lundi, octobre 31, 2005

"Technologies spatiales contre invasions de criquets"

Alors que des invasions massives de criquets pèlerins menacent les cultures de l’Afrique sahélienne, le CNES se mobilise et propose l’aide des technologies spatiales. Un suivi par satellite permettrait d’anticiper les déplacements d’essaims de criquets afin de prévenir ce fléau.



Les criquets pèlerins : fléau de l’Afrique

L’année 2004 a vu le retour d’un terrible fléau en Afrique : les invasions de criquets pèlerins dans les pays du Sahel.

Ces criquets traversent l’Afrique d’est en ouest, dévorant sur leur passage les cultures du Maghreb et des pays sahéliens. Un désastre agricole qui représente un vrai danger alimentaire et risque d’entraîner des famines.

Capable de se déplacer de 200 km par jour en se laissant porter par les vents, un essaim compte plusieurs milliards de criquets particulièrement voraces.

Chacun d’entre eux ingurgite 2 grammes de végétation par jour : à ce rythme, ce sont quelques 10 000 t de végétation qui disparaissent quotidiennement.

Face à ce danger alimentaire et humanitaire, le CNES avec ses filiales CLS et Novacom, a proposé au FAO* des outils permettant de suivre l’évolution des nuages de criquets par satellites.

Des satellites au secours des cultures africaines

Mais comment, concrètement, les technologies spatiales peuvent-elles être utiles dans le cas d’une invasion de criquets ?

Il faut d’abord comprendre que les conditions de propagation du criquet dépendent de la météorologie : la pluie, favorable aux récoltes, facilite l’éclosion des insectes, les sols sablonneux ou argileux et humides sont un terrain idéal pour la ponte, une végétation bien verte les amène à maturité…

Le procédé de prévention proposé par le CNES repose sur des systèmes d’alerte déclenchés en fonction des conditions climatiques, comme l’apparition de vent qui peut annoncer une arrivée de criquets. Grâce à une localisation en temps réel des essaims, les pays concernés peuvent prendre les mesures d’éradication nécessaires.

Un projet pilote a été mis en place par la FAO sous maîtrise du CNES en juillet dernier. Et l’expérience s’est révélée positive puisque la FAO souhaite mettre en place un projet opérationnel dans pas moins de 21 pays.

Un bel exemple d’ application des technologies spatiales au service d’une bonne cause : « la sécurité alimentaire, en permettant au pays infesté de mieux lutter contre ce fléau ailé !».


article trouvé sur le site du CNES -
-

Un nouveau Leica numérique

Le rêve de nombreux amateurs de photographie est de posséder un Leica , je connais la fabuleuse réputation des Leica mais je suis plutot de la génération "numérique" alors voici peut être le nouveau rêve du photographe des temps moderne.

Article issu du magazine Presence PC



Leica a créé la surprise ce matin en annonçant la commercialisation prochaine de son prochain appareil photo compact numérique, le Leica D-LUX 2. Vu de loin, l’appareil est très alléchant, et dispose d’une finition et d’un design qui font irrémédiablement penser à la série des boîtiers «M», devenus légendaires.

L’appareil a la particularité de pouvoir prendre des clichés sous plusieurs formats. Le photographe peut à loisir passer du format 16/9 (en 8 méga-pixels), au 4/3 (6 méga-pixels), en passant par le 2: 3 (24x36 en 7 méga-pixels). L’appareil n’a pas de viseur direct, ce qui constitue une petite révolution dans le monde de Leica, et dispose donc d’un écran LCD de 2,5’’ pour assurer le cadrage. L’optique est un zoom d’équivalence 28 mm-112 mm pour une ouverture de 2,8-4,9. Il va sans dire que le stabilisateur d’image fait parti du lot, qu’il est possible de débrayer l’appareil en mode manuel total, et bien sûr, qu’il peut enregistrer des images en format Jpeg, Raw et Tiff. Cerise sur le gâteau, l’appareil peut enregistrer des vidéos.

Reste la question épineuse du prix. Les amateurs de photographie auront remarqué au passage que cet appareil numérique est un clone du Panasonic Lumix LX1, qui présente les mêmes caractéristiques, sans toutefois présenter la même finition. De fait, on note que le LX1 est plus léger de 15 grammes que le Leica (tout du moins sur les données constructeur). Si Panasonic présente son appareil à environ 600 Euros, il faudra donc parier à un prix «made in Leica», supérieur de 100 à 200 Euros à celui du Panasonic. Certes, ce n’est qu’une spéculation, mais si cette estimation se révèle exacte, Leica devra se poser des questions quant à sa manière de prendre le tournant de la photographie numérique.

samedi, octobre 29, 2005

Comment le cerveau génère-t-il son horloge interne ?



Selon des scientifiques américains, le cerveau est une véritable "machine temporelle". Et comprendre comment le cerveau gère son temps est essentiel à la compréhension de toutes ses fonctions. Les horloges internes du cerveau coordonnent un vaste champ d'activités comme la communication, la coordination des mouvements ou l'alimentation.

Dans un article de "Nature Reviews Neuroscience" d'octobre 2005, les neurologistes Catalin Buhusi et Warren Meck de l'Université Duke à Durham en Caroline du Nord, décrivent l'état actuel des connaissances sur l'une des plus importantes mais mystérieuses horloges du cerveau, celle qui régit la synchronisation dans une échelle de temps qui s'étend de la seconde à la minute. Cette "synchronisation d'intervalle" occupe un domaine neurologique situé entre deux autres horloges, l'horloge circadienne liée au cycle jour-nuit de 24 heures, et l'horloge à l'échelle de la milliseconde qui contrôle la motricité ou la génération et l'identification de la parole.

La synchronisation d'intervalle est utilisée pour des tâches comme la marche, la manipulation d'objets, le suivi d'une conversation ou la perception des objets dans son environnement.

"Elle nous est utile pour comprendre l'ordre temporel des événements, par exemple lors d'une conversation" explique Meck. "Pour comprendre le discours, le cerveau non seulement doit traiter des intervalles de temps de l'ordre de la milliseconde impliqués dans l'attaque de la voix, mais également appréhender la durée des voyelles et des consonnes. En outre, pour répondre, il doit rythmer la parole, organiser les pensées avec cohérence et répondre de façon opportune. C'est là toute la synchronisation d'intervalle, et en fait il est difficile de trouver un quelconque processus comportemental complexe dans lequel elle ne soit pas impliquée".

Selon lui, le déchiffrement des mécanismes neuraux de telles horloges est sans doute plus fondamental à la compréhension du cerveau que, par exemple, le traitement neural de la position dans l'espace et du mouvement. Pour Buhusi, le temps est plus fondamental que l'espace, parce qu'on peut simplement fermer les yeux et revivre des événements à rebrousse-temps, ou se projeter dans l'avenir pour prévoir quelque chose, sans changer de position dans l'espace.

La compréhension du mécanisme de la synchronisation d'intervalle est très difficile parce qu'il est "amodal", selon les deux scientifiques. Cela signifie que son horloge est indépendante de tout sens, le toucher, la vue, l'audition, le goût ou l'odorat. Ainsi, elle ne peut pas être localisée dans un secteur déterminé du cerveau, comme peut l'être l'horloge circadienne, qui a des entrées claires situées dans la vision et qui déclenche l'émission cyclique des hormones circadiennes.

"Ce processus doit être distribué puisqu'il est capable intégrer les informations de tous les sens", indique Meck. "Mais surtout, comme il est impliqué dans l'apprentissage et la mémorisation, on pourrait penser que le temps n'est pas directement perçu, et que nous effectuons des discriminations temporelles par rapport à des souvenirs de durées antérieures. Cela rend le mécanisme de la synchronisation d'intervalle plus confus, allant jusqu'à faire douter qu'une horloge interne de la sorte puisse même exister".


Un pacemaker dans le cerveau ?

Dans les années 80 Meck et son équipe avaient proposé une théorie basée sur un modèle de "stimulateur-accumulateur". Quelque part dans le cerveau devait se trouver un stimulateur biologique indépendant qui émettait régulièrement des impulsions de synchronisation neurales, une espèce de "tic-tac". Les recherches plus récentes, menées par Meck et ses collègues de l'université Duke, ont conduit au développement d'un modèle de "détection de coïncidences" des oscillations de l'activité neurale impliquant une zone appelée le striatum. Le striatum est une partie de la structure de cerveau qui commande des fonctions de base du corps humain comme le mouvement.

Dans ce modèle, explique Buhusi, "chaque structure du cerveau contribue à sa propre résonance, et toutes ces oscillations sont surveillées et intégrées par les circuits "striataux". C'est comme un chef qui écoute son orchestre qui se compose de différents musiciens et qui, par le battement de sa baguette, synchronise l'ensemble de sorte que les auditeurs perçoivent une harmonie".

Ainsi, en quelque sorte, c'est le cerveau dans son ensemble qui est une machinerie complexe de synchronisation d'intervalle, dans laquelle les différentes structures occupées par leur propre charge neurale, produisent des résonances qui sont intégrées pour devenir les tops de l'horloge neurale.

Source: Duke University

vendredi, octobre 28, 2005

La musique douce réduit la tension artérielle



L’écoute d’une mélodie douce entraîne un ralentissement des rythmes cardiaque et respiratoire, et fait même chuter la tension artérielle, affirment des chercheurs italiens. Si différentes études avaient déjà démontré que la musique peut, par exemple, réduire le stress et même améliorer la performance athlétique, c’est la toute première fois que des chercheurs se penchent sur l’impact physiologique de différents types de musique. Les chercheurs, qui publient les résultats de leur étude dans l’édition courante du journal Heart, ont recruté 24 participants d’âges semblables, dont la moitié avait une formation musicale avancée. Les 12 autres participants ont formé le groupe témoin.
Tous ont dû écouter, pendant six minutes, des extraits de pièces aussi variées que la Neuvième symphonie de Beethoven, du raga (de la musique classique hindoue), les Red Hot Chili Peppers (un groupe contemporain), Vivaldi, de la musique techno et Anton Webern (un musicien allemand). L’écoute de musique rythmée a entraîné une accélération des rythmes respiratoire et cardiaque, tout comme une augmentation de la tension artérielle proportionnelle au tempo, et peut-être aussi à la complexité de la partition jouée. Le style ou même les préférences individuelles auraient eu moins d’impact. Lorsque la musique s’arrêtait, le tout redescendait pour atteindre des taux parfois inférieurs aux taux de départ.
La musique plus douce, elle, on s’en doute, a eu l’effet inverse. Elle a notamment entraîné une chute du rythme cardiaque. L’effet le plus prononcé a été obtenu avec le raga. Les participants ayant une formation musicale se sont aussi révélés être plus réceptifs à l’effet de la musique. Un effet relaxant similaire à celui provoqué par la musique douce a déjà été associé à des activités comme la lecture de poésie rythmique ou la récitation d’un mantra de yoga ou d’un rosaire.

source : passeport santé

jeudi, octobre 27, 2005

Vous pensez qu'une table à 4 pieds sur un sol irrégulier est forcément bancale ?

Je vous propose un article insolite qui m'a fait "sourire" parce que j'ai eu une longue discussion à ce sujet avec un collègue , l'étude complète se trouve à cette adresse :

http://xxx.arxiv.org/PS_cache/math-ph/pdf/0510/0510065.pdf

Si lorsque vous vous rendez au restaurant ou au café, la table que vous choisissez se trouve être toujours bancale, ne désespérez pas. Un physicien vient de démontrer que, dans des limites raisonnables, il est toujours possible de tourner la table jusqu'à une position où chacun de ses quatre pieds reste fermement fixé au sol.

André Martin a été incité à étudier le problème par l'instabilité notoire des tables de la cafétéria du CERN, le laboratoire européen de physique des particules à Genève, où il travaille sur des problèmes complexes dans le domaine de la physique des hautes énergies. Selon lui, quiconque déguste un café sur la terrasse découvre très vite que les tables ne reposent sur le sol que par trois pieds, de sorte que le plus léger contact renverse la boisson. À maintes reprises, Martin devait faire pivoter la table pour rechercher une position stable. "J'ai toujours pu en trouver une", dit-il, "et les gens sont souvent stupéfaits que cela fonctionne".

Il y a plus de dix ans, Martin a décidé de voir s'il pourrait trouver la preuve qu'un état stable existe toujours. En 1998, il a pensé avoir trouvé et a même présenté sa solution lors de cours d'été mais il n'en a jamais fait le compte-rendu et a découvert que de toute façon elle n'était pas tout a fait correcte. Aujourd'hui, Martin pense avoir une réponse plus solide, qu'il a d'ailleurs publiée (1). "J'ai eu la sensation que les mathématiciens étaient intéressés", explique-t-il.

Pour pouvoir décrire mathématiquement le problème, il a dû faire quelques hypothèses simplificatrices. Il n'a considéré que des tables de forme carrée avec un pied à chaque coin et a supposé que chaque pied touchait le sol en un seul point. Le sol lui-même, pour sa part, devait être plus favorable qu'il n'est souvent dans la nature, pouvant posséder de nombreuses aspérités mais devant être dépourvu de pentes raides ou de changement abrupt de hauteur: l'inclinaison entre deux points quelconques de la surface n'est jamais supérieure à 15°.

"Comparé avec la réalité, c'est très lisse" admet Martin. Mais il ajoute qu'une surface ordinaire mal nivelée ou une pelouse inégale satisferait ces hypothèses. Sous ces conditions, Martin a démontré qu'il y a toujours une façon de procéder pour que chacun des quatre pieds de la table soit en contact avec le sol. En général, cela ne laissera pas le plateau de la table parfaitement horizontal, mais la pente sera toujours relativement faible.

Martin soupçonne que sa solution puisse être étendue à des tables de forme non carrée si chacun des quatre pieds se trouve sur un cercle, mais il n'en a pas encore la preuve rigoureuse.

Savoir si son étude amènera plus de sérénité pendant les pauses-café du CERN est un autre problème: le sol semble à cette endroit trop irrégulier. "La difficulté avec cette terrasse est qu'il y a de l'herbe et des pavés", indique Martin.

source : NATURE et techno science

mercredi, octobre 26, 2005

Septembre, mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète



Septembre a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis que les températures sont prélevées scientifiquement en 1880, a indiqué le Centre national océanique et atmosphérique américain (NOAA). La température moyenne était de 0,63 degré Celsius (1,13 degré Fahrenheit) au-dessus de la moyenne, selon un communiqué du NOAA publié sur son site Internet. Il s’agissait du deuxième mois le plus chaud depuis septembre 2003 quand la température moyenne avait été de 0,57 Celsius (1,02 degré Fahrenheit) supérieure à la moyenne. Aux Etats-Unis, septembre 2005 n’a été que le quatrième mois le plus chaud depuis 1880 avec une température moyenne de 1,4 degré Celsius (2,6 degrés Fahrenheit) au-dessus de la moyenne.

La Louisiane, frappée par le cyclone Katrina le 29 août, a connu son mois de septembre le plus chaud depuis 111 ans et 27 autres Etats américains ont aussi enregistré des températures moyennes record ce même mois. Le 28 septembre, le Centre National américains sur les neiges et les (NSIDC), avait annoncé une forte réduction de la calotte glaciaire arctique pendant l’été 2005 et ce pour le quatrième été consécutif, un phénomène attribué au réchauffement du climat. "Etant donné le bas niveau record des glaces cette année à l’approche de la fin septembre, 2005 va presque certainement surpasser 2002 pour la plus faible superficie de glace dans l’Arctique depuis plus d’un siècle", avait alors déclaré Julienne Stroeven, une des scientifiques du NSIDC. Ces observations et mesures sont effectuées à l’aide de satellites de la Nasa, l’agence spatiale américaine. "A ce rythme, l’Arctique n’aura plus de glace pendant la saison d’été bien avant la fin de ce siècle", avait-elle ajouté.

source : NOAA sur ce site http://www.noaanews.noaa.gov/stories2005/s2521.htm

mardi, octobre 25, 2005

Une berline électrique roulant à 370 km/h



Dans le cadre de l'exposition automobile de Tokyo 2005, des chercheurs japonais ont dévoilé ce jeudi Eliica, la voiture berline électrique la plus rapide du monde, un prototype à huit roues doté d'une vitesse de pointe de 370 kilomètres par heure.

Cette version d'Eliica a été développée par des chercheurs de l'université Keio de Tokyo en collaboration avec des entreprises privées et du gouvernement japonais. Le véhicule possède une accélération lui permettant de passer de zéro à 100km/h en 4,2 secondes et d'atteindre 160 km/h en sept secondes. Chacune des huit roues possède son moteur, alimenté par des batteries ion-lithium.

Eliica a déjà commencé des essais sur route. Ses concepteurs projettent de produire le véhicule en petit nombre pour débuter. Bien que sa commercialisation ne soit prévue que pour dans quelques années, une centaine de clients potentiels seraient déjà intéressés, ceci malgré un prix de vente estimé à un peu plus de 200.000 euros.

sources : le quotidien auto , techno-sciences

lundi, octobre 24, 2005

Des cerf-volants pour voler l'énergie du vent

Vous trouverez tous les détails de ce projet : système de commande et même les équations sur le site http://www.sequoiaonline.com/KWG/htm/KITEbasicequations.htm



Le projet KiWiGen concerne un générateur éolien de 2000 tonnes distribuant 84 MW, c'est-à-dire la même puissance qu'une centrale nucléaire, pour des coûts moins importants et une même superficie.



Des experts de l'énergie comme Pineau d'Electricité de France, Van Sark de l'Université d'Utrecht, Mawsouf de l'Université du Caire, Ockels de l'Université de Delft, Mortimer de Scottish Power, Wim Turkenburg de la Commission Sources Renouvelables des Nations Unies et l'European Space Agency (pour une éventuelle utilisation sur Mars) affirment d'ailleurs que ce projet ne relève pas de l'utopie. En effet, au-delà de 500-600 mètres d'altitude, le vent est fort et constant, et un flux de vent, dont la puissance est équivalente à celle de 100.000 centrales nucléaires, souffle au-dessus de l'Europe. Toutefois le problème est de capturer cette puissance, d'où le projet Kite Wind Generator.

Le concepteur du projet KiWiGen est Massimo Ippolito, patron de Sequoia Automation à Chieri (près de Turin) passionné de "kite surfing", sport de glisse grâce à un cerf-volant de traction manoeuvré avec deux câbles et une planche de surf spéciale. Un des principaux produits de son entreprise est le capteur intelligent "SeTAC", un détecteur d'accélérations tri-axiales (capable de détecter les accélérations dans les trois directions) ayant les dimensions et le poids d'une boîte d'allumettes, caractéristiques qui le rendent unique au monde dans son genre et adapté à une multitude d'applications (décrites sur le site http://www.sequoiaonline.com).


Ippolito a conçu un système de cerfs-volants de puissance, à plusieurs ailes, qui, à environ 700 mètres d'altitude, actionnent à terre un générateur à axe vertical à travers des bras. Chaque cerf-volant sera équipé de deux SeTAC qui gouverneront, à travers un programme de contrôle, les continuelles variations d'orientation nécessaires pour lui conférer la portance maximale et lui faire suivre, toujours avec une portance positive, un parcours circulaire.

Les cerf-volants utilisés auront une superficie de quelques dizaines de mètre carré, un profil alaire rigide en arc et seront réalisés en polyéthylène alvéolaire. Au repos, les cerf-volants seront insérés dans des bras creux. Ce système pourra être activé soit en lançant, hors de son bras, un des cerf-volants qui se lèvera alors à la plus petite brise et commencera à faire tourner le système provoquant la sortie et le décollage des autres cerf-volants, soit en le faisant tourner avec l'alternateur qui jouera le rôle de moteur. Cette opération peut évidemment être réalisée en sens inverse quand il est nécessaire de rentrer les cerf-volants dans leurs bras respectifs pour l'arrêter.

La puissance du système sera fonction du diamètre. Ainsi, de manière indicative, un diamètre de 100 mètres équivaudra à un générateur de 0,5MW tandis qu'un diamètre de 200 mètres vaudra un générateur de 500MW.
Le coût de construction d'un KiWiGen d'un GigaWatt serait d'environ 80 millions d'euro, c'est-à-dire moins que celui d'une installation traditionnelle, tandis que le coût d'un MWh produit par ce système serait de seulement 1,5 euros. Ce système sera très certainement en synergie avec l'énergie photovoltaïque et ceci entre autres parce que l'excès d'énergie nocturne produite pourrait alimenter le procédé pour raffiner le silicium des cellules solaires.

Sources : Challenges , TUTTO SCIENCE , INFOS-INDUSTRIELLES

dimanche, octobre 23, 2005

La théorie des cordes fait vibrer un univers à 10 dimensions

Les lignes qui suivent sont à déconseiller aux esprits fragiles et aux âmes mal trempées. Il y est question d’un monde insaisissable et vertigineux, d’un univers aux dimensions multiples : 10 au bas mot, à moins que ce ne soit 11, ou même... 26 ! Inconcevable pour un cerveau normalement constitué. Pour le commun des mortels, il n’existe que quatre dimensions, trois spatiales et une temporelle. Encore percevons-nous volontiers le temps comme le faisait Newton, c’est-à-dire comme un paramètre absolu, un axe immuable. Nous savons bien sûr, depuis Einstein et la relativité générale, qu’espace et temps sont en réalité indissociables, que le temps est élastique et les longueurs contractables. Il n’empêche que le continuum espace-temps demeure, pour l’entendement ordinaire, un concept relativement flou...

Et voilà que les physiciens inventent de nouvelles dimensions, à en donner le tournis. Pour comprendre ce qui les amène à cette construction improbable, il faut rappeler que la physique moderne avance sur deux jambes. D’un côté, la relativité générale d’Einstein. Décrivant le comportement des corps soumis à la gravitation, ou gravité, elle s’applique à la structure à grande échelle de notre univers. A l’autre extrémité, la mécanique quantique rend compte du comportement des particules élémentaires à une échelle infinitésimale.

La mécanique quantique a donné naissance, dans les années 1970, à un superbe modèle, le "modèle standard". Il postule, vérifications expérimentales à l’appui, que l’univers est formé, en tout et pour tout, de 12 particules de matière, 6 quarks et 6 leptons, et de 4 particules porteuses de forces. Mais ce modèle n’intègre que trois de ces forces, celles qui interviennent à l’échelle atomique ou subatomique : la force électromagnétique liant les électrons aux noyaux et deux forces à l’oeuvre à l’intérieur des noyaux, la force faible et la force forte. Le modèle laisse de côté la quatrième force, la gravité, aux effets négligeables à l’échelle des particules élémentaires mais qui, aux échelles plus importantes, domine pourtant.

Jusqu’à présent, les physiciens n’ont pas réussi à faire marcher ces deux jambes du même pas. Si bien que leur représentation de l’Univers claudique. C’est ici qu’intervient la théorie des cordes, qui se propose de réconcilier relativité générale et mécanique quantique. De réaliser la "grande unification". Bref, de livrer la clé ultime de l’univers.

La porte a été entrouverte par l’Italien Gabriele Veneziano. C’était en 1968. Il travaillait alors sur les interactions nucléaires fortes. "Nous avons mis en évidence une propriété un peu bizarre, une dualité comparable à la double nature ondes et particules de certains constituants de la matière, relate-t-il. Et nous nous sommes aperçus que cette propriété supposait l’existence de particules dont le spectre d’excitation ressemblait au spectre de fréquences d’une corde musicale." La théorie des cordes était née. Elle allait connaître plusieurs rebondissements. A partir du milieu des années 1970, le succès du modèle standard l’éclipse. Seule une poignée de physiciens dans le monde continuent à s’y intéresser.

Par un renversement conceptuel dont la science est friande, la théorie des cordes effectuera un retour, non plus à partir de l’étude des interactions fortes, mais de la gravitation. Plus exactement, comme "théorie quantique de la gravitation". Elle suppose en effet l’existence de plusieurs particules de masse nulle, dont le graviton, lequel porterait la force de gravité jusqu’alors exclue du modèle standard. La jonction entre mécanique quantique et relativité était faite. "Le rêve poursuivi toute sa vie par Einstein, commente Gabriele Veneziano , - était - enfin réalisé."

La théorie des cordes suscite, à partir du milieu des années 1980, un engouement qui ne se démentira plus. Elle s’enrichira d’une théorie des supercordes. Et se déclinera en cinq versions, dont subsiste aujourd’hui une principale, dite théorie M, comme "mystère". Que dit cette théorie ? Que les constituants ultimes de la matière, les quarks ou, s’il en existe, des particules encore plus petites, ne ressemblent pas à des points, mais à des cordes vibrantes, c’est-à-dire à des objets unidimensionnels étendus dans l’espace, pouvant être ouverts ou fermés en boucle.

Inutile de chercher à voir ces vibrionnants choristes : la taille d’une corde serait de l’ordre de 10 puissance moins 34 mètre. Elles ne peuvent s’exprimer, disent les équations, que dans un univers comptant, au minimum, 6 dimensions spatiales supplémentaires par rapport aux 3 que nous connaissons. Ce qui porte à 10 le nombre de dimensions du monde des cordes. Certains physiciens en ajoutent une, ce qui mène à 11... C’est beaucoup, mais bien moins que les 26 dimensions un moment supposées, avant que la théorie des supercordes ne fusionne des cordes interagissant entre elles pour obtenir un nombre moins extravagant.

Comment se représenter l’inimaginable ? Pas question, ici, d’univers parallèles. Les dimensions supplémentaires s’apparenteraient plutôt, décrit Gabriele Veneziano, à des boucles microscopiques. Leur taille, qu’elle reste de l’ordre de celle des cordes elles-mêmes ou atteigne 1 millimètre, les rend inaccessibles à nos sens. Pour que nous percevions ces infimes circonvolutions de notre espace-temps, il faudrait être à leur échelle. Si spéculative soit-elle, la théorie des cordes séduit un nombre croissant de physiciens. Aujourd’hui, plusieurs milliers de "cordistes" sur la planète rêvent de valider ces hypothèses dans le nouveau grand collisionneur de particules du CERN de Genève ou en observant les traces d’un hypothétique pré-Big Bang, quand l’espace-temps avait peut-être la taille d’une corde. "Le modèle standard a mis des dizaines d’années avant d’être formalisé, dit Gabriele Veneziano. Patience !" Façon de donner du temps à l’espace-temps multidimensionnel.

article que j 'ai trouvé dans le monde du 13 octobre.

samedi, octobre 22, 2005

Lancement de la phase industrielle de l'Airbus A350



C'est maintenant officiel, l'Airbus A350, le concurrent direct du Boeing 787, est lancé. L'annonce faite ce jeudi concerne la phase de production industrielle de l'appareil. Airbus précise par la même occasion avoir engrangé 140 intentions d'achat pour son nouvel avion en provenance de neuf grandes compagnies aériennes, et que ce nombre devrait monter à 200 d'ici la fin de l'année.

Selon Gustav Humbert, le PDG d'Airbus, "avec ce nouvel appareil, la famille Airbus s'agrandit, et nous sommes en mesure de répondre à l'ensemble des besoins sur le marché long-courrier, avec l'A380 sur les vols entre plateformes aéroportuaires, l'A340 pour les lignes très long-courriers, l'A330 et maintenant le nouvel A350 sur les vols moyen à très long-courriers, tout en offrant une rentabilité opérationnelle et un confort inégalés".

La mise en service du premier Airbus A350 doit intervenir courant 2010, soit 2 ans après celle de l'appareil concurrent, le Boeing 787. Tout comme son concurrent, le dernier-né d'Airbus est un bimoteurs très long courrier de moyenne capacité. Il se déclinera en deux versions, l'A350-800 capable de transporter 253 passagers dans une configuration 3 classes sur 16 300 km et l'A350-900 pouvant quant à lui transporter 300 passagers également en 3 classes sur une distance de 13 900 km. En comparaison le Boeing 787 est un peu plus petit, il pourra transporter suivant ses versions entre 223 et 259 passagers sur des distances comprises entre 15 400 et 15 700 km.

Du coté de la motorisation, l'Airbus A350 est dans un premier temps proposé avec les réacteurs GEnx A1 de General Electric. Ce même type de réacteurs est proposé par Boeing sur ses 787. Rolls-Royce vient en outre d'annoncer la conception du Trent 1700, une évolution du Trent 1000 également proposé sur le Boeing 787. Le Trent 1700 sera spécialement optimisé pour le nouvel appareil d'Airbus mais ne sera pas disponible avant 2011.


Un contexte tendu entre l'Europe et les Etats-Unis

Le lancement de l'Airbus A350 était en suspend de l'autorisation des conseils d'administration d'EADS et de BAE Systems, co-actionnaires de l'avionneur européen. Il s'inscrit dans un contexte de fortes tensions entre l'Europe et les Etats-Unis au sujet des aides diverses perçues par les deux grands avionneurs Airbus et Boeing, chacun accusant l'autre de recevoir des aides illégales de la part de son/ses gouvernements respectifs, ce qui a abouti à une double plainte déposée auprès de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Malgré les aides remboursables proposées par l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l'Espagne pour la mise en oeuvre de l'A350, Airbus a choisi de financer seul son nouvel appareil, en tout cas dans un premier temps, afin d'adoucir les tensions. Le constructeur européen souhaite que Boeing fasse maintenant de même vis-à-vis de ses aides jugées illégales par Airbus.

source : techno science

vendredi, octobre 21, 2005

Un écran sous votre peau



Un chercheur américain est en train de mettre au point un écran implanté à quelques millimètres sous la peau. Robert A. Freitas Jr explique son concept dans son livre Nanomedicine, Volume 1 : Basic Capabilities. Le "programmable dermal display" consiste à implanter une population de trois milliards de robot-pixels sur une surface de 6cm*5com. Cette technique fait appel aux nanotechnologies sur lesquelles beaucoup de chercheurs travaillent. Les photons émis par ces pixels produisent une image à la surface de la peau. L’écran pourrait être programmé pour afficher un tas d’informations, et notamment des informations médicales. L’écran pourrait aller chercher l’information (par exemple : concentration d’oxygène dans le sang) pour ensuite l’afficher. Il pourrait être activé ou désactivé par un tapotement du doigt sur la main. Un tel écran pourrait avoir de nombreuses utilisations. Les capteurs insérés dans l’écran pourraient permettre de surveiller sa santé, à la minute près.

source atelier.fr

mercredi, octobre 19, 2005

Intel veut accélérer le démarrage des ordinateurs



On connaissait les qualités de vitesse d'accès à l'information et de faible consommation énergétique de la mémoire Flash, qui ont amené Samsung à sérieusement envisager de l'exploiter pour remplacer les disques durs des ordinateurs portables .Mais on ignorait que la mémoire Flash pouvait également être employée pour accélérer le démarrage d'un ordinateur, comme le montre la solution présentée par Intel, lundi 17 octobre, à l'occasion de l'IDF de Taipei (Taiwan, 17 et 18 octobre 2005).

Robson, nom de cette technologie, combine composants électroniques de mémoire Flash et logiciels Intel. En déplaçant les données nécessaires au démarrage et au fonctionnement d'un système du disque dur vers une carte Flash, Robson ferait gagner un temps significatif lors de l'allumage du PC. Mais aussi lors du chargement des applications et du retour de la mise en veille prolongée. Intel n'a pas précisé le gain de temps ainsi obtenu, qui dépend de la configuration générale du système. Robson serait associé à des cartes Flash de 64 Mo à 4 Go. Sachant que plus la carte dispose d'espace de stockage, plus la solution est susceptible d'accélérer le démarrage de la machine.

De la mémoire Flash de type NAND

Le fondeur n'a pas non plus précisé quand serait commercialisée cette technologie et pour quel type d'ordinateurs. Si les PC portables semblent tout désignés pour profiter de ce type de solution, rien n'interdit de l'envisager pour les ordinateurs de bureau, voire les serveurs qui nécessitent un redémarrage rapide. Enfin, la mémoire Flash utilisée serait de type NAND, ce qui obligerait Intel à se fournir auprès de Samsung, Toshiba, Infineon, voire AMD (via sa filiale Spansion). Un comble pour le premier producteur de mémoire Flash de type NOR.

source : VNUNET

lundi, octobre 17, 2005

Nos communications téléphoniques indexées par les moteurs de recherches ?



Les conversations personnelles peuvent-elles devenir du contenu indexé ? Ou a minima, les acteurs qui achètent des opérateurs VOIP pour intégrer ces communications dans une offre plus vaste d'accès et portail (AOL), d'outil de recherche (Google) ou d'achat-ventes interindividuelles (eBay), vont-ils se servir de ces outils (voire du contenu des messages) pour "profiler" d'une manière encore plus fine leurs utilisateurs, ainsi que les relations de leurs utilisateurs ? Pour John Battelle, spécialiste de la recherche sur l'internet, rapporte Francis Pisani, cette indexation de nos conversations est plutôt excitante : comme d'autres technologies intrusives avant elle, elle aura sûrement plus de côtés positifs que négatifs pour la plupart des gens.

Ensuite, par ce que Dan Gillmor s'interroge légitimement sur la solidité et la fiabilité des dispositifs de chiffrement de Skype et des autres acteurs de la VOIP. Ces dispositifs sont-ils ouverts à des écoutes "légales" de la part des autorités, américaines, chinoises ou de quelques nationalités qu'elles soient ? Dan Gillmor s'inquiète parce que Skype n'aurait pas laissé vérifier la qualité de sa technologie de cryptage et qu'eBay, comme d'autres entreprises auprès d'autres gouvernements, aurait déjà fait preuve d'une certaine servilité à répondre aux demandes du gouvernement américain. En attendant un système de cryptage fiable, Dan Gillmor refuse d'utiliser Skype. Mais comme le fait remarquer l'un des ses commentateurs - en soulignant encore une fois combien les avantages ont tendances à l'emporter sur les inconvénients -, si on devait refuser d'utiliser le moindre service au moindre trou de sécurité, nous n'utiliserions plus beaucoup d'applications sur l'internet...

Le déclin de la Silicon Valley

Traditionnellement le symbole du leadership américain dans le domaine des nouvelles technologies, la Silicon Valley ne mériterait en réalité plus ce statut, d'après un rapport récent du Silicon Valley Leadership Group de San Jose.

Ce rapport, intitulé "Oser la compétition : un bilan région par région", se fonde sur une analyse combinée de plusieurs facteurs (taux de chômage, coût du logement, difficultés du transport, et niveaux d'imposition). Il conclut qu'après avoir longtemps tenu la première place, la Silicon Valley est désormais passée en dernière position dans le classement des 8 meilleures régions américaines dans le domaine des nouvelles technologies.

La région de Raleigh-Durham, en Caroline du Nord, est identifiée comme la plus performante dans ce secteur, suivie de Fairfax County (Virginie), Boston, Seattle, Portland (Orégon), Austin (Texas), et San Diego.

Le rapport met en évidence que, depuis ces 5 dernières années, la Silicon Valley a perdu quelques 185.500 emplois et a le taux de chômage le plus élevé parmi ces régions avec 5,2%, contre seulement 4,1% pour Boston. L'une des causes profondes de ces développements serait le coût élevé de la vie dans la région (prix de l'immobilier, niveau des impôts et taxes, etc.), qui décourage les employés potentiels et pénalise donc les employeurs.

Le Président de la "Massachusetts Technology Leadership Council", Joyce Plotkin, souligne que ces derniers mois, la dégradation du système scolaire et les problèmes d'énergie en Californie ont terni l'image de la Silicon Valley, et que les chefs d'entreprises de haute technologie se disent généralement sceptiques sur les initiatives du Gouverneur Schwarzenegger en matière de relance de l'activité et de l'emploi.

La région de Boston (Massachusetts), 3ème dans le classement global, mais avec le taux de chômage le plus faible (4,1%), attire de plus en plus les entreprises, à l'exemple d'Intel, qui, bien que basé à Santa Clara en Californie, a décidé d'investir 155 millions de dollars pour s'implanter à Hudson, dans le Massachusetts.

Comme le conclut le président du Silicon Valley Leadership Group, "la Silicon Valley est l'un des leaders, mais n'est plus le seul".

Source : France-science

samedi, octobre 15, 2005

Airbus A380: Voyage en Asie pour le MSN001



L'Airbus A380, l'avion le plus récent et de plus grande capacité au monde, est attendu à la fin du mois à Francfort en Allemagne, où seront réalisés des essais afin de vérifier sa compatibilité avec les infrastructures aéroportuaires ; il se rendra ensuite à Singapour, Kuala Lumpur, Sydney, Melbourne et Brisbane au cours de la première quinzaine de novembre, avant de rejoindre le Salon Aéronautique de Dubaï au cours de la deuxième quinzaine.

Ce tout premier tour, qui amènera l'Airbus A380 en dehors de l'Europe, sera pour les clients l'occasion de voir l'avion pour la première fois, et pour les aéroports celle de vérifier pour la première fois les aménagements destinés à l'accueillir lors de sa mise en service commercial.

Les essais qui seront réalisés à Francfort prévoient le roulage de l'A380 autour de l'aéroport, son positionnement sur aire de stationnement et le contrôle des passerelles d'accès destinées aux passagers. Ils permettront également de vérifier les moyens d'accès des véhicules de service, par exemple les camions de commissariat, les véhicules de chargement des bagages et du fret, les camions citernes et les camions de ravitaillement en eau potable - individuellement dans un premier temps, puis avec tous les véhicules présents comme lors d'une escale normale.

L'A380 utilisé pour cet exercice est le MSN001 qui a effectué le premier vol et fait partie à présent des cinq avions prenant part à la campagne d'essais en vol. Sa cabine est équipée d'une instrumentation complète dédiée aux essais en vol, d'équipements de mesure et de réservoirs de lest transférables pour simuler la masse d'une charge maximale de passagers et de fret.

Avec plus de 100 vols, effectués en quelque 350 heures dans le cadre d'un programme intensif d'essais en vol qui démontre d'ores et déjà une conception juste et mature, l'Airbus A380 est en bonne voie pour tenir ses promesses.

Une réduction des coûts d'exploitation de 15 à 20% par siège, des sièges plus larges pour tous les passagers en classe économique, un impact plus faible sur l'environnement grâce à une diminution des émissions et la réduction de moitié du niveau de bruit généré par les plus gros avions actuellement en service, sont autant d'éléments en faveur de l'A380.

La famille A380 d'Airbus (A380 et A380F) est d'ores et déjà très prisée de nombreuses compagnies aériennes parmi les plus prestigieuses du monde, avec à ce jour 159 commandes émanant de 16 clients. Singapore Airlines sera la première compagnie à prendre livraison d'un A380 fin 2006, suivie par Qantas Airways et Emirates au deuxième trimestre 2007.

Conçu pour pouvoir utiliser les aéroports existants, l'Airbus A380 décolle et atterrit sur une distance inférieure à celle nécessaire au plus gros avion en service à ce jour. Bien que sa masse soit plus élevée du fait du nombre de passagers transportés, l'Airbus A380 est équipé d'un plus grand nombre de roues qui permettent de mieux répartir sa masse et de réduire ainsi son impact sur les pistes. En réponse aux recommandations formulées par les aéroports, la longueur et l'envergure de l'Airbus A380 ont été limitées à moins de 80 m, facilitant ainsi l'intégration du plus gros avion du monde dans les infrastructures aéroportuaires existantes.

source : aero-web

vendredi, octobre 14, 2005

L'invasion des étiquettes Rfid : gérer les hommes



On pensait que Rfid était le nouveau sésame de la gestion des objets et des marchandises, NTT Data et le Laboratoire pour des systèmes de communications ouverts de l'Institut Fraunhofer ont mis en place un système qui laisse à supposer qu'il serait efficace aussi pour "gérer" les hommes, rapporte We Make Money not Art.

En habillant des employés d'étiquettes intelligentes, une entreprise peut envoyer des informations à tel ou tel employé, autoriser ou non le franchissement de telle ou telle porte. A l'approche d'une réunion, le système notifie aux employés qu'ils sont attendus et gére les absences et retards par des mails ou des messages téléphoniques automatiques.

Au Japon, NTT DoCoMo a déployé sur tout un quartier de Tokyo une "ville de poche" (Town Pocket). 150 magasins ont installé des lecteurs d'étiquettes intelligentes, afin que les clients puissent "bookmarker" leurs boutiques préférées avec leurs téléphones mobiles. Les commerces peuvent alors distribuer des prospectus électroniques, des infos par SMS ou des coupons de réduction à ceux qui se sont enregistrés.

Comme le rappelle Eric Culnaërt, les étiquettes intelligentes font leur apparition dans de multiples domaines, comme ces écrous qui enregistrent l’historique complet de leur serrage. En Angleterre, évoque-t-il encore, elles pourraient équiper les plaques d'immatriculation des véhicules pour permettre leur identification jusqu'à 100 mètres de distance. Mais Rfid peut aussi servir à déclencher des projections vidéos ou à surveiller les enfants qui prennent le train...

Tant et si bien qu'on se demande à quoi ne servira pas Rfid... En attendant, leurs dissémination, les puces ont encore quelques progrès à faire comme le note un intéressant reportage sur l'Auto-ID Lab, le département du MIT qui "créé l'internet des objets". Les chercheurs travaillent notamment à améliorer la résistance des puces à la moisissure ou à d'autres barrières physiques afin d'optimiser demain leurs performances

jeudi, octobre 13, 2005

De l'hydrogène en pastille

Un des sujet qui me touche particulièrement en tant qu'ingénieur mais aussi en tant que citoyen est la recherche d'energies alternatives au pétrole.
Je vous propose l'article suivant dans ce cadre.
Mathias




Trouvaille d'une équipe danoise : stocker de l'hydrogène en forte concentration dans un matériau bon marché. De quoi donner à une voiture à hydrogène la même autonomie qu'un moteur à essence.

Pour démontrer que sa tablette, grosse comme un cachet d'aspirine, ne laisse pas fuir l'hydrogène qu'elle contient, Tue Johannesen, du Technical University of Denmark (DTU) l'approche de la flamme d'un briquet. Rien n'explose. Pourtant, affirme-t-il, l'hydrogène est bien à l'intérieur mais sous forme d'ammoniac (NH3) emprisonné au sein d'un sel, du chlorure de magnésium (MgCl2), l'ensemble formant un complexe amine-métal (Mg(NH3)6Cl2). Pour libérer l'hydrogène, progressivement, "à la demande", l'équipe utilise un catalyseur.

On n'en sait guère plus, sauf que l'hydrogène stocké représenterait plus de 9 % de la masse de la tablette. Indicateur clé, ce pourcentage mesure la performance de stockage d'un réservoir à hydrogène et la valeur obtenue au DTU se situe au meilleur niveau des techniques actuelles. Fort de ce résultat, Tue Johannesen promet une autonomie de 600 kilomètres à une voiture dotée d'un système de stockage d'hydrogène de même volume qu'un réservoir classique. Pour recharger, il suffit d'imbiber le matériau avec de l'ammoniac.

Léger mais polyvalent

Impressionnant par ses résultats annoncés, ce travail n'est pas original par son sujet : partout dans le monde, des laboratoires s'acharnent sur le stockage de l'hydrogène. Désigné comme le carburant de l'avenir, l'hydrogène, que l'on fabrique à partir de l'eau, a de bons atouts. Dans un moteur à explosion (par exemple celui d'une voiture) ou une turbine (par exemple celle d'un avion), l'hydrogène pur peut être utilisé à la place de l'essence. Dans une pile à combustible, il se combine à l'oxygène pour donner de l'eau et de l'électricité. C'est donc un excellent vecteur pour utiliser de l'énergie produite à partir de différentes sources, nucléaires ou renouvelables notamment.

Comment emprisonner l'hydrogène ?

Mais l'hydrogène a un inconvénient : ce gaz est si léger qu'il faut un volume considérable pour en stocker une masse suffisante à pression ambiante. Les scientifiques explorent depuis des décennies des pistes variées mais toutes ont leurs inconvénients.

La liquéfaction, efficace, exige une température très faible (- 253 °C), qui rend inévitables les pertes thermiques. La compression n'est utilisable que lorsqu'elle est énergique : un volume de 4,6 litres d'hydrogène comprimé à 700 bars (ce que l'on sait faire de mieux actuellement) fournit la même énergie que 1 litre d'essence. D'autres méthodes ont été testées avec succès, notamment l'adsorption (le mot s'écrit bien avec "d" !), c'est-à-dire la fixation de l'hydrogène sur la surface des cavités internes d'un matériau poreux, ou encore son emprisonnement dans des nanotubes de carbone. Mais alors on n'ose imaginer le prix du réservoir…

Des méthodes chimiques existent également. Des molécules carbonées, comme le méthanol, sont utilisables pour des piles à combustible. Pour les moteurs à explosion, on connaît la technique baptisée Hydrogen on demand, mise au point par Millenium Cell, stockant l'hydrogène dans une molécule de borhydrure de sodium (NaBH4). L'équipe danoise a fait encore plus simple avec de l'ammoniac et un peu de sel…

l'auteur de cet article est : Jean-Luc Goudet journaliste à futura science

mercredi, octobre 12, 2005

Deux taïkonautes en orbite



La neige tombait mercredi matin sur la base spatiale de Jiuquan, à l'entrée du désert de Gobi, en Mongolie intérieure, à quelque 1.000 kilomètres à l'ouest de Pékin. Mais le temps n'a pas retardé le décollage de la fusée Longue Marche 2F, retransmis en direct à la télévision nationale, à 09h00 (01 h 00 GMT).

Shenzhou (Vaisseau divin) VI, qui doit effectuer une mission de cinq jours dans l'espace, a été placé en orbite 21 minutes après le décollage. A bord, deux taïkonautes, Fei Junlong, 40 ans et Nie Haisheng, 41 ans, qui participent au deuxième vol habité chinois deux ans exactement après celui réussi du colonel Yang Liwei le 15 octobre 2003. La Chine était alors devenue le troisième pays à réaliser un tel vol, 42 ans après l'URSS et les Etats-Unis.

source : Liberation du 12 octobre 2005

L'huile végétale pure autorisée comme carburant



Lors de l'examen mardi soir 11 octobre du projet de loi d'orientation agricole, l'Assemblée nationale a décidé d'élargir l'utilisation d'huile végétale pure, en autorisant par amendement son usage comme carburant agricole aux "exploitants ayant produit les plantes dont l'huile est issue".
On entend par huile végétale pure, l'huile brute ou raffinée, produite à partir de plantes oléagineuses (colza, tournesol, par exemple) sans modification chimique par pression, extraction ou procédés comparables".
Le dispositif adopté va plus loin que celui prévu dans le projet initial gouvernemental, qui visait à autoriser l'utilisation "en auto-consommation" de l'huile végétale pure comme carburant, "à titre expérimental jusqu'au 31 décembre 2007".

Débat animé

Le rapporteur Antoine Herth (UMP), a souligné que le nouveau dispositif supprimait la date limitant la durée de la mesure, et élargissait le champ des bénéficiaires "pour permettre l'utilisation des huiles par les producteurs des plantes, indépendamment du lieu où elles auront été pressées, et hors périmètre de leurs exploitations".
Un décret détermine les conditions d'application de ce dispositif.


L'utilisation de l'huile végétale comme carburant a fait l'objet d'un débat animé en fin de journée. L'Assemblée a notamment rejeté un amendement -présenté par le rapporteur de la commission des Finances Marc Le Fur (UMP), avec le soutien des groupes UDF et PS- visant à permettre "la mise en vente de l'huile végétale pure entre exploitants, coopératives ou sociétés agricoles".

SOURCE : LE NOUVEL OBS EN LIGNE

mardi, octobre 11, 2005

100 dollars pour un micro portable



L'écran couleur est de petite taille, mais il pivote pour transformer la machine en livre électronique. Le microprocesseur conçu par AMD, a une faible vitesse de calcul (500 MHz), mais il est suffisant pour réaliser des tâches bureautiques et de communication Internet. L'ordinateur est doté de capacités Wi-Fi (connexion sans fil). Il sera capable de fournir sa propre énergie au moyen d'une batterie rechargeable par manivelle. Le cordon d'alimentation en électricité sert aussi de courroie de transport.



NICHOLAS NEGROPONTE est en passe de tenir son pari fou, lancé à Davos en janvier. «A Tunis, le 17 novembre prochain, lors du Sommet mondial sur la société de l'information, le premier prototype sera présenté», assure tout sourire le président du prestigieux Media Lab, du Massachusetts Institut of Technology (MIT), à Boston. Le prototype ? Un ordinateur à 100 dollars. L'objectif est de le distribuer gratuitement à 500 millions d'enfants des pays pauvres.


Pour le moment, aucune machine n'a été fabriquée. La production ne devrait débuter que l'an prochain, afin de commencer les livraisons au dernier trimestre 2006. Dans une première étape, entre 5 et 15 millions de PC seraient élaborés en Chine. Une partie de l'assemblage pourra être réalisée au Brésil. Si tout se passe comme prévu, jusqu'à 150 millions de portables pourraient être livrés dès 2007 !

Diminuer les coûts de production


Le préalable est de convaincre chaque gouvernement des pays en développement de passer des commandes massives. Dans l'immédiat, le MIT et les partenaires de l'ONG «One laptop per child» (un micro-ordinateur portable par enfant), tente de diminuer le coût de production. «Nous sommes arrivés à réduire le prix sortie d'usine à 129 dollars», affirme, confiant, Nicholas Negroponte.


Le président du Media Lab raconte : «Pour l'instant, nous avons négocié uniquement avec le ministère de l'Education et le gouvernement fédéral des Etats-Unis. Si le gouvernement d'un pays n'était pas décidé à distribuer ces machines, nous l'inciterons à le faire. La clé du succès est de former les enseignants avec le soutien du gouvernement.» Et chaque pays paiera, à l'avance, selon le nombre d'ordinateurs commandés.

Le prix très réduit s'explique en partie par les caractéristiques techniques de la machine. Mais aussi par l'absence de frais marketing. Ils atteignent «jusqu'à 60% du prix de vente dans les conditions normales», rappelle Nicholas Negroponte. Et d'ajouter : «C'est le premier projet de ma vie où l'argent n'est pas un problème !»

Parmi les partenaires, Google, AMD, News Corp., Red Hat


Les cinq premiers partenaires ont déboursé au total 16 millions de dollars, un montant suffisant pour élaborer le prototype et les méthodes de production. L'association compte parmi ses financiers le producteur de «puces» AMD, le moteur de recherche Google, la société de Rupert Murdoch News Corp. et Red Hat, un distributeur du système d'exploitation Linux. «Trois autres partenaires vont nous rejoindre dans deux semaines», assure le promoteur.


Les grands groupes d'informatique envisagent ce concurrent avec sérénité. «En raison de mon âge et de mes activités, je connais Bill Gates [le cofondateur de Microsoft], Michael Dell [le président de l'entreprise éponyme] et Steve Jobs [le président et cofondateur d'Apple] depuis leur enfance ! Bill, Michael et Steve sont enthousiastes. Car nous allons concourir à augmenter le nombre d'utilisateurs d'ordinateurs personnels. J'en ai aussi beaucoup discuté avec les responsables de Lenovo et de Hewlett-Packard. L'un d'eux envisage de mettre sur le marché une version commerciale». Ce portable «commercial» sera proposé, sans doute, autour de 200 dollars.

source : article de Marc Cherki dans le figaro du 4 octobre 2005

lundi, octobre 10, 2005

le prochain lancement du vaisseau spatial Shenzhou VI marque le début de ses expérimentations du vol spatial habité



BEIJING, 9 octobre (XINHUANET) -- Le prochain lancement du vaisseau spatial Shenzhou VI par la Chine signifie qu'elle commence à faire ses expérimentations aérospatiales avec la participation humaine réelle.

Wang Yongzhi, designer général en chef du programme du vol spatial habité, a dit que le vaisseau spatial permettra aux astronautes de faire des recherches scientifiques dans l'espace.

La Chine est devenue le 3ème pays à réaliser un vol spatial habité depuis son lancement du vaisseau spatial Shenzhou V en octobre 2003, avec un seul astronaute à bord, Yang Liwei, qui avait fait 14 fois le tour de la Terre avant de revenir sur terre.

Le vol spatial habité, un projet aérospatial plus compliqué et plus difficile, démontre la puissance réelle de recherche scientifique et économique d'un pays, a-t-il dit.

La Chine ne comportera jamais en superpuissance, mais en tant que le plus grand pays en voie de développement du monde, fort de 1,3 millions de personnes, elle doit occuper une place dans le développement spatial et apporter sa contribution, a insisté Wang. Fin

dimanche, octobre 09, 2005

Grand huit pour le Stade



A Toulouse (stade Ernest Wallon) - Stade Toulousain bat Biarritz Olympique 26 à 20 (mi-temps: 21-10)
Temps beau et agréable; pelouse superbe; 19.400 spectateurs environ; arbitrage de M. Jutge (Midi-Pyrénées)
Pour le Stade Toulousain: 4 essais de Thomas (9, 47), Heymans (14), Fritz (31); 3 transformations d'Elissalde (9, 14, 31).
Pour Biarritz: 2 essais de Lealamanua (30), Olibeau (61); 2 transformations de Dupuy (30, 61); 1 drop de Traille (7).
Stade Toulousain: Poitrenaud; Thomas, Jauzion, Fritz, Heymans; (o) Michalak, (m) Elissalde; F. Maka (puis Bouilhou, 56), I. Maka, Nyanga (puis Lamboley, 58); Millo-Chluski(puis Brennan, 75), Lamboley (puis Pelous, 51); Hasan, Bru (cap), Poux (puis Menkarska, 51).
Biarritz: Brusque; Bidabé (puis Lison, 41), Sare, Traille, Tillous-Borde; (o) Peyrelongue, (m) J. Dupuy; Dusautoir, Lièvremont (cap, puis Couzinet, 62), Betsen (puis Baget, 33); Olibeau, Thion; Lealamanua (puis Ormaechea, 55), August (puis Noirot, 63), Balan.

Le Stade Toulousain poursuit sa route dans ce Top 14, avec un huitième succès en autant de matchs depuis le début de la saison. Après Perpignan et Agen, pour ne citer que les derniers exemples en date, c'est le champion de France en titre qui a vacillé face aux champions d'Europe, au terme d'une partie intense qui a sans doute ravi les spectateurs du Wallon, plein comme un oeuf pour l'occasion. Les points pris ne sont comme on dit plus à prendre, et cette victoire avec point de bonus conforte un peu plus le matelas de sécurité dont disposent les Hauts-garonnais en tête du championnat. Les hommes de Guy Novès continueront samedi prochain leur périple en se déplaçant chez une vieille connaissance, le Stade français. Une nouvelle rencontre au sommet qu'ils pourront aborder avec infiniment plus de décontraction que si un faux pas était survenu contre le BO...


LISEZ LA SUITE DE L'ARTICLE SUR LE SITE DU STADE A CETTE ADRESSE :
http://www.stadetoulousain.fr/?rubcode=71&artcode=1137

Le satellite européen CryoSat détruit en vol



Coup dur pour l'ESA. Le satellite européen CryoSat, transporté par une fusée russe, s'est désintégré en vol et ses débris se sont abîmés dans l'océan Arctique, près du pôle Nord, a annoncé samedi un porte-parole de l'agence spatiale russe.
"Les restes du satellite sont tombés dans l'océan Arctique Nord", a déclaré à l'Associated Press Viatcheslav Davidenko, porte-parole de l'Agence spatiale fédérale russe.
La destruction du satellite semble provenir d'une défaillance de l'unité booster de la fusée russe, qui devait détacher le satellite de la fusée et le placer en orbite. "Le booster ne s'est pas déclenché et cela a abouti à l'échec de la mise sur orbite du satellite", a-t-il expliqué M. Davidenko.
Le patron de la société Khrounitchev, qui avait fabriqué l'unité booster défaillante, a présenté ses excuses aux responsables de l'ESA. "Le deuxième étage de la fusée ne s'est pas détaché en raison d'une défaillance du système de contrôle" installé sur l'unité booster, a reconnu Alexandre Medvedev, directeur général de l'entreprise, cité par l'agence Itar-TASS.
Peu après l'échec de la mission, l'agence spatiale russe a décidé de suspendre tous les lancements de fusées de la famille des Rockot jusqu'à ce que la cause de l'incident ait été établie, a annoncé son vice-directeur, Viktor Remichevsky, cité par la même agence.
Avant la confirmation de la destruction, un porte-parole de l'Agence spatiale européenne (ESA) avait annoncé que les ingénieurs russes et européens avaient perdu le contact avec la fusée russe qui transportait le satellite.
Le contact a été perdu environ deux heures après le lancement de la fusée Rockot du cosmodrome de Plessetsk à 19h02 (15h02 GMT), dans le nord de la Russie, a précisé Franco Bonacina, porte-parole de l'ESA présent à Plessetsk. Le satellite aurait dû atteindre son orbite vers 20h30 (16h30 GMT), soit une heure et demie après le lancement de la fusée. "Nous essayons de déterminer ce qui s'est exactement passé", a déclaré M. Bonacina interrogé au téléphone par l'agence AP.
La perte du satellite CryoSat est un coup très dur pour l'ESA, qui espérait mesurer l'épaisseur de la couche de glace polaire et des glaces flottantes pour éclairer les scientifiques sur le réchauffement de la planète. Cette mission devait durer trois ans.
Ce faux pas nuit également à la réputation de l'agence spatiale russe, qui tente activement de s'imposer sur le marché des lancements commerciaux de satellites. Le coût de CryoSat était estimé à 173 millions d'euros, selon les médias allemands.

source : le nouvel obs et pour en savoir plus allez sur le site de l'esa www.esa.int

mercredi, octobre 05, 2005

Windows dans la poche



Je ne suis pas un grand fan de windows , bien au contraire je suis un Unixien de la premiere heure mais toutefois je trouve cet article tres interessant :

Résumé

Le logiciel utilitaire Bart PE Builder permet d'installer Windows XP sur une clé USB. En plus de faire de cette clé USB un disque de démarrage d’urgence l’utilitaire peut être utilisé pour charger un navigateur Web, un logiciel de gravure, de façon à tout avoir sous la main où que l’on soit

LIRE L ARTICLE COMPLET A CETTE ADRESSE : http://www.tomshardware.fr/articleslg.php?IdArticle=1031&NumPage=1

lundi, octobre 03, 2005

Le monopole américain en question




La gouvernance de l’Internet sera l’un des sujets au cœur des discussions du prochain Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) à Tunis. Des points d’achoppement entre Washington et Bruxelles sont apparus lors de la dernière réunion préparatoire qui s’est tenue fin septembre à Genève. Les négociateurs européens ont décidé de soutenir avec les pays du Sud la création d’un organisme international pour la gestion de l’Internet. Cette position européenne est loin de satisfaire les Etats-Unis, pour qui il est fondamental que le contrôle du réseau reste du domaine privé et ne soit pas transféré à une agence gouvernementale sous l’égide de l’Onu.


La première phase du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) en 2003 à Genève a soulevé beaucoup d’espoirs pour la gouvernance de l’Internet (gestion des noms de domaine et attribution des adresses IP). La dernière réunion préparatoire de la seconde phase du sommet qui se déroulera en novembre prochain à Tunis, a été l’occasion de revenir très largement sur cette question controversée. Selon des informations relayées par le quotidien américain l’International Herald Tribune dans son édition du 30 septembre, les négociateurs européens ont décidé de défendre l’idée de la création d’un organisme international pour la gestion de l’Internet.

La gouvernance au niveau international est entrée dans un processus de privatisation depuis la création fin 1998 de l'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers). Cet organisme de régulation sous tutelle des autorités nord-américaines (Secrétariat américain du Commerce) gère, à l’heure actuelle, la gestion des ressources de l’Internet. Mais de nombreux Etats demandent le transfert des responsabilités de l’Icann vers une structure multilatérale et multinationale indépendante des Etats-Unis.

Fin du statu-quo de l'Icann

En tête de ce front, on trouve notamment les pays du Sud mené par le Brésil, la Chine, l'Afrique du Sud ou l'Inde. Ces pays veulent établir un système de répartition plus équitable à la fois dans la gestion des ressources de l’Internet et dans la prise de décisions sur toutes les questions juridico-politiques (sécurité et protection des données). Ces Etats sont partisans d'une gestion inter-gouvernementale sous l’égide des Nations unies. Pour sa part, la société civile oscille entre un contrôle des Etats ou un organisme contrôlé par le trio citoyens/acteurs privés/publics.

Lors de la première phase du Sommet en 2003, cette question essentielle de la gouvernance a été réglée par des formules ambiguës et renvoyée à la seconde phase prévue en 2005. Selon les informations rapportées par l’International Herald Tribune, la position des Européens sur cette question est en train d’évoluer. Ils souhaitent désormais que cette notion de gouvernance soit entendue au sens le plus large, et notamment autour d’un processus multi-partenaires qui associe tous les acteurs. Les Européens demandent notamment qu’un organisme international définisse des critères dans l’attribution des noms de domaine, supervisant l’Icann qui en conserverait la gestion.

Pour les Etats-Unis qui veulent le statu-quo c’est-à-dire maintenir l’Icann, il n’en est pas question. La gestion de l’Internet a toujours été une affaire américaine. «Aucun organisme international ne doit contrôler le réseau Internet. Il n’est pas question de transférer les pouvoirs de l’Icann à une agence sous l’égide de l’Onu», a répondu fermement David Gross, le délégué américain du Département d’Etat auprès du SMSI.

Pour les Européens, le processus doit être ouvert et inclusif avec toutes les parties prenantes de l’Internet (les Etats mais également la société civile). Ce nouveau dispositif, selon eux, devrait répondre aux insuffisances de l’Icann qui sont nombreuses, depuis ces trois dernières années, comme la revente des noms de domaine entre les différents bureaux d'enregistrements ou les problèmes de brokers. Des brokers ou marchands de noms sont en effet apparus, considérant les noms de domaines comme des biens certes immatériels, mais pouvant s'avérer précieux. Ces vendeurs ont acquis des noms dans l'espoir de les céder un jour à bon prix, refusant de céder leurs biens à moins de quelques dizaines milliers de dollars.


source : Radio france internationale

vendredi, septembre 30, 2005

Soleil et Terre sources d'énergie renouvelables

La biomasse tirée du bois, les résidus agricoles et les déchets organiques sont les seules sources d'énergie renouvelables capables de fournir des carburants liquides à grande échelle pour les transports. Les panneaux photovoltaïques à énergie solaire peuvent être intégrés dans les toits et les bâtiments pour couvrir, à long terme, pas moins de 10%-60% de la demande d'électricité dans des pays comme l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou la Suède.



"Le secteur européen des transports dépend à 97% du pétrole, dont la majeure partie doit être importée. Nous devrions donc faire l'impossible pour développer des sources nouvelles et renouvelables d'énergie afin de réduire notre dépendance vis-à-vis des sources extérieures, tout en protégeant notre environnement", a déclaré Louis Michel, commissaire européen à la recherche. Nous devons trouver des solutions pour convertir les récents résultats de la recherche en alternatives rentables et appropriées pour une utilisation quotidienne.

L'UE soutient les travaux de recherche et de développement technologique axés sur une série de sources d'énergie renouvelables utilisant les technologies de l'énergie photovoltaïque et de la concentration héliothermique, ainsi que l'énergie éolienne, la biomasse, l'énergie marine et les sources géothermiques.



L'énergie photovoltaïque : l'énergie directe du soleil

Son nom provient du principe selon lequel les "photons" (unités de lumière) tombent sur une cellule en produisant une "tension". Deux projets consacrés à la production d'électricité photovoltaïque sont soutenus:


Une alternative au silicium (projet PROCIS) : des chercheurs de Suède, d'Allemagne, de France et de Suisse ont développé une technologie efficace et peu coûteuse, utilisant des produits de remplacement du silicium (CIS) pour produire des modules moins chers de pile solaire. C'est le début de la nouvelle génération d'une technologie présentant un bon rapport coût-efficacité pour le traitement des modules solaires.


Modules photovoltaïques "Roll-to-Roll" (projet H-Alpha-Solar) : le silicium reste un matériau clé en technologie photovoltaïque – mais comment le rendre plus souple et moins cher ? Des chercheurs de France, du Portugal et des Pays-Bas ont travaillé en collaboration pour développer la nouvelle technologie en couche mince qui ouvre la voie à la fabrication en série d'appareils à énergie solaire à base de silicium, avec un bon rapport coût-efficacité.

La biomasse : l'énergie verte de la terre

L'Europe possède d'immenses ressources de bois, de résidus agricoles et de déchets organiques, qui peuvent être transformés en éthanol ou produire de l'hydrogène pour les piles à combustible. Ces deux produits réduiront notre dépendance à l'égard des combustibles fossiles. Deux projets sur la technologie de la bioénergie sont prometteurs :


Utiliser la biomasse pour remplacer l'essence (projet TIME) : Si les Brésiliens peuvent remplir leur réservoir de carburant avec un dérivé de canne à sucre et prendre la route, pourquoi l'Europe n'utilise-t-elle pas ses ressources en biomasse pour faire de même ? Une équipe de chercheurs du Danemark, de Finlande, de Hongrie, d'Italie, de Suède et des Pays-Bas essaie de présenter une solution. Ils centrent leurs travaux sur la conversion de la biomasse en éthanol (en utilisant la cellulose des végétaux et des arbres) afin de remplacer l'essence.


Utiliser la biomasse pour produire de la bioélectricité (projet BIOELECTRICITY) : La combinaison "biomasse et hydrogène" est-elle la combinaison parfaite à utiliser à l'avenir pour les applications stationnaires et les transports ? Une équipe composée des principaux instituts de recherche et fabricants de piles à combustible, provenant de France, de Grèce, d'Italie, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et d'Italie, se concentre sur comment la biomasse est convertie en hydrogène de manière à produire de l'électricité dans une pile à combustible.

SOURCE: RDT Info, le 24/11/2004

Des puces consommant moins d’un Watt en 2010



Après des années de course effrénée à la puissance, le fondeur Intel semble vouloir changer de stratégie et miser sur la réduction de la consommation électrique de ses processeurs. Il laisse ainsi de côté la notion de fréquence d’horloge pour se focaliser sur l’économie d’énergie. Actuellement, les processus de calcul ne comptent que pour moitié dans la consommation électrique d’une puce ; le reste du courant est dissipé dans les circuits et les jonctions en état de veille. La société de microélectronique a donc annoncé la mise au point d’un nouveau prototype de processeur gravé en 65 nm, baptisé P1265, offrant une réduction d’un facteur 1000 de la perte d’énergie par rapport à ses produits actuels. Cette nouvelle génération de processeur est attendue sur le marché grand public pour 2007, date de sortie annoncée de la prochaine génération de processeurs Intel comme le Merom, qui devrait consommer 10 fois moins d’énergie que les Pentium mobile. Destinée à équiper agendas électroniques, téléphones et autres ordinateurs portables, elle reposera sur une architecture double noyau et sera capable d’exécuter des instructions en 64 bits. L’objectif d’Intel est de fournir à la fin de cette décennie des puces ne consommant que 0,5 watts au lieu d’une dizaine aujourd’hui.

jeudi, septembre 29, 2005

L’Europe propose un budget R&D de 74,5 milliards d’euros



La Commission européenne a présenté le mercredi 21 septembre les détails de sa proposition pour le septième programme-cadre (7e PC) de recherche collaborative en Europe pour la période de 2007 à 2013, ainsi que son budget prévisionnel de plus de 74,53 milliards d’euros.
Le programme est divisé en thèmes regroupant chacun des centaines de projets collaboratifs pouvant bénéficier de soutien financier. Les quatre principaux éléments sont : Coopération, Idées, Personnes et Capacités.

La coopération constitue l’élément le plus important et recevrait, à ce titre, de la part de la Commission, une enveloppe de 44,43 milliards d’euros, soit environ 60% du budget total du 7e PC. Ces chiffres sont basés sur des valeurs de 2004 et pourraient, selon la Commission, augmenter avec l’inflation pendant la durée du programme.

Le principal thème de recherche au sein de la coopération devrait être les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). L’objectif des TIC est d’améliorer la compétitivité de l’industrie européenne et lui permettre de maîtriser et de déterminer l’avenir des technologies de l’information et de la communication, dans l’optique de répondre aux exigences de la société et de l’économie. Pour parvenir à cet objectif, la Commission européenne a proposé un budget de 11,20 milliards d’euros.

Les nanosciences, les nanotechnologies, les matériaux et les nouvelles technologies de production ont été regroupés dans un même thème de recherche et disposent d’un budget prévisionnel de 4,27 milliards d’euros.

« L’Europe a besoin d’un solide programme de recherche à partir de 2007 », a déclaré Janez Potocnik, Commissaire européen chargé de la science et de la recherche. « Notre proposition vise à apporter à l’Europe ce dont elle a besoin pour l’avenir. Pour le moment, la priorité est d’allouer des financements suffisants afin que ses objectifs soient atteints, à savoir une Europe toujours plus compétitive et une meilleure qualité de vie pour ses citoyens. La commission prendra toutes les mesures possibles afin de s’assurer que nous sommes prêts à mettre en oeuvre ces programmes à l’issue du processus législatif. »

source:EETIMES

mardi, septembre 27, 2005

Mars Express: mission prolongée de deux ans



La sonde européenne Mars Express vient de gagner une année de vie martienne supplémentaire, soit 23 mois terrestres de plus en orbite autour de la planète rouge à compter du mois de décembre. Un prolongement de la mission largement justifié par l’intérêt des données transmises par la sonde depuis le début de l’année 2004, précise l’Agence spatiale européenne (ESA), et les découvertes réalisées grâce à Mars Express. Ce délai est également nécessaire à l’utilisation de MARSIS, les deux antennes radars de la sonde qui ont été déployées avec plus d’un an de retard.

La caméra (HRSC) de Mars Express a cartographié 19% de la surface de Mars à haute résolution, précise l’ESA, et ce travail en couleurs et en 3D va se poursuivre. L’extension de la mission va permettre de nouvelles observations de variations atmosphériques ou de phénomènes nouveaux découverts par la sonde comme les lueurs nocturnes ou la première aurore observée sur Mars. Des données très importantes, comme la quantité de méthane présent sur Mars, les processus volcaniques ou glaciaires, pourront être affinées.

En espérant que l’un des instruments de la sonde, le PFS (Planetary Fourier Spectrometer), soit remis d’aplomb.


Depuis quelques mois ce spectromètre connaît des problèmes qui pourraient être dus aux vibrations de l’orbiteur. L’ESA a lancé une enquête technique pour déterminer la cause exacte du dysfonctionnement. Le PFS étudie la composition de l’atmosphère martienne, notamment sa teneur en méthane.

Les autres instruments de Mars Express (HRSC, OMEGA, ASPERA, SPICAM, MARSIS et MaRS) fonctionnent très bien, insiste l’ESA, et la panne du PFS ne remettra pas en cause la suite de la mission.


source : Le nouvel Observateur

Compétition solaire en Australie



Bien que la majeure partie de ces véhicules ressemblent plus à des soucoupes volantes qu’à des automobiles, les 21 véhicules solaires qui ont entamé dimanche la traversée de l’Australie ont bien les roues sur Terre. L’objectif de cette course, la huitième édition du World Solar Challenge, et de faire avancer la recherche sur de nouveaux moyens de transports ‘’durables’’. Les participants doivent parcourir 3.000 km, depuis Darwin, au Nord de l’Australie, jusqu’à Adélaïde, dans le Sud, grâce à la lumière du jour. Les véhicules s’élancent avec seulement 5 kw/h d’énergie stockée dans leurs batteries.

Dans un contexte de hausse des prix du pétrole, les énergies alternatives sont plus que jamais intéressantes, soulignent les organisateurs de ce Défi. Les participants viennent d’une dizaine de pays différents. Une équipe française s’est lancée pour la première fois dans la course avec son véhicule ‘’Jules Verne’’.

Le véhicule hollandais NUON, déjà vainqueur de la course par deux fois, avait pris la tête de la compétition, hier. Cette équipe détient le record avec 32 heures 39 minutes de course. Les premiers arrivants sont donc attendus à Adélaïde au plus tôt mercredi.

Source : Science et Avenir

samedi, septembre 24, 2005

Calipso s'envolera fin octobre



Vue d'artiste de Calipso ; crédits CNES/P.Carril


Le satellite Calipso, dédié à l’étude de l’atmosphère, sera lancé de la base de Vandenberg (Californie) à la fin du mois d’octobre.

Né d’une collaboration entre le CNES et la Nasa, Calipso doit mesurer l’impact radiatif des nuages et des aérosols sur notre climat. Le satellite rejoindra la constellation A-train, dispositif inédit de 6 satellites consacrés à l’observation de l’atmosphère.

suite de l'article sur le site du CNES http://www.cnes.fr/html/_96_197_4081_.php

Le Portugal va construire la plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde

BP Solar va commencer à construire au second semestre 2006 la plus grande centrale solaire photovoltaïque du monde, à Moura, au sud du Portugal. "La construction de la centrale va aller de l’avant en 2006, c’est un processus irréversible", a déclaré José Maria Pos-de-Mina, maire de Moura, ville qui détient la majorité des actions de Amper Central Solar, entreprise créée pour gérer le projet. Le responsable, qui s’exprimait lors d’un séminaire sur les retombées économiques du projet, notamment dans le domaine de l’emploi, a précisé que les autorités ne feraient aucune difficulté pour délivrer les autorisations nécessaires. Celles-ci dépendent seulement du tarif de l’énergie produite par la centrale. Le projet a d’ores et déjà obtenu le feu vert des services de l’énergie, a-t-il dit. Avec 350.000 panneaux solaires installés sur des installations s’étendant sur 114 hectares et une capacité installée de 62 mégawatts, la centrale photovoltaïque de Moura sera la plus grande du monde, selon les responsables du projet. Elle sera six fois plus puissante que l’actuelle plus grande centrale installée en Allemagne. Selon José Maria Pos-de-Mina, les travaux vont commencer au deuxième semestre 2006. "Il s’agit d’un projet unique au monde et du plus ambitieux en ce qui concerne sa puissance finale", a déclaré pour sa part Francisco Conesa, directeur commercial de la BP Solar pour le sud de l’Europe, société qui construira la centrale qui sera terminée en principe en 2009. 250 millions d’euros seront investis pour la centrale qui permettra de créer 240 emplois directs. Francisco Conesa a expliqué que la technologie photovoltaïque constituait l’unique source d’énergie permettant à un pays doté d’un grand potentiel solaire comme le Portugal de produire de l’énergie sans dépendre de sources d’énergie étrangères.

source : LM

Le plus petit micro-robot mobile du monde

Les chercheurs de Dartmouth ont créé le plus petit robot contrôlable au monde. Leur minuscule machine est environ aussi large qu’un cheveu, soit bien plus fin que le point à la fin de cette phrase. Manoeuvrable aussi facilement qu’une voiture, le robot peut s’orienter et se diriger sur une surface plate en rampant à la manière d’un ver microscopique en silicium en effectuant des dizaines de milliers de pas de 10 nanomètres à chaque seconde. Il pivote en étendant son "pied" de silicium autour duquel il réalise un virage serré. Bruce Donald, professeur d’informatique à Dartmouth et son équipe, ont présenté leur création dans un rapport qui sera présenté au 12ème Symposium International sur la Recherche en Robotique en octobre prochain à San Francisco.

Les scientifiques décrivent une machine qui mesure 250 microns sur 60. Elle intègre une alimentation en courant, des fonctions de locomotion, de transmission et un système de direction contrôlable, une combinaison de fonctionnalités jamais atteinte auparavant dans une machine aussi petite. Selon le Pr. Donald cette découverte ouvre la voie à une nouvelle génération de micro-robots encore plus minuscules. Craig McGray, qui a travaillé sur ce projet dans le laboratoire du Pr. Donald, précise : "les machines miniatures ont tendance à adhérer à tout qu’elles touchent, comme le sable sur la peau après une journée de plage. Aussi avons-nous construit ces micro-robots sans aucune roue ni joint articulé, qui doivent glisser sans à-coup sur leurs roulements. Au lieu de cela, nos robots se déplacent en dépliant leur corps comme un tracteur à chenilles. A son échelle miniature, cette machine est étonnamment rapide". Le prototype est capable de manoeuvrer librement sur une surface sans les fils ni les rails qui contraignaient le mouvement des micro-robots précédemment développés. Le robot contient deux micro-servocommandes indépendantes, une pour la marche avant et une pour la rotation. Il n’est pas préprogrammé pour se déplacer mais télécommandé, et est mû grâce à la grille d’électrodes sur laquelle il se déplace. Cette grille lui fournit non seulement son énergie, mais aussi les instructions qui lui permettent de manoeuvrer librement au-dessus des électrodes sans aucune attache avec celles-ci.

source : Engadget

vendredi, septembre 16, 2005

Lancement du premier parc français d'éoliennes en mer



Au terme d'un appel d'offres pour la production d'électricité à partir d'éoliennes en mer, la France a donné son feu vert à la construction du premier parc, en Manche, pour une capacité de 105 mégawatts (MW) d'électricité.

Pour réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole, diversifier ses sources d'énergie et renforcer la lutte contre l'effet de serre, la France s'est fixée des objectifs et un calendrier de développement des énergies renouvelables. D'ici à 2010, la France s'est donc engagée à passer :

- de 12 à 18 millions de tonnes d'équivalent pétrole (tep) de chaleur renouvelable ;
- de 0,4 à 2,8 millions de tep de carburants renouvelables ;
- de 14% à 21% d'électricité renouvelable, soit 3 millions de tep supplémentaires.

Pour atteindre cet objectif de 21%, la France mobilisera plusieurs filières : l'hydroélectricité, mais aussi notamment la biomasse et l'éolien. C'est la raison pour laquelle un appel d'offres avait été lancé dès 2004 pour la réalisation d'ici à 2007 d'éoliennes en mer, à hauteur de 500 MW.

La Commission de Régulation de l'Energie, chargée de mener la procédure, a reçu dix projets, tous situés à proximité des côtes, sur des hauts fonds. Le choix a été effectué en fonction de critères de prix, d'insertion dans l'environnement, d'éventuels conflits d'usage et de capacités techniques et financières des promoteurs.

A l'issue de l'instruction, le ministre délégué à l'Industrie a retenu un projet situé sur la Côte d'Albâtre, pour une puissance de 105 MW, puissance qui représente près de 25% du parc français d'éoliennes déjà installées à terre.

Situé à environ 7 km au large de Veulettes sur mer (Seine-Maritime), le parc sera composé de 21 éoliennes ancrées par 23 mètres de profondeur. Sa construction nécessitera un permis de construire soumis à enquête publique. Les premiers MWh pourraient être produits en 2007. Ils seront rachetés à un tarif garanti de l'ordre de 100€/MWh, à comparer à un prix de l'électricité sur le marché du gros de 45€/MWh. Cela devrait représenter une charge pour le service public de l'électricité de l'ordre de 17M€ par an, qui sera répartie sur la facture des consommateurs finaux d'électricité.

Pour François Loos, ministre délégué à l'Industrie : «Ce projet est une première, qui permettra aux Français de se familiariser avec l'éolien en mer et d'apprécier son intérêt.»

« Je souhaite qu'il soit suivi d'autres projets. Pour cela je lancerai un nouvel appel d'offres qui devra faire une place plus importante à l'information du public et à la concertation. J'espère que les prix qui seront offerts seront aussi plus bas, car les sondages montrent que si les Français sont prêts à payer un peu plus cher pour une électricité d'origine renouvelable, ils ne souhaitent tout de même pas la payer trop cher. » a précisé le ministre.


source : Futura-Sciences, le 16/09/2005

Des chercheurs toulousains mettent au point des biocarburants bon marché

Une équipe de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Toulouse travaille à l’obtention de biocarburants économiques, face au prix élevé du baril de pétrole et au niveau inquiétant des émissions de gaz à effet de serre. Ces scientifiques sont parvenus à obtenir une productivité en continu de bioéthanol 20 à 30 fois supérieure à celle des usines actuellement en activité, un résultat prometteur alors que le coût de production des biocarburants reste encore supérieur en France à celui de l’essence ou du gazole. Pour cela, le laboratoire de biotechnologie-bioprocédés de l’Insa a mis au point un bioréacteur à deux étages, dont le second permet l’obtention d’une très grande quantité de micro-organismes grâce à une membrane. Par mètre cube de moût de fermentation, le procédé mis au point permet d’obtenir 40 kg de bioéthanol à 8 degrés d’alcool par heure.
A partir de glucose, l’équipe produit également du bioéthanol à 19 degrés en deux jours, un résultat jugé lui aussi très performant. "Et nous n’avons pas encore atteint les performances limites", rappelle Xavier Cameleyre, ingénieur de recherche à l’Insa. Le bioéthanol français, issu principalement de la betterave et du blé, ainsi que le biodiesel, extrait des oléagineux et commercialisé sous l’appellation de diester, sont utilisés respectivement comme additifs au carburant pour les moteurs à essence et diesel.
Le bioéthanol peut être incorporé directement à l’essence jusqu’à hauteur de 10 % sans modification du moteur. Les Brésiliens, premiers producteurs à partir de la canne à sucre, au prix actuel de 0,13 dollar le litre, l’utilisent pur pour un parc automobile adapté de 3 millions de véhicules et rêvent d’inonder un marché européen encore verrouillé.
En 2004, 430.000 tonnes de biocarburant ont été produites en France, où il bénéficie d’exonérations partielles de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers). En 2003, une directive de l’Union européenne avait fixé comme objectif l’incorporation de 2 % de biocarburant aux carburants en 2005, une proportion qui devra passer à 5,75 % en 2010. Ceci ferait alors bondir à 371.000 hectares (contre 125.000 en 2005) en France la superficie en "blé et betteraves éthanol" nécessaire.
Et l’enjeu n’est pas qu’économique : chaque tonne de bioéthanol utilisée fait diminuer la quantité de CO2 émis de 2,5 tonnes. En mai dernier, en effet, le gouvernement a lancé une nouvelle phase du plan biocarburants pour cette période avec des agréments fiscaux supplémentaires, portant sur 700.000 tonnes dans la filière biodiesel et 250.000 tonnes dans la filière éthanol en 2008, soit trois nouvelles usines par filière.
AFP

mardi, septembre 13, 2005

Astéroïde : la sonde Hayabusa est au rendez-vous



Moins fracassant que le rendez-vous du 4 juillet entre Deep Impact et la comète Tempel-1, le rendez-vous pris entre la sonde japonaise Hayabusa et l’astéroïde Itokawa est tout aussi captivant. Partie en mai 2003, la sonde a atteint son but et se trouve désormais à moins de 100 km de l’astéroïde. Après plusieurs semaines d’observations, la sonde doit récupérer des échantillons et revenir avec sur Terre en 2007.

La sonde Hayabusa, qui signifie ‘’faucon’’ en japonais, doit se stabiliser dans quelques jours sur son premier point d’observation, à 20 km d’Itokawa. Ses instruments commenceront alors une cartographie globale de la surface de l’astéroïde de 600 mètres de long, afin de déterminer la composition de sa surface. Vers la fin septembre Hayabusa va se rapprocher à seulement 7 km pour un examen plus détaillé.

Une fois ces observations terminées, la sonde va envoyer des petits projectiles sur d’Itokawa afin de collecter, grâce à un cornet, une petite quantité d’échantillons. Juste avant de lancer son premier projectile, Hayabusa va larguer un petit explorateur, pas plus gros qu’une boîte de conserve, qui va rebondir sur la surface de l’astéroïde pendant un ou deux jours.


Cette sauterelle doit prendre des mesures de température et des images haute résolution.

Si tout se déroule bien les échantillons seront de retour sur Terre en 2007. La mission Hayabusa, initialement appelée MUSES-C, est développée par l’agence spatiale japonaise (JAXA) et implique des chercheurs d’autres pays, notamment français et américains. Elle a été conçue pour tester de nouvelles technologies : la propulsion ionique, un système de navigation autonome, le système de collecte d’échantillons et la capsule de retour d’échantillons.

source : le nouvelobs / Cécile Dumas

Califano condamné



Christian Califano a été condamné lundi par le conseil des prud'hommes de Toulouse à verser 150 000 euros de dommages et intérêts au Stade Toulousain dans le cadre d'un conflit sur les conditions de leur séparation en 2002.
document.write('');
Le conflit entre le pilier international et son club de toujours avait éclaté à son retour d'une saison passée en Nouvelle-Zélande chez les Auckland Blues. Le Stade avait autorisé le départ Califano pour une saison, mais avait estimé qu'il aurait dû respecter leur accord d'avril 2001 prévoyant un nouveau contrat 2002-05. Dans son jugement, le conseil estime que «le contrat de travail conclu le 1er juillet 1997 et ses avenants du 6 mars du 7 juin 2000 doivent être qualifiés de contrat à durée déterminée, et que le protocole d'accord conclu le 4 avril 2001 est licite. En conséquence il est condamné à verser au Stade Toulousain 150 000 euros de dommages et intérêts «en réparation du préjudice résultant du non-respect du protocole du 4 avril 2001». Les prud'hommes rejettent les autres demandes et condamnent aux dépens Christian Califano.En septembre 2004, le club français avait réclamé 500 000 euros d'indemnité devant les prud'hommes, prétextant qu'il avait été contraint de recruter pour remplacer le pilier droit jusqu'au 30 juin 2005. Claude Hélias président du conseil de surveillance du Stade Toulousain a estimé que «cette décision est satisfaisante de la part de la justice qui établit la responsabilité de Califano».Dommages et intérêts très élevésAu contraire, l'avocat du rugbyman, Me Eric Pouliquen s'est déclaré «extrêmement surpris» ajoutant que son client «était relativement abattu». Les deux parties attendent la notification du jugement et de ses attendus avant tout autre commentaire.Califano et son avocat disposent d'un mois pour faire appel. «Nous allons réfléchir, attendre notamment que la Cour de Cassation se prononce le 27 septembre sur la licéité de ce protocole d'accord, et de toute façon on fera peut-être appel en raison du quantum très élevé retenu par les prud'hommes», a indiqué Me Pouliquen.Sur les raisons de sa rupture avec Toulouse, Califano avait soutenu lors de l'audience du 21 septembre 2004 des prud'hommes qu'il ne «demandait pour revenir au club qu'à être payé en salaire et non plus à 70% en droits d'image», tandis que le Stade Toulousain lui reprochait d'avoir «manqué de loyauté par appât du gain» pour aller jouer dans le «club opulent» des Saracens.

source : l'equipe

lundi, septembre 12, 2005

Un sac à dos qui produit de l'électricité

n Irak, le fantassin américain moyen porte environ 10 kg de batteries ­ l'équivalent du tiers de la masse de son paquetage. Il en a besoin pour sa radio, son système GPS, ses lunettes de vision nocturne, mais aussi pour les systèmes d'alarme nucléaire, bactériologiques et chimiques (NBBC). En 2003, la revue Defense Tech notait la dépendance des troupes vis-à-vis de batteries jetables dont la fiabilité et la longévité étaient sujettes à caution. Le département de la défense américain alloue des sommes considérables à des recherches concernant les piles à combustible.


Un simple sac à dos monté sur ressorts pourrait bien apporter aux soldats, mais aussi aux professionnels forcés d'opérer en autonomie, une solution élégante. Le dispositif, présenté dans la revue Science par une équipe de l'université de Pennsylvanie, consiste à utiliser la composante verticale ­ de 5 à 7 cm ­ du mouvement induit par la marche pour actionner un générateur électrique. Le système pèse 5,6 kg. Si on lui adjoint une charge de 38 kg et que l'on marche à 6,5 km/h, on peut produire 7,4 watts électriques.

"C'est 300 fois plus qu'avec des systèmes piézo-électriques installés dans des talons de chaussures" , se félicitent Lawrence Rome et ses collègues. Ces dispositifs, qui sont limités par l'élasticité maximale que l'on peut donner aux semelles sans rendre la marche périlleuse, ne produisent que 10 à 20 mW, soit beaucoup trop peu pour alimenter un téléphone cellulaire ou un récepteur GPS (moins d'un watt).


RENDEMENT MUSCULAIRE


Les chercheurs ont eu la surprise de constater que le métabolisme du porteur n'était pas sollicité en proportion de l'énergie électrique produite. Ils ont en effet comparé la consommation d'oxygène et la production de dioxyde de carbone de personnes appareillées avec leur sac à dos en position fixe (sans production d'électricité) et avec les ressorts enclenchés. Alors que le rendement musculaire est en général de 25 %, ils ont constaté que l'effort additionnel du marcheur correspondait à un rendement apparent de... 63 %.

"Le mécanisme de compensation reste un mystère" , reconnaissent les chercheurs américains, qui comparent le phénomène à la surprenante efficience des femmes africaines portant de lourdes charges sur la tête. La charge sur ressorts induit des changements subtils dans la marche ­ notamment une réduction de l'élévation de la hanche, et un décalage temporel dans l'application de la force maximale du paquetage ­ qui pourrait expliquer l'épargne d'énergie.

Cette remarquable efficacité du métabolisme humain offre un autre avantage : à potentiel énergétique équivalent, la nourriture supplémentaire à emporter dans une expédition pèse de 20 à 6,7 fois moins, respectivement, que les batteries lithium et zinc-air. Ultime raffinement : les concepteurs du sac à dos suspendu imaginent déjà des systèmes de ventilation du marcheur.

Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 10.09.05

Samsung annonce une puce de mémoire flash de 16 gigabits



SEOUL (Reuters) - Samsung Electronics a annoncé la fabrication l'année prochaine d'une puce 16 gigabits pour mémoires de type flash, qui permettrait de doubler la capacité de stockage des appareils portables tels que les appareils photo numériques ou les baladeurs musicaux.
Des analystes estiment que le lancement fin 2006 de ce semi-conducteur, initialement attendu pour 2007, pourrait accélérer l'intégration des mémoires flash de type NAND aux ordinateurs portables, pour y remplacer les disques durs.
Samsung, qui détient près de 60% de parts du marché mondial des mémoires NAND, rappelle qu'il en a doublé chaque année la capacité depuis l'apparition de la puce 256 megabits en 1999.
"Nous avons six mois à un an d'avance", a déclaré lundi Hwang Chang-gyu, PDG de la branche semi-conducteurs du groupe sud-coréen, également leader du marché des puces mémoires pour ordinateurs.
Les puces de mémoire flash NAND sont intégrées aux cartes mémoire comme aux produits mémoire USB pour y stocker des images, de la vidéo ou de la musique.
Le marché des mémoires flash NAND est évalué à 10,1 milliards de dollars pour cette année, contre 7,01 milliards l'an dernier, selon l'institut Dataquest.
La mémoire flash NAND était principalement employée dans les appareils photo numériques, mais le lancement du baladeur iPod d'Apple Computer et de ses lecteurs MP3 concurrents a dynamisé le secteur.
Apple prévoirait d'acheter près de 40% de la production de mémoires fabriquées par Samsung au deuxième semestre de cette année pour son nouvel iPod mini de 4 gigaoctets attendu pour les fêtes de fin d'année, selon les analystes d'iSuppli.
L'intégration de seize de ses futures puces dans une mémoire de 32 gigaoctets permettrait de stocker 200 ans d'archives d'articles d'un quotidien ou 8.000 titres MP3, a déclaré Samsung.

Une carte mémoire de 2 To !



Développé par l'ITRI et sept firmes taiwanaises, les spécifications du format Mu-Card devraient être finalisées vers la fin du mois de février. Ce nouveau format devrait permettre de stocker jusqu'à 2 To (2048 Go) de données adressables sur des cartes mémoires de 24x32x1.4mm ! Une version encore plus miniaturisée (24x18x1.4mm) est également prévue. Ce nouveau format intéresserait déjà des grands noms de l'industrie comme Asus, Compal et MediaTek. On ignore cependant quand seront produites ces cartes nouvelle génération et surtout à quel prix elles seront proposées ! En l'absence davantage de détails sur ce format, il est difficile de se prononcer sur le futur de la Mu-Card et seul l'avenir nous dira si ce format sera en mesure de s'imposer ou non sur le marché face aux formats actuels et à venir.

source : Xelnaga / Clubic

dimanche, septembre 11, 2005

Top 14 – Toulouse l’imbattable

Les Rouges et Noir signent leur quatrième victoire depuis le début de la saison au cours d'une journée où les têtes de classement ont confirmé leur bon niveau.
Rien à dire… Les Toulousains ont littéralement battu 64 à 22 l’équipe au plus petit budget, Narbonne, où joue d’ailleurs l’ancien chouchou de Toulouse Christian Labit.Les Audois ont été écrasés par 8 essais ! Dont un triplé de Yannick Jauzion, un doublé de Cédric Heymans et les deux autres essais sont de Frédéric Michalak et Vincent Clerc. Les champions d’Europe confirment donc leur suprématie sur le Top 14. Par ailleurs, il est fort possible que Guy Novès soit dans l’obligation de se passer de Fred Michalak victime d’une entorse à la cheville mais aussi de Benoît Baby touché, lui au genou.
Dans les autres matchs, carton plein pour Biarritz et Clermont Auvergne qui, eux aussi, confirment. Le BO s’est imposé face à Brive sans forcer 45-6 avec 6 essais. Le RC Toulon n’a pas encore réussi à s’imposer dans le Top 14, les Varois ont encaissé 9 essais auvergnats ce qui donne le score final de 64 à 12. Et la pluie d’essais ne s’arrête pas là, Bayonne sort vainqueur de sa rencontre contre la section paloise 44-16. L’Aviron bayonnais a marqué quatre essais dont trois de pénalité. Quant à Bourgoin ils ont réussi la bataille contre Montpellier 17-3, Montpellier qui aura eu le mérite de se battre.
Castres tombe, le Stade français revient
Belle victoire pour les Parisiens, vendredi soir au stade Jean Bouin face à Agen. Après un début de saison décevant, la pression de la semaine et les remises en question, le Stade Français sort la tête de l’eau et bat donc Agen 37 à 24. La nouvelle recrue italienne de Paris, Sergio Parisse a marqué deux des quatre essais. Les deux autres ont pour auteurs un autre italien Mauro Bergamasco et David Skrela. Côté agenais, Caucaunibuca sauve l’honneur du SUA. Fabien Galthié et ses hommes ont enfin prouvé qu’ils étaient fin prêts à un retour fracassant. Alors que d’autres gagnent, certains encaissent leur première défaite de la saison. Ce qui est le cas de Castres qui s’est incliné contre l’USAP qui fait, elle, la bonne opération de la soirée. Castres s’est vu surprendre par des Catalans très accrocheurs dans leur jeu. Sous un temps gris et pluvieux, Perpignan a marqué deux essais de Julien Laharrague et Pascal Bomati. Le Castres Olympique a donc besoin de réglages au sein de son effectif.
source : Audrey Ronfaut