.
source : Radio france internationale
vendredi, septembre 30, 2005
Soleil et Terre sources d'énergie renouvelables

"Le secteur européen des transports dépend à 97% du pétrole, dont la majeure partie doit être importée. Nous devrions donc faire l'impossible pour développer des sources nouvelles et renouvelables d'énergie afin de réduire notre dépendance vis-à-vis des sources extérieures, tout en protégeant notre environnement", a déclaré Louis Michel, commissaire européen à la recherche. Nous devons trouver des solutions pour convertir les récents résultats de la recherche en alternatives rentables et appropriées pour une utilisation quotidienne.
L'UE soutient les travaux de recherche et de développement technologique axés sur une série de sources d'énergie renouvelables utilisant les technologies de l'énergie photovoltaïque et de la concentration héliothermique, ainsi que l'énergie éolienne, la biomasse, l'énergie marine et les sources géothermiques.

L'énergie photovoltaïque : l'énergie directe du soleil
Son nom provient du principe selon lequel les "photons" (unités de lumière) tombent sur une cellule en produisant une "tension". Deux projets consacrés à la production d'électricité photovoltaïque sont soutenus:
Une alternative au silicium (projet PROCIS) : des chercheurs de Suède, d'Allemagne, de France et de Suisse ont développé une technologie efficace et peu coûteuse, utilisant des produits de remplacement du silicium (CIS) pour produire des modules moins chers de pile solaire. C'est le début de la nouvelle génération d'une technologie présentant un bon rapport coût-efficacité pour le traitement des modules solaires.
Modules photovoltaïques "Roll-to-Roll" (projet H-Alpha-Solar) : le silicium reste un matériau clé en technologie photovoltaïque – mais comment le rendre plus souple et moins cher ? Des chercheurs de France, du Portugal et des Pays-Bas ont travaillé en collaboration pour développer la nouvelle technologie en couche mince qui ouvre la voie à la fabrication en série d'appareils à énergie solaire à base de silicium, avec un bon rapport coût-efficacité.
La biomasse : l'énergie verte de la terre
L'Europe possède d'immenses ressources de bois, de résidus agricoles et de déchets organiques, qui peuvent être transformés en éthanol ou produire de l'hydrogène pour les piles à combustible. Ces deux produits réduiront notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles. Deux projets sur la technologie de la bioénergie sont prometteurs :
Utiliser la biomasse pour remplacer l'essence (projet TIME) : Si les Brésiliens peuvent remplir leur réservoir de carburant avec un dérivé de canne à sucre et prendre la route, pourquoi l'Europe n'utilise-t-elle pas ses ressources en biomasse pour faire de même ? Une équipe de chercheurs du Danemark, de Finlande, de Hongrie, d'Italie, de Suède et des Pays-Bas essaie de présenter une solution. Ils centrent leurs travaux sur la conversion de la biomasse en éthanol (en utilisant la cellulose des végétaux et des arbres) afin de remplacer l'essence.
Utiliser la biomasse pour produire de la bioélectricité (projet BIOELECTRICITY) : La combinaison "biomasse et hydrogène" est-elle la combinaison parfaite à utiliser à l'avenir pour les applications stationnaires et les transports ? Une équipe composée des principaux instituts de recherche et fabricants de piles à combustible, provenant de France, de Grèce, d'Italie, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et d'Italie, se concentre sur comment la biomasse est convertie en hydrogène de manière à produire de l'électricité dans une pile à combustible.
SOURCE: RDT Info, le 24/11/2004
Des puces consommant moins d’un Watt en 2010

Après des années de course effrénée à la puissance, le fondeur Intel semble vouloir changer de stratégie et miser sur la réduction de la consommation électrique de ses processeurs. Il laisse ainsi de côté la notion de fréquence d’horloge pour se focaliser sur l’économie d’énergie. Actuellement, les processus de calcul ne comptent que pour moitié dans la consommation électrique d’une puce ; le reste du courant est dissipé dans les circuits et les jonctions en état de veille. La société de microélectronique a donc annoncé la mise au point d’un nouveau prototype de processeur gravé en 65 nm, baptisé P1265, offrant une réduction d’un facteur 1000 de la perte d’énergie par rapport à ses produits actuels. Cette nouvelle génération de processeur est attendue sur le marché grand public pour 2007, date de sortie annoncée de la prochaine génération de processeurs Intel comme le Merom, qui devrait consommer 10 fois moins d’énergie que les Pentium mobile. Destinée à équiper agendas électroniques, téléphones et autres ordinateurs portables, elle reposera sur une architecture double noyau et sera capable d’exécuter des instructions en 64 bits. L’objectif d’Intel est de fournir à la fin de cette décennie des puces ne consommant que 0,5 watts au lieu d’une dizaine aujourd’hui.
jeudi, septembre 29, 2005
L’Europe propose un budget R&D de 74,5 milliards d’euros

La Commission européenne a présenté le mercredi 21 septembre les détails de sa proposition pour le septième programme-cadre (7e PC) de recherche collaborative en Europe pour la période de 2007 à 2013, ainsi que son budget prévisionnel de plus de 74,53 milliards d’euros.
Le programme est divisé en thèmes regroupant chacun des centaines de projets collaboratifs pouvant bénéficier de soutien financier. Les quatre principaux éléments sont : Coopération, Idées, Personnes et Capacités.
La coopération constitue l’élément le plus important et recevrait, à ce titre, de la part de la Commission, une enveloppe de 44,43 milliards d’euros, soit environ 60% du budget total du 7e PC. Ces chiffres sont basés sur des valeurs de 2004 et pourraient, selon la Commission, augmenter avec l’inflation pendant la durée du programme.
Le principal thème de recherche au sein de la coopération devrait être les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). L’objectif des TIC est d’améliorer la compétitivité de l’industrie européenne et lui permettre de maîtriser et de déterminer l’avenir des technologies de l’information et de la communication, dans l’optique de répondre aux exigences de la société et de l’économie. Pour parvenir à cet objectif, la Commission européenne a proposé un budget de 11,20 milliards d’euros.
Les nanosciences, les nanotechnologies, les matériaux et les nouvelles technologies de production ont été regroupés dans un même thème de recherche et disposent d’un budget prévisionnel de 4,27 milliards d’euros.
« L’Europe a besoin d’un solide programme de recherche à partir de 2007 », a déclaré Janez Potocnik, Commissaire européen chargé de la science et de la recherche. « Notre proposition vise à apporter à l’Europe ce dont elle a besoin pour l’avenir. Pour le moment, la priorité est d’allouer des financements suffisants afin que ses objectifs soient atteints, à savoir une Europe toujours plus compétitive et une meilleure qualité de vie pour ses citoyens. La commission prendra toutes les mesures possibles afin de s’assurer que nous sommes prêts à mettre en oeuvre ces programmes à l’issue du processus législatif. »
source:EETIMES
mardi, septembre 27, 2005
Mars Express: mission prolongée de deux ans

La sonde européenne Mars Express vient de gagner une année de vie martienne supplémentaire, soit 23 mois terrestres de plus en orbite autour de la planète rouge à compter du mois de décembre. Un prolongement de la mission largement justifié par l’intérêt des données transmises par la sonde depuis le début de l’année 2004, précise l’Agence spatiale européenne (ESA), et les découvertes réalisées grâce à Mars Express. Ce délai est également nécessaire à l’utilisation de MARSIS, les deux antennes radars de la sonde qui ont été déployées avec plus d’un an de retard.
La caméra (HRSC) de Mars Express a cartographié 19% de la surface de Mars à haute résolution, précise l’ESA, et ce travail en couleurs et en 3D va se poursuivre. L’extension de la mission va permettre de nouvelles observations de variations atmosphériques ou de phénomènes nouveaux découverts par la sonde comme les lueurs nocturnes ou la première aurore observée sur Mars. Des données très importantes, comme la quantité de méthane présent sur Mars, les processus volcaniques ou glaciaires, pourront être affinées.
En espérant que l’un des instruments de la sonde, le PFS (Planetary Fourier Spectrometer), soit remis d’aplomb.
Depuis quelques mois ce spectromètre connaît des problèmes qui pourraient être dus aux vibrations de l’orbiteur. L’ESA a lancé une enquête technique pour déterminer la cause exacte du dysfonctionnement. Le PFS étudie la composition de l’atmosphère martienne, notamment sa teneur en méthane.
Les autres instruments de Mars Express (HRSC, OMEGA, ASPERA, SPICAM, MARSIS et MaRS) fonctionnent très bien, insiste l’ESA, et la panne du PFS ne remettra pas en cause la suite de la mission.
source : Le nouvel Observateur
Compétition solaire en Australie

Bien que la majeure partie de ces véhicules ressemblent plus à des soucoupes volantes qu’à des automobiles, les 21 véhicules solaires qui ont entamé dimanche la traversée de l’Australie ont bien les roues sur Terre. L’objectif de cette course, la huitième édition du World Solar Challenge, et de faire avancer la recherche sur de nouveaux moyens de transports ‘’durables’’. Les participants doivent parcourir 3.000 km, depuis Darwin, au Nord de l’Australie, jusqu’à Adélaïde, dans le Sud, grâce à la lumière du jour. Les véhicules s’élancent avec seulement 5 kw/h d’énergie stockée dans leurs batteries.
Dans un contexte de hausse des prix du pétrole, les énergies alternatives sont plus que jamais intéressantes, soulignent les organisateurs de ce Défi. Les participants viennent d’une dizaine de pays différents. Une équipe française s’est lancée pour la première fois dans la course avec son véhicule ‘’Jules Verne’’.
Le véhicule hollandais NUON, déjà vainqueur de la course par deux fois, avait pris la tête de la compétition, hier. Cette équipe détient le record avec 32 heures 39 minutes de course. Les premiers arrivants sont donc attendus à Adélaïde au plus tôt mercredi.
Source : Science et Avenir
samedi, septembre 24, 2005
Calipso s'envolera fin octobre

Vue d'artiste de Calipso ; crédits CNES/P.CarrilLe satellite Calipso, dédié à l’étude de l’atmosphère, sera lancé de la base de Vandenberg (Californie) à la fin du mois d’octobre.
Né d’une collaboration entre le CNES et la Nasa, Calipso doit mesurer l’impact radiatif des nuages et des aérosols sur notre climat. Le satellite rejoindra la constellation A-train, dispositif inédit de 6 satellites consacrés à l’observation de l’atmosphère.
suite de l'article sur le site du CNES http://www.cnes.fr/html/_96_197_4081_.php
Le Portugal va construire la plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde
source : LM
Le plus petit micro-robot mobile du monde
Les scientifiques décrivent une machine qui mesure 250 microns sur 60. Elle intègre une alimentation en courant, des fonctions de locomotion, de transmission et un système de direction contrôlable, une combinaison de fonctionnalités jamais atteinte auparavant dans une machine aussi petite. Selon le Pr. Donald cette découverte ouvre la voie à une nouvelle génération de micro-robots encore plus minuscules. Craig McGray, qui a travaillé sur ce projet dans le laboratoire du Pr. Donald, précise : "les machines miniatures ont tendance à adhérer à tout qu’elles touchent, comme le sable sur la peau après une journée de plage. Aussi avons-nous construit ces micro-robots sans aucune roue ni joint articulé, qui doivent glisser sans à-coup sur leurs roulements. Au lieu de cela, nos robots se déplacent en dépliant leur corps comme un tracteur à chenilles. A son échelle miniature, cette machine est étonnamment rapide". Le prototype est capable de manoeuvrer librement sur une surface sans les fils ni les rails qui contraignaient le mouvement des micro-robots précédemment développés. Le robot contient deux micro-servocommandes indépendantes, une pour la marche avant et une pour la rotation. Il n’est pas préprogrammé pour se déplacer mais télécommandé, et est mû grâce à la grille d’électrodes sur laquelle il se déplace. Cette grille lui fournit non seulement son énergie, mais aussi les instructions qui lui permettent de manoeuvrer librement au-dessus des électrodes sans aucune attache avec celles-ci.
source : Engadget